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mercredi 21 septembre 2011

Commentaires

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Avant de me prononcer je serai curieux de savoir les dates d'expiration des brevets de ces médicaments. Comme ça par curiosité… Je ne serais pas étonné qu'il y ait des coïncidences troublantes…

Hugues, je trouve que vous allez vite en besogne. Pour côtoyer fréquemment des pharmaciens, leur analyse est très différente de la vôtre : il n'y a pas des médicaments qui marchent et d'autres qui ne servent à rien, il y a des médocs plus ou moins efficaces... et au prix et aux effets secondaires qui varient également.

Avec le déremboursement des médicaments pas assez efficaces, les médecins ne disposent plus que de la grosse artillerie s'ils veulent que leurs patients soient remboursés ( et donc, pour 90% d'entre eux, qu'ils se soignent : non que ça coûte vraiment cher, mais les gens qui acceptent l'idée de payer des médocs sont assez peu nombreux... ).

L'homéopathie ? Oui, c'est assez fumeux comme principe, mais je connais des gens qui se sont toujours soignés avec ça, et qui en sont très contents. Si ça n'avait pas été remboursé, leur médecin leur aurait donné des "vrais" médocs, plus chers, avec des effets secondaires importants. Pas dit que la sécu aurait été gagnante...

L'idée générale étant que si un médicament peu efficace mais peu cher et ayant peu d'effets secondaires est suffisant pour guérir, disons, 30% des patients ( critère qui le rend "peu efficace" pour la sécu ), est-ce vraiment pertinent de le dérembourser, et ainsi voir ces patients prendre le "calibre" au-dessus pour rien ?

Juste pour FFB, des gens qui aurait été guéris avec de l’homéopathie, soit ils auraient guéris de leur rhumes tout seul seul, soit on leur donnant de l'eau sucrée, de l'imposition des mains, ou de la poussière de lune (récupéré dans un puits lors d'une nuit de pleine lune pendant qu'une vierge joue de la lyre dorée ... avec une épuisette fait avec de la soie de veuve noire :D ), ils auraient guéris aussi.

Le problème avec l'homéopathie, ce n'est pas qu'elle guérit que 30%, c'est qu'elle ne guérit pas plus qu'un verre d'eau, ce n'est que des placébos, et jamais les études en doubles aveugles n'ont montrés un quelconque effet mesurable de l’hémopathie. Et la seule raison pour laquelle elle est remboursé en France, c'est que le plus gros producteur de petite gélule sucrée est Français ... Et fait donc de l'argent en vendant aux crédules des petites billes de sucres, et en plus c'est remboursé par la Sécu ...

Un tube de médicament homéopathique coûte moins de deux euros. Si on lui substitue d'autres médicaments (pas nécessairement plus efficace d'ailleurs)comme le souligne @FFB, le coût pour la collectivité sera plus élevé.

Aeterna : même si ça n'est qu'un placebo ( personnellement je n'en sais rien, je n'ai pas essayé, mais je trouve le principe effectivement très fumeux ), où est le problème ? Un placebo ne coûte presque rien, n'a aucun effet secondaire, et évite que le médecin se sente obligé de refiler des antibiotiques pour "soigner" un virus.

Et limiter le débat à l'homéopathie, c'est occulter le problème des médicaments "pas assez" efficaces, qui représentent la majorité des déremboursements. Doit-on vraiment se diriger vers un modèle où la cortisone serait le seul anti-inflammatoire remboursé, et la morphine le seul antidouleur, sous prétexte que les autres médicaments ne sont "pas assez efficaces" en comparaison ?

Je suis d'accord que dans un monde idéal, on pourrait convaincre les français que quand ils ont un rhume, ils n'ont qu'à attendre que ça passe, mais malheureusement 90% refuseront de ne pas "être soignés". Aujourd'hui, grâce aux déremboursements, on donne donc des médicaments puissants pour des pathologies bénignes.

@FFB : Aeterna l'explique très bien, le problème... Le problème n'est pas que ça coûte peu cher et que ça ait peu d'effet secondaire. Le problème est que ça coûte quelque chose de NON NUL, et que l'effet est NUL - in extenso, l'honnête remplacement d'un produit homéopathique serait une bonne poignée de main.

L'idée n'est pas qu'on doit penser à remplacer un placebo par un autre, mais qu'on doit penser à éliminer une dépense de remboursement là où même un placebo serait inutile, puisque la maladie guérit d'elle-même. C'est une nuance de taille. Elle invalide même la peur d'un médecin de perdre sa clientèle : dans le cas d'un non-remboursement des produits homéopathiques, tous les médecins sont à la même enseigne, et c'est un charlatanisme qui sera pour la bourse du gogo, pas de la société. Les 90% (c'est très discutable, c'est une opinion qui n'engage que vous et qui ne se base sur rien d'autre que le pifomètre) dont vous parlez DEVRONT se passer de remboursement de ce "presque rien", pas se passer de leur pilule de sucre.

Le débat n'est pas autour du dé-remboursement de l'homéopathie certes, mais autour de l'incohérence de la méthode de dé-remboursement, et l'homéopathie fait partie de l'incohérence.

Une conséquence de ce dé-remboursement, c'est d'éduquer le Français à ne pas se faire prescrire un médicament puissant pour une pathologie bénigne, mais à apprendre à résoudre ses problèmes autrement. C'est un premier pas. Sûrement imparfait, mais la direction est la bonne, je trouve.

On ne se dirige pas encore vers la cortisone comme panacée. On ne se dirige pas vers la spécialisation de la "partie haute" du panel, mais vers l'élimination de "la partie basse". C'est cet aspect logique-là qu'il faut saisir : ne quittez pas un extrême pour en rejoindre un autre. On s'éloigne de l'extrême consommation, on ne se rapproche pas assez significativement de l'exclusivité des gros médicaments.

"C’est sans doute que les Français, auraient vite de fait de descendre dans la rue pour défendre le remboursement de leur poudre de perlimpinpin de prédilection." :

Oui et "moi la première" ! Considérant que "ma santé m'appartient en propre", je ne laisse à personne le droit de "décider à ma place ce qui est utile, dangereux ou non" et par conséquent ce que je dois prendre ou pas ! Et en cela je ne crois "que mon expérience" ; et mon expérience m'a malheureusement montré que : quelquefois seuls les antibiotiques font de l'effet sur ma rhinopharyngite ! Le Guronsan est réputé être mauvais mais "lui seul est efficace pour me tenir en forme" ! (Et ne venez pas me dire que c'est soit-disant pyschologique car "je ne crois pas dans la psychologie" !). Et pour ma part mon attitude n'est "pas paradoxale" : je ne râle jamais après l'industrie pharmaceutique, bien au contraire ! Etant "tous différents les uns les autres", ce qui convient à mon voisin n'est pas forcément ce qui convient à moi, donc en la matière (comme en tout domaine d'ailleurs), chacun est prié de s'occcuper de ses oignons !

Donc "dérembourser pourquoi pas ?" Je serais d'ailleurs favorable à une "privatisation partielle des soins de santé" : conserver "une base collective" qui elle, continuerait à règlementer les comportements individuels (voire les règlementerait davantage !) à laquelle ajouter "un pallier d'assurance personnelle" (prenant en charge le remboursement des soins et hospitalisation des problèmes et maladies relevant de "libres comportements critiques", tels en particulier les abus de médicaments, le diabète, les problèmes cardiaques, cancer du poumon et du colon...).

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