Les poux, ces petites bestioles dont la présence en milieu scolaire est aussi emblématique qu'un appel à la grève, ne seraient qu’une « exception française » ? Allons donc !
Mon amie Jane K. est mortifiée. Son fiston de dix ans, expédié trois semaines en Californie dans le cadre d’un programme d’échange scolaire, s’est retrouvé, avec une trentaine d’autres petits Gaulois, entre les paluches gantées de latex des pompiers d’Orange County. Son crime : l’importation, fortuite certes, mais néanmoins illégale, de ces petits parasites du cheveu si communs sous nos latitudes, mais virtuellement inconnus outre-Atlantique.
Clairement, cette affaire risque de conforter notre réputation de peuple en délicatesse avec l’hygiène : la contamination des kids locaux par leurs correspondants ayant fait l’effet d’une bombe (de Parapoux). Pour l’Américain moyen, en effet, les poux sont une sorte d’affection dickensienne dont ne sauraient souffrir les rejetons de parents propres et responsables ― une maladie de la crasse et de la misère, quoi, un trouble pour étrangers sous-développés... Pas encore la peste ou le choléra, c’est sûr, mais pas loin...


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