Le développement durable, c'est bien quand on reste longtemps sur le même braquet ? Circuler à vélo dans Paris, est-ce que c'est aussi « faire du sport » ? Quiconque chronomètre la plupart de ses trajets, fait régulièrement tomber ses propres records sur République-Porte de Versailles (26 minutes) ou anticipe l'ascension de la rue Gambetta ― préalable à une séance de cinoche au MK2 du même nom ― avec l'enthousiasme gourmand que d'autres réservent à l'achat d'un baril de pop-corn sera tenté de répondre par l'affirmative…
Car c'est bien l'un des attraits majeurs du vélo, voire la marque de sa supériorité sur n'importe quel autre mode de transport urbain : la transformation de chaque déplacement en une mini-aventure dont vous êtes le héros. Il y a un début, une fin, de multiples méchants à combattre, un tas de rebondissements, de la vitesse, de l'adrénaline au litre, bref, tout le contraire de ce que vous réserve un voyage en métro ― pour ne rien dire d'un tour en bus, paroxysme de l'ennui en matière de mobilité urbaine.
"la marque de sa supériorité sur n'importe quel autre mode de transport urbain : la transformation de chaque déplacement en une mini-aventure dont vous êtes le héros."
Oui, et ça marche aussi pour le volet "je crache mes clopes au point d'accélérer devant les terrasses chauffées, de peur de jeter cet engin de malheur dans la première beine à ordures venues et d'appeler un taxi après un ou deux expresso embrûmés".
ps : dis-moi, j'ai un vélo depuis noël. comment ça marche ?
Rédigé par : éconoclaste-stéphane | samedi 06 février 2010 à 14:27