Exception strictement parisienne, l’absence de cendrier sur les zincs passe pour une « mesure d’hygiène ». Et l’hygiène, nos bistrotiers, ils connaissent...
Osons le dire : l’hygiène corporelle n’a jamais été notre fort. Les Français passeraient même pour l’un des peuples au monde les plus réfractaires à la consommation régulière et systématique de dentifrice ou de savon, l'Académie n’ayant même pas été fichue de traduire le mot « shampooing ». Et le portrait du Français moyen brossé par nos amis du dehors ― béret, baguette, litron ― se complète souvent de références olfactives peu ragoûtantes même si, en réalité, les statistiques corroborant ce travers sont particulièrement difficiles à dénicher.
De fait, quelques minutes d’enquête sur Internet, source ultime du savoir par bribes, permettraient plutôt d’infirmer ce cliché, une étude publiée sur un site européen de prévention contre le Sida affirmant que « le niveau général d’hygiène et de propreté des Français est significativement plus élevé que celui des Allemands », en dépit de la réputation de maniaques antimicrobiens de ces derniers...

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