« Patrons en herbe | Accueil | Au QG de Pécresse : "OK, mais au rugby, nous aussi on a gagné !" »

samedi 20 mars 2010

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

"J'adore cet extraordinaire dispositif écolo-libéral permettant de faire supporter à une entreprise privée le coût de la réduction du trafic automobile dans la capitale. "

Il serait intéressant de prouver cette idée selon laquelle les vélibs permettraient de réduire la circulation automobile... Vous avez des chiffres, des faits ?

Par la même occasion, essayez de nous montrer en quoi ces affreux couloirs de bus gigantesques à Paris ont permis aux gens de prendre plus le bus et de laisser tomber leur bagnole...

Des chiffres ?

C'est bien beau le blabla écolo-bobo, mais il faudrait confronter la réalité fantasmée à la réalité des chiffres...

Il ne vous aura pas échappé que le "coût supporté par une entreprise privée" est toujours, au final supporté par la collectivité ?

Autrement dit, payé par la majorité des français au seul bénéfice des bobos de centre ville.

Tony B.,
"Ecolo-bobo" ? Vous êtes mal tombé : http://www.com-vat.com/commvat/2010/02/la-v%C3%A9lorution-elle-ne-passera-pas-par-moi.html

Et pour les "affreux couloirs gigantesques" également : http://www.com-vat.com/commvat/2010/02/pistes-noires.html


Passant,
Non, ça ne m'a pas échappé. Mais va plus loin : tout est ultimement payé par tout le monde.

Je vous trouve, pour une fois, incroyablement négatif. Pourquoi voir le Velib par le petit bout de la lorgnette? le touriste perdu, le vélo cassé, la station pleine...

J'utilise régulièrement le Velib depuis 2 ans, de nuit comme de jour, à toute heure et tous les jours, pour aller n'importe où dans Paris et je trouve assez fou que vous puissiez réduire le Velib à si peu de choses...

Oui il y a un problème de Velib cassés. Mais réduire les Velib à leurs pneus dégonflés, c'est comme réduire l'Alsace à ses électeurs FN...

Bref, il y a des défauts mais si la seule fois où vous parlez des Velib c'est pour dire qu'il y a trop de défauts pour que ça marche, vous passez complètement à côté du sujet et je trouve ça pour le moins surprenant.


Ce n'est pas que j'ai envie d'argumenter sur votre ressenti, c'est votre blog, vous y mettez ce que vous voulez, mais vous nous avez habitué à mieux, et "bouh le Velib ça marche pas" c'est pas franchement intéressant à lire.

Si, si, il y a des chiffres. Bon, évidemment pas dans le Bilan des Déplacements, monument de manipulation statistique dressé à la seule gloire de son auteur, la Mairie de Paris, mais bien ici : http://www.pierrekopp.com/downloads/2RM.pdf

En effet, le trafic automobile baisse (pourrait-il en être autrement, avec l'ingéniosité sans faille dont fait preuve la municipalité pour placer des plots, séparateurs, zones 30, et autres "espaces civilisés" dans les roues des automobilistes ?) Mais cette baisse ne doit rien au vélo, dont la part dans le kilométrage parcouru reste négligeable, et pas beaucoup plus aux transports en commun : non, les vrais responsables, c'est nous.

Papier très sympa, Hugues, mais je ne crois pas que le vélib' soit très libéral. Le Velib' de Delanoë, c'est un peu comme la vaccination de la grippe porcine par Roselyne Bachelot.

Des bonnes intentions, la grosse bertha du service public, et la débandade finale. Un petit tour à Londres, dont le maire - celui de gauche hier et celui de droite aujourd'hui - taxe les voitures en centre ville et encourage l'usage du vélo en publiant des cartes offrant aux cyclistes des itinéraires sécurisés et la localisation de tous les magasins (privés) qui réparent ou louent des vélos à travers la ville, et l'on découvre un nombre extraordinaire de cyclistes dans Londres et un réseau serré de boutiques de vélos, apparemment prospères et nouvelles sources d'emplois.

A Londres, un nouveau marché est né. A Paris, la connivence entre une mairie et une entreprise qui a un quasi monopole sur le mobilier et l'affiche urbain débouche sur une déroute économique, alimente l'incivilité et le vandalisme et a organisé une concurrence déloyale à l'égard des boutiques de vélos parisiennes.

Michel,

Sur le péage urbain à la londonienne, au début, j'étais assez réticent parce que j'étais intoxiqué par la rhétorique un poil démago-simpliste de Delanoë sur l'égalité d'accès au centre de Paris. Mais j'ai changé d'avis et je pense que c'est une solution intéressante, puisqu'elle atteint son but de réduction du trafic auto et contribue au financement des transports publics.

Mais sur le Vélib', et au-delà des problèmes spécifiques au dispositif (notamment le manque d'ergonomie des bornes) et à nos comportements gaulois (le vandalisme et le manque de civisme), l'idée est quand même bien d'esprit libéral : Decaux finance l'infrastructure et paye une redevance à la mairie en échange de panneaux publicitaires qui, de toute manière, seraient présents en ville.

Ce que l'on peut regretter, c'est qu'il n'existe pas plusieurs acteurs au niveau de toute l'agglomération dont les matériels seraient interopérables, ce qui n'obligerait pas la mairie à se marier trop longtemps avec un afficheur, ni les communes limitrophes à travailler forcément avec le même partenaire.... Afficher davantage

Mais je te rappelle par ailleurs qu'il n'y avait quasiment aucun loueurs de vélos à Paris auparavant (Vélib' n'a donc tué personne et n'a freiné aucune initiative privée). Au minimum, il relance l'intérêt du public pour le vélo, qui se remet à en acheter (et là, c'est surtout bon pour les fabricants chinois, qui fabriquent 90% des vélos dans le monde à l'exception notable des Vélib'... qui sont hongrois !)

Il y avait quelques loueurs, Hugues. Peu sans doute, mais tout de m... Afficher davantageême, qui probablement n'existent plus, pour la plupart. Je me souviens d'un loueur vers la Bastille, notamment. Je crois que le Velib' n'a pas relancé l'intérêt pour le vélo à Paris, mais plutôt capté à son profit cet intérêt déjà existant (rappelle toi toutes ces jolies filles haut perchées sur des vélos hollandais dans les années 80 - 90, tous ces jeunes mâles dominants sur leurs VTT, sans parler des jeunes retraités déguisés en coureurs cyclistes le weekend pour tourner autour de Longchamps). A mon avis, le Velib' a peut-être conforté cet intérêt du vélo, soit, mais ce n'était pas son but, et sa création s'est faite au mépris total des conséquences qu'elle pouvait entrainer pour les marchands, réparateurs et loueurs de vélos parisiens. Bref, désolé de te contredire, cher Hugues, mais à mon avis, le Velib', c'est tout sauf libéral.

Tout à fait : ceci expliquant pourquoi, au final, puisque l'impôt comme les revenus des entreprises privées proviennent toujours majoritairement des plus pauvres, réduire les inégalités, c'est en réduire les dépenses, surtout s'il s'agit de réaliser des infrastructures collectives que le privé réaliserait tout aussi bien au frais de ses seuls usagers.

Et, pour ma part, je ne vois vraiment rien d'anormal à la destruction de ce qui tient à coeur de celui qui vous oppresse : faute de pouvoir s'en prendre directement à lui, évidemment.

Phix,
Attention, encore une fois : je trouve ça très bien, mais pour les autres (et ce n'est certainement pas la première fois que je parle du Vélib', loin de là...

Utilisez le moteur de recherche en haut à droite, vous serez surpris par les bonnes grâces que je lui fais depuis un bon bout de temps.

Mais lisez au moins ça (car j'ai même risqué ma vie et ma réputation pour sauver le bébé de Delanoë) : http://www.rue89.com/tribune-vaticinateur/2009/09/03/le-voleur-de-velib-et-moi-lecon-de-cyclocivisme

Denys,
Ça marche, alors ? Il y avait un bon dessin de Pessin dans le Monde une fois. On voyait deux cyclistes sur une piste cyclable qui disaient : "Bon, on a réussi pour les bagnoles, maintenant on s'attaque aux bus"

Maintenant qu'on a un peu de recul (ça existe depuis quand déjà ?) ce serait bien de faire un bilan et d'avoir le coût de ce système pour la ville de Paris.

Encore une fois, ce n'est pas notre presse en perdition sur qui il faut compter pour avoir des infos fiables sur le "service" vélib. Heureusement, en dehors de la France soviétique il existe des journalistes qui font leur travail...

Dans le NYT par exemple, on apprend que 80% des vélibs ont été volés ou endommagés depuis le début sur les 20.600 vélos mis à disposition...
Dans d'autres articles, on apprend que la Mairie de Paris (donc le contribuable) couvre environ 400 euros par vélos volés ou endommagés - soit une estimation d'environ €1.6-million par an pour les contribuables parisiens... ça coute cher les bobos qui pédalent entre le Marais et St Michel...

http://womenscyclingmag.com/2009/08/03/velib-rental-bikes-in-paris-good-for-environment-and-crime/
http://www.independent.co.uk/news/world/europe/thieves-ride-off-with-3000-of-pariss-free-bicycles-868726.html
http://www.nytimes.com/2009/10/31/world/europe/31bikes.html?pagewanted=2&_r=1

Tony B,
Oui, enfin, la "France soviétique", ça disqualifie tout de même pas mal ton propos. Le coût du vandalisme, c'est plutôt notre côté jungle que notre côté contrôle social.

D'abord, il est intéressant de voir à quel point le vélib' cristallise les passions libérales altermondialistes prosociales.
Ensuite, le vandalisme dont il fait l'objet est en soi objet de réflexion, puisqu'il semble renvoyer au fameux bouquin "The Tragedy of Commons" publié dans les années 60, qui veut la propriété collective soit forcément considérée comme non-propriété, et donc saccagée. Bien des démentis ont été publiés depuis. C'est en effet aux utilisateurs de Vélib' de veiller au grain, et moi-même, qui n'en utilise pas, j'aimerais beaucoup prendre sur le fait un de ces crétins qui ont probablement un discours de justification tout prêt - par exemple, donner une leçon à tous ces bobos qui ont l'audace de circuler en vélo alors qu'ils ont les moyens de circuler en voiture, tandis que les infortunés prolétaires, dont ils seraient normalement les modèles, pensaient que l'ascension sociale passait de la Mégane à l'Avantime.
Enfin, le discours sur les loueurs est hallucinant: des loueurs à Paris? A cinq euros de l'heure? Ils avaient une mission sociale, c'est ça? Leur disparition creuse tous les déficits, c'est bien cela? C'est un drame humain comparable à quoi? A l'effondrement du textile? A l'extinction du Crétacé?

je serais vraiment curieux d'en apprendre plus sur le vandalisme des vélib' : pourquoi ? quand ? qui ? des utilsateurs, des clodos, des jeunes saouls le samedi soir ?

c'est assez mystérieux

Rien qu'une bonne dose de vidéosurveillance ne puisse révéler.

D'ailleurs, étant donné le probable recours à d'excellents logiciels issus de l'innovation financière, on peut d'avance prédire que la Police déterminera que l'ETA est responsable de la dégradation des vélibs.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Théologie amusante

La bible de l'urban cycling

Identité française : le livre !

Blogroll mal assortie

Bousculeurs d'idées reçues

Blog powered by Typepad
Membre depuis 10/2004