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samedi 25 septembre 2010

Commentaires

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Et quelle est donc la position des libéraux de gauche sur le poids important des multinationales dans le paysage économique et même politique ?
C'est une vraie question.

Pendant que ca se triture le vermicelle a gauche en France, le Labour en GB a choisi un jeune homme de 41 ans, Ed Miliband pour prendre la tete du parti...
http://www.bbc.co.uk/news/uk-politics-11412031

Et en France, Martine Aubry, 61 ans, est a la tete du parti, et doit composer avec Eva Joly, 67 ans, qui veut devenir presidente, son pote Danny le rouge, 65 ans, etc. Vive la gauche francaise qui empeche les jeunes d'emerger et continue de discuter inlassablement du sexe des anges (liberalisme, etc). Le futur n'est pas au PS ni a gauche en France, pour sur.

Pardon, Ed Miliband a 40 ans !

Intéressant. A voir si c'est un groupuscule comme l'est (ou l'a été) la gauche libérale au sein d'alternative libérale et si en plus d'être libéraux, il y a une réflexion sur la réduction des inégalités. Trop souvent des libéraux de gauche ne se distinguent des autres libéraux que dans une plus grande ouverture aux drogues et à l'homosexualité.

Pourtant, avec l'anthologie du socialisme libéral de Canto-Sperber, on sait que l'espace politique existe.

ps: Rubin m'a dressé un panégyrique de toi sur le port de Marseille.

je vois que l'adhésion a un autre parti est possible. Le MLG, dont le programme est au premier coup d'oeil, intéressant, est un parti ou une association ?

Va donc, eh, libéral!

Tant que le PS sera le parti des petits fonctionnaires, profs, médecins, juges, professionnels de la compliquité, comment veux-tu qu'un gars se disant "libéral" soit applaudi ?

ça devrait être classé maladie mentale ça, être libéral au PS

@Romain : pour l'instant c'est une association loi 1901, il y a donc des membres du PS, entre autre qui y participe. À voir comment ça évolue. Difficile d'être entendu par les partis sans entrer en concurrence avec eux toutefois. Il est vrai que le conservatisme sur pas mal de questions de sociétés au sein du parti socialiste est souvent désespérante.

En toute hypothèse l'espace du centre-gauche, dans lequel on peut sans doute inscrire les libéraux de gauche (même si précisément ils sont parfois aussi plus progressistes que le PS) reste dépourvu d'offre politique en France. Une partie, social-libérale du PS, des Verts, et fut un temps du Modem, a pu se situer dans cet espace mais sans grande stabilité.

La recherche d'une égalité réelle, en réduisant les privilèges petits et grands, la lutte contre le capitalisme de connivence qui prévaut en France, la reconquête puis le progrès dans le domaine des libertés individuelles me semblent pourtant être des objectifs dont la gauche devrait se préoccuper plutôt que de seulement chercher à maintenir les mécanismes existants, sans se poser de question.

Des thématiques où les libéraux de gauche ont des choses à dire, là où la gauche partisane et la droite sont plus ou moins d'accord, pas action ou par omission il y en a pas mal : Neutralité du net, respect de la vie privé, abus sous la pression des lobbies dans la recherche de la protection des droits d'auteurs, climat sécuritaire, dérapages policiers, prohibitions coûteuses, inefficaces et criminogène, interdictions hygiénistes, jusque dans les lieux de convivialité, statut des travailleurs du sexe, xénophobie mais aussi tentations communautaristes, rénovation de la protection sociale à travers l'idée d'une allocation universelle, logiciel et culture libre, proportionnelle, relations internationales, démocratisation des institutions en France et en Europe...

Historiquement, sortons un peu du cadre (hexagonal, évidemment! Surtout actuellement, d'ailleurs, cela fait du bien). Dans la pratique, la mise en place du liberalisme a été effectuée au court de la seconde moitié du XIXème siècle.... au Royaume-Uni. Et pourquoi donc? Pour combattre la pauvreté qui -comme la peste l'aurait fait-, sévissait dans les villes et les campagnes anglaises. Bien évidemment, il s'agissait à la base de tout un mouvement "philosophique", ou plutôt... PRAGMATIQUE ("L'un n'empêche-pas l'autre, mon général!" - je dirais même: bien au contraire, la philosophie n'étant pas -par définition- une sorte de fabrique de "conclusions": pour elle, il n'y en ...),

Fausse manip! Je continue où j'en étais): ... pas! Cette "pensée" a été formalisée forcément sur le plan (ah, je n'aime pas ce mot! Mais bon...) politique, et ainsi,face à un pouvoir en place. Et quoi donc? Je vous le donne en mille... Emille! Le "pouvoir en place" s'est retrouvé - sans avoir levé le 1/4 du petit doigt (même en prenant son thé, à 5 heures GMT...), comme constituant de fait, les CONSERVATEURS.

Les idées libérales sont donc parfaitement "de gauche", s'il fallait obligatoirement (...) se situer sur "l'échelle de Richter" en question (qui m'a toujours paru douteuse, en France tout du moins).

Et on voit sur le sujet, à quel point, en France, on laisse - pour le moins: désinsinformation!-, dans L'IGNORANCE, les personnes, à ce sujet. En particulier dans le domaine de l'économie, qui, en tant que simple mot, est déjà péjorative.

"En angleterre, tout est permis, sauf ce qui est interdit. En Allemagne, tout est interdit, sauf ce qui est permis. En France, y compris [et surtout?] ce qui est interdit. En URSS, tout est interdit, y compris ce qui est permis." (Churchill)

Cordialement

>liberalisme a été effectuée au court de la seconde moitié du XIXème siècle

Mouais, je pense que vous confondez avec le développement de l'économie de marché entre le XVIIIe et le XIXe siècle. L'industrie payait mieux que l'agriculture à cause de ses besoins en main d'œuvre et a permis de sortir de la pauvreté une grande partie de la population.

Les réformes libérales en Angleterre sont plus anciennes. On mentionnera notamment l'Habeas Corpus en 1679 et the Bill of Rights en 1689.

@Valery: toutes les thématiques que vous énumérez sont communes aux autres partis libéraux français, AL et le PLD ; la seule chose par laquelle vous vous distinguez nettement est l'allocation universelle ; si elle a l'avantage de simplifier la variété de subsides attribuées par l'état, elle me semble très douteuse sur le plan éthique (sans compter l'appel d'air que cela suppose).

@Bob : AL et le PLD sont des partis de droite, du coup je ne suis pas sur qu'ils apportent systématiquement les mêmes réponses sur toutes ces questions ni qu'ils aient les même priorités. À approfondir, les libgauche n'ayant pas encore communiqué sur tout ces thèmes.

t'as eu ton permis dans une pochette Bonux?

Les mots ont le sens que la majorité leur donne à l'instant où ils sont utilisés. Dans la compréhension du discours aujourd'hui, peu importe le sens qu'ils avaient autrefois. Cela étant dit, rappeler que la gauche, c'est aussi la liberté au sens le plus large, ne peut qu'être utile.

Bonsoir, je n'aime pas lire un blog en catimini et ne pas saluer l'auteur
Je ne me hasarde pas à jouer de mes pauvres mots pour débattre, juste vous signifier qu'en ce dimanche vous avez réussi à me faire rire et à alléger l'ambiance délétère de ce web qui se complaît dans le sinistre

Peut être oserais je vous demander si le libéralisme de gauche ne serait pas le canada dry de celui de droite avec assez de ruban rose pour enjoliver une économie et une finance mondiale assassines de l'individu mais salvatrices de l'humanité

bien à vous

@Cimabue: une économie et une finance mondiale assassine de l'individu ne sont pas libérale puisque la liberté de l'individu est au coeur du libralisme, en tout cas à gauche... Si le libéralisme de droite ne se préoccupe que de la liberté des entrepreneurs et des entreprises, une gauche libérale doit au contraire se préoccuper de la libertés de tous.

Merci beaucoup pour ce billet.

je n'ai pas de commentaire sur le fond, juste que je ne connais pas assez les libéraux de gauche et ce qu'ils peuvent apprter à la politique française, et que ça a l'air dommage.

Mais je voulais surtout vous dire que "l'Ultra-Mal" et "le Néo-Mal", c'est priceless, merci.

"une allocation mensuelle et universelle versée à chaque citoyen, sans conditions de ressources, d'âge ou d'activité, qui remplacerait l'ensemble des allocations sociales existantes"
sans vouloir faire le mauvais coucheur, dit comme ça ça a l'air complètement con comme idée...
"sans condition de ressource", ça implique que c'est la même pour tout le monde. Bon.
Si son montant est trop bas: elle est inutile pour ceux qui en ont vraiment besoin (je ne sais pas moi... un handicapé grave pour prendre un exemple non suspect de fainéantisme? Mais sinon oui, osons: un chômeur ne trouvant pas de travail et ayanut des enfants à charge?)
si son montant est trop haut: on gaspille de l'argent public pour ceux qui n'en ont pas besoin.
Bref, je suppose que ça doit être plus compliqué que ce qui en est dit plus haut, parce que là, ça a l'air d'une crétinerie assez abyssale. Au point que je me demande si ce n'est pas une blague, en fait.

@QIAH : par rapport à votre exemple, je pense que l'idée est de la verser aussi aux enfants (une allocation mensuelle et universelle versée à chaque citoyen, sans conditions [...] d'âge [...], qui remplacerait [...] allocations familiales, assurance chômage,[...]).

Concernant le montant, les salaires versés par les entreprises s'ajusteraient certainement en conséquence (avec une plus grosse part de cotisation sans doute).

La question des emplois faiblement qualifiés, tout ce qui tourne autour du SMIC actuellement, se pose par contre effectivement fortement. Il faudrait pour trouver à les remplir des moyens de les revaloriser que ce soit financièrement ou en terme d'intérêt des tâches confiées. Pas évident.

@mir: j'entends bien pour les salaires (entre parenthèse, ça revient à dire qu'une partie des salaires privés serait prise en charge par l'Etat... c'est un peu curieux comme conception du libéralisme) et vous devez avoir raison pour les allocs familliales, ok. Ca ne répond cependant pas au problème des handicapés, et plus généralement des accidentés de la vie (ex: divorcé à faible qualification n'ayant jamais travaillé), ou retraité n'ayant pas eu la POSSIBILITE de cotiser correctement pour une retraite privée (oui, la vie n'est pas qu'une affaire de choix...)
Je voudrais soulever un autre point (décidemment, elle m'inspire cette mesure): ça implique évidemment une refonte totale de la fiscalité. En effet, il me semble incohérent de donner la même chose à tout le monde et de prélever des impots différents (pour moi, cela revient au même que de ne pas donner la même chose à tout le monde, justement). Alors, suppression de l'impôt sur le revenu et des autres taxes progressives (taxe d'habitation par exemple?) On ne garde en gros que la TVA et les droits de successions? Là, il va falloir matraquer... et si on matraque sur les droits de succession, ça implique qu'il faut imposer des règles très contraignantes de transmission de patrimoine hors succession pour éviter le contournement... ça non plus, ça ne m'a pas l'air très libéral!

à QIAH. En fait, à coté de cette Allocation Unique sera créé le Salaire Unique. Un seul salaire, le même, pour tous. C'est à peu près aussi idiot que la mesure telle qu'elle nous est présentée. Il doit y avoir un zest de complexité en plus... Ou c'est une excellente blague, évidente, un Botul politique dans lequel nous sommes tombés, à l'instar de BHL.

Sans Pseudo Fixe,
Je ne suis pas certain de bien comprendre la question. S’il s’agit de l’existence d’entreprises présentes dans différents pays, je ne crois pas que ce soit un problème en soi. S’il s’agit de monopoles ou d’oligopoles, il me semble que la réponse libérale classique est de les briser et de rétablir des conditions de concurrence loyale.


Electeur sarkozyste de passage,
Personnellement, je préfère le frangin.


Romain Blachier,
Tu n’as qu’à venir te rendre compte par toi même, même si tu es élu PS, puisque c’est le cas de Gille Saulière à Drancy. Bien sûr que l’espace politique existe. Et à ce stade d’atomisation de la scène française, hein…

Poil de lama,
Bof : je n’ai même pas de voiture avec laquelle aller m’engueuler dans les rues…


Passant,
Personnellement, je ne suis plus au PS. Mais bon, je ne cherche pas à être applaudi non plus.


Bruno,
Je n’ai pas tout compris, mais je constate que tu conclus sur : « Les idées libérales sont donc parfaitement "de gauche" ». Nous en sommes d’accord.

Bob,
Bravo pour ton pseudo, qui est un parfait palindrome, mais sur la proximité avec AL et le PLD, tu es un peu passé à côté.

Les gens du MLG (je n’en suis pas membre moi-même car je n’ai pas envie de reprendre une carte) sont des fédéralistes européens, attachés aux libertés individuelles, prônant la légalisation du cannabis et manquant d’intérêt pour le mariage homosexuel dans la mesure où ils considèrent que c’est le mariage lui-même qui pose problème.

Ils n’ont pas non plus de problème avec les impôts et je crois que cette idée d’allocation universelle est suffisamment fondamentale dans ses implications diverses pour qu’il soit difficile de dire « Et à part ça… ».

Cimabue
« Peut être oserais je vous demander si le libéralisme de gauche ne serait pas le canada dry de celui de droite avec assez de ruban rose pour enjoliver une économie et une finance mondiale assassines de l'individu mais salvatrices de l'humanité »

Non.


Vivien,
Merci.


QIAH,
Si tu permets, un commentaire dans lequel tu commences par expliquer à l’auteur d’un papier que ce qu’il dit est complètement con (voire d’une « crétinerie abyssale »), ça fait effectivement mauvais coucheur.

Pour autant, oui, ce serait le même montant pour tous les adultes, les mineurs recevant une allocation inférieure (750 euros et 350 euros dans l’hypothèse chiffrée par Jacques Marseille). Mais il ne s’agit pas d’un encouragement à la fainéantise pour les free loaders mais d’un concept de solidarité à minima permettant de vivre dignement mais modestement (pas dans le 7e arrondissement de Paris, OK, c’est sûr).

Au-delà de cette base, vous voulez davantage ? Eh bien vous bossez, comme d’hab. Mais vos besoins de base sont couverts par la solidarité nationale, au même titre que vos problèmes de santé. Et un chômeur ayant des enfants à charge disposerait donc de ses 750 euros, plus de 350 euros par enfant (il est veuf, séparé, ton chômeur ? Parce que dans le cas contraire, c’est 750 euros X 2 en plus des allocations des mineurs).

En moyenne, il serait certainement mieux loti que dans la configuration actuelle ou les allocations Pôle Emploi sont généralement inférieures à 1 000 euros.

Enfin, il ne s’agit pas de prendre en charge les salaires, mais de convertir l’ensemble des allocations et aides diverses en une allocation unique versée à tous.

Alex Bied,
Oui oui, un salaire unique. Et tous les pantalons auront la même taille.

@Hugues
J'ai eu certes une réaction un tantinet sanguine, d'où les dispensables noms d'oiseaux qui ponctuent mon premier post. La raison en est simple: certaines incohérences du système proposé, tel que décrit dans ton post, me paraissent tellement criantes que je ne peux croire que quelqu'un d'intelligent comme toi (oui, je te lis depuis assez longtemps pour avoir cet avis)ne puisse les ignorer autrement que sciemment. Tu remarqueras cependant que passé ce coup de sang, j'ai pris la peine de formuler mes réserves de manière plus explicite... moi je ne demande qu'à être convaincu, mais dans ce cas il faut la détailler cette mesure, pas la balancer comme un slogan creux de marketing politique.

Ok, sur les allocations familiales, je veux bien admettre que ça se tient. Et pour la fiscalité? Et pour le gaspillage que représente le fait de donner l'aide à ceux qui n'en ont pas besoin?
Une dernière question si tu permets: les dépenses de santé, elles sont comptées dans cette alloc magique ou pas? Je crois comprendre que non, mais je ne suis pas sûr de t'avoir bien compris.

Ca a l'air très bien tout ça. C'est qui le candidat en 2012?

L'allocation universelle est une excellent idée qui permettrait d'en finir avec tous les effets pervers de notre système social : trappes à pauvreté, trappes à inactivité, effets de bords, effets d'aubaine, traitements de faveur...

@QIAH, il faut considérer cela comme un impôt négatif. On supprime toutes les allocations diverses et variées (pour moi, ça doit inclure le chômage et la retraite mais pas l'assurance santé) et on les remplace par un impôt négatif de 750€ par mois.

Si la personne n'a aucun autre revenu, elle percevra les 750€. Si elle a des revenus imposables, elle percevra moins et si ses revenus augmentent, elle finira pas payer des impôts.

Bien sûr, ça demande de remettre à plat le barême de l'IR pour le rendre réellement progressif avec des taux marginaux cohérents. Mais c'est justement comme ça qu'on sortira de toutes les perversités de notre système.

Finalement, Hugues, le libéralisme de gauche est effectivement très proche du libéralisme de droite. Comme sont proches le socialisme de droite et le socialisme de gauche qui consistent tous deux à donner l'argent public à ses potes en prétendant agir pour le bien commun.

C'est intéressant, même si ça s'apparente un peu au serpent de mer du "grand soir fiscal": un système idéal sur le papier mais qui ne sera jamais mis en pratique car il bouscule trop d'intérêts, pas tous illégitimes.

Si on laisse de côté la faisabilité politique, il serait tout de même intéressant de se poser la question du chiffrage.

J'ai trouvé sur le site du MLG la proposition résumée de Jacques Marseille (http://www.libgauche.fr/allocation-universelle-voie-liberale-communisme-jacques-marseille/). Il parle d'un revenu universel de 750 euros par adulte et 375 par enfant, remplaçant les retraites ainsi que toutes les allocations redistributives, en conservant les prestations santé sans changement. J'ai tout de même deux objections immédiates:

1) Jacques Marseille reconnaît que son idée revient à augmenter les dépenses de protection sociale de 16% "seulement"; ça fait quand même une hausse des prélèvements obligatoires de presque 100 milliards. Une paille !

2) On ne parle pas de la transition entre la situation actuelle et l'idéal ici décrit. Or, si on regarde uniquement les retraités, il va être un peu difficile de leur proposer d'un coup la suppression de leur retraite, remplacée par 750 euros secs. Seuls ceux tout en bas de l'échelle seraient gagnants, que ferait-on des autres ? Il faut également penser à ceux dont la carrière est déjà bien engagée: même avec 750 euros de plus par mois, tous n'auront pas le temps de se constituer l'épargne indispensable pour compenser cette baisse conséquente de leur revenu de remplacement.

Il faudrait donc tenir compte des droits acquis par ceux qui au moment de la réforme auraient de longues années de cotisation derrière eux. Donc, pendant une transition qui s'étalerait logiquement sur plusieurs dizaines d'années, il faudrait continuer à payer pour les retraités présents. Je ne dis pas que c'est impossible, mais c'est certainement bien plus délicat à mettre en place que ne le prétend le résumé quasi-magique du MLG.

@lib: merci pour l'explication. Ceci dit, finalement si on garde des impots progressifs il me semble évident qu'on ne change pas grand chose au système: quelle différence de principe y a-t-il entre "donner la même chose à tout le monde et prélever des impots différents" et "donner une aide différente selon la personne et prélever des impots différents"? Alors oui effectivement, dans le détail la répartition serait peut-être un peu différente de ce qu'elle est maintenant, mais finalement tous les gouvernements successifs passent leur temps à ajuster le rapport aides/impôts. Donc, là oui, avec ta présentation, je ne trouve plus cela idiot. Je trouve juste que c'est faire beaucoup de bruit pour rien.

Je souscris également pleinement aux 2 objections de Gwynfrid , et en particulier à la première: quelle surprise, une telle aide couterai plus cher que le système actuel! Peut-être parce qu'étant moins ciblée (en fait, pas ciblée du tout) elle est moins efficace?

Un dernier point: cette aide serait, je suppose, réservée non pas aux français mais aux résidents en France en situation régulière (l'inverse me paraitrait éthiquement douteux et socialement suicidaire). Ne pensez-vous pas qu'un certains nombres d'emplois ne seront plus intéressant pour les personnes aidées (ex: caissier en supermarché à temps partiel...) et que ces emplois seront donc, fatalement, occupés par une imigration irrégulière (comme cela peut se passer dès aujourd'hui dans les secteurs de la restauration et du bâtiment)? Alors on développerait le travail au noir et on encouragerait l'apparition d'une sous-catégorie d'habitants, avec toutes les tensions sociales que cela peut générer?

Il faudrait aussi que l'indemnisation chômage soit traitée à part. On ne peut pas demander à quelqu'un qui gagne 2 000 euros par mois par exemple de passer du jour au lendemain, en cas de licenciement, à 750 euros, sous peine de le mener à la faillite personnelle et familiale...

a michel b
la il passerait de 2750 e à 750 €
a lui d'avoir fait des économies, pris une assurance (falcutative)...
l'alloc s'ajoute toujours au salaire, c'est le principe

@ gwynfrid
si je me souviens bien du bouquin de JM, la transition consisterait à n'appliquer ce système qu'aux jeunes de moins de 18 ans (d'où un cout au départ assez important), progressivement le nouveau système se substituerait à l'ancien. C'est certes un gros point faible !

bon, je crois pas que ce soit très faisable en pratique. mais ce genre de réflexion est très utile, et ça élève pas mal le débat.

Que pensent les "libgauches" du keynesianisme ?

Aux dernières européennes,il y avait sur le net des questionnaires qui vous indiquaient de quel parti vous étiez le plus proche. Dans mon cas c'était Alternative libérale, dont j'ignorais alors jusqu'à l'existence. Du coup, j'avais regardé leur programme mais le problème c'est que dans mon bureau de vote il n'y avait même pas leurs bulletins.

à lib. l'allocation universelle défendue par beaucoup n'est pas un impôt négatif, qui diminue avec les revenus, mais une rente systématique.
J'ai toujours trouvé étonnant que Jacques Marseille préconise cette forme de "revenu sans cause", d'assistanat en quelque sorte...
Mon fond culturel, mon sens de l'équité m'incitent à pense que dire, à la face du Monde, à nos partenaires européens: vous savez il suffit d'être français pour bénéficier de la redistribution , sans cotisation ou condition préalable, me semble un message plus que problématique...

Il me parait évident qu'une telle mesure n'est possible qu'en concernant l'Europe entière (ce qui d'ailleurs en repousse l'éventuelle réalisation aux calendes ruinées).
Mais, même dans ce cadre, cette idée généreuse ne pourra faire l'impasse sur des questions de discriminations qui le sont moins, généreuses.
(Ceci-dit, malgré toutes ces réserves, l'idée est séduisante et l'histoire ne manque pas de réalisations impossibles.)

"l'idée est séduisante", beaucoup de blogs en parlent, c'est amusant à caresser...
mais à mon sens totalement irréaliste
et peu conforme à nos valeurs...

@ Alex Bied :
"Les mots ont le sens que la majorité leur donne à l'instant où ils sont utilisés. Dans la compréhension du discours aujourd'hui, peu importe le sens qu'ils avaient autrefois."

Ok mais alors, quel mot utiliser pour désigner le vrai libéralisme, puisque ce vocable ne peut plus être employé pour ce qu'il désigne initialement?

Moi je me sens vraiment TRES libérale. Plus ça va plus je me sens libérale. Mais dans les dîners en ville, j'évite de prononcer le mot parce que ce terme est marqué au fer rouge.

En pratique, cela revient à évincer toute discussion de fond. Le moindre soupçon de "libéralisme" met fin au débat et discrédite celui qui a osé s'en réclamer. A la limite il est largement préférable de se revendiquer du communisme lorsqu'on veut faire bonne figure dans un échange à teneur politique.


je en sais pas quels "dîners en ville" fréquente coline, mais j'ai plus souvent vu un communiste faire l'objet d'une risée générale (comment peut-on être aussi ringard, les millions de morts, etc...) qu'un libéral être chahuté.
au contraire, on le devine déjà bien parti pour faire son chemin, riche demain, travail, capital, bonus, héritage, qu'importe...il se sait supérieur, l'affiche, et beaucoup apprécient cette proximité avec ceux qui font rêver...
d'ailleurs, invitez hughes à dîner, je suis sûr qu'il saura clouer le bec à ceux qui oseraient lever le verbe sur les libéraux....

Francis : il suffit de fréquenter des milieux autoproclamés "de gauche" pour comprendre mon propos...Mais si vous pensez que j'invente, bah!

Je comprends ce que veux dire Coline, mais c'est ainsi,le sens du mot libéralisme en France signifie dérégulation au profit des grands groupes et moins de protection sociale. Je ne sais pas ce que signifie "autoproclamé de gauche", on se proclame toujours soit-même d'une tendance. Cela étant dit, il manque donc un mot correspondant à ce qu'était originellement le libéralisme. Liberté d'expression, d'association, d'entreprise (anti-trust ou concurrence déloyale notamment), liberté des moeurs, libre circulation des personnes et des biens, contrôle des actes de l'Etat et de la moralité des dépositaires de l'autorité publique, droit à la sûreté devant l'arbitraire étatique, bref, tout le contraire d'ailleurs de notre actuel président "libéral". Oui, je suis aussi très libéral, mais au sens de ce mot il y a 200 ans... C'est ennuyeux, mais c'est du langage. On doit pouvoir exprimer ces idées sans forcément les qualifier et tout se passera bien, Coline, dans les dîners en ville. Evitons les malentendu sur des qualificatifs, restons-en aux questions de fond.

c'est vrai que dans un dîner autoproclamé "de gauche" (c'est quoi un dîner-de-gauche ?, c'est un dîner de cons en moins con?) être de gauche est moins étonnant que l'inverse, être d'extrême gauche est moins pire que libéral...

J'ajouterais à l'énumération d'Alex Bied :
- suppression des barrières à l'entrée de l'ensemble des marchés, sauf raisons d'ordre public (qu viennent foutre les barrières actuelles sur le marché de la petite remise ou sur le marché des coiffeurs?? On prend les gens pour des cons et des incapables)
- suppression des rigidités sur le marché du locatif (en général ça fait hurler. Marrant comme le principe compte plus que le résultat et la justice dudit résultat, chez bien des gens dits "de gauche")
- Idem pour certaines rigidités sur le marché du travail.

C'es choquant sauf si on accepte, au moins, de réfléchir sur les EFFETS d'une mesure. Les effets d'une protection maximale du logement ou de l'emploi peuvent être nocifs, mais le souci, c'est que, quand on suggère cette simple idée, il y a toujours quelqu'un pour vous dire : "c'est le discours du grand capital qui veut légitimer la spoliation des plus petits en faisant croire qu'il se préoccupe du bien public".

En d'autres termes, plutôt que de débattre du contenu et des résultats d'une politique, on se retrouve à débattre des intentions.

Mais bon, en général, quand on tient ce discours, il y a toujours un petit malin, genre : Francis, pour dire qu'on est finalement que les défenseurs du sale et méchant pognon. Un post très court et assassin qui résume à lui seul les dispositions d'esprit d'une certaine gauche.

Je le répète : tant qu'on ne s'intéresse qu'aux principes et non aux résultats, on s'enferme dans le beau rôle, flatteur pour l'égo, et on supprime toute possibilité de discussion...

A Coline. Oui, c'est une approche très pertinente, mais je ferai respectueusement remarquer qu'en matière de résultat, les libéraux (dans le sens moderne), sont très loin du compte. On affirme souvent que le dogmatisme est de gauche et le pragmatisme de droite, notamment libérale. C'est une plaisanterie. Le dogme du marché ! Enfin, ça dépend de quel côté on se trouve. Les effets de la protection des locataires a certes des effets pervers certains. Mais nous disposons de quelques points de comparaison avec un marché libre, et ils ne sont pas en faveur du locataire dans les périodes de crise, surtout prolongé. On nous raconte que le marché s'équilibrera... La belle affaire, avec combien de personnes dans la rue ? Pour quel prix humain ? La protection joue comme un amortisseur, avec je l'ai dit des effets pervers, mais sans commune mesure avec le désastre d'un marché libre. Voilà un domaine où il ne faut toucher à la loi qu'avec les mains tremblantes, comme disait Portalis (ou un autre). Sur les coiffeurs, pas d'avis. Mais il existe quelques marchés protégés intelligemment, comme les libraires. Comme Coline, je pense que les effets sont prioritaires, mais sans obsession sur le marché libre, qui n'est pas l'alpha et l'oméga des nécessités sociales. Coline, il faut accepter que le sens du mot libéral a changé en France, c'est tout.

"suppression des rigidités sur le marché du locatif": en matière de locations meublées, bail 1 an , pour les "vides", bail 3 ans...cela ne me semble pas un élément déséquilibrant, attentatoire à la liberté d'entreprendre, de gagner de l'argent...
mais si on est dans la pensée interdite, essayez de dire qu'il n'y a pas de raison pour que l'entreprise capitaliste soit la seule forme viable de production de biens et services, et vous constaterez combien votre interlocuteur bien placé dans la société vous regarde plus comme un préhistorique égaré que comme un avant-gardiste éclairé....

alex,
Les éléments de comparaison, quels sont-ils? Si on prend par exemple le marché canadien du locatif, à ma connaissance, la comparaison plaide en faveur d'un marché plus libre. Mais il se peut que mes informations soient erronées ou datées...

François,
En droit français le congé donné au locataire est extrêmement formaliste et facile à annuler; la trève hivernale a également pour effet pervers de créer des "ventouses" qui ne bougent jamais. deux exemples de rigidités qu'il est mal venu de critiquer dans une conversation entre gens de bonne compagnie.

Le marché locatif est un exemple parmi d'autres.

Je n'ai pas le culte du libéralisme pour le libéralisme, mais, si on veut comparer, alors comparons. Allons sur les faits et non sur les principes.

Le capitalisme a des effets pervers évidents, mais le rejet épidermique et systématique de toute libéralisation porte lui aussi de nombreuses conséquences iniques et révoltantes.

Je parlais du locatif, si on aborde le marché du travail que voit-on sous couvert de défense des "droits acquis"? Les différences de statuts injustifiées : par exemple la différence cadres / non cadres, qui commence d'ailleurs à être écornée en jurisprudence, à juste titre et ce n'est pas trop tôt), ou encore la différence de traitement en fonction de l'ancienneté, de la branche professionnelle, etc., bref, des situations figées par des décennies de strates réglementaires et conventionnelles, indifférentes à l'égalité et incroyablement compliquées, et donc, freinantes. Libéraliser ce serait, aussi, avoir le courage de faire péter ces constructions juridiques qui font flipper du moindre mouvement, parce que, quand on a atteint un statut envié après des années de patience, peu importe qu'il soit intrinsèquement injuste que les autres n'en bénéficient pas : on ne veut pas le lâcher, ce qui est bien naturel.

Sur les problèmes structurels du marché locatif : http://www.catallaxia.org/wiki/%C3%89tienne_Wasmer:Logement_et_r%C3%A8glementation

Etienne Wasmer est loin d'être un ultralibéral. Il se livre à une petite comparaison à méditer.

Je suis d'accord, toutefois, qu'il faille actualiser ces données et aller au bout de l'analyse factuelle : peut-être que mon hypothèse est infondée. Mais, au moins, allons au fond du sujet sans tabou. L'antilibéralisme de posture empêche cela.

la comparaison d'etienne wasmer est intéressante mais ne porte que sur le probléme des loyers impayés, qui n'est qu'un aspect du bail locatif.
impayé/ conflit /décision de justice/ appel à la police...pas moyen d'éviter ce processus, droit des contrats ou pas, canada ou pas...
mais je suis d'accord avec vous que tout ceci pourrait, devrait être rapide
(je suis propriétaire-bailleur, et sais ce qu'est un locataire défaillant/récalcitrant...)

sur le droit du travail, il y a aurait beaucoup à dire, et certainement aussi pas mal à faire, mais l'idée que, pour faire bénéficier les uns (CDD, stagiaires, par ex) de droits plus importants, il faille rogner sur ceux des CDI, des principes comme celui la non-régresion des salaires avec l'ancienneté, ne correspond pas à la réalité: les droits ne sont pas à somme constante, mais à développement proportionnel, comme nous l'enseignent les comparaisons historiques et démographiques...

je reviens sur l'Allocation Universelle, credo nouveau des libéraux: il est assez piquant de voir le nouveau gouvernement conservateur/libéral commencer pas supprimer les allocs' familiales aux hauts revenus avec cet argument imparable "il est difficile d'expliquer aux classes moyennes qu'elle doivent payer des impôts pour les enfants des plus riches..."
qu'en pensent les partisans libéraux de l'Alloc Universelle ??

Je ne discute pas de la difficulté d'obtenir et de faire exécuter une décision de justice en matière d'impayé locatif. c'est un problème, même si l'on tient compte des incidences humaines, lesquels peuvent être dans les deux sens d'ailleurs, un bailleurs pouvant rapidemment être étranglé par un impayé sur un investissement locatif financé par un prêt dont les traites ne cessent pas par l'effet de l'impayé... En revanche, la réglementation de l'augmentation des loyers des baux d'habitation est un élément essentiel de la stabilité des personnes physiques dans leur habitat. L'ensemble du marché locatif libre (essentiellement de bureaux) montre que la restriction de l'offre entraîne immédiatemment et mécaniquement (et c'est normal) une forte tension à la hausse. L'inverse est également vrai, mais concernant l'habitat des personnes, la fluidité des mouvements aurait des conséquences humaines lourdes. Enfin et plus dans le coeur du débat, je réitère l'affirmation par laquelle le dogmatisme n'est pas une maladie de gauche, mais largement partagée sinon plus, par la droite libérale ou non. Les actuelles incantations bidons sur la "sécurité" ou le marché en sont une bonnes illustration.

Alex, mais moi je parlais des rigidités en général du marché locatif me semble-t-il. Une hypothèse qui a appelé une réponse générale disant "les comparaisons ne plaident pas pour une libéralisation", d'où la réponse que j'ai formulée! On peut libéraliser partiellement, ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain, bien évidemment.

Sur le dogmatisme, il me semble (mais peut-être est-ce une impression mal fondée) que, par nos contrées, il soit davantage à gauche sur les questions économiques.

Quant à notre droite française, elle n'a ni dogmatisme en matière économique ni idées économiques tout court, juste des amis à aider. Je n'ai pas entendu la droite française faire des incantations au marché! Si cela avait été le cas, nous aurions probablement, à ce jour, un marché des taxis et de la petite remise totalement libéralisés, idem pour les pharmaciens, les coiffeurs, etc, etc. Justement ce n'est pas le cas. A la limite, vous voyez, je regrette qu'il n'y ait pas davantage d'incantations au marché sur ces sujets. C'est l'arlésienne du débat, le marché (sauf quand il s'agit d'aider les copains, mais encore une fois, à ce stade, on ne parle pas de dogmatisme mais de copinage, tout simplement).

Sur les questions sécuritaires, le dogmatisme est probablement à droite, biensûr, mais nous nous éloignons du thème du libéralisme, thème de l'article commenté ici, et qui a suscité ma première réaction.

Coline, nous sommes donc d'accord. ma plume a glissé, ma pensée sur le marché visait bien entendu les libéraux anglosaxons (voyez la libéralisation brillante des chemin de fer britannique). Cessons sur cet accord fragile mais réel cette intéressante discussion et partons du côté du dernier article sur l'aimable Canta et, en creux sa malheureuse mais charmante victime, à la scène comme en coulisse, pour l'avoir un peu connue (si peu).

Aux Socialistes qui passe par là :

Sans parler des "grosses fortunes"...

Taxer de nouveau TOUS les français qui laissent quelques biens à leurs enfants ou/et à leur époux(se) survivant(e), après qu'ils aient payé des taxes et impôts toute leur vie, ce serait revenir sur un "droit social acquit". Tandis que les riches peuvent payer ces droits de successions !

Un appartement il y a 15 ans était exonéré de droits de succession en ligne directe en dessous de 300.000 Fr, un appartement dans l'ancien type F2 correspondait à cette somme. En 2010 avec cette somme, environ 45.000 euros, vous avez une ruine de 30m² à St pipi le Borgne...

En réajustant à 150.000 euros la valeur non imposable en droit de succession, le pouvoir en place, (bien qu'il soit hautement contesté avec raisons), n'a fait que réajuster la valeur immobilière des droits de succession. Il est vrai que certains socialistes se foutent éperdument des gens qui ont bossé toute une vie, pour avoir leur appartement qui doit revenir à leurs enfants ou\et à leur conjoint survivant, sans que l'État vienne racketter les héritiers. Il est vrai également que Mr Bayrou, propriétaire de chevaux de courses considère que les héritiers sont des nantis ...

Imposer tout le monde sur la "Grande fortune" : Les Socialistes devraient rougir de honte s'ils font cela.

Or les grosses successions sont toujours taxées, en dépit de la loi TEPA. Alors pourquoi envisager de faire éventuellement payer des droits de succession sur le malheureux pavillon, ou l'appartement que des parents laisse en mourant ? Ce serait une vilaine conception du socialisme !

Quand on promet de donner "aux pauvres" il ne faut pas créer d'autres "pauvres" !

Rassurez-moi, rassurez-nous ; vous ne prévoyez pas de mettre en place cette "injustice sociale" ?

J'ai 72 ans et j'ai toujours travaillé, en partant très rarement en vacances. Je me suis privé toute ma vie pour économiser, pendant que d'autres vivaient au dessus de leurs moyens. Maintenant je possède un petit appartement, ainsi que deux studios. Si je décède avant la personne qui partage ma vie depuis presque trente années ; cette personne, (plus jeune que moi), n'aura que les revenus de ces habitations pour pouvoir survivre très modestement, (dont environ 50 pour 100 partiront dans les impôts, les taxes et les diverses charges, ect...). Elle ne pourra pas payer des droits de succession. Car pour cela elle devrait vendre un studio et ce qu'il lui resterait en locations, ne suffirait plus pour lui permettre de survivre comme nous l'avons prévu. Elle perdrait ce qui lui ferait un "minimum vital". Sans cela elle se retrouverait à devoir vendre le studio restant, puis l'appartement et quelques années après, lorsque l'argent aura fondu ; elle dépendra complètement de l'état, comme une pauvre misérable, ou elle finira dans la rue ! (Je n'exagère rien).

Comprenez ma terrible angoisse, bien que nous ayons toujours votés pour les Socialistes.

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