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mercredi 08 novembre 2006

Commentaires

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Le despotisme éclairé est d'autant plus attirant que tout le monde aime se penser plus éclairer que le voisin.

Ségo s'affiche partout comme candidate de la rupture (la stratégie sarkozyste in fact). Or, si je ne me trompe pas, elle fait bien partie de ce sérail élitiste qui est la principale cause du discrédit du politique: énarque, collaboratrice de mitterrand, qui a élevé ses gamins sous les lambris de la politique, etc. En réalité, sa seule rupture, c'est d'être une femme, ce qui sauf à être sexiste, ne devrait pas être pris en compte.

Sous cet angle, la vraie rupture me semble plutôt venir de qqu'un comme DSK, un prof d'éco, qui parle plusieurs langues étrangères, blogge, etc.

Cher Hugues c'est la première fois que je visite ton blog, et je fais exactement la même analyse que toi (et ayant le même profil sociologique, j'adore ton expression "suedoise du poitou"), c'est cool de lire ton article, surtout en venant du blog de DSK où j'ai bc rit, les commentateurs sont comment dire, bon, curieux !
Mais tu as du en faire l'expèrience ton blog.
Je repasserai te lire,

Il me semble qu'il y a, au-delà de son "pragmatisme", quelque chose qui fascine dans le personnage Ségolène - sur un plan, disons, psychologique. C'est la détermination farouche et la volonté qui l'animent. Cette femme semble sacrément "dure". D'une manière différente des hommes, sans doute, mais elle fait l'effet d'une adversaire redoutable...

Sarko' Hara et Sego' Timmins : painfull....
La presse "industrielle" est largement coupable du degré zéro du débat des présidentielles.
Il est clair que l'électorat est aujourd'hui très désorienté par l'offre politique de la droite, incarnée par Sarko et de la gauche par Ségo.
Combat, lamentable, de O' Hara et de O' Timmins, largement orchestré par les média "industriels", l'électeur de bon sens ne s'y retrouve pas. Ces médias, comme le souligne Jean-François Khan, s'arrangent pour parler le moins possible de François Bayrou et de l'UDF qui apportent pourtant des réponses et surtout une vision pour la gouvernance de la France, gouvernance qui soit autre chose que le spectacle atterrant que nous donne les questions au gouvernement chaque semaine à l'Assemblée Nationale.
Ces médias devraient pourtant se réjouir d'avoir enfin autre chose à raconter ! D'avoir enfin un courant politique qui s'adresse au français et non aux corporatismes et au lobby de tout poil ! Eh bien non ! Le politiquement correct et, plus grave, l' "économiquement correct" conduisent ces médias à baisser leur pantalon et à se détourner ainsi du devoir d'objectivité et d'indépendance de la presse.
Oui, Francois Bayrou a eu raison de le dénoncer, oui il a raison d'affirmer la collusion média/industriels, oui les idées de l'UDF ne sont pas relayées à la hauteur de ce que l'objectivité imposerait

Bravo en résumé (je caricature mais c'est pour forcer le trait).

point 1/ comme elle n'a pas de réelles convictions, le pragmatisme sera à l'honneur. On gouverne le nez au vent en somme. Pourquoi pas le danger ce sera la dictature de la popularité.

Point 2/ Discours anti-elite et gens connaissant les dossiers ... la réalité face au droit etc...

Ne serait ce pas un peu à la limite de ce que l'on appelle le populisme.

Moi je ne vais pas voter jeudi, neammoins et en toute objectivité je pense que les deux vrais représentant des tendances du PS aujourd'hui sont DSK et Fabius. Et qu'effectivement pour que la gauche gagne elle doit défendre des positions de gauche et non des discussions de salons de thé.

Ségoléne, je trouve manque de solidité dans les débats, son pragmatisme relevant souvent du "faudra voir", "posons la question on verra ensuite". Ce que je lui demande ce ne sont pas des questions mais des orientations.

Pas vous ?

non, je me méfie des orientations toutes faites car elles biaisent la aison. A choisir, je préfère une question claire limpide et bien formulée que de vaseuses et présomptieuses orientations ds la marche du monde actuelle.

Si les "orientations" prennent la forme de lois passées de force via le 49.3, de décisions construites sur des préjugés stupides que l'on déguise en idéologie après coups ou d'une politique hyper-élitiste et consanguine présentée comme du "réformisme" alors je les "orientations" je m'en passerai sans regret, merci bien.

De plus, la question du "pragmatisme" est prise à l'envers: aujourd'hui, on voit de plus en plus de politiques faire de l'idéologie pour masquer un manque voir une absence de convictions, alors qu'en même temps des décisions idéologiques, voir basées sur des préjugés complètement foireux (expliction que m'a filé un jour un proche de sarkozy: "Le CPE c'est bien parce que les pauvres et les chômeurs sont des feignasses congénitales qu'il faut forcer à bosser" ça a l'air caricatural comme ça, mais c'est VRAIMENT ce que pensaient beaucoup de notables de droite ainsi que leur courtisants... décidément, je regrette pas d'avoir défiler contre cette mesure) sont présentés comme étant purement pragmatiques.

Quant à l'accusation de "populisme".
Combien de fois faudra-t-il répéter que le populisme ce n'est pas de l'anti-élitisme, mais au contraire de l'élitisme poussé à un niveau pathologique.
Un populiste, c'est quelqu'un atteint du syndrome de Cromwell: il prêt à couper la tête du roi à la demande du peuple, mais elle n'aura pas fini de rouler qu'il sera déjà assis sur le trône laissé vacant.
Les propositions de Royal ont pour objectif de limer un peu le piédestal sur lequel les décideurs ont tendance à se mettre, pas de faire ce que souhaitent vraiment les populistes, à savoir piquer la place aux élites mais sans en changer les mœurs.

De plus, ce que ses propositions ont révélés, plus qu'un populisme personnel, c'est l'élitisme latent du monde politique: tous pourris, certainement pas, mais tous persuadés d'être plus doués que le commun des mortels, alors ça oui, et c'est précisément la grande faiblesse du système actuel, une faiblesse qui doit être corrigée avant que les dégâts de l'"entre-nous" ne deviennent irréparables.

"Enfin, un gauchiste réformé ayant patiemment élaboré une version suffisamment syncrétique de la social-démocratie pour y intégrer, sans difficulté de cohabitation, Aron, Tocqueville, le New-Labour et les différentes incarnations chrono-spatiales du modèle scandinave. Et sur mon diagnostic de l’économie française : lisez Julliard, Baverez, Marseille, Fauroux & Spitz, Le Boucher, Blanc..."

...et tout ça avec une carte au PS et une posture "de gauche" : pas de doute, Hugues, vous êtes Royal.

Votre belle europe vous l'avez. Elle ne sert qu'à presser le citron des salariés avec la seule et vraie concurrence qui y existe : celle entre les salaires et les niveaux de vie. Un seul objectif après avoir détruit les employés , s'attaquer à ce que l'on appelle les classes moyennes.
Vous faites ce que vous voulez pour Ségolène. Vous pouvez effectivement ne rien en avoir à foutre des gens poussés à la précarité. Cela n'a aucune importance, de toute façon la "bèèèlle du Poitou" ne sera pas au second tour....
Ce que je vous reproche c'est que le seul choix que vous me laisserez au second tour c'est celui entre un jeune facho avec lequel on en prend pour 10 ans, voire plus, et un vieux facho avec un cancer de la prostate. Vous ferez quoi vous face à ce choix ? Pour moi comme pour beaucoup d'autres, comme votre belle europe libérale ne nous laisse pas d'autre choix, je sais ce que je vais faire.

La "belle europe" a une majorité de gouvernements de droite et une majorité de droite au parlement de Strasbourg avec l'extrême droite, et parfois l'extrême gauche, qui lui vient en renfort, alors avant de parler des "objectifs" de l'Europe, faudrait voir un peu QUI la dirige.

Quant à l'absence de la "bèèèle" du second tour, elle est très peu probable: l'abstention ne battra pas les records de 2002 et surtout, si Ségolène n'a pas son pareil pour exaspérer les militants des partis de gauche (y compris certains du sien) elle fait l'effet inverse en dehors de ce petit microcosme.

A propos de Ségolène, j'ai trouvé une analyse assez pertinente qui compare point par point ce que l'on sait déjà des programmes de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal.
On peut y voir ce qui les rapproche et ce qui les différencie radicalement. C'est plutôt intéressant, ça se passe là :

http://ulfablabla.free.fr/

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