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lundi 25 juin 2007

Commentaires

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Bah, Hugues, le sarko-marxiste se fait trop modeste ces derniers temps. Tu devrais relire ta note précédente 'Identité nationale et immigration' : tu l'as eu un jour, tu l'as eu !

Ah oui, c'est juste. Hugues, un point. Hugues, one point.

Il est clair qu'entre les ouistes et les nonistes il n'y a plus depuis longtemps que des dialogues de sourds, et ça va pas s'arranger. Sache seulement (et au besoin, admets-le sans comprendre) que je suis moi aussi relativement content du compromis foireux accouché par notre président tout neuf. Je suis bien certain que Ségolène et DSK n'auraient jamais seulement essayé de faire moitié aussi bien, ou moitié aussi peu mal, et que leur seule idée était de nous resservir mot pour mot ce que 55% des électeurs avaient rejeté.

Permets-moi juste en passant de te faire observer qu'il faut avoir un paquet de, hum, matière collante dans les yeux pour ne pas voir que le plus anti-européen de ce sommet aura été ton grand pote Blair, quelque peu secondé par ces merveilleux Polonais (plombiers ou jumeaux) que nous étions censés avoir si cruellement déçus dans leurs desseins fédéralistes avec notre ignominieux non trotsko-nationaliste, voire carrément pétainiste. J'ai comme l'impression qu'il est aujourd'hui flagrant que les nonistes français n'étaient pas les pires ennemis de l'Europe, mais je n'attends pas des ouistes dans ton genre qu'ils aient enfin l'honnêteté de l'admettre.

Donc, merci Sarko, et fuck Blair, fuck DSK, fuck Ségolène, fuck les jumeaux polonais, fuck la synthèse merdique au PS, fuck la concurrence libre non faussée et hautement compétitive. Chers camarades, je serais vous, je ne serais pas fier de recevoir des leçons de réformisme et d'art du compromis de la part de Sarko, mais il n'y a pourtant pas de doute: en la matière, si lui ne vaut certainement pas autant qu'il entend le faire croire, il vaut toujours beaucoup plus que vous.

@Poil de lama

Je comprends pas là.

Le nouveau traité par rapport à une reprise mot pour mot l'ancien perd un certain nombre de chose que souhaitaient les ouitiste, et garde tous les éléments que lui reprochaient les nonistes.

Et la référence explicite à "concurrence libre et non faussée" supprimée ? J'ai du mal à croire que les nonistes que j'ai connu sérieusement paranoïaque au sujet du contenu du traité ne se rendent pas compte qu'en terme de libéralisation le reste du traité (et la reprise des anciens textes) a tout autant de conséquence avec ou sans cette phrase.

jmdesp:

Non, ça n'a pas le même poids, et pour une raison simple: le TCE a été rejeté par le suffrage universel, tandis que le compromis Sarko foireux n'est que le résultat d'une tractation de diplomates. Sur le plan juridique, on peut soutenir que c'est kif-kif (encore que; ça peut entraîner plus que des nuances dans la jurisprudence). Mais sur le plan politique, c'est sans l'ombre d'un doute extrêmement différent. Si la France avait voté oui, chaque fois que nous aurions pesté contre l'ultralibéralisme, on nous aurait répliqué: "le peuple français a tranché". Eh bien, justement: il a tranché, mais pour dire qu'il était contre. Ça va gêner aux entournures plus d'un ultralibéral, et pour longtemps; dans l'immédiat, ça met fort mal à l'aise mes chers camarades socio-libéraux, et il n'y a qu'à voir leur tronche pour comprendre que pour eux, c'est loin d'être la même chose. C'est que les hommes politiques sont bien forcés de faire un peu semblant d'être des démocrates, et de ce point de vue-là, il est bien clair que "non" n'a jamais voulu dire "oui", quoi qu'en puissent penser les juristes.

Maintenant, peut-être que je n'étais pas un noniste paranoïaque mais seulement un noniste démocrate... Y en a eu.

Je ne vois pas comment on peut se féliciter que le président français relance l'Europe sur les mêmes bases que TCE, alors que les français lui ont dit non...

C'est encore une fois au culot que Sarkozy présente son mouvement perpétuel comme une avancée, quand il s'agit seulement de reprendre le TCE refusé pour le refourguer sous une autre forme.

Le contenu de cette Europe, en particulier son absence de caractère social et son manque de démocratie directe, reste donc loin de ce qui pourrait être proposé.

On en reste à un Nice bis. Et c'est bien dommage...

Et pourtant on en aurait bien besoin de la concurrence libre et non faussée dans notre riante contrée de corporatisme gras.

Importons des racines carrées de plombiers Polonais et de l'Anglais acceptant de travailler 42h par semaine.

Poil de lama: J'aimerais souligner que si l'envergure politique de l'UE est nulle ou anecdotique, son importance juridique reste considérable.

Donc, peu importent les symboles dès lors qu'on parle de l'UE : seules comptent les conséquences juridiques.

@ Poil de Lama
Sarkosy ayant très clairement dit lors de sa campagne ce qu'il allait faire et les électeurs nonistes s'étant en nombre appréciable et décisif ralliés à lui le 6 mai, je crois que la question du "plan B" est maintenant tranchée... Et comme la "concurrence libre et non faussée" n'est plus, j'ai envie d'dire, gravée dans l'marbre, tout le monde est content.

Résumons :

1. Oui, Nicolas Sarkozy a largement contribué (avec d'autres) à sortir l'Europe du blocage où la France (entre autres) l'avait plongé.
Positif donc du point de vue de la realpolitik.

2. Oui, il s'agit d'un marchandage diplomatique au sommet et non d'une approbation des peuples, ce qui est quand même gênant, sur le principe, d'autant que ce "traité simplifié" reprend l'essentiel du TCE, rejeté par une majorité de Français.
Discutable donc sur le plan de la démocratie.

3. Oui, les Européens les plus convaincus (Prodi, Juncker...) peuvent être déçus. L'idée européenne a plutôt reculé, ainsi que l'Europe poltique et l'Europe sociale. Ce sera dur d'avancer avec les Anglais, les Polonais, les Néerlandais...
Un peu triste donc pour l'idéal européen.

4. Oui, c'est une bonne chose (quoique assez anecdotique finalement) que "la concurrence libre et non faussée" n'ait pas été "gravée dans le marbre" (même si cela ne changera pas grand-chose sur le processus de libéralisation dont Bruxelles se veut le moteur). Car "la concurrence libre et non faussée" est au plus un moyen mais ne peut être un idéal.
Plaisante donc, cette concession symbolique.

Et puisqu'il est, semble-t-il, de bon ton aujourd'hui, de finir par une citation de notre nouveau président, disons que je suis d'accord avec lui quand il dit : "Je crois la concurrence indispensable pour assurer le meilleur rapport qualité/prix, pour stimuler le service et l'innovation, mais je récuse une approche idéologique qui fait de la concurrence une fin en soi".

Pour ceux qui se réjuisse du retrait de la phrase "concurrence libre et non faussé", je tiens à dire que le fait que ça ne change *rien* est officiellement confirmé.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?&news=4328536
"Cela n'affecte en rien les bases juridiques de la politique de concurrence"
"C'est politiquement et symboliquement important, mais cela ne change rien sur le fond"

Ben encore heureux ! On n'allait pas non plus éliminer le traité de Rome l'année de son cinquantenaire !

Vous dîtes que l'idéal fédéraliste perd des plumes.

J'aimerais bien savoir en quoi cet idéal fédéraliste serait en quoique ce soit supérieur à une union des nations.

En quoi, cet idéal nous permettrait de garantir la paix.

En quoi, ce système nous permettrait de résoudre des problèmes que nous ne pourrions pas résoudre autrement.

En résumé, ça sert à quoi le fédéralisme ?

Je vais poser une question un peu conne. Ca sert à quoi la concurrence libre et non faussée ? Ca sert à quoi la relance de l'Europe ? Les blettes de ce soir seront meilleures et mieux cuite si j'achète de l'électricité à un (forcément merveilleux) nouvel opérateur ? Sincèrement, moi, l'Europe en panne, je commençais à aimer, au moins, j'avais pas l'occasion de ne pas être d'accord avec une décision contre laquelle rien ne pouvait être fait. A propos, expliquez moi aussi, c'est quoi l'intérêt communautaire (dont est garant la commission).

À quoi sert le fédéralisme? à deux trois petites choses comme:

1. Obliger des leaders de pays qui la plupart du temps ne rassemble même pas 1% de la population humain à arrêter de faire semblant de croire qu'ils peuvent imposer leur point de vue à la terre entière et/ou ignorer celle-ci comme si les pays en question étaient suspendus à des points lagrange hors de porté du reste du monde

2. Servir les intérêts des peuples de ces différents pays qui sont les mêmes sans passer par les deals entre chancellerie qui, outre leur aspect peu démocratique permettent à la classe politique actuelle de faire preuve d'une très très grande hypocrisie (type Pervenche Beresse qui écrit la moitié des articles du TCE avant de faire campagne pour le Non en croyant que ça aiderai à la réalisation des ambitions de son chef ou encore les souverainistes qui disent en petit comité que Bolkenstein n'allait pas assez loin avant de faire campagne en faisant semblant d'être outrés par le projet du commissaire dutsch)

Sinon la concurence libre et non faussée a elle aussi quelques avantages, comme par exemple d'interdire à Carrouff d'acheter tous ses concurents pour imposer le steack Charal à 300€ l'unité ou d'empêcher des copains à Sarko d'obtenir de la part de la puissance publique moults avantages qui leur permettraient de prospérer sans être compétitif.

Bien sûr, nous sommes là dans des avantages théoriques la concurence libre et non faussée ayant été rejeté par le peuple avec la bénédiction de l'extrême gauche anti-libérale et alliée du prolétariat: la même qui envoie ses membres servir d'éminence grise à l'ex patron du MEDEF et qui vote contre la taxe Tobin quand elle en a l'occasion.

Sinon, il y a des aspects du plan "S" qui ne sont pas appréciables: Sarko a explosé le records de l'hypocrisie en affirmant au moment du débât du second tour qu'il ne présenterai pas son plan S à un référendum pour "respcter l'expression du peuple souverain": le gars a eu peur d'un nouveau refut dans les urnes et il squizze la population, à la grande joie de ses proches et de ses fans qui aiment affirmer en petit commité que le français lambda est de toute manière un sombre crétin qui n'y pige rien.

Ensuite, le Plan S, c'est le plan A du TCE en moins bien, on est d'accord, mais je rappelle que le reproche fait par les plus sincères des nonistes (comprendre: pas ceux qui avaient un plan de Carrière par derrière les fagots) était la "très grande difficulté" supposer à modifier ce texte par la suite quand bien même une majorité d'européens le souhaiteraient. Hors, quelle garantie a -t-on de ne pas avoir droit à un traité au rabais qui deviendra la frontière institutionnelle indépassable de l'Europe, au moins jusqu'à un changement de génération du personel politique?

1. Je vois pas ce qu'on cherche à concurrencer les USA. On peut exercer bien des critiques à leur encontre sauf que rien ne prouve que nous serons meilleurs dans cette tache.

2. Les peuples sont peut-être les mêmes mais les économies, la culture, l'administration, l'histoire n'est absolument pas la même....

En outre, une zone de libre-échange n'empeche absolument pas la concurrence libre et non-faussée. Pas besoin d'une fédération pour cela.

Laurent Weppe :
quand vous mentionnez l'extrême gauche "qui envoie ses membres servir d'éminence grise à l'ex patron du MEDEF", à qui pensez-vous, précisément ? À Eric Besson ?
Quant à Pervenche Berès (et non Béresse, quelle "moitié" d'articles du TCE a-t-elle écrit ? Et à elle seule ! (seriez-vous non pas de Nice, mais de Marseille, cher Laurent ?).
Merci également de dénoncer les "plans de carrière" de la gauche noniste. C'est clair, les ouistes, eux, étaient des esprits purs, des anges totalement désintéressés, comme le remarquable François Hollande, ou encore Nicolas Sarkozy.
Enfin, merci pour votre fulgurante synthèse pro-concurrence "libre et non faussée" (oxymoron s'il en fut. Le jour où je trouve des steacks à 300 euros chez Carrouf, promis, je prends ma carte chez DSK.

A. Ha, de quoi je parle à propos de l'extrême gauche? D'un ex numéro 2 du Medef qui a commencé à la gauche prolétarienne (http://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Kessler) par exemple. Mais Besson est aussi un bon exemple: ce petit élitiste qui fait écrire à sa gosse de 14 ans que ses administrés sont des ahuris et qui a démontré que la grande ambition de sa vie était d'avoir un emploi fictif de luxe a, par son mépris de patricien et la priorité qu'il donne à son statut personnel une authentique proximité avec les baronnets d'extrême gauche.

B. Mes parents ont longtemps enseignés dans la région de Marseille, merci pour eux, et la "moitié" des articles écrient par Pervenche Bérès était bien entendu à prendre comme une license poétique: de manière plus terre à terre, c'est elle qui a mis la partie III du TCE sous le nez de Giscard en disant que les grandes déclarations de principe c'était bien joli mais que les conventionaires de gauche ne signeraient pas sans la partie III, ce après quoi elle est allé écrire un interminable article dans le monde où elle disait que Fabius Maximus avait bien raison de dire que la partie III que la gauche avait imposée à Giscard (avec des raisons parfaitement respectables soit dit en passant) était pourrie et qu'il fallait voter contre le TCE pour cette raison

C. Quant à l'absence de plan de carrière de Hollande ou de Sarko, disons que Sarko était déjà de facto le candidat UMP aux présidentielles (et il avait surtout intérêt à ce qu'une victoire du Non enterre la Chiraquie, chose qu'il a parfaitement compris en allant publiquement taper sur le modèle social français histoire de fournir des arguments au camps d'en face) et que Hollande aurait certainement bien mieux préservé ses chances en adoptant une neutralité prudente sur le sujet (et l'animal étant tout sauf l'imbécile pour lequel on essaye de le faire passer, il n'y a aucun doute sur le fait qu'il s'en était rendu compte tout seul), ce qui fait que les exemples ici cités ne sont pas pertinents

D. Le steack n'est pas encore à 300 euros, mais mes dépenses mensuelles de bouffe chez champion/casino de mon quartier sont passées de 250 à 400 euros en 5 ans, chose provoquée, non pas par le passage à l'euro, mais parce que la direction de ses enseignes, consciente d'avoir une clientèle captive a pu gonfler les prix, alors qu'une peu de concurrence libre et non faussée aurait pu éventuellement permettre l'émergence d'un marchand de boustifaille qui ne me prenne ni pour un con, ni pour une vache à lait

A. Il a commencé à l'extrême gauche Eric Besson ?
B. Vous êtes extrêmement bien renseigné sur Pervenche Beres (au point d'écrire son nom de famille avec une faute dans votre premier post). Avez-vous travaillé pour la Convention ? Disons que oui : la partie III que Pervenche aurait "voulue" n'était peut-être pas la même que celle qu'elle aurait aimé voir sortir. Cette éventualité vous a-t-elle traversé l'esprit ?
C. Rien compris à ce que vous esssayez de démontrer.
D.Vous êtes célibataire ? Parce que le chiffre que vous avancez correspond au mien, pour une famille de 3 personnes, et je vous assure que nous ne nous privons pas. Et oui, lisez Que Choisir, le passage à l'euro correspond à une forte hausse des prix en supermarché. Cela heurte peut-être la théologie trichetienne, mais les faits sont têtus.
Enfin, ne me faites pas rire pour la concurrence : allez dans un Lidl ou un Ed, il y en a partout et vous paierez moins cher (même s'ils pressurent autant leurs fournisseurs et leurs employés).
Bon appétit, bonne journée.

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