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vendredi 21 janvier 2011

Commentaires

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Que viennent faire les Beatles là-dedans ?

Drôle de question... Ah, les jeunes, ils ne connaissent que Lady Gaga : http://www.youtube.com/watch?v=CzCjGgrewYY

"un petit pays structuré et organisé, dynamique, où filles et garçons vont à l'école et à la fac, où le niveau général d'éducation est le plus élevé du monde arabe…"

Moi qui croyais qu'en vertu du billet précédent, il était impossible qu'il y ait un bon niveau d'éducation dans un pays où l'Etat déciderait de l'allocation des ressources éducatives.

Tom Roud,
Le niveau d'éducation le plus élevé du monde arabe, pas du monde tout court. Qui sait de quoi une Tunisie libérale serait capable...

Oh nous verrons. Mais au fait, le libéralisme, c'est une pensée économique ou un courant philosophique ? Il faudrait probablement faire deux mots, moi je m'y perds ...

Le costume des Beatles sur la photo est celui de l'album "Sgt Pepper's Lonely Hearts Club Band".

Désolé, mais c'est vraiment tout ce que cette notule m'inspire.

Ça doit être de l'odieuse propagande étatique, mais il semblerait que le monde des affaires ne vous ait pas attendu (WWW.ambassadefrance-tn.org/france_tunisie/spip.php?article619), et j'ai même l'impression qu'il ne s'afflige plus qu'il ne se réjouisse du départ de Ben Ali http://www.usinenouvelle.com/article/moody-s-baisse-la-note-de-la-tunisie.N144965

Et si avant le manque d'argent, c'était l'humiliation permanente de ses citoyens qui a enflammé (hem) la Tunisie ? En la matière, les investisseurs étrangers ont joué leur part en profitant de l'absence de protection des travailleurs, jeunes exploités dans ces centres d'appel, virés à la moindre erreur. Les tunisiens ne veulent plus de ça et on verra bien la réaction des AXA, Orange et Free quand la Tunisie se sera dotée d'un droit du travail conséquent.

D'accord avec Roouul, AXA, Orange et Free doivent regretter Ben Ali, pas sûr qu'à l'avenir ils puissent continuer à exploiter les Tunisiens.
Si c'est ça leur faire la courte échelle...

Tom Roud,
Ben les deux mon général (Major Tom ?). Car en fait, ils sont indissociables.


Poil de lama,
Remarque déjà faite, réponse déjà fournie.


Deadbydawn,
Je ne vois pas vraiment le rapport. Les agences de notation, ce sont des types mesurent les risques que représentent un pays. Une révolution, ça produit de l’instabilité, ce qui est assez logique en termes physiques.

Tout le problème est qu’il faut savoir les finir, les révolution. Dans le cas contraire, ça donne un Parti Révolutionnaire Institutionnel comme au Mexique (ou comme le FLN algérien mais c’est une autre histoire).


Rool, Bob,
Oui, bien entendu, il n’y a rien à espérer des entreprises, qui sont les alliées objectives des dictateurs.

Mes amitiés aux bisounours.

N'en déplaise aux gauchistes de tout poil, il y a bel et bien une aspiration de type libérale (liberté politique, mais aussi liberté d'entreprendre, de tenter sa chance) dans cette révolution, tout comme en Europe d'Est autrefois. À force de voir ou de côtoyer l'Europe libre et prospère (et oui, en comparaison de la Tunisie, nous sommes un pays riche, malgré le discours misérabiliste ambiant), les blocages d'un pouvoir autoritaire sont insupportables. La chance de la Tunisie est un bon niveau d'éducation, l'un des mérites des gouvernements depuis l'indépendance ayant été de développer cet aspect, ce qui rend naturellement la jeunesse moins perméable au fameux opium.

S'il faut se méfier des descriptions simplistes d'une réalité forcément complexe, il y a effectivement des indices qui montrent dans le mouvement tunisien un courant important pour la liberté économique
Exemple : le blogueur Slim Amamou, devenu secrétaire d'État à la jeunesse et aux sports dans le nouveau gouvernement, est présenté par le Monde comme co dirigeant d'une petite entreprise de développement informatique

Toujours dans le Monde, un entretien passionnant avec la politologue Bassma Kodmani, malheureusement seulement accessible aux abonnés
http://www.lemonde.fr/web/recherche_resultats/1,13-0,1-0,0.html?dans=dansarticle&num_page=1&booleen=et&ordre=pertinence&periode=30&sur=LEMONDE&query=bassma+kodmani&x=0&y=0

On trouvera ici une description du projet fondé et dirigé par cette politologue
http://www.leconomiste.com.tn/fr/doc.asp?docid=1623&mcat=4&mrub=149

Simple remarque sémantique:

Parler de "libertés publiques" me fait toujours tiquer. C'est une manière de considérer la liberté comme étant celle que nous laisse l'Etat après que nous la lui ayons confié - vision propre à Hobbes - ou pire, celle que l'Etat nous donne - vision plus Rousseauiste.

Parlons plutôt de libertés fondamentales, de droits fondamentaux, des droits de l'Homme... mais pas de libertés publiques!

Intéressant, depuis 3 semaines c'est la 1ere fois que je li un truc sur ce sujet. Et oui si derriere tout celà c'etait aussi une révolution pour le droit d'entreprendre. Ca s'est pas prévu au programme du politiquement correcte. C'est bcp mieux de dire que tout celà ct juste pour la liberté de la presse. Je crois pas que des jeunes et autres soient morts sous le vocable de la revolution du Jasmin juste pour avoir le droit de publier la revue des fleurs et des jardins. Plus de 1000 sociétés françaises sont présentes employant plus de 100 000 personnes soit 1% de la population, ce qui doit faire plus de 10% de la population active. Il est donc legitime que pour aller plus vite dans le développement il soit fait sauter quelques echelons/pratiques qui freinent. Faut pas tout jeter dans l'epoque Benali. La troisiéme phases n'a pas su faire fructifier les succés des deux premieres.

Hugues, il y avait déjà Orange, Free et Axa. Comme tu le sais, libéralisme ne veut pas dire capitalisme et vice-versa. Et au passage f... axa et vive les mutuelles.

Je pense que vous vous méprenez quand vous dites que les tunisiens ne connaissent pas les hommes politiques français et ne s'intéressent pas à ce qu'ils disent. Ca fait 3 ans que je travaille sur un projet à Tunis, j'ai eu l'occasion de discuter beaucoup avec des clients et des partenaires tunisiens ( y compris hors de la tunisie, ce qui aide beaucoup à éviter l'auto-censure... ), et ils sont encore plus au courant de la vie politique française que la plupart des français !

L'échantillon n'était peut-être pas représentatif ( c'étaient surtout des cadres moyens ), mais apparemment devant la nullité de leurs médias nationaux et l'interdiction de dire du mal du pouvoir tunisien ils se rabattaient sur les médias français et se réjouissaient de pouvoir débattre sur les sujets de politique française. Avec un goût particulier pour les Besson, Hortefeux et Alliot Marie...

Donc même si la boulette d'alliot marie n'est certainement pas leur soucis prioritaire, il y a de fortes chances qu'une majorité de tunisiens l'aient vue, car elle passait en boucle à la télé française au moment précis où les tunisiens la regardaient en masse, pour avoir des infos que la télé tunisienne censurait... et franchement, ça fait tache !

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