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lundi 24 janvier 2011

Commentaires

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Tu es vraiment en forme, ces temps ci !

Entre organiser la révolution et soutenir les régimes, on aimerait pouvoir trouver une espèce de position médiane qui respecterait l'autonomie des pays sans se faire complice des abus de certains dirigeants

La gauche avait voulu le faire en 1981, mais Jean Pierre Cot qui en était l'artisan a démissionné dès 1982
Il est probable que le véritable réalisme se traduise par dea actions d'asile, de protection d'opposants, de diffusion d'informations etc. qui seront d'autant plus efficaces qu'elles seront discrétes voire secrétes
Probablement pas de quoi contenter les militants purs et durs, en particulier ceux qui préférent la pureté idologique au cambouis sur les mains

Verel,
Bah, il faut bien rigoler un peu tout de même... Mais il faut lire les billet de Schneidermann sur la Tunisie. Ça vaut vraiment son pesant de cacahouètes.

Hum, c'est un peu court. Sans prétendre changer le monde, la réal politik n'implique pas forcément de chanter les mille louanges du seigneur des lieux et de tourner en dérision, pour ne pas dire entraver les opposants de régimes odieux. Si l'on vous suit, aucun principe ne doit gouverner la politique internationale, en aucun cas ? Sans être naïf, on peut espérer un grain de principe dans un océan d'intérêts. Ne serait-ce que par...intérêt !

Merci pour ce billet marrant.

On pourrait rajouter que la "différence" entre les USA et la France sur la question des dictatures orientales, c'est de la communication. Voire de la perception de com'. Parce qu'on est tout heureux de déceler une maladresse dans le propos de MAM, alors que vu d'ici, Obama ne peut être que funky.

Si on s'est enfilé les commentaires de Rue 89, peut-être trouve-t-on ton article hilarant... Vu d'ici, je le trouve assez lourdingue: tu donnes l'impression de réfuter avec une ironie pesante des propos qui n'ont jamais été tenus.

Une partie du problème, c'est le silence des médias français sur le sujet. J'étais au courant que le pouvoir tunisien muselait l'opposition, car là dessus il y avait des articles depuis un moment.

Mais sur la manière dont il avait fait main basse sur l'économie rien. Sur les agissements mafieux, y compris la piraterie avec vol de yacht, rien.

D'ailleurs si les journalistes avaient publié un peu plus sur cet aspect du problème, cela aurait conduits les gouvernements successifs impliqués à au moins être au niveau diplomatique un peu moins conciliant avec le régime tunisien.

Je trouve navrant et surtout incompréhensible de voir comment beaucoup de lecteurs de ce blog s'attaquent à son auteur. Je ne vous servirai pas du "rien ne vous l'oblige à le lire, aimez le ou quittez le', ou autres sottises du genre.
Mais tout de même, objectivement, je crois que le plus grand tort du maitre des lieux est d'avoir un positionnement politique 'ambigüe' car ne correspondant pas aux critères traditionnels de la gauche ou de la droite (car humain, libéral et réaliste, ça fait beaucoup).

Pour en revenir à la question de la Tunisie, je crois tout simplement qu'il faut laisser faire le peuple tunisien comme bon lui semble. Comparons 2 'révolutions' pour expliquer cela. En France, la démocratie a tout de même mis un siècle pour trouver une forme acceptable à nos yeux, mais en fin de compte cela a été rendu possible car c'est le peuple français lui même qui a voulu disposer de son avenir.
En Afghanistan, on a essayé de mettre une démocratie pour 'libérer un peuple'. Au final je ne suis pas sur que le peuple soit très reconnaissant, parce que le peuple n'a pas choisi.
Comme quoi notre universalité démocratique de la fin du 20ème siècle peut et doit être remise en question. La démocratie républicaine est le meilleur régime selon la majorité des occidentaux, mais n'est il pas encore plus démocratique de laisser un peuple choisir son propre régime ? N'oublions pas qu'il y a un siècle et demi, la France votait majoritairement monarchique et voulait son Roi. La République que nous considérons comme une universalité n'est qu'une erreur de l'histoire, arrêtons de penser le bien pour les autres à partir de notre propre situation.

@Nbdupont

Tout à fait d’accord avec vous sur l’idée que nous n’avons rien à imposer aux autres. Qu’il faudrait, par exemple, quitter l’Afghanistan où nous a mouillés (enfin, mouillé à mort nos soldats) un Sarko bushophile. Pas parce que nos idées seraient mauvaises : juste parce que nous nous y prenons de façon à ce qu’elles le deviennent.

De là, à considérer la République comme une « erreur de l’histoire »… souffrez qu’on ne vous suive pas.

Vous dites aussi « arrêtons de penser le bien pour les autres à partir de notre propre situation » : très juste. Allez expliquer ça aux islamistes qui veulent imposer par la force leur charia partout où on les laisse faire. Pour mon humble part, je crois que l’islamisme est un danger autrement plus mortel pour le monde que la démocratie.

Sur la note précédente, HS propose que la France envoie à la Tunisie, plutôt que ses paternalistes conseils, ses entreprises et ses investisseurs. Donc, si on est logique, poursuive les délocalisations, et accroisse le chômage France. Ce noble altruisme n’est pas difficile à tenir quand on n’est pas personnellement menacé par lesdites délocalisations.

PS Si le maître des lieux est aussi copieusement « nazé », c’est en bonne partie parce qu’il répond plus facilement aux insulteurs qu’aux argumenteurs, et que ça fait monter l’adrénaline chez les taureaux à cervelle de moineau. Bah, c’est de bonne guerre… mais un peu puéril (pas taper, Hugues Serraf, ou alors avec un Schneidermann, que ça ne fasse pas mal :-)

@ PMB : merci pour la réponse, je suis plutôt d'accord avec votre développement.

Néanmoins je persiste pour la République française comme erreur de l'histoire. Je veux dire par là que la Troisième République en France est une erreur de l'histoire si on regarde les faits, et que c'est à partir de là que ce type d'organisation politique est devenu la règle générale dans ce pays. Donc peut être qu'à terme on y serait parvenu, mais en 1870 ça ne va pas du tout de soi.

Et en ce qui concerne l'islamisme, je ne pense pas que ce soit un réel danger pour nous. D'autres enjeux économiques et politiques autrement plus important justifient nos interventions, la lutte contre le terrorisme (en en fait l'islamisme) n'est qu'un prétexte. Il suffit de voir comment les russes ont sauté sur cette excuse en Tchétchénie pour s'en rendre compte. Enfin je m'égare.

Et en ce qui concerne votre tout dernier point, vous verrez que la plupart des blogueurs adoptent la même attitude (ça me marque plus chez Me Eolas) sans pourtant en prendre autant dans la poire.

Vouaip...

Tout cette histoire montre bien à quel point le gouvernement français peut présenter sont postérieur dès qu'il y a de l'argent à faire...

Chine, Tunisie, Tchétchénie , Kadafi... A donner des leçons seulement quand elle n'a rien a perdre, la France perd toute crédibilité. Et cela me désole...

Par contre, le rôle joué par internet me plait beaucoup...

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