La nétiquette conçue par les geeks, ça convenait lorsqu'il n'y avait que des geeks en ligne. Ce n'est plus le cas.
La « nétiquette », équivalent numérique des conseils autrefois prodigués par Nadine de Rothschild en matière de plan de table (ex. : l'archevêque s'installe à la droite du maître de maison, juste à côté de l'ambassadeur), le proclame : il ne faut jamais s'attarder sur l'orthographe hésitante de son interlocuteur. Et faire remarquer à un type qui, dans un commentaire d'article ou dans un mail, confond systématiquement infinitif et participe passé que son propos serait plus facile à prendre au sérieux s'il se donnait la peine de mettre un « s » à ses mots au pluriel est même du dernier mauvais goût…
Pour autant, ayant toujours refusé de suivre les conseils de la sourcilleuse baronne (il faut dire que j'invite peu d'ambassadeurs et d'archevêques à dîner, ce qui peut passer pour de la triche), je me demande pourquoi il faudrait que je me mette à appliquer les règles édictées je ne sais où et je ne sais quand par un collectif de geeks fâchés avec la syntaxe et les conjugaisons. Car rien ne m'agace plus, en fait, et depuis que je passe autant de temps « en ligne », que l'indigence orthographique de mes contemporains ; une indigence dont on ne sait d'ailleurs pas si elle est un phénomène nouveau, en phase avec la baisse générale des exigences scolaires qu'Alain Finkielkraut et Jacqueline de Romilly passent leur vie à dénoncer, plutôt qu'une constante que le Web mettrait en lumière.
Dans le cadre professionnel, j'ai l’impression qu'à l’époque où l'on recevait davantage de courrier papier que de mails, les fautes étaient moins nombreuses, mais c’est peut-être que les dactylos qui les tapaient étaient plus attentives ou mieux formées. Ok, on s'écrivait aussi moins souvent que depuis qu'il suffit d'ouvrir son Outlook pour réagir à ceci ou à cela. Et surtout, lorsque l'on s’indignait d'un article auprès de son journal favori, on signait sa lettre et l'on prenait le temps d'en peser et le fond et la forme...
Mais bon, quelles que soient les raisons et la nouveauté supposée de l'avalanche de fautes d'orthographe ou d'accord qui nous tombe sur le teston depuis que la France est championne du monde de l'ADSL, il me semble qu'il est temps de faire émerger une nétiquette-bis. Une nétiquette pour « non-geeks » ― comme on dit en charabia franglais ― selon laquelle il serait non seulement poli de faire remarquer à quelqu'un qu’il écrit n’importe comment et que son message est bourré de fautes, mais même carrément recommandé !
On constate en effet, assez tautologiquement mais tout de même, que plus une faute est commise, plus elle se répand. C'est le cas de « tort » écrit avec un « d » final, de « censé » régulièrement confondu avec « sensé », la lecture fréquente d'une erreur finissant par donner le sentiment qu'elle n’est plus, justement, une erreur.
Bien entendu, les internautes qui se crêpent le chignon dans les forums ou les ados qui se donnent rendez-vous par SMS ne sont pas les seuls à s'exprimer comme autant d'ignoranti de compétition. Les sites Web d'information, dont les effectifs n'incluent généralement pas le moindre correcteur ― une fonction ringarde, issue de l’époque où il fallait payer des types corrigeant les fautes de rédacteurs qui n'en faisaient pourtant pas beaucoup ― ont d'autres chats à fouetter que le respect du bon usage de l'apostrophe (j'adore ce « t'il » pour « t-il » omniprésent). Tiens, encore ce matin, la Une de Libé.fr s'ornait d'un magnifique papier sur les « incendis dans l'Hérault ». M'enfin, ils les tapent dans quoi, leurs papiers, à Libé ? Moi, mon Word ou mon Firefox font une crise cardiaque pour ce genre de chose. Pas les leurs ?
Que je sois à côté de la plaque ou non, qu'il s'agisse juste d'une récrimination de vieux schnock ou pas (non, ça c'est impossible, puisque je ne suis ni vieux ni schnock), il serait vraiment formidable qu'une tendance se dessine qui rende à l'orthographe son prestige d’antan. Sur le Web, on écrit. On écrit tout le temps. On s'engueule peut-être, on s'insulte, on se pourrit, mais pourquoi ne pas le faire avec le minimum de cette élégance qui, à l'inverse des bonnes manières creuses de la haute, ajoute effectivement du poids et du sens à ce que l'on dit ?
« Espèce de connard de fumier de droite, comment oses-tu prétendre que l'allongement de la durée de la vie impose nécessairement un allongement de la durée de la carrière ? », est-ce vraiment plus difficile à rédiger que « Espèce de conar de fumié de droite, coment ose-tu prétandre que l'alongemand de la duré de la vie impose néserairment un alongemant de la durez de la carière ? » ? Et franchement, votre traitement de texte ou votre navigateur ne clignotent-ils pas dans tous les sens lorsque vous écrivez ça ? Pensez-vous réellement que c'est parce qu’ils ont été conçus dans la Silicon Valley par des libéraux ? Soyons sérieux : les libéraux de la Silicon Valley sont d'abord des geeks et, à ce titre, n'ont sans doute pas beaucoup de respect pour la qualité de leur « spelling »…
Analphabètes de gauche, illettrés de droite, handicapés orthographiques du centre, n'avez-vous pas envie de vous transcender sur ce nouveau champ de bataille dialectique qu'est le Net ? D'en appeler au retour du protectionnisme, si c'est votre truc, avec deux « n », comme à celui de la peine de mort, le cas échéant, avec un « t » final ? Mais oui, bien entendu, vous en brûlez d’envie (avec un accent circonflexe sur le « u », n'en déplaise aux réformistes) ! C'est seulement que vous ne le saviez pas encore. Vive la nétiquette des non-geeks, merde alors !
© Commentaires & vaticinations
Pour autant, ayant toujours refusé de suivre les conseils de la sourcilleuse baronne (il faut dire que j'invite peu d'ambassadeurs et d'archevêques à dîner, ce qui peut passer pour de la triche), je me demande pourquoi il faudrait que je me mette à appliquer les règles édictées je ne sais où et je ne sais quand par un collectif de geeks fâchés avec la syntaxe et les conjugaisons. Car rien ne m'agace plus, en fait, et depuis que je passe autant de temps « en ligne », que l'indigence orthographique de mes contemporains ; une indigence dont on ne sait d'ailleurs pas si elle est un phénomène nouveau, en phase avec la baisse générale des exigences scolaires qu'Alain Finkielkraut et Jacqueline de Romilly passent leur vie à dénoncer, plutôt qu'une constante que le Web mettrait en lumière.
Dans le cadre professionnel, j'ai l’impression qu'à l’époque où l'on recevait davantage de courrier papier que de mails, les fautes étaient moins nombreuses, mais c’est peut-être que les dactylos qui les tapaient étaient plus attentives ou mieux formées. Ok, on s'écrivait aussi moins souvent que depuis qu'il suffit d'ouvrir son Outlook pour réagir à ceci ou à cela. Et surtout, lorsque l'on s’indignait d'un article auprès de son journal favori, on signait sa lettre et l'on prenait le temps d'en peser et le fond et la forme...
Mais bon, quelles que soient les raisons et la nouveauté supposée de l'avalanche de fautes d'orthographe ou d'accord qui nous tombe sur le teston depuis que la France est championne du monde de l'ADSL, il me semble qu'il est temps de faire émerger une nétiquette-bis. Une nétiquette pour « non-geeks » ― comme on dit en charabia franglais ― selon laquelle il serait non seulement poli de faire remarquer à quelqu'un qu’il écrit n’importe comment et que son message est bourré de fautes, mais même carrément recommandé !
On constate en effet, assez tautologiquement mais tout de même, que plus une faute est commise, plus elle se répand. C'est le cas de « tort » écrit avec un « d » final, de « censé » régulièrement confondu avec « sensé », la lecture fréquente d'une erreur finissant par donner le sentiment qu'elle n’est plus, justement, une erreur.
Bien entendu, les internautes qui se crêpent le chignon dans les forums ou les ados qui se donnent rendez-vous par SMS ne sont pas les seuls à s'exprimer comme autant d'ignoranti de compétition. Les sites Web d'information, dont les effectifs n'incluent généralement pas le moindre correcteur ― une fonction ringarde, issue de l’époque où il fallait payer des types corrigeant les fautes de rédacteurs qui n'en faisaient pourtant pas beaucoup ― ont d'autres chats à fouetter que le respect du bon usage de l'apostrophe (j'adore ce « t'il » pour « t-il » omniprésent). Tiens, encore ce matin, la Une de Libé.fr s'ornait d'un magnifique papier sur les « incendis dans l'Hérault ». M'enfin, ils les tapent dans quoi, leurs papiers, à Libé ? Moi, mon Word ou mon Firefox font une crise cardiaque pour ce genre de chose. Pas les leurs ?
Que je sois à côté de la plaque ou non, qu'il s'agisse juste d'une récrimination de vieux schnock ou pas (non, ça c'est impossible, puisque je ne suis ni vieux ni schnock), il serait vraiment formidable qu'une tendance se dessine qui rende à l'orthographe son prestige d’antan. Sur le Web, on écrit. On écrit tout le temps. On s'engueule peut-être, on s'insulte, on se pourrit, mais pourquoi ne pas le faire avec le minimum de cette élégance qui, à l'inverse des bonnes manières creuses de la haute, ajoute effectivement du poids et du sens à ce que l'on dit ?
« Espèce de connard de fumier de droite, comment oses-tu prétendre que l'allongement de la durée de la vie impose nécessairement un allongement de la durée de la carrière ? », est-ce vraiment plus difficile à rédiger que « Espèce de conar de fumié de droite, coment ose-tu prétandre que l'alongemand de la duré de la vie impose néserairment un alongemant de la durez de la carière ? » ? Et franchement, votre traitement de texte ou votre navigateur ne clignotent-ils pas dans tous les sens lorsque vous écrivez ça ? Pensez-vous réellement que c'est parce qu’ils ont été conçus dans la Silicon Valley par des libéraux ? Soyons sérieux : les libéraux de la Silicon Valley sont d'abord des geeks et, à ce titre, n'ont sans doute pas beaucoup de respect pour la qualité de leur « spelling »…
Analphabètes de gauche, illettrés de droite, handicapés orthographiques du centre, n'avez-vous pas envie de vous transcender sur ce nouveau champ de bataille dialectique qu'est le Net ? D'en appeler au retour du protectionnisme, si c'est votre truc, avec deux « n », comme à celui de la peine de mort, le cas échéant, avec un « t » final ? Mais oui, bien entendu, vous en brûlez d’envie (avec un accent circonflexe sur le « u », n'en déplaise aux réformistes) ! C'est seulement que vous ne le saviez pas encore. Vive la nétiquette des non-geeks, merde alors !
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Pourtant le meilleur moyen de vérifier l'écriture d'un mot reste encore de le taper sous Google...
Maintenant Google est une affreuse entreprise de libéraux où rien n'est plus vrai que ce qui émerge de l'offre et la demande et où l'interventionnisme est fortement méprisé :)
Rédigé par : Gemini | mardi 31 août 2010 à 13:44
Non, Monsieur, les geeks qui ont rédigé la nétiquette n'étaient pas "fâchés avec la syntaxe et les conjugaisons" ; loin de là, même, puisqu'aujourd'hui encore on reconnait les forums et salons de chat de "vieux de la vieille" du net en ce qu'ils sont particulièrement soucieux de l'orthographe.
Si la nétiquette prescrit d'éviter de faire des remarques sur la forme en général (et pas uniquement l'orthographe), c'est tout simplement pour éviter que les conversations ne dégénèrent systématiquement en "troll" et autre "flame wars".
Vous avez dû remarquer qu'il est très facile de transformer n'importe quelle conversation électronique en guerre de tranchées, par exemple en répondant à côté de la plaque, en attaquant ad hominem, etc.
Le but de la nétiquette est d'éviter cela, donc, à moins de vouloir passer pour un troll, respectons-là au mieux.
Rédigé par : Lio | mardi 31 août 2010 à 14:27
Gemini,
Pourtant, écrire n'importe comment sans respecter l'Académie, c'est vraiment trop libéral. Ça devrait donc en choquer plus d'un...
Lio,
Usenet, les salons de chat, c'est la préhistoire du Net. Désormais, tout le monde est là et l'on peut bien être un peu plus exigeant qu'à l'époque de ces "flame wars".
Mon sentiment : peu importe ce que les gens racontent puisque je suis très attaché à la liberté d'expression.
Mais qu'ils s'expriment en respectant les usages de la langue plutôt que ceux d'une nétiquette aussi surannée que les conseils de la mère Nadine (si quelqu'un veut écrire en majuscules, grand bien lui fasse. Ça n'affecte pas mes oreilles).
D'autant plus qu'en prenant le temps de vérifier accords et terminaisons, on a l'occasion de vérifier si l'on n'est pas en train de débloquer. C'est un peu la traduction numérique du "tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de proférer une énormité".
Bien entendu, personne n'est à l'abri d'une faute ou d'une étourderie. Mais je crois que, bien souvent, on est assez au-delà de la petite erreur sans conséquence.
Rédigé par : Hugues | mardi 31 août 2010 à 15:14
Entièrement d'accord avec Lio, même s'il est parfois difficile de rester de marbre face à certaines fautes particulièrement virulentes.
Hugues, et si nous bannissions également la vulgarité et les insultes de nos échanges, qu'en dites-vous ? Mes yeux saignent encore de votre avant-dernier mot.
Rédigé par : Amine Venezia | mardi 31 août 2010 à 15:20
Et encore, vous ne lisez pas la Dépêche du Midi. J'ai en mémoire un article titrant sur "les statuts de la Vierge à Lourdes" : une fonction publique cléricale maintenant ?
Rédigé par : godefroy | mardi 31 août 2010 à 15:28
Bon, alors je tire le premier ... un peu à côté, ce n'est pas vraiment de l'orthographe, plutôt de l'usage lexical (euh, on dit comme ça?), mais je crois bien que "cf.", ça s'emploie normalement pour suggérer une référence (un autre document), pas un exemple. "L'archevêque s'installe à la droite ...", ce n'est pas le titre d'un livre de Nadine, n'est-ce pas ?
Rédigé par : jyramn | mardi 31 août 2010 à 16:35
Petite réserve sur censé v. sensé. J'ai lu "censé" dans des ouvrages très anciens et très sérieux. Et en outre, je connais le verbe "censer", mais à ma connaissance "senser" n'existe pas.
À moins que je ne t'aie compris à l'envers ?
Rédigé par : Rubin | mardi 31 août 2010 à 16:59
Remarque : répétition de "que" au début du 7ème paragraphe...
Rédigé par : Benoît S. | mardi 31 août 2010 à 18:03
"avec un accent circonflexe sur le « u », n'en déplaise aux réformistes"
Et justement, qu'en pensez-vous de cette réforme de 1990 qui semble enseignée depuis 2008 dans les lycées?
Rédigé par : Zythom | mardi 31 août 2010 à 18:12
> un collectif de geeks fâchés avec la syntaxe et les conjugaisons
Des geeks prépubères alors. Il n'y a pas plus tatillon sur l'orthographe et la grammaire qu'un barbu intégriste du noyau.
Rédigé par : Bob | mardi 31 août 2010 à 18:31
Je signe.
Rédigé par : Thomas | mardi 31 août 2010 à 19:51
Amine Venezia,
Bof, j’aime bien que l’on ne massacre pas la langue, mais merde en fait partie intégrante. On peut faire attention à l’orthographe sans tomber dans la pudibonderie, non ?
Godefroy,
La presse écrite n’est pas irréprochable, mais les contrôles sont tout de même supérieurs à ceux du Web. Au moins pour le moment.
Jyramm,
Objection retenue. J’ai remplacé Cf. par Ex.
Rubin,
Objection refusée. Sensé, ce n’est pas un verbe mais un adjectif (le contraire d’insensé). Les gens l’écrivent lorsqu’ils veulent dire « censé » au sens de « supposé » (nul n’est censé ignorer la loi).
Benoît S.,
Bien vu. C’est corrigé.
Zythom,
Je suis hostile à toutes les réformes de l’orthographe par principe. Même s’il existe d’excellents arguments pour les défendre.
Bob,
J’y ai pensé en l’écrivant. Si les geeks programment, ils devraient effectivement être attentifs à la grammaire et à la syntaxe. Mais j’ai souvent eu l’occasion de constater que ça ne marchait pas comme ça.
Thomas,
Merci.
Rédigé par : Hugues | mardi 31 août 2010 à 20:13
Que voulez-vous que je vous dise, mis à part que cet article me confirme dans mon comvatisme viscéral ?
Seule petite nuance, sur la nétiquette: d'aucuns n'hésitent pas, quand les arguments leur manquent, à disqualifier un contradicteur en pointant une faute. C'est ce type de comportement qui est perçu à juste titre comme trollesque. Être exigeant sur la forme ne doit pas conduire à inverser l'ordre des priorités: l'exigence sur le fond doit être plus grande encore.
Rédigé par : Gwynfrid | mercredi 01 septembre 2010 à 04:36
Donc pour vous un geek est un individu qui commet des fautes d'orthographes ?
Vous prétendez que la nétiquette a été crée par les geeks ... admettons le. Mais cet amalgame entre geek et analphabète est surprenant !
Coup de gueule sur les fautes d'orthographe tout à fait légitime ... mais au moins utilisez les bons termes. Car geek n'est pas du tout le terme approprié ...
Les fautes ont toujours existaient, c'est juste la sur-médiatisation, blogs, sites sociaux qui fait que M. X peut écrire à notre époque.
Rédigé par : Sin | mercredi 01 septembre 2010 à 17:15
Et il n'y a pas que sur le Net ! Vu ce matin sur tous les abribus de Paris cette pub SFR qui proclame fièrement "C'est moi qui faiT la loi(...)" (c'est moi qui souligne). Édifiant, non ?
Rédigé par : fanucho | jeudi 02 septembre 2010 à 10:21
Bon mais on dit pareil alors. Si ton propos est sensé, je ne suis pas censé le tourner en dérision.
Rédigé par : Rubin | vendredi 03 septembre 2010 à 00:15
Oui, apparemment, il y a des illétrés chez SFR.
Le "moi qui fait" apparait aussi ici: http://musique.sfrjeunestalents.fr/?f=1
Rédigé par : ninjapiza | vendredi 03 septembre 2010 à 14:25
godefroid,
j'ai lu dans la dépêche du midi: des propos peu amen, je me suis demandé un bon moment ce que cela voulait dire, il était question de gérard depardiou et de juliette binoche, le journaliste avait bu un coup de trop, ou copié trop vite une dépêche internet, le saura t on un jour?
Rédigé par : humour japonais | vendredi 03 septembre 2010 à 20:36
Ah oui, "tort" orthographié "tord", ça m'horripile ;-)
Et le participe passé du premier groupe aussi…
Je me suis fait une ennemie, quelque part sur Biblioblog, avec ce commentaire assassin, écrit après avoir rencontré le 3e participe boiteux :
« Je vous ai bien lire, mais je n'ai pas tout comprendre »
J'avais eu le torT de croire que sur un blog bibliophile, on se devait au moins de respecter SOIT^W soi-même le français ;-)))
Rédigé par : Médard | samedi 04 septembre 2010 à 19:35
En tant que vieille schnock(e?) de 29 ans, ayatollah assumée de l'orthographe, de la grammaire et de la syntaxe, je signe des deux mains. Tous les exemples que vous avez cités m'ont vrillé les oreilles, c'est dire si je suis atteinte.
J'ajouterai à ces quelques exemples :
- qu'après "après que" on utilise l'indicatif (remarquez, ça ne concerne pas que l'écrit)
- qu'on écrit "quel(le) que soit" et pas "quelque soit"
- qu'il serait bien que l'on arrête de confondre la première personne du singulier du futur de avec du conditionnel (c'est tellement agaçant de lire "je ne commenterais pas vos âneries" au lieu de "je ne commenterai pas...").
Si en plus parmi les habitués des lieux de débat du web intergalactique, certains pouvaient se mettre à utiliser, le plus naturellement du monde, l'imparfait du subjonctif, je serais comblée. Mais comme je ne suis pas sûre de totalement le maîtriser moi-même, je ne la ramène pas trop sur ce sujet.
Rédigé par : Jouls | samedi 04 septembre 2010 à 21:58