Si le vélo était davantage comme l'automobile, les gens seraient plus enclins à être écolos. La France n'est pas une nation d'entrepreneurs. Ce n'est pas un jugement, juste un constat. Elle a évidemment d'autres points forts — qu'ils soient aussi notoires que le Brie ou le Camembert dans le domaine fromager, ou moins connus dans le cas du ciment pour le BTP (comment ça, c'est la même chose ?) — mais la bosse du commerce est bien loin de défigurer son auguste profil…
A New York, quelques gouttes de pluie suffisent ainsi à provoquer l'apparition, à tous les coins de rue, d'une myriade de vendeurs de pébroques sénégalais (enfin, je veux dire de pébroques chinois vendus par des Sénégalais). A Paris, s'il pleut et que l'on n'a pas de capuche, on se mouille.
La croissance de l'usage du vélo en ville ne s'est donc malheureusement pas encore traduite par l'ouverture, en nombre suffisant, de magasins spécialisés dans l'entretien et la réparation de ce type d'engin. On imagine que ça viendra, mais il faudra sans doute attendre que le ministère de l'Identité nationale régularise davantage de Dakaro-New Yorkais pour qu'un bobo de base puisse faire dévoiler sa roue arrière au pied de son immeuble du onzième arrondissement.
Je crains que même avec de la physique en classe littéraire, les bobos ne soient pas forcément des pros de la réparation de vélos
En tous les cas, moi qui en ai fait bien plus longtemps que cela, je reste avec mes deux mains (très) gauches
Sinon, pas mal le coup de de la demi journée gonflante
Et au passage, il n'y a guère de productions de patates en Picardie (il vaut mieux voir du coté de St Omer) ce devait bien être des betteraves. Ou du blé
Rédigé par : Verel | mardi 22 décembre 2009 à 16:11
Verel,
C'est donc bien qu'il nous faut des réparateurs de proximité. Vive la micro-entreprise !
(et pour le champ, c'est pas des patates, ces gros trucs violets ?)
Rédigé par : Hugues | mardi 22 décembre 2009 à 16:17
Je n'avais pas vu le jeu de mot du titre, qui n'est pas mal non plus
sur les patates et leurs feuilles Wikipédia précise que
"Normalement de couleur verte, elles peuvent exceptionnellement présenter une coloration rouge pourpre"
Rédigé par : Verel | mardi 22 décembre 2009 à 16:53
Ah, je suis très satisfait du titre. Et en principe, il oblige le curieux à lire le texte au moins jusqu'à ce tout s'éclaire (au chocolat).
Rédigé par : Hugues | mardi 22 décembre 2009 à 16:57
- à quoi bon payer pour faire réparer son vélo en cas de problème; à la place, autant racheter une vieille croute rouillée chez Emmaüs.
De toute façons, il finira pareil: volé, désossé ou tordu.
- en fait, Vélib est un plan secret pour former des bataillons de réparateur vélo. Tout le monde sait que ce truc ne marche pas et s'arretera bientôt.
- le bobo, tout ce qui est entre le paubo (le pauvre bohème = clochard) et le bopabo (le bourgeois pas bohème = Versaillais).
- criminel ! vous voulez tuez l'industrie automobile française et ses 7 millions d'emplois ???(d'après les estimations des professionnels du secteur).
- vous avez la place pour avoir un vélo chez vous, à Paris ? Sale bo.
Rédigé par : Sans Pseudo Fixe | mardi 22 décembre 2009 à 17:32
Galet, dérailleur, j'attendais un éblouissant parallèle avec le déraillement ferroviaire de Juvisy ; je suis un peu déçu.
Mais ton idée est excellente : il n'est en effet besoin que de comparer l'absence que tu déplores, et la floraison des services rapides destinés aux deux-roues motorisés, comme celui-ci : http://www.docbiker.com , pour mesurer, bien plus qu'avec les statistiques factices de la municipalité, à quel point la part du vélo reste marginale dans les déplacements urbains.
Rédigé par : Denys | mardi 22 décembre 2009 à 19:37
Je serais curieux de savoir combient d'autorisations seraient nécessaires pour oser exercer un métier aussi dangereux que réparateur de vélo.
C'est que, dame, vous ne vous en rendez ptet pas compte, mais sur ces vélos, il y a des gens. Alors, s'improviser réparateur sans même avoir son bac +5 en sciences tournevistiques option vissage, après, ça ferait des procès à l'état.
Et je ne vous parle pas de l'amortissement du local, en plein PAris, de l'expert comptable nécessaire, de l'avocat, bref... toutes ces choses qu'il vaut infiniment mieux laisser faire à la multinationale qui vous embauchera comme salarié.
Rédigé par : Passant | mardi 22 décembre 2009 à 21:12
Cet article est plein de préjugés : il y a des entrepreneurs en France. Quand j'étais petit, je voulais faire réparateur de vélos. Mais c'est la demande qui n'a jamais frappé à ma porte !
Rédigé par : Paul | mardi 22 décembre 2009 à 22:10
Les vélos pour moi à la campagne se n'est même pas la peine d'y penser, trop de kilométrage a faire pour aller juste chercher du pain.
Rédigé par : Mapics | mercredi 23 décembre 2009 à 04:25
A Grenoble on a un palliatif à tous ça.
C'est une association qui s'appelle "un p'tit vélo dans la tête". Ils organisent des évènement mais surtout ils proposent aux adhérent l'accès à un atelier et du matériel pour entretenir ou réparer son vélo, ainsi qu'un coup de main pour les novices, et l'accès à des pièces détachées.
Bon, ce n'est pas un professionnel à votre service. Mais ça vous rend autonome.
Rédigé par : Nya | mercredi 23 décembre 2009 à 10:46
Alors, Hugues, on ne connait pas "Les Petits Vélos de Maurice", boulevard Voltaire ?
http://lespetitsvelosdemaurice.blogspot.com/
Rédigé par : Yann Guégan | mercredi 23 décembre 2009 à 12:12
Sans Pseudo Fixe,
Mais tout le monde n’a pas envie de rouler sur un vieux machin qui ne tient plus que par la rouille.
Et en tout cas, oui, j’ai de la place pour ranger un vélo chez moi et ça fera justement l’objet d’un billet, cette histoire de rangement nocturne du vélo…
Denys,
C’est vrai, ces fumiers de scooteristes ont tout un tas de boutiques à leur service et je peux te dire que si l’on s’y pointe avec un vélo, on n’est pas très bien reçu. Mais la vélorution est proche, camarade !
Passant, Paul,
Quand je dis que nous ne sommes pas un pays d’entrepreneurs, hein !
Mapics,
Ah bon ? Et à combien de kilomètres de la boulangerie habites-tu donc ? 150 ?
Nya,
Excellente initiative grenobloise. A noter qu’il existe des trucs similaires dans l’automobile, où l’on peut réparer soi-même en utilisant du matériel pro : http://www.legaragemoderne.org/
Yann Guégan,
Bien sûr que je connais ! Mais ils ont des horaires très peu pratiques et la dernière fois que j’y suis allé pour une crevaison, le gars à changé la chambre à air mais a oublié de récupérer le clou planté dans le pneu ce qui fait que je me suis retrouvé à nouveau à plat.
Bon, mais je ne leur jette pas la pierre (Lapierre ?). Ils font du bon boulot et c’est aussi une structure associative qui travaille avec un CAT et les gens sont sympas. Ils avaient même un autre atelier près de chez moi mais ils l’ont fermé.
Donc, oui à ce genre d’endroits, mais plus nombreux et avec des horaires raisonnables.
Rédigé par : Hugues | mercredi 23 décembre 2009 à 12:31
Quand il pleut, le parisien ne se mouille pas, il teste l'exécrable réputation des garçons de café.
Rédigé par : Thomas | mercredi 23 décembre 2009 à 23:49
sdf
Rédigé par : jean | jeudi 24 décembre 2009 à 18:15
Le constat de non-entrepreneuriat me semble pour le moins biaisé : déjà, les entrepreneurs sont, dans l'exemple, des Sénégalais. Ce ne sont ni des Français (pour Paris), ni des Américains (pour New-York), donc si on juge un sens de l'entrepreneuriat, c'est celui des Sénégalais.
De plus, un détail m'échappe : des Sénégalais, il y en a en France aussi, me semble-t-il. Comment se fait-il qu'ils soient les rois du commerce de parapluie à New-York et que le seul air de Paris suffise à détruire cet esprit conquérant ?
Bref, l'anecdote ne me semble pas démontrer grand chose. Ou alors si :
- peut-être que les règles administratives, du travail, de l'occupation du domaine public, de l'immigration permettent d'expliquer cette différence...
- mais peut-être est-ce aussi simplement une différence structurelle de la demande de parapluies. Après tout, le parisien peut aller de porte cochère en porte cochère, arriver dans un bar, se réfugier sous un abribus, dans un bus, dans un métro etc... Je ne sais pas si la géographie urbaine de NY est aussi dense que celle de Paris. Et si oui, alors des éléments culturels ou psychologiques permettent peut-être d'expliquer cet état de fait, bien plus surement que le manque de sens du commerce des Français !
Rédigé par : Cimon | dimanche 27 décembre 2009 à 14:26
Voilà ce que c'est d'habiter le XIe... Il faut pousser un peu plus loin, jusqu'au Boulevard Diderot (à l'angle avec Crozatier).
Rédigé par : Sparky | lundi 28 décembre 2009 à 10:39
La comparaison avec les africains de NY est assez maladroite: ne parle-t-on pas justement de gens exclus du système, d'une économie parallèle ? (je ne parlerais pas d'une mafia du parapluie, mais ça fait peur...)
Je suis par contre toujours saisi par tous les magasins japonais (du magasin de chaussure à la boucherie) qui sortent les parapluies dès qu'il pleut: on a appel ça l'esprit commercial.
De plus au Japon les salaires sont plus élevés que chez nous et le tissu commercial est très dense: l'argent tourne beaucoup plus qu'en France et on a plus tendance a acheter un parapluie sur un coup de tête.
Mais là bas, même si le vélo est très utilisé, on ne voit pas tant de réparateurs que ça: il n'y a peut-être pas tant de marché pour ça... Il faut dire aussi que le vélo (comme le parapluie) ne se répare pas là bas: il se remplace.
Pour finir je dirais que la mécanique du vélo étant assez simple (sauf peut-être lorsqu'il faut toucher au galet), mieux vaut essayer de se débrouiller tout seul plutôt que de faire confiance à un réparateur bien de chez nous qui tentera d'exploiter notre ignorance et notre portefeuille.
Rédigé par : A Facebook User | mercredi 30 décembre 2009 à 03:31