Ignaz-Philipp Semmelweis devait démontrer, dès 1847, l'impact positif du lavage de mains sur la transmission des agents infectieux. Ignaz qui ?
Il
est parfois conseillé aux touristes d'éviter, lorsqu’ils séjournent en
France, de se laisser tenter par les petites coupelles de cacahouètes
ou de mini-bretzels que l'on trouve sur les comptoirs des bars et dans
les réceptions mondaines. Une recommandation ne concernant pas les
seuls sujets allergiques, que l’absorption de la moindre particule
d’arachide risque d’envoyer à l’hôpital le visage déformé par un œdème
de Quincke, mais bien tous les étrangers que leurs défenses immunitaires n’ont pas préparés à la rudesse de nos manières.
Plusieurs expériences « scientifiques » démontreraient, en effet, que l’on peut déceler la trace de dizaines d’urines différentes dans la plus minuscule des assiettes apéritives, nos compatriotes négligeant de se laver les mains après être passés aux toilettes et partageant généreusement le souvenir de leur dernière miction avec leurs semblables... En vérité, je ne sais pas si de tels tests ont réellement été pratiqués : les légendes urbaines ont la vie dure et les ressources limitées de nos chercheurs ne leur permettent probablement pas de traîner dans les cocktails. Mais je subodore que l’on peut tout à fait en arriver à de telles conclusions sans mener une vie sociale trépidante.


Les commentaires récents