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mercredi 07 juillet 2010

Commentaires

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Banier a quand même un certain passé avant Bettencourt.

Il a été l'élève du célèbre poète au masque blanc Aragon, comme on dit en termes courtois et reste à ce titre l'un des derniers survivants d'une école politique défunte : mais il me semble difficile de croire qu'avec tous les amis que les milliards procurent, personne ne le lui ai jamais dit

Je suis dubitatif quant à la "fraternité mélancolique" du Général pour le Maréchal :

"Quel courant l’entraînait et vers quelle fatale destinée ! Toute la carrière de cet homme d’exception avait été un long effort de refoulement. Trop fier pour l’intrigue, trop fort pour la médiocrité, trop ambitieux pour être arriviste, il nourrissait en sa solitude une passion de dominer, longuement durcie par la conscience de sa propre valeur, les traverses rencontrées, le mépris qu’il avait des autres. La gloire militaire lui avait, jadis, prodigué ses caresses amères. Mais elle ne l’avait pas comblé, faute de l’avoir aimé seul. Et voici que, tout à coup, dans l’extrême hiver de sa vie, les événements offraient à ses dons et à son orgueil l’occasion, tant attendue ! de s’épanouir sans limites ; à une condition, toutefois, c’est qu’il acceptât le désastre comme pavois de son élévation et le décorât de sa gloire. [...]
"Malgré tout, je suis convaincu qu’en d’autres temps, le maréchal Pétain n’aurait pas consenti à revêtir la pourpre dans l’abandon national. Je suis sûr, en tout cas, qu’aussi longtemps qu’il fut lui-même, il eût repris la route de la guerre dès qu’il pût voir qu’il s’était trompé, que la victoire demeurait possible, que la France y aurait sa part. Mais, hélas ! les années par-dessous l’enveloppe, avaient rongé son caractère. L’âge le livrait aux manœuvres de gens habiles à se couvrir de sa majestueuse lassitude. La vieillesse est un naufrage. Pour que rien ne nous fût épargné, la vieillesse du maréchal Pétain allait s’identifier avec le naufrage de la France".

Plus sérieusement, cette affaire devrait donner lieu à débat sur l'impérieuse nécessitée de porter à nouveau les droits de succession à des montants confiscatoires : si, en toutes hypothèses, Madame Françoise Bettencourt-Meyers ne pouvait hériter que d'une dizaine de millions plutôt que d'une vingtaine de milliards, n'accepterait-elle pas plus aisément que sa mère dilapide sa fortune (totalement imméritée) selon son bon plaisir ?

Voilà : http://www.liberation.fr/economie/0101646656-liliane-bettencourt-paie-t-elle-des-impots

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