A intervalle régulier, une nouvelle figure d'autorité culturelle, philosophique, universitaire ou politique apporte sa contribution à ce qui ressemble de plus en plus à une stratégie malsaine de travestissement de la réalité. Un travestissement dont la capacité à diviser les Français entre eux est d'ailleurs, au final, bien plus grande que toutes les initiatives gouvernementales de ces derniers mois — cet absurde débat sur l'identité nationale compris.
Mais serais-je donc, moi-même, si aveugle à l'horreur qui s'installe, si insensible à la souffrance qui se répand, si inaccessible à l'enfer qui vient qu'il me soit impossible de réconcilier cette description d'une France re-vychisée avec l'action d'un gouvernement banalement démocratique de la Ve République ?
Je me pose honnêtement la question et ma réponse toute aussi honnête est non. Quoi que l'on pense du bouclier fiscal, de la réforme des universités, de la normalisation des régimes « spéciaux » de retraites et, même, de la politique migratoire, la France est actuellement gérée par une équipe de centre-droit dont les référents idéologiques se trouvent plus souvent du côté de la démocratie chrétienne rhénane, voire de la social-démocratie scandinave, que de n'importe quelle expérience totalitaire.
Le débat politique chez nous (et le rappeler est presque un truisme) est toujours passé par la diabolisation de l'adversaire et sa disqualification comme interlocuteur légitime. Mais l'amusement incrédule que provoque aujourd'hui le rappel des réactions à l'élection de François Mitterrand en 1981 — lorsque les chars soviétiques étaient annoncés à Strasbourg et qu'il fallait se préparer à la nationalisation des boulangeries de quartier — ne force-t-il pas à prendre un minimum de distance avec ces invocations quotidiennes des mânes de Pétain ?
Car enfin, si Nicolas Sarkozy est effectivement le dictateur ultralibéral et raciste que l'on dit, que sont donc Angela Merkel, Gordon Brown, José Luis Zapatero, Fredrik Reinfeldt, Jan Peter Balkenende, leaders dont les stratégies sont parfaitement superposables à celles du président français sur à peu près tous les sujets ? Faut-il alors s'inquiéter de la dérive fasciste de l'ensemble du Continent, pour ne rien dire de celle des États-Unis, dont le président se comporte de plus en plus comme un chef d'État européen ?
D'une certaine manière, cette habitude que nous avons de vivre la politique comme une guerre civile où tous les excès sont permis rendrait plutôt optimiste : ce n'est pas parce qu'ils traitent les CRS de SS que l'on enferme les leaders étudiants dans des camps de concentration, même lorsqu'ils sont juifs et Allemands. Mieux : on finit par en faire des têtes de liste aux élections européennes.
A cette aune, la monstruosité ndiayesque ou le néofascisme badiesque peuvent bien être rangés dans les mêmes placards à concepts grotesques que la menace islamique lepéniste ou la décadence morale villieriste. A ceci près que les tenants du sarkozysme comme fascisme jouissent d'une audience et d'un respect auxquels n'ont pas, fort heureusement, accès leurs pendants de droite. Faudra-t-il qu'Emmanuel Todd s'inquiète à son tour d'une nationalisation des boulangeries pour que la raison l'emporte ?
© Commentaires & vaticinations
Dans mes bras, mon frère.
Rédigé par : Koz | lundi 28 décembre 2009 à 18:52
C.Q.F.D.
En parallèle à la poursuite française des clivages "idéologiques" haineux, nous assistons à l'avènement du catastrophisme écolo, de la même veine. La veine vert - pastèque.
Comme les pollutions réelles ne frappent pas assez les esprits, on prédit l'apocalypse, frénétiquement.
Rédigé par : Cultilandes | mardi 29 décembre 2009 à 09:09
@ Cultilandes : lisez Le Monde daté de ce mardi ; nous avons connu dans la décennie 2000-2010 les 4 années les plus chaudes jamais relevées. Nous avons célébré les dix ans de la pire tempête jamais connue en France de mémoire humaine et, depuis, une dizaine de tempêtes se sont abattues sur l'Europe. Les écolos n'ont malheureusement pas à inventer des catastrophes à venir, elles sont déjà là, sous nous yeux...
@ Hugues : je partage totalement. C'est d'autant plus dangereux que si Sarko = Pétain, lequel était identique selon les mêmes à Hitler, cela signifie que le nazisme, ce n'était pas si pire... A un tel point que des termes comme "génocide" ou "rafle" sont utilisés à tout bout de champ, ce qui tend à relativiser la politique d'extermination des nazis. Quand les mêmes refusent de considérer les droits humains comme des droits naturels, ou a qualifier les régimes staliniens de totalitaires, on assiste à une réécriture de l'histoire qui nous prépare des années à venir loin d'être sympathiques...
Rédigé par : Franck naturellement | mardi 29 décembre 2009 à 11:44
@ Franck naturellement: http://skyfal.free.fr/
Rédigé par : Cultilandes | mardi 29 décembre 2009 à 14:02
Koz,
Les grands esprits se rencontrent (je veux dire Todd, Badiou et consorts. hé hé...).
Cultilandes,
Ah, mais il ne faut peut-être pas tout mélanger, non ?
Franck,
C'est tout le problème de ces amalgames : la situation de référence est banalisée alors qu'elle n'a justement rien de banal.
Rédigé par : Hugues | mardi 29 décembre 2009 à 15:20
Il y a des pollutions comme il y a des injustices sociales.
Il y a du gaspillage de ressources naturelles comme du gaspillage économique.
Pour une grande part (pas totalement) le même militantisme politique s'est déplacé du terrain "social" vers le terrain "écologique". D'autres font l'amalgame eux-mêmes. Pour eux, capitalisme = destruction. Des individus et de la nature... Sans nuance. Alain Badiou en est un bon exemple.
Rédigé par : Cultilandes | mardi 29 décembre 2009 à 15:38
@ Hugues. Dans l'assortiment de votre blogroll, je viens de découvrir Ludovic Monnerat.
@ Frank. Lisez aussi Ludovic Monnerat!
Rédigé par : Cultilandes | mardi 29 décembre 2009 à 15:53
"la France est actuellement gérée par une équipe de centre-droit dont les référents idéologiques se trouvent plus souvent du côté de la démocratie chrétienne rhénane, voire de la social-démocratie scandinave, que de n'importe quelle expérience totalitaire."
On ne peut que bondir à la lecture de cette phrase!
Si nous n'avons pas raté d'épisode, l'UMP est normalement l'héritier du gaullisme.
Or de part les réformettes proposées, toutes plus inefficaces ou iniques que les autres, de part les plans com' vaseux et autres voltes-faces diplomatiques ridiculisant le pays chaque mois, nous ne sommes plus en présence d'une politique au sens strict du terme, mais d'une véritable "chienlit"
Exemples concrets:
1/ intégration de la France dans le haut-commandement de l’OTAN
2/ vente du fleuron de notre marine nationale, le porte-hélicoptères « Le Mistral » aux Russes (sic!)
3/ signature d’accords politiques avec non pas la Chine, mais directement le Parti Communiste Chinois (re-sic!)
En quoi est-ce gaulliste? En quoi est-ce de droite ou social-démocrate?
Ce n'est ni de gauche, ni de centre ni de droite. C'est du "n'importe quoi" créé par une meute d'incapables vendant les valeurs de la République au plus offrant.
Preuve de cette incompétence, cette semaine, le SIG (service d'information du gouvernement) nous fait l'immense privilège d'un grand emprunt chiffré en...millions d'euros sur la page officielle du Premier Ministre! Cherchez l'erreur.
http://www.cpolitic.com/cblog/2009/12/29/mille-millions-de-milliards-de-mille-deuros-quelle-incompetence-ce-gouvernement/
Arrêtons le fiasco!
Rédigé par : cpolitic | mardi 29 décembre 2009 à 16:17
Pas mal vu.
Pour côtoyer beaucoup d'enseignants, on touche sans doute, avec cette catégorie professionnelle, l'extrémité de ces analogies douteuses dont la récurrence interroge.
Après analyse, j'y vois une posture perturbée par l'histoire, de type pathologique. Ces gens se croient en dictature, ce qui est déjà curieux puisqu'on vote, mais ils se considèrent surtout, c'est la clé, en Résistants.
Ce discours a en effet l'avantage de donner une image positive de soi, celle de l'opposant face aux méchants. Il est en plus très pratique, ce discours, celui qui le tient ne risque absolument rien, cette impunité étant la base même de notre système démocratique.
Rédigé par : Thierry | mardi 29 décembre 2009 à 20:31
Oui, le discours politique est trop souvent un discours de guerre civile. Peut-être parce que les citoyens ont l'impression de ne pas pouvoir agir autrement
>>la France est actuellement gérée par une équipe de centre-droit
Non, le discours est celui de la rupture, et le modèle c'est Thatcher (et Bush).
Le voisinage de conseillers venus de la droite de la droite et de qq ralliés peut servir à brouiller les cartes. Tout comme la gestion de la crise économique...
Rédigé par : jack | mercredi 30 décembre 2009 à 11:54
@ Franck.
Oui, le discours politique est trop souvent un discours de guerre civile.
Oui, le discours de la campagne électorale était celui de la rupture.
Oui, les cartes sont brouillées.
Non, la politique suivie (suivie?) n'est pas celle de Thatcher.
@ Thierry.
Pas mal vu aussi!
Rédigé par : Cultilandes | mercredi 30 décembre 2009 à 23:38
Je vais peut-être me faire un peu l'avocat du diable, mais je trouve quand même qu'il y a une certaine dérive récente à la fois en paroles et en actes, notamment en ce qui concerne le racisme.
Puisque vous voulez comparer à l'Europe, je crois que si un ministre étranger avait tenu les mêmes propos qu' Hortefeux sur les "auvergnats", il aurait été poussé à la démission; de la même façon, un Premier Ministre anglais ou allemand n'aurait peut-être pas survécu à une affaire de népotisme type EPAD.
J'avoue aussi avoir été très choqué par les discours de certains hommes politiques sur les "gènes" des fils de politiques ou de footballeurs. Toute cette vision essentialiste (qui, sans me risquer à la qualifier de monstrueuse, me semble au moins délicate et porte effectivement en elle le germe de dérives nauséabondes) se manifeste dans le débat sur l'identité nationale et l'immigration. Et il y a des conséquences, vous le savez, vous qui nous aviez parlé récemment de ces français qui ne le sont plus du jour au lendemain.
Sinon, je pense au contraire de vous que cette dérive droitière est bien européenne d'ailleurs : il y a quelques semaines, les anglais ont proposé de "dépister" les nationalités sur la base d'ADN, ce qui est de l'essentialisme pur et dur et est tellement absurde que la revue Nature s'est fendue d'un éditorial.
Je tombe aujourd'hui sur cet article sur le sujet :
http://www.scienceline.org/2009/12/30/can-dna-tests-reveal-nationality/
J'attends que Besson se justifie de ce cas anglais pour faire la même chose en France ...
Rédigé par : Tom Roud | jeudi 31 décembre 2009 à 18:49
Tom Roud,
Je pense qu'Hortefeux est effectivement un type raciste, et que cette anecdote des Auvergnats n'était pas anodine. Je l'ai d'ailleurs écrit ici à l'époque :
http://www.com-vat.com/commvat/2009/09/sin%C3%A9-hortefeux-m%C3%AAme-combat.html
Je suis également très hostile à ces histoires d'ADN et de ministère de l'Identité nationale.
Là encore, il me semble avoir un peu réfléchi à ces histoires lorsque les questions ont commencé à se poser, et certainement pas pour aller dans le sens du pouvoir :
http://hugues.blogs.com/commvat/2007/09/gntique-adminis.html
http://hugues.blogs.com/commvat/2007/03/et_nous_les_fra.html
Mais un Hortefeux vaut bien un Frêche (l'homme du discours sur les sportifs, justement) et si la présence de types de ce genre dans les grands appareils n'est pas très sympathique, il n'est pas raisonnable d'en déduire que la France est devenue fasciste. Des racistes, j'en ai rencontré dans les mouvements syndicaux, chez les journalistes, chez les profs, et je n'ai pas décidé que ces institutions et ces corps de métier étaient gangrenés par leur point de vue.
Donc, il y a bien des options politiques et des points de vue auxquels on peut et on doit s'opposer, mais dans le cadre démocratique et sans en tirer la conclusion que c'est Vichy all over again.
Quant au népotisme et aux petits arrangements entre amis, il fait tellement partie du caractère national, quel que soit le gouvernement, qu'il tout aussi difficile de le rapprocher d'une période particulière. Là aussi on doit condamner, mais où est l'exceptionnel ?
Rédigé par : Hugues | jeudi 31 décembre 2009 à 19:42
Votre article est insuffisant puisqu'il se contente d'attaques personnelles assez peu argumentées
Je vous remets ci-dessous un article écrit en mars, qui ne me semble pas avoir perdu de son actualité.
http://artypunk.wordpress.com/2009/03/26/liberte-liberte-cherie/
On n'est pas dans la France de Vichy mais on s'y dirige.
Si votre femme était étrangère, si votre fils était turbulent à la maternelle,si votre neveu était étudiant gauchiste, si vous travaillez à l'EPAD, si votre cousin était pédophile, si votre mère avait rechargé des portables d'afghans, si vous étiez passé par une garde à vue... vous ne penseriez peut-être pas la même chose.
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Quand j’étais jeune, on apprenait ce poème de Paul Eluard,
Liberté, sur mes cahiers d’écolier, sur mon pupitre et les arbres, j’écris ton nom…
Bizarrement, ce n’est plus au programme. Aujourd’hui, “liberté” rime avec “sécurité”.
Au moment où un gauchiste en marge de la société est retenu en prison depuis 4 mois sans preuve matérielle sur une inculpation très contestable de terrorisme, (peut-être est -il vraiment coupable de dégradation, mais ce n’est pas une raison ) ça vaut le coup de se plonger dans le recueil du PS “La France en liberté surveillée” .
Bien sûr, c’est une contre-attaque politique d’un parti desespérément à la recherche d’un angle d’attaque, mais la critique sur le fond me semble fondée
On y voit des dérives inquiétantes:
- loi sur la récidive qui est une remise en cause de l’individualisation des peines et instaure des peines planchers ( sauf si motivation spéciale du juge) d’au minimum un an, même sur des cas simples comme le vol; les peines plancher ont été appliquées dans plus de 10 000 cas cette année. A noter l’intervention du parquet (dépendant du Garde des Sceaux) qui demande un appel systématique en cas de non application des peines plancher. On est loin de l’indépendance de la justice.
- la rétention de sûreté qui maintient un “fou” en détention surveillée après la fin de sa peine en fonction du risque présumé de dangerosité
- les conditions d’”accueil” des étrangers, (35 000 pendant 13 jours en moyenne) parqués dans des Centres où se produisent des faits divers graves (incendie, suicides, mutilations, grève de a faim) alors qu’on essaie d’éloigner la structure chargée de les défendre (la Cimade)
- multiplication des délits d’outrage, (x2 en 10 ans , soit 32 000 ) qui traduisent probablement des tentatives d’intimidation des citoyens, ou au moins un sentiment d’impunité de la police, ce que traduit aussi le doublement en trois ans des saisines de la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS) pour violences policières
- interventions policières en milieu scolaire pour faire la chasse aux sans-papiers, rechercher de la drogue, contrôler les grévistes
- équipement de la police en TASERs, qui augmente la violence des interpellations policières
- mutiplication des contrôles d’identité sans raison, épinglée par la CNDS (dont la suppression est d’ailleurs prévue)
- multiplication des gardes à vue (+70% en 6 ans)
- loi Hadopi qui autorise la coupure d’internet sans jugement contradictoire pour téléchargement de musique (une pratique de millions de français)
- création de fichiers multiples et variés, dont le STIC portant sur 10% de la population française, présentant des manquements graves dans la rigueur de leur gestion (selon la CNIL), conduisant à des refus d’embauche sur la foi d’erreurs de saisie. 1 million de personnes blanchies par la justice y sont encore considérées comme suspectes; fichage adn de 1% de la population française
- différentes tentatives de contrôles heureusement retoquées par le conseil constitutionnel (fichage adn des enfants d’étrangers pour prouver la filiation, prévention des délinquants dès l’âge de trois ans, incarcération de mineurs de 12 ans…)
- limogeages des hauts fonctionnaires critiques ou simplement objectifs
- différentes mesures pour contrôler la presse (intimidations, contrôle des nominations)
- mesures d’intimidation de la justice (convocations, circulaires, menaces, suppression du juge d’instruction…)
- réduction des pouvoirs d’expression des députés de l’opposition
- appel à la délation (dénonciation des passeurs d’immigrés en échange de visas)
- tentative de remise en cause des principes de laïcité, bienveillance envers les sectes (scientologie)
… tout ça n’est pas un hasard.
Ce n’est pas non plus seulement une tentative de séduire l’extrême droite par des discours.
C’est bien une radicalisation de la politique de droite qui nous approche de l’état policier
Malheureusement, la liberté n’est jamais acquise, et le XXème siècle est plein d’exemples pays européens qui se sont engouffrés dans l’autoritarisme (Espagne, Grèce, Portugal, Allemagne, …) .
On n’est jamais trop prudent
Rédigé par : artypunk | dimanche 03 janvier 2010 à 03:04
Je vous recommande l'excellent article d'Elisabeth Lévy sur le même thème:
http://www.causeur.fr/identite-nationale-qui-hait-qui,3551
Rédigé par : Michael | jeudi 07 janvier 2010 à 14:52
Bien vu, Hugues.
Juste pour pinailler, après une étude scientifique exhaustive (qui s'est limitée à interroger mes parents et quelques uns de leurs amis), l'histoire des chars russes en 1981 m'a tout l'air d'être une magnifique légende urbaine.
Toi qui fais partie de l'aristocratie journalistique, tu dois certainement avoir accès aux archives des principaux quotidiens. Je serais très intéressé par un recensement des articles en 1981 parlant sérieusement de chars russes sur les Champs Elysées.
A mon avis, ça va pas pisser bien loin...
Rédigé par : Lib | vendredi 08 janvier 2010 à 11:07
L'histoire des chars russes ? Une légende urbaine ? Oui et non.
Disons que c'était une plaisanterie venue de la gauche caricaturant les frayeurs de la droite, mais qui s'était retrouvée sérieusement proférée par les gens que des ministres communistes au gouvernement faisaient flipper.
Et je n'ai pas besoin d'archives : j'y étais !
Tout comme tu pourras dire, dans quelques années, oui, je me souviens des années Sarko, lorsque les gens expliquaient que c'était le fascisme et qu'il fallait entrer en résistance contre la réforme de La Poste ou quitter carrément le pays. On ne te croira peut-être pas.
Rédigé par : Hugues | vendredi 08 janvier 2010 à 11:52
Faut dire, Badiou...
Rédigé par : cdc | mardi 12 janvier 2010 à 17:02
Et un parquet aux ordres pour barrer la route à un opposant éventuel aux prochaines élections après qu'une campagne de presse bien orchestree l'ait bien opportunément ecarté de la précédente ?
C'est du fascisme ou simplement un goût pittoresque pour les tribunaux populaires soviétiques ?
Rédigé par : Artypunk | samedi 30 janvier 2010 à 09:20
Alors, le bel esprit...
ça lui fait quoi de voir des gamines de 14 ans en garde à vue et menottées pour s'être battues à l'école ?
Toujours aussi fier de son beau gouvernement avec des valeur saines, ou bien son cerveau recommence à être irrigué ?
Rédigé par : artypunk | mercredi 10 février 2010 à 22:51
Artypunk,
Oui, cette affaire nous rappelle vraiment les heures les plus sombres de notre histoire.
Tu viens de faire vaciller toutes mes convictions : c'est décidé, je rejoins le maquis.
Rédigé par : Hugues | jeudi 11 février 2010 à 10:02
Quand l'accès à ton site internet aura été bloqué parce que gandi.net chez qui tu es hébergé aura laissé passer des musiques piratées (ce qui est la suite logique de l'argument fallacieux des photos pédophiles), tu trouveras le grignotement quotidien de nos libertés beaucoup moins loin de tes préoccupations personnelles.
A moins que tu sois définitivement idéologiquement borné.
Ça m'a fait beaucoup rire que tu mettes sur le dos de fonctionnaires zélés les difficultés de ta mère à renouveler ses papiers alors qu'ils ne font qu'appliquer ces lois que tu considères comme si anodines.
Par ailleurs, il me semble que le terme de fascisme te dérange parce que pour toi il fait référence au nazisme, avec ses atrocités effectivement non comparables, mais n'oublie pas qu'il est en réalité un mouvement issu de la droite dure italienne autour de valeurs qui ont un air de déjà vu:
- autorité du chef, non contestable, et affaiblissement du parlement
- exaltation de l'identité nationale
- priorité donnée à la sécurité et l'ordre plutôt qu'aux libertés individuelles
- populisme avec par exemple le recours aux symboles patriotiques à l'école
Ton discours est en réalité à côté de la plaque. On reproche à ce gouvernement de dériver vers un régime autoritaire en supprimant méthodiquement les libertés, et tu réponds que les réformes économiques vont dans le bon sens et qu'on est encore loin des camps de concentration du nazisme.
En réalité tu te dis libéral et tu ne t'aperçois même pas que le camp que tu soutiens a la politique la plus dirigiste que l'on ait connu depuis 20 ans
Rédigé par : artypunk | lundi 15 février 2010 à 00:52
Artypunk,
Je passe rapidement sur toutes les preuves du fascisme ambiant bla bla bla que tu viens apporter... Tiens, d'ailleurs, savais-tu que les jeunes de l'UMP étaient des nazis ?
http://www.liberation.fr/politiques/0101618804-le-maire-ps-d-angouleme-compare-les-jeunes-ump-aux-jeunesses-hitleriennes
Mais j'en arrive à ta conclusion, laquelle a manifestement vocation à me clouer le bec. D'abord, je ne soutiens pas le camp auquel tu fais référence. J'étais encore il y a peu membre du PS et je soutenais Ségolène Royal (laquelle est également traitée de nazie ces jours-ci, ce qui donne une idée de la validité de tes peurs paniques comme de l'insondable stupidité de ces références constantes à Vichy, aux nazis, etc.).
Ensuite, que Sakozy & Cie soient dirigistes et conservateurs, ce n'est pas une découverte. Ce gouvernement est évidemment moins libéral que n'importe quel social-démocrate pro-DSK et je n'ai évidemment pas attendu l'élection présidentielle pour le constater ici. Je n'ai malheureusement pas le temps d'aller à la pêche sur le blog pour retrouver les 75 papiers dans lesquels j'insiste sur ce point, mais en voici un presque au hasard :
http://hugues.blogs.com/commvat/2007/04/euro_fort_du_bo.html
Rédigé par : Hugues | lundi 15 février 2010 à 12:43
Au temps pour moi, tu ne soutiens pas le gouvernement de Sarkozy, ce n'était pas clair pour moi à la lecture de ton billet.
Pour autant, une nouvelle fois, ne confond pas fascisme et nazisme.
Je maintiens que le discours sur une dérive autoritaire de ce régime, caractéristique d'un pré-fascisme, est non seulement légitime mais basé sur des faits objectifs que je t'ai amplement détaillés dans mes différents posts et en particulier celui de 3 janvier.
A la différence de tes réponses qui sont purement réthoriques
Rédigé par : artypunk | jeudi 18 février 2010 à 00:20
Tiens je pense à toi
Trois trucs intéressants dans le Canard de la semaine:
- le casier judiciaire de Ali Soumaré est ... vierge
ça montre la dérive d'un pays où l'on peut attaquer quelqu'un sur la base d'un fichier illégitime (le STIC), mal renseigné et illégalement consulté
- le ministère de l'intérieur a modifié au dernier moment les règles d'affichage des candidatures aux régionales de façon à favoriser l'UMP
autant pour la "république irréprochable" de sarkozy...
- un jeune de 17 ans a perdu un oeil parce qu'il manifestait... et que la police a tiré sur lui au flashball expérimental survitaminé autorisé par sa hiérarchie
salop de jeune. Il avait qu'a rester devant TF1
Rédigé par : artypunk | jeudi 11 mars 2010 à 01:08