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jeudi 24 mars 2011

Commentaires

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La peur mène au côté obscur, c'est encore une fois démontré.

Cela semble intéressant. On peut au passage demander de fermer Lourdes? Parce que question prière de rue...
En redevenant sérieux. Je crains la victoire de Marine car :
1. La sortie de l'UE nous ferais perdre notre indice AAA et risque d'entraîner une catastrophe économique.
2. L'arrêt des Aides Médicales provoquerait d'importantes épidémies en France
(plus des tas d'autres raisons qui prouvent que son programme est non seulement stupide, mais en plus dangereux).

Ah, enfin ! Optimistes de tout le pays, unissons-nous !

"Las, le désespoir, c’est précisément le deuxième ingrédient du fonds de sauce lepéniste après la xénophobie..."
Je pense que le désespoir est précisément le premier, le principal ingrédient du fonds de sauce et que la xénophobie n'en est qu'un sous-produit. Il est beaucoup plus facile d'accepter l'Autre et de croire à son intégration quand on croit en soi-même, quand on a confiance en son avenir et en ses valeurs.
Or la France vit dans un mélange de nostalgie d'un meilleur révolu (les trente glorieuses, en gros) et de perte de foi en ses atouts. On en vient même à regretter Chirac, c'est dire...
Recréer l'espoir, l'optimisme, "ré-enchanter" comme disent aujourd'hui les éditorialistes, voilà quel devrait être l'objectif des partis "républicains". Pas à coup de fausses promesses intenables, certes, mais sans négliger le story-telling.
Malheureusement, de Baverez à Sarkozy, on ne nous a pas aidés...

Tiens, une tribune libérale pour une fois pas complètement sotte.

Pas totalement convaincante non plus, cela dit. C'est bien beau de prêcher l'optimisme, mais quand on s'entête à dire simultanément que nous n'avons à peu près prise sur rien et qu'en plus c'est justement pour ça que tous les jours tout va de mieux en mieux (ce dont ce connard d'électeur a du mal à se convaincre parce que lui, très prosaïquement, il regarde le niveau de son découvert)... ben ça en laisse sceptique plus d'un. Chez les gros cons, sans doute, mais pas que.

Je ne sais pas comment ça se passe dans la tête des électeurs du Front national: je ne me suis jamais promené par là, je trouve ça trop glauque. Peut-être y est-on désespéré, je ne sais pas. Mais sur la rive opposée du cercle de la raison, chez la gauche déraisonnable, je sais bien qu'il n'y a qu'une seule chose qui nous fasse nous désespérer: l'optimisme béat des adorateurs de la concurrence libre et non faussée, dans lequel nous avons tendance à voir... de la connerie pure, de la bonne grosse bêtise à front de taureau. Et ça, c'est vrai que c'est déprimant -- parce que c'est totalement incurable.

Mais en dehors de ça, l'ambiance n'est pas du tout à se déverser des cendres sur la tête en hurlant à la mort et en attendant la fin du monde. On aurait plutôt envie de vous botter le cul, chers amis libéraux, et je vous assure que ce n'est pas du tout une perspective désespérante; elle aurait plutôt tendance à nous donner une pêche d'enfer.

Faudrait quand même qu'un jour ou l'autre on définisse un peu plus précisément ce terme fourre-tour, "libéral".

S'il s'agit de croire "béatement" que la concurrence libre et non faussée entre acteurs économiques suffit à régler les problèmes du monde et à faire venir le paradis sur terre, alors, évidemment, non ! Parce que la concurrence n'est jamais parfaitement libre et non faussée. Et quand bien même elle le serait, l'équilibre des prix sur un marché ne suffit pas à faire mon bonheur.

Mais si le libéralisme c'est penser que l'initiative individuelle est souvent plus efficace et satisfaisante (sur un plan "moral") que la planification, que les individus ont, grosso modo, le droit de vivre leur vie à peu près comme ils l'entendent, sans qu'on vienne leur dicter de normes sociales, politiques, sexuelles ou hygiéniques trop contraignantes et tant qu'ils ne nuisent pas trop à la liberté et la santé de leurs congénères, alors oui, je revendique volontiers ce "libéralisme".

Je ne crois pas du tout à la victoire du FN à la présidentielle. Les électeurs réfléchiront un peu et se rendront compte qu'elle a peu de personnel qualifié pour gouverner et pas beaucoup de chances d'avoir une majorité à l'assemblée.
La gauche je la vois comme une collection de gens qui se détestent depuis 1789 et les uns s'emploieront à la défaite des autres comme ils en ont pris la longue habitude.
NS sera donc réélu difficilement pour un second quinquennat qui a toutes les chances de se révéler médiocre tant à cause de sa faiblesse politique que de la situation économique de la France et de l'UE.
Voilà donc je ne suis pas très optimiste en fait et le FN a certainement de beaux jours devant lui dans les élections intermédiaires.

@Poil de Lama :

C'est vrai que le monde vit tellement mieux lorsqu'on prive les gens de leur liberté, que l'Etat papa organise leurs vies... c’est vrai que par opposition l'égalitarisme ne renforce pas les égoismes, ni la corruption, ni la jalousie, ça améliore même le moral des gens... tiens compare donc le taux de suicide de notre pays avec celui des pays anglos-saxons par exemple.

Les libéraux ne prétendent rien de plus que le respect de la diversité, inhérente et essentielle à notre espèce, même la liberté est une valeur personnelle. La concurrence est naturellement présente dans la nature, et nous sommes naturellement portés à "produire" plus dans un environnement concurentiel que de confort.

Après les éternels pleurnicheurs peuvent rêver d'un monde où ils n'auraient pas à vivre selon ses évidences, mais le remède sera pire que le mal, puisque décalé de ce que nous sommes.

Mais j'ai envie de te dire, puisque je respecte la diversité : just do it ! Si les différentes expériences menées au XXème siècle ne vous ont pas convaincu, montez votre système et voyons les résultats.

Pendant ce temps là, la pauvreté mondiale a fortement diminuée depuis les années 50, l'Asie voit chaque année arriver des dizaines de millions de personnes dans ses classes moyennes, rien qu'avec des motivations égoistes...

@ Gemini : Il y a des raisons de penser que l'égalitarisme est beaucoup plus porteur de bonheur et d'épanouissement social que la concurrence

http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_article=25734

@Yogi : c'est un modèle contraire à ce que nous sommes intrinsèquement depuis 300,000 ans mais effectivement cela conviendra à certaines personnes...

Après un des gros problèmes avec les défenseurs de l'égalitarisme, c'est que le modèle qu'ils y opposent est systématiquement l'ordre hiérarchique et la domination, alors que la réalité est bien plus complexe et en "3 dimensions". Mais ça vous arrange faire croire que la seule alternative sont les "conservateurs de droite", j'imagine que ça mobilise autour d'un objectif commun, "éviter ça".

L'histoire et le XXème siècle ont pourtant prouvé que la cooercition inévitable pour créer les conditions de l’égalitarisme impose toutefois de se priver d'un certain nombre de libres penseurs, avant que le reste de la meute ne se range dans les rangs.

Gemini: Il est généralement vain d'essayer de discuter avec des gens qui assènent des arguments aussi intelligents que les vôtres (l'homme tue, viole, fait la guerre et pratique l'esclavage depuis 300 000 ans, DONC il faut continuer et en plus, c'est là la seule source du bonheur), mais un mot quand même. Croyez-vous vraiment qu'entre le libéralisme chimiquement pur et les goulags du stalinisme, il est absolument inconcevable de concevoir quelques positions intermédiaires? Avec des trucs aussi obscènement dictatoriaux que des transports en commun subventionnés, un monopole d'Etat de la distribution électrique et un service public des postes et télécommunications? Avez-vous vraiment le sentiment que sous De Gaulle, quand toutes ces choses-là existaient et paraissaient même dans la nature des choses, les Français étaient expédiés par millions dans les camps sibériens?

@Poil de Lama :

Evidemment qu'il y a des limites minimums à poser pour assurer la vie en société, vous en avez citer les pires exemples pour renforcer votre position. Ce n'est pas une histoire d'intelligence ou de valeur (vous seriez surpris d’en constater la temporalité, dans même pas 100ans vos certitudes actuelles seront dépassées), c'est une histoire de cohérence par rapport à ce que nous sommes intrinsèquement.

La seule chose contre laquelle je lutte, c'est le sectarisme égalitariste qu'on voudrait nos imposer au nom du bonheur de tous. Et bah nan, c'est pas le bonheur de tous, et puisque vous vous prétendez en faire un objectif, il va falloir l'assumer.

Je suis le premier à vouloir de la diversité, et à reconnaitre qu'il y a différents modèles possibles, y compris des plus mutualistes (dont certains marchent d'ailleurs très bien en France) ou d'autres plus capitalistes, efficaces, profitables... laissons les gens libres de choisir le leur, sans l'imposer aux autres. Et tant pis si du coup les modèles mutualistes sont financés par moins de personnes, c'est le meilleur moyen qu'ils restent corrélés à la réalité.

@Yogi : Attention, le libéralisme ne signifie absolument *pas* qu'il va forcément y avoir des différence de revenus forte dans la population. L'un des principaux exemple d'un niveau de vie élevé apporté par une grande uniformité de revenu (et cette étude le reprend), c'est le Japon, or le Japon est franchement libéral (pas totalement, mais beaucoup plus que la France). Il a été gouverné par un parti de droite libérale de manière continue pendant 50 ans (et le gouvernement actuel ne varie qu'à la marge de cette position). Le train y est privé, avec plusieurs compagnies qui se disputent les mêmes territoires, l'actualité le montre bien la production d'électricité y est privée y compris pour les centrales nucléaires (on peut s'en lamenter, mais il faut être plus que naïf pour penser qu'une compagnie nationalisée aurait eu plus de scrupules à cacher les info trop gênantes, ou à tarder à prendre les décisions qui allaient détruire des équipements pour un coût de plusieurs milliards, et si vous êtes naïf à ce point, renseignez-vous bien sur la gravité réelle des inondations de 99 à la centrale du Blayais sur lesquelles la communication d'EDF a été lénifiante, on est en réalité passé très près de perdre le contrôle de son refroidissement).

Économiquement, un vrai gouvernement libéral empêche la constitution de positions dominantes qui permettent à quelques uns de s'enrichir grassement aux détriments des autres, ouvre tous les marchés à la concurrence ce qui permet d'empêcher toute compagnie de faire des profits indécents, car un concurrent va immédiatement être capable de la battre en acceptant de réduire ses bénéfices. Dans un marché réellement ouvert, une société qui paye mal ses ouvriers les voit partir vers le concurrent qui accepte de réduire le salaire du PDG pour les payer un peu plus. Lorsque ce n'est pas ceci qui se passe, la faute n'en est pas tant au libéralisme qu'au fait que l'ensemble des sociétés soient dirigées par une certaine caste où tout le monde s'entend pour faire ce même choix de surpayer le haut management et il n'y a pas de concurrence avec une société qui tenterait de voir ce qu'il se passe quand les salaires sont plus équilibrés, qui vérifierait s'il est vraiment utile de payer le PDG des millions au lieu de les investir dans le développement. Au Japon la très grande stabilité du salariat était due à un choix libre des entreprises qui voyaient l'avantage de bien le payer et lui garantir un avancement à l'ancienneté presque automatique à travers la fidélité et l'engagement obtenu en retour et c'est cela qui en faisait une société avec une très grande uniformité de revenu *et* très efficace économiquement.

A l'arrivé, les sociétés dans lesquelles il y a les écarts de revenus les plus importants sont des sociétés très peu libérales, où une infime minorité s'est approprié la majorité du capital sans avoir travaillé pour cela. Et ça ça n'est pas le libéralisme, même si on en a souvent une image fausse du fait que se revendique comme "libéraliste" ce qui est en fait un capitalisme d'héritier dans lequel tout dépend d'être né dans la bonne famille, d'avoir reçu la bonne éducation, d'avoir les bons réseaux, les bons contacts et qui ne met les gens sur la même ligne qu'après s'être assuré d'avoir suffisamment pipé les dés pour garantir que ce seront toujours les mêmes qui vont gagner.

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