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jeudi 17 avril 2008

Commentaires

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Mouais, quand on voit que pour vous avoir un appart dans le 7è et une maison de campagne à deauville (patrimoine qui se monte donc au minimum à un million d'euros) c'est être aisé, franchement...on n'a pas les mêmes valeurs.

Quand au gouvernement il voulait purement et simplement la supprimer la carte famille nombreuses. Ensuite cette carte a 2 objectifs, bien sur le pouvoir d'achat, mais surtout un objectif qui participe de l'excellente politique de natalité en France.

Hors, en dehors de ceux qui ont tellement de fric qu'ils pourraient s'en faire un piscine, même les gens aisés réfléchissent à 2 fois avant de faire un 3è ou 4è enfant, parce que ce sont des dépenses monumentales, et que souvent ce petit coup de pouce de l'Etat est encourageant, y compris pour ceux qui ne sont pas dans la pauvreté.

La mise sous condition de ressources des allocations familiales avaient été tentée par Lionel Jospin en 97 mais il a reculé sous la pression conjointe des associations familiales de droite et de ses amis communistes de la majorité plurielle. Ca a d'ailleurs été l'occasion de voir de touchantes manifs réunissant dans un même cortège ces deux parties.

L'argument invoqué (auquel d'ailleurs je ne comprends rien) est que les allocations familiales relèvent de la politique de la famille et non de la politique sociale.

Moktarama,
Je ne veux pas avoir l'air condescendant, mais il s'agissait d'un euphémisme, d'une manière d'insister sur le fait que non seulement les gens qui ont pas mal d'argent reçoivent les mêmes allocations que ceux qui n'en ont pas du tout, mais que même ceux qui ont énormément d'argent sont logés à la même enseigne.

Ensuite, je ne dis pas non plus que le gouvernement avait raison de supprimer la carte Familles nombreuses (je dis même le contraire), mais qu'il aurait pu réserver sa subvention aux foyers qui ont en besoin et peut-être en profiter pour augmenter la prestation unitaire.

Enfin, si tu es vraiment convaincu qu'il faut continuer à donner ce petit coup de pouce aux plus aisés, félicitations, tu me confortes dans l'idée que nous sommes vraiment, collectivement, une sacrée exception.

Duncan,
Je suis comme toi. Ca me dépasse.

En même temps, George Bush vient de décider de verser 600 $ par personne par foyer, comme quoi, les US rejoignent la France !
Sinon, je ne comprends pas où est l'évidence dans la solution. Je
ne vois pas pourquoi il serait plus efficace ou plus moderne d'abolir la gratuité de certains trucs. Pourquoi on ne supprime pas juste des niches fiscales, pourquoi on ne ferait pas un bouclier fiscal inverse (genre un taux minimal d'imposition). Le système basé sur l'impôt a aussi le mérite de la facilité car il centralise les problèmes. Imaginons que les frais d'inscription de l'université dépendent des ressources (c'est peut-être déjà partiellement le cas) : à n'en pas douter, la fraude sera plus facile car l'administration ne va pas aller vérifier toutes les déclarations de revenus ...

OK Hughes, pardon pour l'emportement sur "les gens aisée" . Mais effectivement si vous sortez du niveau microéconomique, vous pourrez constater que cette mesure incite tout le monde, y compris ceux qui ont déjà de l'argent patrimonial, à faire des gosses. Et c'est bien le but de cette carte, faire des gamins, n'en déplaisent à ceux qui pensent que seul est visé ici le pouvoir d'achat et le social ! Or ces gamins sont notre avenir, et la France est le seul pays d'Europe à être à un quasi équilibre (2.1 enfants par femme).

Et pour le coup, même les familles "aisées" (7è et deauville) pensent à ce genre de choses avant de faire un gosse supplémentaire, et cela participe directement de l'excellent taux de natalité français. Qui est effectivement bien plus important (là c'est moi qui fais mon condescendant) que d'économiser trois sous.

En effet, 20 millions sur 70, c'est une économie ridicule par rapport au bordel que ça va foutre et au sentiment d'inégalité (je dis bien le sentiment) que ça va provoquer ; éviter de claquer 15 milliards juste après l'élection aurait par contre pu dégager une vraie marge de manoeuvre économique.

Si des gens vraiment très très riches ont accès à la carte famille nombreuse et sont en plus assez mesquins pour user de ce droit (au lieu de rejoindre leur yacht de cinquante mètres de long à bord de leur jet privé lui-même approché en Ferrari, merde, quoi), c'est un bien petit malheur. C'est peut-être même un bien: pour punir les riches, le bon Dieu les rend radins et les force à faire la queue avec le populo qui pue des pieds.

En revanche, si pour avoir accès à la carte de famille nombreuse il faut pouvoir montrer au guichetier deux cents tonnes de pièces comptables établissant qu'on est économiquement faible... ben ça va créer bien plus de problèmes ça n'en résoudra. Compliquez pas la vie des pauvres en prétendant faire chier les riches. Si vous voulez vraiment faire chier les riches, faites-leur payer des impôts: je vous assure, c'est encore ça qui leur est le plus désagréable.

Donc, on réserve les aides aux moins aisés.

Un, cela ne va pas l'être (aisé) de décider où se situe le seuil de l'aisance. Effets de seuil garanti, sauf à imaginer une relation mathématique compliquée pour donner un peu de proportionnalité aux aides.

Deux, donner la même somme à toutes les familles est plus efficient (au sens économique de cet anglicisme) que de la réserver à certains. Le coût de gestion est beaucoup plus faible pour un effet macroéconomique identique.

Trois, l'argument de la politique familiale est bon. En effet, pourquoi aider les pauvres à avoir plus d'enfants que les riches ? Parce que les seconds peuvent se le permettre ? La politique d'aide sociale est distincte de la politique d'aide à la natalité.

Assez d'accord (en fait tout à fait d'accord) avec le lama.

Arrêtons de foutre de la redistribution et des conditions de ressources partout. Bientôt il faudra produire sa feuille d'impôt pour savoir combien on doit laisser à la dame pipi ou combien on paie son bifteck.

Chaque dispositif public (redevance TV, logement, transport, mais aussi sécu, assedic, retraite...) se retrouve affublé de conditions de ressources soit sur les cotisations soit sur les prestations, soit sur les 2. Avec à chaque fois un mécanisme spécifique, plafond, plancher, taux différentié, sur le revenu, sur le patrimoine, en fonction de la situation de famille, du coefficient d'invalidité, de l'âge, de l'ancienneté, des dispositifs nationaux, régionaux, municipaux...

Avec à chaque fois l'argument imparable : les pauvres sont pauvres et les riches ont les moyens de se le payer.

Du coup l'aide au transport urbain justifie de sa propre administration qui gère le problème à sa manière complètement différente de celle de l'aide au soutien scolaire qui est elle-même différente de l'aide à la garde d'enfants... Et chaque dispositif génère donc ses propres effets de bords, ses propres injustices... En étant augmenté de 1000 à 1030€ par mois, on va perdre 10€ de subvention d'ordures ménagères si on est célibataire mais pas si on est marié. En revanche, si on a des enfants, c'est en dépassant 1077,92€ par mois qu'on perdra 11,37€ de prime de rentrée.

Vouloir intégrer du social dans chaque dispositif public force à multiplier à l'infini les débats pour savoir à partir de quand on est assez riche pour ne plus mériter la carte de famille nombreuse ou les réductions sur l'accès aux musées. Ou faut il prévoir un seuil intermédiaire où on est moyennement riche et on mérite la moitié de la subvention? Ou seulement 30%? Et pourquoi pas faire 4 tranches plutôt que 2?

Sans compter que c'est super pervers pour les pauvres. Ca les force à constamment devoir démontrer qu'ils sont pauvres avec les conséquences en termes d'estime de soi. Ca prend énormément de temps, temps qui serait mieux utilisé à chercher un job. Car bien sur, les administrations qui délivrent le précieux justificatif permettant d'obtenir un dégrèvement de taxe d'habitation sont ouvertes de 10h à midi et de 14h30 à 16h. Et la complexité du merdier ajoute un dernier effet pervers, les bénéficiaires ne peuvent absolument pas anticiper leurs entrées et sorties d'argent. Chaque jour ils peuvent recevoir une lettre les notifiant que suite au 17e anniversaire de leur fille, leur allocation annuelle de cordonnerie est augmentée de 36€ et une autre leur apprenant que ladite fille s'étant fait payer du baby-sitting en CESU, ils perdent 8€ par mois de RMI.

Un système sain, efficace, juste et humain serait d'aller exactement dans la direction opposée. Concentrer toute la politique sociale, toute la redistribution dans un seul dispositif dont ce serait la vocation (l'impôt sur le revenu serait un bon candidat). Tous les autres dispositifs s'interdiraient toute discrimination fondée sur le revenu ou le patrimoine. Si la politique culturelle veut que les musées soient gratos le lundi, qu'ils le soient pour tout le monde. Si la politique familiale veut que le 3e enfant donne 80€ d'allocation, so be it. Si la politique environnementale veut encourager le tri sélectif, pourquoi distinguer riches et pauvres? Le simple fait d'offrir une subvention fixe est déjà redistributif car 10€ valent plus pour un pauvre que pour un riche.

Et du coup ça permettrait de faire de l'IR un vrai outil de redistribution général puissant et complet. Bien sur, il pourrait être négatif, de sorte qu'il soit effectivement une subvention géante pour les pauvres. Comme il serait le seul mécanisme redistributif, il couvrirait tous les cas particuliers, les revenus, les situations familiales, professionnelles, les problèmes de santé... L'administration du système serait simplifiée (plus exactement, deviendrait possible) On aurait une vision globale cohérente du dispositif, on pourrait prévoir et éviter les effets de bords. Il y aurait par construction un guichet unique pour simplifier les démarches de la population. Ca serait beaucoup plus facile à contrôler et les fraudes seraient plus facilement décelées. Accessoirement, ça rendrait possible un vrai débat public de fond sur la redistribution dans notre pays.

Accessoirement aussi, ça redonnerait aux pauvres un contrôle sur leur vie en leur donnant un budget à gérer plutôt que de le dépenser pour eux. Plutôt que d'offrir une redevance TV à 30€ à un pauvre, donnons lui 30€; plutôt que de lui offrir une entrée de musée à 10€, filons lui 10€. S'il n'aime pas la télé, il pourra aller 4 fois plus au musée, ou dépenser 30€ de plus là où il veut.

Et pour finir de rejoindre le lama, s'il faut augmenter les impôts de riches pour mettre en place un tel système efficace, transparent, juste, humain, allons y.

Ho! Camarade Hugues, tu me fais l'honneur de traiter le même sujet que moi (bien qu'avec un peu de retard):

L’affaire de la suppression supprimée de la carte famille nombreuse (aisées) de la SNCF, qui la semaine dernière a mis sens dessus dessous la majorité, concerne t’elle les français d’en bas ?
http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/04/laffaire-de-la.html

@Camarade Moktarama,
décidément tout est bon pour garder ses privilèges: oubli de la situation financière du pays, argument spécieux...

Quel est le parti (crédible) qui défend les Français à revenus modestes, déjà ?

Bravo Liberal et Poil de Lama, très bien dit.
Même sur un bon blog, on se trompe parfois de problème.
Mais la force d'un bon blog c'est aussi d'avoir de bons commentaires...

Cet article là, je l'ai lu attentivement, par contre; c'est le titre qui a attiré mon attention.
Moi aussi j'avais compris comme Moktarama, au début, pour "l'aisance". Mais la suite de son raisonnement, à savoir qu'en somme il faut aussi inciter "les riches" à faire des mouflets, me parait fort peu convainquant, c'est le moins que je puisse dire. D'une part, ils n'ont pas besoin "d'incitation" pour en faire, ensuite, ils ont les moyens de les élever, enfin, que la collectivité se retrouve avec leur marmaille à charge (marmaille héritière parasite qui se reproduira aux frais de la dite collectivité), et que ça puisse paraitre bien naturel comme ça le parait à Moktarama, c'est vraiment le comble.

Par ailleurs, cette phrase: "« Ah mais ça, ça n’aurait pas été très égalitaire ! » se marre la personne très riche," en dit long sur la mentalité "du riche". En somme, son raisonnement est qu'il convient de laisser des miettes relativement consistentes pour que "les pauvres" aient un "sentiment" d'égalité afin que "les riches" puissent continuer à engraisser leur marmaille sans qualité particulière (sinon celle d'etre "gosses de riches") à leurs frais pour la postérité.

"Et n’importe quel smicard qui toucherait le gros lot à l’Euro-Loto se ferait un devoir d’acheter son premier Picasso à Pointe-à-Pitre avec un chèque anglo-normand."

Non, je ne pense pas, il y a de telles inégalités culturelles entre smicards, il y a ceux qui préféreraient acheter un cheval de course. Au risque de se faire refiler un tocard.

Quant à l'investissement dans les "oeuvres d'art"... Il y a ceux qui achètent une fortune ce qu'un crevard comme Modigliani n'arrivait pas à vendre... pour le mettre...dans un coffre-fort plutot que sur le mur de son salon pour au moins avoir le plaisir de le voir .

C'est fou ce que j'ai envie de vaticiner comme commentaires, en ce moment, ça doit etre le résultat des élections de ce coté-ci des Alpes. Mais il me vient comme un ricanement mauvais: il est sur de ne pas avoir acheté un faux, ton "riche"? Parce que des vrais faux qu'on prend pour des vrais, meme les experts s'y plantent en faisant payer très cher une expertise, plus chère que le prix du tableau.

Tu pourras toujours nous dire s'il s'agit d'un vrai vrai, d'un vrai faux, ou d'un faux faux dans ton prochain tome...


@Liberal, Poil de lama: +1

@Hugues, je crois que l'exception française à retenir pour le tome II est plutôt dans la diversité incroyable de catégories de population, certaines minuscules et d'autres très larges, créées par ces systèmes multiples sous conditions de ressources variées. Ainsi, tout un tas de petit s et grands groupes d'intérêt ont chacun un mini-fromage, un petit bout de privilège auquel s'accrocher (chaque fois au nom de principes universels bien entendu). Et le pendant de tout ceci, de l'autre côté de l'échelle: les niches fiscales qui permettent à votre pote très riche d'assurer les vieux jours de ses descendants à la douzième génération.

Alors bien sûr, pas étonnant que les réformateurs de tous poil se cassent les dents. Y compris notre cher Président. Il serait mal venu de s'en plaindre, lui qui n'a rien eu de plus pressé que d'ajouter quelques solides couches de complexité fiscale supplémentaire dès son arrivée au pouvoir.

Liberal, Poil de lama & co,

Comment dire… En fait, par réflexe, je serais plutôt réticent à l’égard de ces usines à gaz qui vont à l’encontre d’un système simple où les gens seraient payés de manière décente et où les biens et services seraient rendus accessibles par le jeu de l’innovation et de la concurrence. C’est mon côté libéral.

Mais parce que je vis dans le monde réel, je sais aussi que la redistribution est indispensable, de même que les systèmes de solidarité collective qui permettent de venir en aide à ceux qui en ont besoin à un moment donné. C’est mon côté social.

Donc, puisque nous ne sommes pas capables de créer une société où les choses fonctionnent de manière optimale, mais aussi parce que je crois à la mission de régulation et de projection dans l’avenir d’un Etat, je considère que les allocations familiales, les bourses scolaires et autres études supérieures gratuites sont des outils légitimes. Mais certainement pas des outils universels.

Je ne sais pas si la perspective d’avoir à présenter un document assurant que ses ressources sont inférieures à tel ou tel plafond est attirante (on doit pouvoir trouver des moyens plus sophistiqués d’apporter cette information au service concerné), mais je pense que la distribution indiscriminée de subventions, de cartes SNCF, de ceci ou de cela est coûteuse, inéquitable et finalement insuffisamment inefficace puisqu’elle conduit à saupoudrer les ressources au lieu de les concentrer sur les personnes qui en ont réellement besoin.

A la limite, et je suis content de voir Tom Roud rappeler le versement de ces 600 dollars à tous les foyers, puisqu’il vient renforcer mon point : aux US, lorsque des Républicains prétendent faire du social, ils font du saupoudrage à la française. Et dites-moi, que feront Bill Gates et Paris Hilton de leurs 600 dollars ?

En principe, la redistribution devait se faire par le biais de l'impôt direct, et lui seulement. Les allocations sont déjà en soi discutables, mais alors les effets de seuil opacifient absolument tout (avec en plus des mécanismes d'indexation). Et, oui, il m'arrive assez fréquemment de me passer d'une petite subvention universelle à laquelle j'ai droit mais qui me paraît trop faible pour mériter les 3 documents à remplir pour la percevoir six mois plus tard. L'universalité de l'allocation, c'est le rasoir d'Occam.

Mais Hugues, il y a bien redistribution dans un système d'allocation égalitaire.
Essayons de schématiser un peu: Imaginons un impôt de 30% et une allocation de 300 EUR par mois pour tout le monde sans condition, l'allocation étant déduite des impôts le cas échéant. Le chômeur en fin de droit touche l'équivalent d'un RMI à 300 EUR, le smicard à 1000 EUR reçoit en allocation autant qu'il doit d'impôts. Le cadre sup à 3000 EUR/mois paiera à l'état 3000*0.3 - 300 = 600 EUR, soit 20% de son revenu. Quant au riche patron déclarant 100'000 par mois, il devra 100000*0.3 - 300 = 29'700 soit presque 30%, l'allocation étant peanuts par rapport à ses impôts.

D'ailleurs, un système d'allocation universelle tel que proposé par Libéral est en fait très proche du système actuel où les plus pauvres reçoivent de l'état et les plus riches donnent selon un système d'impôt progressif, mais en plus lisible et sans les effet de seuil.

A noter qu'en Suisse les allocations familiales sont soumises à l'impôt, ce qui fait que 200F brut elle devient 200F net pour les plus pauves mais 130 ou 140F pour les plus riches.

Quant à ce que feront Paris Hilton et Bill Gates de leur 600$, ben je dirais la même chose que feront Martin Bouygues ou Johnny Halliday (ah non, mauvais exemple...) des économies réalisées grâce aux réductions d'impôt.

@Lory & Gwynfrid,
Merci de faire preuve de bon sens, c'est si rare dans ce monde virtuel.

Le pire de tous les impôts, est bien évidemment la CSG qui ponctionne même le retraité à 400 € par mois qui crève de faim !

Contrairement à ce que disent les éléphants de la caviar-bobocratie, il est infiniment plus injuste que la TVA à 25% qui aurait surtout pénalisé les importations de type Rolex ou Mercedes, donc les riches de la clientèle aisée du PS.

La nourriture à 5,5% n'étant pas concernée par cette TVA là.

Juste une précision : c'est 600$ par personne par foyer, i.e un couple touchera 1200 $. Je ne sais plus s'il y a quelque chose pour les enfants aussi.

Maintenant c'est vrai qu'il aurait mieux valu verser cette prime uniquement aux plus-pauvres, quitte à la grossir (tiens, je ne me souviens plus, mais n'était-ce pas le rôle de la prime pour l'emploi ? ), mais c'est encore un cas différent des aides sociales car tout cela passe par l'impôt encore une fois, et la structure du système d'imposition américain s'y prête bien : retenue à la source + remboursement du trop perçu par l'Etat. La prime Bush plus un impôt à l'envers qu'autre chose qui va s'ajouter aux remboursements individuels.

Il faut aussi remarquer que les salaires suivant naturellement une loi de puissance, il y a énormément plus de pauvres que de riches. Donc comme disait YR, il n'est pas clair qu'il y aurait un gain pour l'Etat à chercher absolument à exempter les plus riches des différentes aides (il faudrait payer des gens à le faire pour un tout petit nombre de personnes concernées). C'est d'ailleurs un argument que ressortent à chaque fois les opposants de l'ISF (mais le cas des aides sociales est différent puisqu'il serait plus lour à gérer). C'est aussi la raison pour laquelle la chasse aux fraudeurs peut-être au final contreproductive.

D'abord des gens comme cela, il n'y en a pas plus de 2 ou 3000 en France.

Ensuite, ils peuvent aussi toucher le RMI.

Finalement vous avez raison lorsque l'on est vraiment riche (>30 millions d'Euros) tous ces discours sur taxer les riches etc. sont des foutaises; il suffit d'être bien organisé et a ce niveau la on peut se payer son inspecteur des impôts personnel.

En France la notion de richesse est très relative. Les riches ce sont ceux qui gagnent plus que vous, ce qui vous en conviendrez est complètement anormal puisque par définition il n'est pas normal de gagner plus que vous.
D'ailleurs il y avait eu un intéressant débat interne au PS sous Jospin me semble t il ou les Parisiens n'avaient pas la même notion des hauts revenus que les Landais.

OUI!
Encore une belle hypocrisie.Ce qui est étonnant, c'est finalement le faible nombre de commentateurs et politiques qui pensent tout haut comme toi, alors qu'il s'agit objectivement de rien moins que du bon sens. Quand "les caisses sont vides3 evidemment, mais même en période "normale".

D'ailleurs, et même si ce serait certainement compliqué à mettre en place, le même raisonnement devrait voir les amendes de toutes sortes être proportionnelles aux revenus+patrimoine des intéressés. La conductrice de 4x4 qui se gare en double file rue de Passy n'est en rien dissuadée par une amende de 75€; alors que le rmiste...

les hyper-riches aimablement cités ici sont rarement dotés de trois (ou plus!)enfants de moins de 18 ans tant l'âge moyen des contribuables à l'ISF dépasse 60 ans...
le cas emblématique est donc rare, mais bien sûr symbolique...
cependant losqu'on voit la paperasserie décourageante qu'il faut produire pour une carte familles nombreuses et le peu de gains financiers associé pour un "hyper riche", je soupçonne le cas d'être plus que symbolique, virtuel...

la disparition de la carte familles nombreuses , comme la mise sous conditions de ressources des "allocs", etc... envoie deux drôles de messages:
1-dans les efforts/sacrifices demandés aux français, les familles seront les premières mises à contribution car chacun sait qu'il est plus confortable d'avoir trois enfants et les allocs que d'être "dinki" (double income no kids)
2-il faut créer une rupture avec la politique familiale qui permet à la France d'avoir le meilleur taux de natalité d'Europe , arrêter cette "exception française" pour reprendre un terme en vigueur ici...

pour aller dans le sens de carolus, effectivement, tous les prix devraient être indexés sur les revenus: c'est ce qui sepasse sur les marchés des PVD où le prix se négocie, et n'est pas le même lorsqu'on est étranger, ne parle pas la langue locale, arrive en voiture...pourtant ce modèle ne recueille pas l'unanimité.
c'est aussi le modèle de l'impôt peogressif: 1000€ d'impôts coutent moins au riche qu'au pauvre, un principe actuellemnt remis en cause...

Poil de Lama :

"En revanche, si pour avoir accès à la carte de famille nombreuse il faut pouvoir montrer au guichetier deux cents tonnes de pièces comptables établissant qu'on est économiquement faible... ben ça va créer bien plus de problèmes ça n'en résoudra. Compliquez pas la vie des pauvres en prétendant faire chier les riches. "

100% d'accord. Je me demande s'il existe des études sérieuses sur cette question. Je ne serais pas étonnée de découvrir une sorte de taux de "découragement" des plus démunis et moins informés. L'enfer bureaucratique est pavé de bonnes intentions, surtout dans notre "modèle social".

Les Commentaires sont allés bon train la semaine dernière sur la suppression de la Carte Familles nombreuses et les restrictions souhaitées sur la Carte Vermeil. Pour BiBi, le Monde est toujours séparé en deux : il y a ceux qui ont la vie duraille et ceux qui gardent un train de vie somptueux. Il y a ceux qui montent dans le bon wagon (de la fortune) et ceux qui restent à quai (de la pauvreté).

Voila bientôt une année que le Petit Nicolas et sa bande nous montrent la voie et on se demande pourquoi c’est toute la France qui déraille et toujours les Pauvres qui dérouillent.
Bibi aime le train. En l’attendant, il est en salle d’attente. Dans ce lieu-là, il y a tous ces autres qui sont venus ici se côtoyer parce que, pour eux non plus, ça ne va pas trop fort. Dans un hall de gare, dans l’air vicié d’une salle d’attente, BiBi retrouve des gens qui ont déraillé, des gens que la vie a fait dévier de leur trajectoire. Ce sont des lieux de croisement pour les solitaires et les fous. BiBi y sent distinctement l’attente et l’espoir. Il a sorti un livre et s’est plongé sans coup férir dans les divagations d’Elias Canetti. Le voilà tout songeur sur l’anecdote rapportée par l’écrivain :
« Hier en Italie, à l’âge de 93 ans, est mort un homme qui vivait depuis vingt ans dans les chemins de fer. Il ne cessait d’aller d’un train à l’autre, n’ayant pas d’autre domicile. Ancien député, il disposait de billets gratuits. Sa grande fortune ayant disparu, il ne lui restait plus que ces billets. Il mourut dans la gare principale de Turin, alors qu’il s’apprêtait à changer de train. »

BiBi (www.pensezbibi.com) soupira : chacun sa façon de descendre au Terminus.

La bataille a fait rage et j'arrive avec quelques encablures de retard...
Je suis étonné de constater le coupage de cheveux en quatre systématique auquels vos articles sont soumis.
Je dois être fort naïf ou trop confiant. Pas assez soupçonneux en tous cas de me sentir bêtement rassuré par une proximité de pensée bien réconfortante par les temps qui (ne) courent (plus). Autrement dit : par un phénomène curieux j'adhère totalement, la culture en moins, à ce que vous dîtes.
Et ça n'est pas là flagornerie...
Ayant récemment failli, nez-dans-nez, me faire casser la gueule par un prôche "pauvre" qui n'a pas supporté que je lui dise que les Allocs n'étaient pas égalitaires pour un sou (les pauvres sont rudes, en pensée comme en action et le dogme est vigoureux) et que la gôche institutionnelle n'en faisait même pô état, je crois savoir de quoi je parle et comprendre bien nettement le point de vue du "riche" de votre connaissance...
Mais ça ne badine pas dans la France d'en-bas car elle en tient une sacrée, la France d'en-bas. Ca ne va pas en s'arrangeant...

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