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lundi 28 juillet 2008

Commentaires

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"Que je sache, le petit berger farceur, lorsqu’il se fait boulotter, n’invente pas le loup, lequel ne vient pas vraisemblablement lui rendre visite simplement pour venger une réputation ternie par une série de fausses alertes."

Je pense que vous prenez le conte dans le mauvais sens. Ce qui est exprimé par cette comparaison, c'est à mon avis qu'à force d'invoquer l'antisémitisme fréquemment, et parfois à tort et à travers, les vrais actes d'antisémitisme, qui bien sur existent, passent inaperçus, la plupart des gens réagissant alors comme les habitants du village de la fable, ne prenant même pas la peine de se déplacer alors que le garçon se fait réellement dévorer.

Après, cette idée est-elle pertinente, je n'en sais rien, mais c'est comme ça que je comprendrai cette comparaison, pour ma part.

J'allais écrire un billet, pour dire exactement ce que tu dis. Mais moins calmement, et donc moins bien.

Merci !

Setebos,
Si tous les actes antisémites sont désormais analysés comme autant de fausses alertes, comment avertir les gens du village ?

Mais je ne pense pas que les amateurs d'histoires de petits bergers se servent de l'histoire dans ce sens (lien plus petit extrait) :

http://vive-le-goulag.blogspot.com/2008/07/la-fabrique-de-lantismitisme.html


"Depuis bien une vingtaine d'année, l'antisémitisme ne se fabrique plus seulement de la manière classique, par la haine et le rejet de ce qui est perçu comme juif. Il se fabrique aussi, de manière plus vicieuse, par l'hystérie que certaines personnes (par ailleurs inconditionnelles d'Israël et du capitalisme), essaient, souvent avec succès, de faire régner autour d'un antisémitisme imaginaire, qu'ils attribuent à leur ennemis politique."

L'antisémitisme à pour fond la jalousie : comme les juifs excellent dans tous les domaines (sauf un, le sport, car ils sont dans ce domaine tellement nuls qu'ils se sont inventés leurs jeux Maccabiah, fermons la parenthèse), on les retrouve sur-représenté dans bien des métiers, les arts, les lettres, la science, la finance et le commerce.

C'est ainsi qu'un Nobel sur 5 est juif, alors que les juifs sont au nombre d'une 20aine de millions de part le monde, j'en arrive même pas à sortir un pourcentage lisible.
http://www.ishitech.co.il/1204ar3.htm

Alors tant qu'il y aura des jaloux il y aura des antisémites, et tant qu'il y aura des juifs il y aura des jaloux. On devrait se demander pourquoi ils sont si bons et dans bien des domaines.

Je suis plutôt d'avis de dire le néo-antisémitisme est de gauche, pro-arabe, antisioniste (mot valise attrape-couillons) et banlieusard.

J'ai fini par me fendre d'un billet également, où j'essaie de garder la tête froide :

http://blog.sfadj.com/2008/07/lantismitisme-contemporain.html

Pour le titre, j'avais de prime abord pensé à François Villon, je te trouvais bien lugubre.

Pour l'histoire du berger qui cirait au loup, il est vrai qu'elle est totalement détournée au profit de la seule fausse alerte donnée par un esprit facétieux.

Il faudrait pour que le conte soit pertinent que le berger soit persuadé d'entendre le loup au moindre bruit la nuit, et que les villageois lui répondent “mais non, voyons, le loup est mort et bien mort, nous l'avons tué il y a soixante ans”. Jusqu'au jour où le petit berger est dévoré. Le maire, après lui avoir offert des funérailles somptueuses sur le budget de la commune, s'interrogera ensuite dans le journal municipal sur le point de savoir qui a dévoré le berger, puisque le loup est mort ? Et d'ailleurs, à force d'autant parler de loup, ne va-t-on pas finir par en faire revenir un ?

Bref, ce n'est pas la même histoire. Elle est, je ne saurai dire pourquoi, beaucoup moins drôle.

"j’ai d'ailleurs demandé comment, par quel mécanisme précis, la dénonciation d’un antisémitisme imaginaire pourrait finir par générer de l’antisémitisme réel."

Intéressante question.

J'aurais bien un exemple à vous proposer. Mais quelque chose me dit que vous n'avez pas besoin que je vous l'expose.

All,
Nuls en sport ? Je suis tout même marathonien et conquérant cycliste du col de l'Iseran ? Alors que pour le Nobel, je n'ai encore aucune information.

Autrement, je ne sais pas si ton explication est entièrement satisfaisante.


Eolas,
Mouais, encore un coup du berger pour obtenir des funérailles somptueuses à l'œil !


Gus,
Non, ne te contente pas d'une allusion. Je serai très heureux de prendre connaissance de ton exemple puisque je ne sais pas à quoi tu fais référence.

C'est vous-mêmes qui avez écrit que Siné n'était pas antisémite, mais simplement anachronique. Il n'a donc pas grand chose à voir avec le camelot haineux de Cohen. Mais vous faites bien de rappeler Cohen. Il m'arrive souvent de me demander comment Cohen aurait réagi à toutes ces polémiques aux relents communautaires, où la plupart des intervenants de part et d'autres n'arrivent qu'à se rendre antipathiques (et je ne parle pas pour vous - ce que vous écrivez est un bon cran au-dessus de la masse des polémistes habituels).

Ulpien,
Je pensais effectivement que la chronique était essentiellement l'expression d'une beauferie anachronique. J'avoue n'avoir découvert qu'après coup que notre ami faisait plutôt dans la récidive et la petite phrase citée par Joffrin, que je reprends plus haut, ajoutée aux histoires de "juive rasée", me perturbe davantage. Je veux bien qu'il ait été bourré le jour où il a sorti son truc sur les croix gammées, et j'entends bien qu'il a fini par s'excuser, mais je me serai senti plus à l'aise s'il s'était contenté de dire qu'il avait dérapé lorsqu'il a parlé du fiston Sarkozy : l'affaire en serait restée là et il n'aurait pas été au centre d'une polémique pareille.

J'imagine d'ailleurs que si je me trouvais au centre d'un truc pareil, compte tenu de la nature de certains de mes soutiens, je me mettrais surtout à crier halte au feu. Il ne le fait pas, il s'enferre, qu'en penser ?

Mais je constate tout de même en passant qu'il n'y a pratiquement que des juifs pour s'inquiéter de ce genre de choses et de ce qui remonte de malsain dans ces débats. Que faut-il en penser ? Que nous sommes collectivement frappés d'hallucinations ? Que c'est notre sensibilité exacerbée qui s'exprime ? J'attends donc de la "vraie gauche" dont je parle qu'elle m'explique si je souffre d'hallucinations, de bêtise ou si je suis plutôt engagé dans une stratégie victimaire -- ce qui est tout à fait mon genre. Oui, vraiment, j'aimerais bien qu'ils me disent ce que je pense et pourquoi je le pense. Qui sait, ils viendraient peut-être me réconforter.

@ Hugues : de toutes façons, si les bergers se font TOUJOURS dévorer par le loup, c'est qu'ils doivent bien le chercher, quelque part.
Mais ça, on n'en parle pas, parce que les bergers sont nombreux dans la rédaction du journal du village, et dans la coopérative qui gère la caisse de l'école.

Fréquentant, initialement, davantage de gens de droite que de gauche, c'est un raisonnement que j'entendais : à force de nous gonfler avec la Shoah à la télé, ils vont nous rendre antisémites (alors que bon - comme tu le fais remarquer - à l'origine, on n'a aucune prédisposition, hein).

Je découvre qu'à gauche, on tient des positions proches.

Cela s'explique. Pour 3 raisons :

- la position pro-palestinienne d'une partie de la gauche qui n'aime pas "les puissances de l'argent" et les caniches de Bush;

- parce qu'à gauche, on est gentils (indeed, Hugues), donc on peut pas être méchants, donc dire que les Juifs nous les brisent et qu'à force de nous les briser, ils vont nous rendre antisémites, ce ne peut être qu'un constat objectif (que d'autres n'osent pas pas faire). François Mitterrand n'a-t-il pas, au demeurant, rendus les français racistes avec ses conneries de " Touche pas à mon pote" ?;

- Sarkozy.

Il semble d'ailleurs que, comme le soupçonnent certains antisarkozystes, Sarkozy rende con.

Et notamment les antisarkozystes.

@Hugues : tu vois bien que tu cherches le loup ;-)

Plus sérieusement, j'ai l'impression d'un immense retour en arrière sur toutes ces questions.

@Koz : je suis d'accord avec ton analyse, que je pousserais même un tantinet plus loin : mettre l'antisémitisme sur le dos de Sarkozy (comme certains défenseurs de Siné le font, au moins implicitement), c'est ajouter cette petite touche de "tous pourris" si chère à une certaine idéologie française.

Ce qui est assez impressionnant, en plus, c'est l'empressement de certains à conclure sur les motivations dont ils ignorent tout d'une conversion dont ils ne savent rien de plus...

Koz,
Je m'étais également fait cette réflexion, au sujet de ce type qui décide (ou pas) de se convertir et de se marier (ou pas) et auquel on peut prêter tout un tas de sentiments minables parce qu'il est le fils du diable et que même son hypothétique conversion est méprisable.

Mais, et je suis convaincu d'exprimer le sentiment, non seulement des juifs, mais aussi des musulmans, des noirs, des sikhs, de tout ce que ce pays compte de pas bien blanc, en disant que la concurrence mémorielle est une vaste fumisterie de semeurs de zizanie et que le mieux, oui le mieux, serait que les Dieudonné, les Siné et la troupe de gentils qui se piquent d’arbitrer sur ce que nous devrions ressentir ou pas, se mêlent enfin de ce qui les regardent.

Oui, lorsqu'un type fait une réflexion antisémite, je me sens blessé et je n'ai pas besoin qu'un blogueur bien intentionné vienne me dire que non, après analyse du bureau politique des gentils, ça n'est pas une réflexion blessante et confite de vrais gros gras préjugés.

Pas plus qu'un noir qui entendrait suggérer qu'il est plus rapide mais moins intelligent par un dessinateur progressiste n'accepterait l'explication à la con d'un analyste pogressiste des implications spécifiques du propos du dessinateur, d’ailleurs. Siné, Dagrouik, VLG, vous voulez-être gentils, vraiment gentils ? Oubliez-nous s'il vous plait.

"quand avez-vous admis, pour la dernière fois, qu’il existait de l’antisémitisme réel ? Je veux dire, depuis la fermeture des camps de concentration ?"

Heureusement, le traumatisme du nazisme et des camps d'extermination a au moins eu pour conséquence de purger largement les mentalités de l'antisémitisme. Un très important travail pédagogique a été et est toujours fourni et il est normal qu'il porte ses fruits. Pourquoi et comment imaginer que "cela" (rien de moins que la pire catastrophe de l'histoire de l'humanité) ait pu ne laisser aucune trace et aucune conséquence dans les mentalités européennes ?

Donc, oui, l'antisémitisme théorisé et haineux, à la façon des années 30, a disparu. Certes, il survit dans certaines poches d'extrême-droite (bien plus que d'extrême-gauche, malgré votre obsession à accuser celle-ci), mais ces groupuscules représentent des foyers de bêtise irréductibles qui ne sont en rien représentatifs de la situation générale.

Mais regardons les faits : les juifs sont-ils tenus à l'écart des postes à responsabilité ? Sont-ils exclus des médias ? Ne sont-ils pas admis dans la fonction publique ? Sont-ils soumis à des tracasseries administratives ou à des traitements législatifs particuliers (hormis la loi Gayssot, bien entendu) ? Rencontrent-ils plus de difficulté à trouver un logement que la moyenne nationale ? Sont-ils plus exposés au chômage que le reste de la population ? Sont-ils exclus — de fait ou de droit — de certaines professions, grades ou écoles ?

La réponse à toutes ces questions est évidemment non. Il existe certainement un antisémitisme résiduel mais certainement bien moins actif que le racisme anti-Noir, anti-Arabe, anti-musulman, la mysogynie (n'oublions pas que les femmes, elles, gagnent 20% de moins que leurs homologues masculins), l'homophobie, l'handicapophobie (pardon pour ce néologisme), etc. Cette infime frange doit être encore combattue, mais franchement, l'antisémitisme ne me paraît pas être un problème réel aujourd'hui en France.

Est-ce si dur à admettre ?
Qu'y a-t-il à gagner à le refuser obstinément ?

Antoine Block,
Mais qu'il y a-t-il à admettre ? Que le racisme qui affecte les noirs ou les Arabes est désormais bien plus difficile à supporter sur un plan individuel que l'antisémitisme ?
Entièrement d'accord. Mais pourquoi venir opposer l'un à l'autre ?

Que les juifs ont désormais le droit d'être fonctionnaires ou avocats et peuvent aller dans toutes les écoles ? L'ai-je jamais contesté ? Mes parents ont été les derniers de la famille à avoir été déchus de leur nationalité et virés de l'école parce qu'ils étaient juifs. Je sais donc mesurer le bonheur que tu viens me rappeler.

Veux-tu m'expliquer que Siné et Dieudonné étant l'expression d'un antisémitisme "résiduel", je ferais mieux de m'y faire et de ne pas en faire un fromage ? Non. Pas question. Quant à l'obsession de l'extrême-gauche, comme tu dis, elle est peut-être liée au fait que je n'ai pas besoin d'enfoncer la porte ouverte qui consisterait à expliquer que le FN est un parti raciste et antisémite.

Mais lorsque je constate que les "résidus" d'antisémitisme dont tu parles transpirent de 70% des commentaires postés sous les papiers de Joffrin sur le site de Libé, je fais quoi ? Je n'en parle pas. Je fais semblant de rien ?


Je n'ai absolument pas envie de transformer ce blog en répertoire de la connerie antisémite. J'ai envie de parler d'un tas de chose qui n'ont strictement rien à voir avec ce sujet, mais comme disait Al Pacino dans le Parrain III, "I'm trying to go legit and they pull me back in !".

Encore une fois, Siné & Co, oubliez-nous !

+1 Antoine Block, la concurrence des racismes en moins...

Hugues, peux être qu'en "oubliant" un peu tous ces faux gentils, vous vous sentiriez mieux ???

en tout cas, c'est ma technique de noir-qui-a-déja-tellement-d'autres-trucs-à penser-qu'il-va-pas-non-plus-perdre-son-temps-à-réagir-à-chaque-fois-qu'il-entend-bamboula
:-)

Je n'"oppose" pas l'antisémitisme et les autres discriminations; je les hiérarchise. Le terme est peut-être gênant, j'en conviens, mais la vie est pleine de désagréments et nous les hiérarchisons quotidiennement : un steack refoidi, cela m'horripile et lorsqu'il est dans mon assiette, j'ai tendance à considérer que c'est un vrai problème, puis je me dis que c'est moins grave que de perdre son boulot, et qu'être au chômage est moins grave que perdre sa famille dans un accident de voiture (ou d'avion, ou quoi que ce soit d'autre, cela marche aussi bien), etc.

L'antisémitisme existe, de façon résiduelle comme je l'ai dit, mais parmi les nombreuses discriminations qui minent la société française, il arrive à peu près au même rang que, je ne sais pas, les injustices faites aux personnes de petite taille.

Que vous refusiez de vous y résigner, je peux le comprendre. Mais je crains que vous ne vous battiez contre des moulins à vent, et ce pour deux raisons. La première, c'est que l'antisémitisme réel et résiduel (la haine théorisée et assumée des juifs) ne baissera probablement pas davantage qu'actuellement. Il restera toujours trois skins à demi décérébrés qui voudront casser du youpin, du négro du bougnoule et du pédé; comme il restera toujours un pseudo-intellectuel révisionniste pour nous expliquer doctement que la SS était une sympathique fraternité injustement conspuée par la pensée unique. En-deça d'un certain seuil, on n'y peut malheureusement rien. C'est la même chose que le chômage : les économistes considèrent qu'une société de plein emploi a 3 à 4% de chômage, pas 0.

En second lieu, la traque obsessionnelle de l'antisémitisme fait des dégâts collatéraux lorsqu'elle se trompe de cible. Je ne suis toujours pas persuadé de la culpabilité de Siné, en revanche je suis convaincu de l'innocence de Zapatero, Alain Badiou, Raymond Barre, Tariq Ramadan, Edgar Morin, Renaud Camus, Rony Brauman, entre autres personnalités traînées dans la boue.

En ce qui concerne les faits divers, je suis sûr que vous vous souvenez de l'agression antisémite de Marie-Léonie Leblanc, dans le RER D en 2004. Tollé politique et médiatique, avant qu'on ne découvre que la "victime" avait tout inventé pour, selon ses dires, "attirer l'attention".
L'incendie d'une synagogue (ou bien était-ce une école ? ma mémoire me fait défaut). Tollé politique et médiatique, avant que la police découvre que le pyromane était un jeune juif en crise identitaire.
L'agression au couteau d'un rabbin, dans sa mosquée, en 2003. Tollé politique et médiatique, avant que la police établisse que la "victime" s'était auto-mutilée et avait tout inventé.
La profanation d'un cimetière juif par celui qui se surnommait Phinéas. Tollé politique et médiatique, cette fois parfaitement justifié, avant que l'on apprenne qu'il avait précédemment agressé à la hache un homme d'origine maghrébine, en pleine rue. Selon ses propres aveux, c'est parce que cette agression n'avait pas fait suffisamment de bruit médiatique (elle n'en avait en fait fait aucun, seul le journal régional "Le Progrès" y avait consacré un entrefilet) qu'il avait eu l'idée de la profanation antisémite.
Inutile de rappeler l'épisode de Rudy H., que vous avez commenté ici-même en criant à l'antisémitisme avant que la police n'établisse qu'il s'agissait d'un règlement de comptes entre bandes…

Ceci pour dire qu'il me semble difficile de ne pas reconnaître que les médias et les politiques ne réservent pas un traitement égalitaire de l'antisémitisme et des autres discriminations. Et que sur toutes ces affaires (précises et avérées, pas des rumeurs ou des on-dit), on a effectivement crié un peu vite au loup.

Théo Klein, ancien président du CRIF, plutôt que diagnostiquer un mystérieux et inexplicable regain d'antisémitisme parlait tout simplement de "montée de la violence sociale". Les tensions sociales sont plus fortes, la représentation politique est en crise, les difficultés économiques s'accroissent pour les plus démunis, et l'augmentation globale des actes violents (antisémites ou non) est une conséquence directe de cette dégradation.

Le débat se déplace sur une autre question : comment gérer la coexistence de toutes sortes de discriminations scnadaleuses dans notre société. La connerie humaine est vaste et variée, c'est un fait, mais ce n'est pas une raison pour noyer le poisson.

L'antisémitisme de Siné est-il résiduel, occasionnel, sanguin, alcoolisé, minoritaire, anachronique, en voie de disparition, anecdotique dans la vaste gamme des discriminations qu'entretien la société française ? Quoi qu'il en soit, il est avéré, donc Val a quand même eu raison de le virer.

Même en admettant, sans chercher à mieux comprendre (ce qui est une erreur), qu'il existe un traitement médiatique hypertrophié de l'antisémitisme, en quoi cela justifierait-il qu'on retourne la situation et qu'on fasse de Siné une victime, par réflexe de lutte antisarkozyste ou autre ? La concurrence ou coexistence d'autres discriminations n'y suffit pas.

@Antoine Block,
Je suis d'accord avec ce que vous dîtes là.

@Hugues,
Tes arguments sont louables et je les préfère milles fois a ceux des racistes communautaires qui ont sévi sur ce texte.
Je considère que Siné n‘est qu‘un " vieux con".
Comme tu le sais, je suis un fan de notre ami, le souriant Albert, et la France irait bien mieux, si elle lisait (en les comprenant) les livres de vulgarisation d’Einstein, notamment sur les effets pervers qu’a l’instruction sur les imbéciles : "Il est plus difficile de désintégrer une idée reçue, qu’un atome" ou " L'imagination est plus importante que le savoir. "
Savoir choisir ses priorités, c‘est vivre.
Pour moi une des priorité essentielles est la liberté de la presse, le fameux : " Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire." de Voltaire.
Aucune considération obscure ne peux surpasser celle-ci, issue des lumières.
Alors, anti-sémite ou pas anti-sémite, au nom de quoi Siné n’aurait-il pas le droit de dire que le fils du Prince épouse une riche héritière juive pour son fric ?
Parce que c’est pour cela qu’il a été viré et pas pour autre chose : il est important de ne pas tout mélanger par sophisme primaire.

Philippe Val est merveilleusement cultivé et nanti d'un intelligence entièrement à la solde de sa mauvaise foi.
Disciple de PLATON comme tout ceux qui doivent planquer leur ignorance de la réalité derrière la soi-disant prépondérance des idées, qu'ils ont généralement d'une vacuité aussi sidérale que sidérante.
Philippe Val : Celui qui exige la liberté de la presse pour justifier le dessin de Mahomet avec une bombe sur la tête, mais qui l'oublie aussi sec quand c'est Siné qui se réclame de cette liberté de la Presse !
Philippe Val : L’archétype du dialecticien sophiste, le parangon Platonicien de la dichotomie entre idées et réalité…
Pourtant si l’on possède une once de culture bien comprise, DIDEROT dans sa "Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient" nous avait bien prouvé que sans la perception du réel, les idées ne peuvent exister.
Mais voilà, certain arrivent à bac plus 8, sans avoir compris le moindre message.
Il y a plus de sagesse dans un petit garçon qui aurait parfaitement compris les fables de La Fontaine que dans un crétin qui a profité de quinze années d’absorption d’idées reçues pour "Considérablement développer ses dons naturels" (Sam Butler).

Je suis alors heureux d'apprendre que vous ne reprochez pas aux "nonistes" d'avoir crié au loup pour provoquer un débat de fond ayant mené à un examen critique de la construction européenne : ça fera toujours un procureur de moins au procès.

Hugues, vous pouvez parfaitement vous sentir blessé par la chronique de siné (même si ça ne ressortait pas vraiment de votre premier billet), et vous n'avez besoin de personne pour vous dire ce que vous ressentez.

Mais à partir du moment où il s'agit de se demander si la chronique de siné est assez grave pour justifier une limite à la liberté d'expression, ou plus prosaïquement si elle a un impact sur les droits d'un travailleur licencié, cela devient un sujet public sur lequel tout le monde peut avoir un avis.

À propos de ce problème social, on peut faire un cours de droit. Je me limiterai au premier arrêt de la cour de cassation qui sort quand on tape "charlie-hebdo" sur legifrance.

Le passage incriminé était le suivant (à propos du pape) : "Viens inverser le cours du temps qui passe, à coups... de messages d'amour imprégnés comme des éponges du sang des hommes de la liberté"... "Tu es l'allié de tous ceux qui voient dans la misère des uns la bonne affaire des autres. Depuis deux mille ans...", "Débarque avec ton barda : tissus de non-sens sanctifiés, miracles pour handicapés mentaux, fables pour paumés, répression de la joie de vivre, haine du plaisir, censure de la connaissance, passion du pouvoir, déguisements de carnaval, ordre soi-disant moral pour maintenir les consciences dans un sous-développement propice à l'acceptation de l'asservissement, antisémitisme sournoisement doctrinal" ; "Tu as fait cause commune avec les intégristes musulmans. Vous êtes d'accord sur l'essentiel du programme : mort à la liberté, mort à l'émancipation, mort à la connaissance, mort à la culture, mort à l'égalité"

Il me semble qu'on y trouve plus qu'un vague préjugé.

Une association sans doute à l'extrême-droite (AGRIF) avait agi en diffamation, et avait perdu devant la Cour d'appel. Son pourvoi a ensuite été rejeté par la Cour de cassation aux termes du considérant suivant (cass. 26 avril 2001) : " Que l'arrêt énonce que ces propos ne sont pas révélateurs de la diffamation poursuivie en l'absence d'allégations de faits précis pouvant être imputés à un groupe religieux déterminé et de nature à porter atteinte à l'honneur et à la réputation de celui-ci, qu'il s'agit non d'attaques contre les fidèles d'une religion mais de critiques dont la virulence ne peut être appréciée qu'au regard du caractère ouvertement anticlérical et grossièrement satirique du journal Charlie hebdo, et qui, portant sur le rôle et les positions à travers l'histoire de l'Eglise catholique, en tant qu'institution représentée par le pape, relèvent d'un débat d'opinions qu'il n'appartient pas aux tribunaux d'arbitrer ;

Que de ces constatations et énonciations, la cour d'appel, qui n'a pas méconnu l'étendue de sa saisine, en l'absence d'autre imputation diffamatoire dans l'article incriminé, a pu déduire qu'aucune diffamation n'était constituée envers un groupe de personnes, à raison de leur appartenance à la religion catholique ;"

Je ne me souviens pas que cette décision ait donné lieu à un vaste débat public.

Pour ma compréhension personnelle du débat, je viens de vérifier dans le dictionnaire la définition de racisme et antisémitisme.

Je trouve à Racisme
Doctrine selon laquelle il existe une hiérarchie des races humaines.
et à Antisémitisme : racisme dirigé contre les juifs.

Et c'est là que je commence à être gêné. Suis-je raciste quand je déclare que les noirs courent le 100 mètre plus vite que les autres ? Ou moins polémique, qu'il n'y aura plus aucun blanc médaillé olympique sur cette distance ? Je n'en ai pas l'impression. D'une part, parce que je ne porte aucun caractère dépréciatif quant à une éventuelle race noire (qui n'existe pas, j'en conviens... laissez moi finir mon exercice de rhétorique), et d'autre part parce que le fait est relativement avéré.

Pour énoncer le problème différemment : suis-je raciste quand je dis que les races (mot parfaitement haïssable, il faudrait plutôt parler de communautés, de groupes ethniques ou toute autre nomenclature qui vous plaira...) présentent des caractères génétiques, culturels, religieux qui les prédisposent (ou pas, et c'est le ou pas qui est important) à réussir en tant que groupe dans une activité donnée ? Personnellement, je ne le pense pas.

Qu’est-il donc reproché à Siné ? Outre le fait d’avoir pondu une chronique pas très drôle et plutôt maladroite (et d’ailleurs plutôt dirigé contre le fils Sarkozy que contre les juifs en général), il lui est reproché de colporter des idées reçues à propos des juifs. Et dès qu’il a franchi cette ligne jaune, il devient de fait « un vieux con antisémite » qui doit être viré.
A mon sens, ce dessin a bien été instrumentalisé pour faire la peau à Siné. Et qu’il est fort dommage que l’antisémitisme ait été utilisé comme argument.

Je tiens à vous faire partager un élément drole sur l'affaire, découvert sur le site d'Arrêts Sur Images qui cite le Nouvel Obs.

Siné affirmait sur Jean Sarkozy et sa source est fournie : c'est un article de Libé du 23 juin sur la visite de NS en Israël :
http://www.liberation.fr/actualite/monde/334081.FR.php
La phrase s'y trouve ; et si la conclusion "Il ira loin ce petit" est bien de Siné, la phrase éventuellement antisémite est ...
du président de la LICRA !

J'aurais au moins appris qu'un juif peut être aussi con que n'importe qui.

@Ph; Magnabosco :

Vous écrivez de l'antisémitisme de Siné qu'"il est avéré". Non, c'est vous qui l'estimez. Pour beaucoup de gens, c'est justement le principal point qui ne passe pas : l'antisémitisme n'est pas établi de manière incontestable.

Vous continuez en écrivant :
"donc Val a quand même eu raison de le virer."
Là encore, je ne suis pas d'accord. Si (et je dis bien "si") l'antisémitisme était effectivement avéré, Val n'aurait pas seulement dû licencier Siné, il aurait dû le traîner en justice. Mais il est vrai que Val aurait eu alors de gros risques d'être désavoué par les tribunaux, alors qu'un licenciement arbitraire et une campagne de dénigrement médiatique sont pour lui sans aucun risque.

Siné, lui, a décidé de porter plainte pour diffamation contre Askolovitch qui l'a traité d'"antisémite" et d'"ordure". Nous verrons bien ce que dit le droit.

Pour laisser Siné s'expliquer lui-même :
http://www.dailymotion.com/related/x65qrl/video/x659jc_charlie-hebdo-sine-repond-a-val-et_news

Askolovitch est finalement bien ce qu'il avait l'air d'être !

Godferdom,
Je crois, nom de dieu, que vous avez raison, étant de famille black, blanc, beur, je m'étonne toujours que les "zoreilles", les "toubabs", fassent tant de complexes au sujet des différences ethniques.
Est-ce la culpabilité des anciens maîtres ?
C'est en tous cas d'un ridicule achevé.
Siné est probablement un vieux con raciste, mais il y a des vieux cons racistes Chinois, Noirs et Arabes par centaines de millions, qui font cent fois pire que Siné… et personnes n’ose dire mot !
Trouillards de Zoreilles va ! (lol)

@Antoine Block

Vous me corrigez sur deux points, pas tout à fait à tort pour le premier. J'aurais dû écrire "si l'antisémitisme de Siné est avéré..." parce que le but de mon commentaire n'était pas d'émettre un jugement sur ce point mais sur la dérive de la discussion et des arguments.

Je maintiens en effet que de replacer l'antisémitisme dans le contexte des nombreuses discriminations existant en France n'est pas un argument pour critiquer Philippe Val, ou pour justifier qu'on le critique. C'est s'il s'était trompé et que le dessin avait été dénué de tout antisémitisme qu'il serait critiquable et uniquement pour cela.

Vous avez bien compris que pour moi la nature antisémite du dessin et de ses commentaires ne fait pas de doute, et qu'elle appelait une réaction (et des excuses de Siné auraient peut-être pu suffire à mon avis), mais ce n'était pas mon sujet.

Quant à exiger de Val qu'il attaque son ex-employé en justice, vous y allez un peu fort. Rien ne l'y oblige, ni ès qualités ni en tant que simple citoyen - il y a pour cela des associations dont c'est le but, et qui le soutiennent d'ailleurs.

L'eût-il fait, n'aurait-il pas été traité de délateur collaborationniste, persécuteur nazi, inquisiteur ou autres ? Il ne l'a pas fait, donc c'est juste un lâche et un manipulateur.

oui mais voilà, à ma connaissance, personne n'a porté plainte contre Siné. pourtant, les accusations vont bon train. je reste persuadé, quitte à passer pour naïf, que le propos n'est pas antisémite (je suis désolé, d'un point de vue grammatical, le lien entre juif et argent ne m'apparaît pas évident - il faut vouloir le lire pour le lire).
deux choses :
- dans un premier temps, siné avait accepté de s'excuser. c'est en s'apercevant que ses excuses seraient accompagnées d'un second texte de la rédaction le condamnant qu'il a décidé de retirer ses excuses - enfin, de ne pas les émettre ;
- il semble pour Val que tous les défenseurs de Denis Robert puisse être qualifiés d'antisémites (cf son édito quelques peu avant contre lequel Siné s'est élevé et a pris la défense de Robert - dans la même chronique - et le voilà qualifié d'antisémite dans une belle opération bien orchestrée, à mon sens).

il semble que la Licra porte finalement plainte.
pour ce qui est de cette "affaire" (hors l'article de Hugues), j'invite à reprendre la chronologie des faits depuis la parution d'un article de Weronika Zarachowicz sur Denis Robert dans Télérama. l'edito de Val en réponse dans les colonnes de Charlie Hebdo est édifiant.

@David,
C'est bientôt les vacances et je vais avoir du temps. Vous avez un lien ou une documentation à communiquer sur cette chronologie, s'il vous plaît ?

malheureusement, l'édito de Val sera un peu difficile à trouver, hors le numéro dans lequel il est paru, ainsi que les réactions de Siné (sa chronique complète) ou celle de Michel Polac. restent les bibliothèques.
pour le reste, il y a ce premier article de Weronika Zarachowicz (c'est le post scriptum qui déclenche la réaction de Philippe Val - sur ce, je ne comprends pas pourquoi l'avocat de Charlie Hebdo, s'il se sentait offensé, n'a pas usé de son droit de réponse dans les colonnes de Télérama plutôt que de mettre à contribution son client et user une presque pleine page de Charlie. peut-être que le droit de réponse ne pouvait être avancé ?) :
http://www.telerama.fr/monde/denis-robert-jette-l-eponge,30238.php
viennent alors l'édito de Val et les chroniques de Siné et Polac.
ensuite, pour info, Télérama publie plusieurs papiers dont le droit de réponse de la journaliste refusée par Charlie Hebdo :
http://www.telerama.fr/monde/droit-de-reponse-a-philippe-val,31698.php
et une chronologie : http://www.telerama.fr/idees/l-affaire-sine-une-chronologie,31699.php
(épisode ô combien éclairant sur le recourt à l'accusation d'antisémitisme pour disqualifier l'adversaire).
ensuite, il y a les premiers papiers de Marianne et Rue 89 sur le sujet. les papiers sont titrés "Charlie hebdo fini de rire" et "Charlie Hebdo zappe siné" pour Marianne2.fr et "Siné viré : Charlie Hebdo en deuil, Philippe Val dans la tourmente" pour Rue 89.
ce dernier contient des liens vers le texte d'excuses que devait signer Siné et le texte de désolidarisation de la rédaction de Charlie Hebdo. (désolé, je mets les titres et non les liens, l'anti-spam d'Hugues ne laisse pas passer mon commentaire. vous ne devriez pas avoir trop de mal à les trouver. les papiers de Marianne sont signés Anna Borrel dans la rubrique Mon oeil et le papier Rue89 est d'Augustin Scalbert).

Je ne suis pas toujours d'accord avec ce que tu écris (surtout politiquement!), mais j'aime bien ta manière d'écrire et de défendre tes points de vue... Après tout, rares sont ceux qui ont de vraies convictions, et plus rares encore, ceux qui les assument! Tu as donc le mérite d'être de ceux-là!
Ceci étant, chaque idée ayant sa réfutation, qui est forcément une vérité pour quelqu'un (c'est du moins ma théorie personnelle, et l'une de mes réflexions sur les paradoxes), permets que je te livre mon avis, pour ne pas dire MA vérité.
J'ai beau ne pas aimer Joffrin, ni Val, ni Fottorino, ni Dominique de Montvallon, pour leur ligne éditoriale, comme pour leur soumission à la majorité, ne pas aimer BHL, parce qu'il faut toujours qu'il amalgame des tas de choses et que c'est épuisant. Lorsque je leur trouve des qualités, ou que je pense qu'ils ont raison, je les approuve. Je ne vais pas aller selon mes propres convictions sous prétexte que des personnes que je n'aime pas ont les mêmes...
En l'occurrence, la montée au créneau de Joffrin, Val et BHL, m'exaspère, parce que si tu considères naïf de considérer les propos de Siné, sans y voir malice, ne l'est-ce pas tout autant de croire que s'il s'agissait du pékin lambda, l'affaire eût jamais existé? Les deux points de vue se Val(ent), selon moi...

Hugues, dans je-ne-sais-plus quel commentaire vous parlez d'être blessé par une remarque antisémite.

Mais est-ce qu'un seul juif est blessé par la phrase de Siné?

Vous écartez d'emblée la quesiton de l'antisémitisme réel ou inexistant de cette phrase, ce qui est pourtant la question centrale.

Une autre question centrale est : pourquoi est-on plus vigilant envers les atteintes aux juifs qu'envers d'autres groupes ou religions?

Il est critiquable en soi d'insulter autrui, quel qu'il soit.

Mais il est vraiment amusant de voir à chaque fois la même clique de bienpensants (val, joffrin, bhl, mais aussi bien d'autres, jusqu'à christine albanel) ressortir les mêmes poncifes éculés à chaque fois qu'il est question de juif dans le débat public. Les heures le splus sombres de l'histoire, et blablabla.

Le fils sarko se serait-il converti au catholicisme que tout le monde se serait foutu des sarcasmes de Siné. Mais là, ça met en cause le judaïsme, pas de bol pour lui. Alors qu'il ne dénoince - à tort- que l'opportunisme.

C'est comme ce type qui s'est fait dézinguer près du parc de Buttes-Chaumont : il aurait été je ne sais quoi d'autre que juif, on n'en aurait pas fait tout un tintouin.

La question est donc : pourquoi le fait de s'en prendre à un juif ou au judaïsme est-il considéré comme le mal absolu? Et pourquoi cette opinion est-elle si répandue dans l'espace public?

le voilà, l'édito de Val sur Denis Robert :
http://img377.imageshack.us/img377/5595/editovalxh2.jpg
(trouvé chez Eviv Bulgroz, merci).
Rappelons qu'au moment où cet édito est écrit, Denis Robert vient d'annoncer qu'il ne dira plus un mot de l'affaire Clearstream. c'est donc le bon moment pour l'attaquer courageusement.

Merci beaucoup David. Et vive les vacances !

Hasards du net, je viens sur votre blog.
Très intéressant, et intelligent document.
Cependant, pour marquer un peu d'attention une remarque, qui, à elle seule, montre ce qu'il y a parfois de bizarre dans le raisonnement.
Et où le racisme peut, ou ne peut-il pas sinon se cacher, du moins planter des racines, ou des radicelles.
Seulement voilà, petit poisson finit toujours par grandir, et manger les copains, s'il ne s'est fait manger avant.

Donc lu plus haut:
"Et c'est là que je commence à être gêné. Suis-je raciste quand je déclare que les noirs courent le 100 mètre plus vite que les autres ? Ou moins polémique, qu'il n'y aura plus aucun blanc médaillé olympique sur cette distance ? Je n'en ai pas l'impression. D'une part, parce que je ne porte aucun caractère dépréciatif quant à une éventuelle race noire (qui n'existe pas, j'en conviens... laissez moi finir mon exercice de rhétorique), et d'autre part parce que le fait est relativement avéré.

Pour énoncer le problème différemment : suis-je raciste quand je dis que les races (mot parfaitement haïssable, il faudrait plutôt parler de communautés, de groupes ethniques ou toute autre nomenclature qui vous plaira...) présentent des caractères génétiques, culturels, religieux qui les prédisposent (ou pas, et c'est le ou pas qui est important) à réussir en tant que groupe dans une activité donnée ? Personnellement, je ne le pense pas.

Rédigé par: Godferdom | le mardi 29 juillet 2008 à 16:24

Et bien moi, je pense tout à fait le contraire.

Toute la différence vient de considérer un élément ponctuel, vrai, et marqué dan le temps comme un fait de nature.

Ainsi, l'homme noir est physique, et l'homme blanc devient intellectuel.
On peut se poser la question de l'homme blanc trappeur dans le grand nord, capable de traîner des charges de plusieurs centaines de kilogs, sur des centaines de kilomètres.
Ou du paysan du 16 ème siècle en france, 1,55 m de taille, à 21 ans d'espérance de vie, et des os taillés pour porter des charges, plus lourdes que celle d'un mulet aujourd'hui...
Ainsi le kenyan est taillé pour courir, et l'américain pour manger des hamburgers.

Mais il faut étudier, humblement, et surveiller ses raisonnements, parce que même, et surtout les non-racistes se font une spécialité de faire le lit de l'argumentaire raciste.

Il y a des races, cest entendu, et il y a des performances.
Mais la supériorité et l'infériorité doivent être notées en fonction de notions qui ne font pas de hiérarchie entre ces races, mais bien celle des capacités liées à un milieu, une époque, et, il faut le dire, les raisons qui prédisposent telle ou telle catégorie de population à bénéficier d'un état de santé mental, physique, et même spirituel.
Les tibétains sont-ils taillés plus pour le bouddhisme que les autres peuples d'Asie?

Non, le noir américain n'est pas plus prédisposé, génétiquement, à finir accro au brown sugar, et victime d'une guerre de gang, dans un caniveau de washington, plutôt qu'à se loger dans la maison blanche, en face dudit caniveau.
Il y a un fait social. Et ce n'est pas la race qui fait le destin.
Merci.

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