Cet anti-manuel du cycliste urbain est, précisément, un anti-manuel. Ce qui signifie qu’il ne donne aucun conseil véritable, du moins aucun conseil à quiconque préfère éviter de se disputer avec la police, les conducteurs d’automobiles, les pilotes de deux-roues motorisés, les chauffeurs de bus, les chauffeurs de taxis, les piétons, les fabricants de selles, les fabricants de casques, les aménageurs de pistes cyclables, les gestionnaires de Vélib’ et, surtout, avouons-le, les autres cyclistes...
Il n’en est pas moins l’expression sincère d’une façon de se comporter à vélo que l’auteur, même s’il n’en tire aucune gloire, assume parfaitement.
C’est certain, en matière de remise en cause de l’ordre établi, on a connu plus révolutionnaire : Danton, Lénine, Che Guevara ou même Olivier Besancenot, à qui son sacerdoce impose pourtant de grimper régulièrement sur une bicyclette, ne se reconnaîtraient guère dans cette rébellion-là. Mais ça ne perturbe pas l’auteur qui, pour avoir passé de longues années au service du moteur à explosion comme journaliste spécialisé, connaît bien, lui, le sens du mot apostasie appliqué à l’automobile.
Alors, rebelle au petit-pied, d’accord, mais n’est-ce pas avec ses pieds que l’on fait tourner les pédales ?
Photo de couverture : Steven Vance
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Note aux impatients : ne sortant des presses que le 25 octobre, le livre n'arrivera en librairie qu'à partir du 10 novembre. Il est toutefois déjà en précommande sur Amazon.
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