Jacques Chirac en pinçait pour le crabe. Nicolas Sarkozy, lui, essaie de se souvenir de la maladie d'Alzheimer. Mais qui s'occupera des spasmophiles ?
— Je sens de temps en temps des douleurs de tête.
— Justement, le poumon.
— Il me semble parfois que j'ai un voile devant les yeux.
— Le poumon.
— J'ai quelquefois des maux de cœur.
— Le poumon.
— Je sens parfois des lassitudes par tous les membres.
— Le poumon.
— Et quelquefois il me prend des douleurs dans le ventre, comme si c'étaient des coliques.
— Le poumon, le poumon, vous dis-je.
Mon ami Michel B. est bien malheureux. Comme plus d'un Français sur six, il souffre d'une terrible affection chronique dont les symptômes, s'ils n'auraient laissé aucun doute à Toinette quant à la localisation anatomique du mal, tiennent plus de la recette de cuisine que du tableau clinique. Ressent-il des picotements au niveau des doigts ou du visage ? A-t-il l'impression de perdre connaissance (sans pour autant réellement perdre connaissance) ? Éprouve-t-il des palpitations, une pointe dans le dos, une douleur de poitrine, une migraine, des fourmis dans les pieds, des difficultés de respiration... ? Bref, est-il convaincu d'être à l'article de la mort sans qu'il lui soit pourtant possible de faire bip-biper le moindre équipement high-tech hospitalier ? Pas de doute : il est train de traverser une crise de « spasmophilie ».
Hum, pour lire la suite, ben c'est ici !
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