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mercredi 14 décembre 2011

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Si les européistes français détestent à ce point la notion de souveraineté pour leur propre nation, cela irait-il de leur part jusqu'à récuser cette notion même au profit d'une Europe fédérale? Si c'est le cas alors cette dernière est bien mal partie.

Par ailleurs bien naïf celui qui parle d'amitié dans les rapports entre états. Ainsi comment peut-on croire que les relations franco-allemandes soient fondées sur l'amitié? Mais contrairement à ce qui est dit par ailleurs, la Grande Bretagne garde des atouts que la France a décidé de jeter aux orties au profit du seul pari européen. Elle garde des alliés dans le monde anglo-américain (Canada, Australie. Etats-Unis, etc.). Des relations culturelles intenses avec des pays qui par la langue anglaise (souvent même utilisée sous forme d'anglicisme dans ce blogue) ont des relations très fortes, y compris dans l'Europe du Nord. Alors que la France elle a décidé de laisser tomber sa propre influence culturelle et la langue française et à l'extérieur et même à l'intérieur au nom d'une efficacité économique européenne à courte vue.

Mais enfin quoi! L'intérêt national britannique n'a rien d'exceptionnel dans le monde, puisque l'immense majorité des états de la planète en ont la même conception. Ainsi le Canada, qui a pourtant un traité de libre-échange avec les USA et le Mexique (ALENA). Mais cela n'interdit pas à ce pays d'avoir sa monnaie et des institutions économiques et financières indépendantes. Et c'est cela même qui lui a permis de ne pas être trop affecté par les travers de la crise américaine en 2008, malgré une économie très tournée vers ce pays.

Enfin Le ressentiment que l'on peut avoir contre la Grande Bretagne est sans doute fondé sur le fait que ses dirigeants parlent encore et toujours d'intérêt national et qu'ils considèrent que l'expérience démocratique est historiquement et reste toujours avant tout une expérience nationale.

La France croit souvent, au travers ses élites parisiennes a prétention universelle, que l'intérêt national est devenu ringard pour elle-même et pour les autres. elle croit que son destin historique était en première ligne le gouvernement universel et que même revenue de tout et réduite à jouer en deuxième ligne elle doit toujours aspirer à cet idéal quoiqu'il advienne. Elle y croit encore même si elle se résigne "in fine" à n'avoir éventuellement que des relations internationales auprès des seules institutions gouvernementales du rang qu'elle aspire : la province de Québec ou l' état de Californie ou le gouvernement écossais... La France (ou ses élites) a cessé d'être gallicane. Elle considère habile d'être prudemment ultramontaine. Elle préfère être deuxième à Bruxelles que première à Paris. Elle se consolera en devenant malgré tout la plus belle province d'Europe.

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