Célébrons ce joyau des procédures de recrutement, cette pseudoscience de l’analyse des pleins et déliés, cette survivance du chamanisme en milieu professionnel : la graphologie.
On aurait pu la supposer définitivement discréditée par l’affaire Dreyfus. On aurait pu l’imaginer irrémédiablement démodée par l’irruption de la morphopsychologie, sa petite sœur en obscurantisme. On aurait pu la croire irréversiblement condamnée par l’avènement du courrier électronique… Force est pourtant de constater qu’elle a la peau dure, cette micro-exception française-là.
Botte secrète des recruteurs au pays de Descartes, cette pratique absurde et totalement a-scientifique, plus proche de l’astrologie et des combines divinatoires que des tests psychotechniques imposés aux aspirants légionnaires, la graphologie continue de pourrir la vie des « demandeurs d’emploi ». Des demandeurs d’emploi dont l’expérience et les compétences sont donc susceptibles d’être remises en question par l’inclinaison de la barre d’un « t » ou l’écartement des arches d’un « m » prélevés dans la fameuse lettre manuscrite sans laquelle aucun « dossier de candidature » ne saurait être qualifié de « complet »...
Hum, pour lire la suite, ben c'est ici !
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