La gauche en est convaincue, les médecins de droite un peu moins...
Depuis qu'il est devenu difficile de prétendre que la grippe H1N1 n'est qu'une invention de l'Etat sarkozyste, un écran de fumée permettant de ramener discrètement le pays jusqu'aux heures les plus sombres de son histoire, la polémique s'est transportée sur le front vaccinal.
En gros, ok, il y aurait bien une maladie, elle se propagerait effectivement de manière pandémique, mais cette « grippette » ne présenterait pas de risque réel pour les populations et le plan de vaccination préparé par le gouvernement ne serait qu'une énorme fumisterie permettant d'engraisser les laboratoires pharmaceutiques aux frais du contribuable. Pire : ces vaccins confectionnés à la hâte pourraient se révéler dangereux, le remède étant parfois présenté comme pire que le mal !
Il faut dire que la France est devenue, ces dernières années, le paradis des rumeurs les plus folles en matière de vaccination. Un quart d'heure à la machine à café vous renseignera en effet sur les convictions de vos collègues en ce qui concerne le vaccin contre l'hépatite B, « qui provoque la sclérose en plaques ». Inutile, d'ailleurs, de rappeler que cette équation est essentiellement une lubie gaulo-gauloise et qu'une poignée de personnes souffrant de cette terrible maladie mais, accessoirement, vaccinées contre l'hépatite B ne constitue la preuve de rien du tout : vous passerez pour un incorrigible naïf (au mieux). Tiens, même le bon vieux BCG, désormais, inquiète de nombreux jeunes parents qui préfèrent laisser leurs bambins affronter les résurgences périodiques de la tuberculose avec des granules homéopathiques…
Mais pour en revenir au vaccin contre la grippe H1N1, qui semble surtout avoir le pouvoir de nous transformer tous en spécialistes de santé publique (le débat sur les « adjuvants » est presque aussi animé sur celui qui portait, il y a quelques semaines, sur les « sondes Pitot » qui équipent les avions d'Air France), c'est sa dimension politique qui étonne. Ainsi, pour le NPA, le programme de vaccination est « libéral et inadapté ». Il permet « d'aller de l’avant dans la casse du code du Travail » et fait courir un risque neurologique aux femmes enceintes et aux jeunes enfants.
Le parti communiste dénonce de son côté « l'utilisation idéologique par le gouvernement et le patronat du risque sanitaire pour accélérer la déréglementation ultralibérale » pendant que le PS préfère prudemment n'émettre aucun avis tranché sur la question, se souvenant qu'en cas de retour aux affaires, il pourrait lui aussi avoir à gérer le même type de crise sanitaire. Tout juste se plaignait-il en septembre dernier, et par la voix d'un Bruno Julliard qu'on a connu plus radical, du manque de lavabos et de mouchoirs en papier dans les écoles primaires…
Je ne suis pas, personnellement, convaincu de ce que les initiatives prises par Roselyne Bachelot soient idéales, même si je constate qu'elles ressemblent furieusement à ce qui se fait à l'étranger ― ce qui n'est guère surprenant puisqu'elles sont essentiellement fondées sur les recommandations de l'OMS. Je n'ai pas non plus d'opinion définitive sur la supériorité des vaccins à injection unique sur leurs concurrents à double injection, ni même de préférence pour un labo ou un autre. Mais je refuse de croire, en dépit de mon manque d'affection pour Nicolas Sarkozy, que le pays dans lequel je vis est aux mains d'une équipe de psychopathes dont le projet est, au final, d'assassiner massivement femmes et enfants au profit des actionnaires de Glaxo, le groupe britannique dont les usines sont les principales bénéficiaires des commandes françaises.
Et à ceux qui, n'en doutons pas, citeront les affaires du sang contaminé et de la canicule comme preuves ultimes de la duplicité ou de l'indifférence, de nos gouvernants, on répondra que l'on peut difficilement affirmer qu'en faire trop ou pas assez, c'est la même chose. Tout comme il devient compliqué d'expliquer que la politique conduite à l'égard de la grippe H1N1 est « de droite », quand le principal lobby des médecins libéraux (le CSMF) passe son temps à conspuer les méthodes collectivistes des vaccinations et les réquisitions de praticiens…
Mon conseil de libéral de gauche, qui vaut bien celui de votre voisin de bureau, est donc d'exiger d'être piqué du côté qui vous sied politiquement le mieux au teint lorsque vous recevrez votre bon de vaccination : vous serez protégé contre la pandémie, mais vous aurez préservé le droit à une lecture partisane de cette campagne sanitaire. Ouf !
© Commentaires & vaticinations
En gros, ok, il y aurait bien une maladie, elle se propagerait effectivement de manière pandémique, mais cette « grippette » ne présenterait pas de risque réel pour les populations et le plan de vaccination préparé par le gouvernement ne serait qu'une énorme fumisterie permettant d'engraisser les laboratoires pharmaceutiques aux frais du contribuable. Pire : ces vaccins confectionnés à la hâte pourraient se révéler dangereux, le remède étant parfois présenté comme pire que le mal !
Il faut dire que la France est devenue, ces dernières années, le paradis des rumeurs les plus folles en matière de vaccination. Un quart d'heure à la machine à café vous renseignera en effet sur les convictions de vos collègues en ce qui concerne le vaccin contre l'hépatite B, « qui provoque la sclérose en plaques ». Inutile, d'ailleurs, de rappeler que cette équation est essentiellement une lubie gaulo-gauloise et qu'une poignée de personnes souffrant de cette terrible maladie mais, accessoirement, vaccinées contre l'hépatite B ne constitue la preuve de rien du tout : vous passerez pour un incorrigible naïf (au mieux). Tiens, même le bon vieux BCG, désormais, inquiète de nombreux jeunes parents qui préfèrent laisser leurs bambins affronter les résurgences périodiques de la tuberculose avec des granules homéopathiques…
Mais pour en revenir au vaccin contre la grippe H1N1, qui semble surtout avoir le pouvoir de nous transformer tous en spécialistes de santé publique (le débat sur les « adjuvants » est presque aussi animé sur celui qui portait, il y a quelques semaines, sur les « sondes Pitot » qui équipent les avions d'Air France), c'est sa dimension politique qui étonne. Ainsi, pour le NPA, le programme de vaccination est « libéral et inadapté ». Il permet « d'aller de l’avant dans la casse du code du Travail » et fait courir un risque neurologique aux femmes enceintes et aux jeunes enfants.
Le parti communiste dénonce de son côté « l'utilisation idéologique par le gouvernement et le patronat du risque sanitaire pour accélérer la déréglementation ultralibérale » pendant que le PS préfère prudemment n'émettre aucun avis tranché sur la question, se souvenant qu'en cas de retour aux affaires, il pourrait lui aussi avoir à gérer le même type de crise sanitaire. Tout juste se plaignait-il en septembre dernier, et par la voix d'un Bruno Julliard qu'on a connu plus radical, du manque de lavabos et de mouchoirs en papier dans les écoles primaires…
Je ne suis pas, personnellement, convaincu de ce que les initiatives prises par Roselyne Bachelot soient idéales, même si je constate qu'elles ressemblent furieusement à ce qui se fait à l'étranger ― ce qui n'est guère surprenant puisqu'elles sont essentiellement fondées sur les recommandations de l'OMS. Je n'ai pas non plus d'opinion définitive sur la supériorité des vaccins à injection unique sur leurs concurrents à double injection, ni même de préférence pour un labo ou un autre. Mais je refuse de croire, en dépit de mon manque d'affection pour Nicolas Sarkozy, que le pays dans lequel je vis est aux mains d'une équipe de psychopathes dont le projet est, au final, d'assassiner massivement femmes et enfants au profit des actionnaires de Glaxo, le groupe britannique dont les usines sont les principales bénéficiaires des commandes françaises.
Et à ceux qui, n'en doutons pas, citeront les affaires du sang contaminé et de la canicule comme preuves ultimes de la duplicité ou de l'indifférence, de nos gouvernants, on répondra que l'on peut difficilement affirmer qu'en faire trop ou pas assez, c'est la même chose. Tout comme il devient compliqué d'expliquer que la politique conduite à l'égard de la grippe H1N1 est « de droite », quand le principal lobby des médecins libéraux (le CSMF) passe son temps à conspuer les méthodes collectivistes des vaccinations et les réquisitions de praticiens…
Mon conseil de libéral de gauche, qui vaut bien celui de votre voisin de bureau, est donc d'exiger d'être piqué du côté qui vous sied politiquement le mieux au teint lorsque vous recevrez votre bon de vaccination : vous serez protégé contre la pandémie, mais vous aurez préservé le droit à une lecture partisane de cette campagne sanitaire. Ouf !
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Heu, pour le BCG en même temps le nombre de personnes allergiques est franchement élevé mais surtout le BCG n'est plus d'aucune utilité contre l'essentiel des variantes récentes et hautement virulentes de la tuber... enfin moi je dis ça je dis rien.
Sinon le vaccin contre la H1N1 me parait inutile pour la majeure partie de la population vu que la H1N1 est largement moins méchante que la saisonnière -surtout de cette année mais bon si les gens préfèrent être vaccinés grand bien leur fasse. Personnellement j'ai pu constater qu'une épidémie de gastro paralyse infiniment plus les entreprises que la grippe A.
Je constate également que l'essentiel de la communication pour ou contre en France est basé sur des chiffres et des études ou bien mal cités, ou bien éronnés, ou bien inexistants d'une part et que d'autre part il y a effectivement beaucoup d'argent en jeu et aucun risque de poursuites en cas de pépin. Alors bien sûr ça ne veut pas dire que le pays ou le monde entier est aux mains de psycopathes tueurs mais ça peut éventuellement donner envie d'entretenir une psychose de la grippe A pour faire un peu de commerce (ce qui ne fait pas de mal avouns-le).
P.S Ah j'oubliais que le nouvel argument c'est que le vaccin est là pour "au cas où ça mute" sauf que 1) c'est la grippe donc ça mute tôt ou tard mais ça ne veut pas dire que ça devient plus ou moins méchant pour autant 2) si ça mute le vaccin ne sert plus à grand chose.
Bon en même temps moi je suis vaccinée puisque on m'a laissé le choix entre la vaccination de gré ou la vaccination de force...
Rédigé par : Alienor | jeudi 12 novembre 2009 à 14:23
Personnellement j'ai du mal à comprendre le raisonnement qui dit que si les labos pharmaceutiques gagnent de l'argent alors c'est forcément à nos dépens et mauvais pour notre santé. Certes ce ne sont pas des philanthropes et certaines pratiques sont tout à fait scandaleuses, mais leurs intérêts ne sont pas forcément et systématiquement à 180° de ceux de la population, si ?
Rédigé par : La poule pondeuse | jeudi 12 novembre 2009 à 14:40
Alienor,
En ce qui me concerne, je n'ai pas hésité un seul instant pour le BCG de mes propres enfants.
Et sur l'utilité du vaccin contre le H1N1, là encore, je préfère m'en tenir aux recommandations de l'OMS et, par voie de conséquences, à celles de cette bonne vieille mère Bachelot qui s'est même vue reprocher (il y a quelques mois, ce n'est plus le cas) de prendre les choses un peu trop à la légère par ses collègues européens.
La poule pondeuse,
Parce que c'est leur nature, voyons !
Rédigé par : Hugues | jeudi 12 novembre 2009 à 14:55
J'aime pas le NPA mais le raccourci que vous faites est un peu abusif... Dans le communiqué ils ne font pas référence au vaccin mais à la prise en compte de la maladie, etc.
Rédigé par : Xuelynom | jeudi 12 novembre 2009 à 15:02
Xuelynom,
Très juste Auguste ! Voici donc un complément plus thématique (et plus rigolo encore) de chez nos amis crypto-trotskistes :
http://www.npa2009.org/content/grippe-vaccination-forc%C3%A9e%C2%A0
J'aime beaucoup le "vacciner plus pour gagner plus" que l'on y rencontre et dont l'auteur doit être si fier...
Rédigé par : Hugues | jeudi 12 novembre 2009 à 15:43
La vraie question politique est alors de savoir sur quel bras les centristes français se feront piquer, ou s'ils estiment attentatoire à leurs idéaux de ne pas proposer les piqures sur les fesses (ce qui ne résout pas vraiment le problème, il y a bien une fesse droite et une fesse gauche). La piqure de vaccin directement dans l'artère carotide, qui est pourtant quasiment au centre, me semble présenter des contre-indications potentielles, même si je ne connais rien à la médecine. Peut-être sur le pubis?
Rédigé par : Pierre | jeudi 12 novembre 2009 à 16:12
Excellent billet.
On peut ajouter que les gouvernements étrangers, qui eux aussi suivent les recommandations de l'OMS, ne sont pas tous de droite quand même. En tous cas, de droite ou de gauche, personne ne les accuse de vaccinisme ultra-libéral, même si la phobie du vaccin existe aussi ailleurs qu'en France.
Du côté de chez moi, les gouvernements se font sérieusement taper sur les doigts... parce qu'il n'y a pas assez de vaccins, et aussi parce que certaines personnes haut placées se sont fait vacciner quoique n'étant pas prioritaires.
http://www.ledevoir.com/2009/11/11/276591.html
http://www.healthzone.ca/health/newsfeatures/swineflu/article/724657--police-brass-join-list-of-h1n1-queue-jumpers?bn=1
J'ai une idée: je vais leur proposer de racheter les stocks inutilisés de Mme Bachelot. On va se les arracher!
Rédigé par : Gwynfrid | jeudi 12 novembre 2009 à 17:13
La "crainte ultralibérale" quand c'est le gouvernement qui achète les vaccins, se charge des plans de vaccination et que ça fait hurler les médecins libéraux qui auraient bien été très contents de grapiller un peu au passage sur ces actes, elle est quand même pas mal celle là ...
Un gouvernement ultralibéral aurait laissé chaque individu devant le fait de se vacciner à ses frais ou pas.
Rédigé par : Spurinna | jeudi 12 novembre 2009 à 17:32
Complètement d'accord sur l'incongruité du procès en ultralibéralisme dans cette affaire.
Une remarque encore. Vous écrivez
"Inutile, d'ailleurs, de rappeler que cette équation est essentiellement une lubie gaulo-gauloise"
C'est peut-être vrai pour le vaccin contre l'hépatite B mais sûrement pas des mouvements anti-vaccination en général. Il semble même que la France ait été historiquement moins touchée par ce type de mouvements que d'autres pays d'Europe.
Il en était question tout récemment ici:
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/marche-des-sciences/
Rédigé par : Elias | jeudi 12 novembre 2009 à 17:50
Notez toutefois qu'on a jamais interdit à qui que ce soit d'aller se faire piquer.
Au pire, quelques effets secondaires reduiront de manière bienvenue le déficit des caisses sociales : que du bénéf.
Rédigé par : Passant | jeudi 12 novembre 2009 à 18:15
Mais vous n'y êtes pas, Hugues, tout le monde sait bien que la vaccination sur la grippe A est la première étape vers les fameux death panels, défendus pas Obama dans son plan pour la santé. Heureusement, la sainte alliance du NPA et du parti Républicain va nous sauver.
[Plus sérieusement, je trouve cette polémique française actuelle très représentative d'une certaine arrogance ignare de mes concitoyens que je ne supporte plus, et qui s'exprime aussi sur d'autres sujets à vocation scientifique, comme le réchauffement climatique. Une chose est sûre : ma fille de moins de 6 mois est une personne à risque, et je suis bien content qu'il y ait des campagnes globales pour empêcher la propagation du virus]
Rédigé par : Tom Roud | jeudi 12 novembre 2009 à 20:52
Un premier cas probable de Guillain-Barré a été annoncé par le ministère de la santé - il n'y a qu'un pas qu'il n'est pas question de sauter pieds joints entre ce diagnostique et les effets non désirables de la vaccination, quand bien même ce syndrome était le premier sur la liste des psychoses forcément franchouillardes. Tout cela pour dire que si la mise au point d'un vaccin coûte cher, que si en cas de pandémie toute mesure nationale prophylactique semble de bonne politique, on n'est pas pour autant obligé d'abandonner tout libre arbitre.
Pour être tristement scolaire, ce qui sauvait de la peste le hussard sur son toit perché, ce n'était pas la chance (encore moins un vaccin, naturellement), mais le refus de sombrer dans la peur. Celle-là même qui, sans me transformer en agent pathogène et trotskiste, me fait me demander si dans cette histoire le gouvernement n'y a pas, à son tour, cédé trop vite.
Rédigé par : Thomas | jeudi 12 novembre 2009 à 22:34
Où vous cachiez-vous ?
J'ai cru que tous les internautes français étaient devenus fous avec leur condamnation sans nuance de la vaccination et leur soupçon de conjuration labos-gouvernement pour envoyer les français ad patres
Heureux de constater qu'il y a encore des internautes normaux en France qui savent que la grippe A n'est pas une invention de Bachelot et qu'elle existe ailleurs qu'en France !
Rédigé par : Vincent | jeudi 12 novembre 2009 à 23:16
@ Thomas :
apparemment il y a des cas aux US, mais ce serait dû plutôt à des contaminations bactériennes. Mais c'est toujours le même problème pour les vaccins : préfère-t-on 40000 morts de la grippe ou 500 syndromes de Guillan Barré dont l'immense majorité sont bénins.
Je suis aussi frappé dans ce débat par tous les gens qui nous expliquent que plusieurs milliers de morts potentiels, ce n'est pas grave...
Rédigé par : Tom Roud | vendredi 13 novembre 2009 à 00:18
Pierre,
Quoi, et en plus tu veux en faire une histoire de fesses ?! Ce Sarko, vraiment…
Gwynfrid,
Ce papier, par ailleurs publié sur Rue89, a du coup été repris par Québec89. Tes compatriotes doivent trouver que nous somme vraiment barjots, eux qui font la gueule parce que les autorités n’ont pas commandé assez de vaccins…
Spurinna,
C’est sûr, pour les médecins libéraux, ça aurait pu être un fameux pactole : vacciner des dizaines de millions de personnes au cabinet, c’était un joli coup. Mais même ces ultra-libéraux de Yankees ont préféré le collectivisme des gymnases. Tout fout le camp, hein ?
Elias,
Oui, je parle surtout de l’hépatite B. Mais ce mouvement général anti-vaccin est tout de même préoccupant.
Passant,
Très drôle, ce gouvernement qui veut tuer ses administrés pour économiser sur le budget de la Sécu. Etonnant qu’il dépense de l’argent pour y parvenir, cependant…
Tom Roud,
Quand on te dit que Obama et Sarkozy c’est pareil, hein !
Thomas,
Note que le NPA ne suggère pas encore de monter sur les toits. Mais Giono était un auteur de droite…
Vincent,
Moi ? Me cacher ? Où VOUS cachiez-vous ?
Rédigé par : Hugues | vendredi 13 novembre 2009 à 10:56
En l'occurrence, ce n'est pas leur argent que dépensent les avocats d'affaires qui nous gouvernent, mais le nôtre. Et à grand seaux, à la moindre excuse, en toute occasion.
Pour le reste, j'insiste, on a jamais interdit à qui que ce soit d'aller se faire piquer. Je trouve juste regrettable que chacun n'ait pas à le faire à ses frais.
Rédigé par : Passant | vendredi 13 novembre 2009 à 13:26
ma brève de comptoir:
le virus est de gauche
le vaccin est de droite
Rédigé par : maria | vendredi 13 novembre 2009 à 20:56
@ moi-même.
Entre temps, j'ai découvert avec stupéfaction quelques chiffres relatifs au fameux syndrome. Il semble que les cas de contaminations soient d'ordinaire d'1 pour 100 000. Or, aux Etats-Unis, lors de la grande vague grippale de 1976 (?) qui avait décidé les autorités à organiser une large campagne de vaccination, les quelques cas de Guillain-Barré qui avaient semé la panique et interrompu brutalement la campagne, étaient seulement d'1 pour un million. Je rappelle ce chiffre - en forme d'amende honorable -, car j'ai bien conscience que ce précédent joue son rôle dans la dénonciation des prétendus effets indésirables du vaccin et, plus généralement, dans l'attitude inquisitoriale de l'opinion à l'endroit des mesures et des méthodes du gouvernement.
Pour ne pas me dédire complètement, je reste convaincu que la communication gouvernementale, en ces heures complotistes qu'un rien porte à ébullition, n'était pas extrêmement heureuse.
Rédigé par : Thomas | dimanche 15 novembre 2009 à 22:28
@ Hugues: compatriotes, non... mais le fait est que sur ce coup-là je ne suis pas mécontent d'être expatrié.
@ Thomas et @ autres:
Tenez, voici un exemple de communication gouvernementale qui tient la route:
http://www.healthzone.ca/health/newsfeatures/swineflu/article/726798--h1n1-vaccine-safer-than-seasonal-flu-shot
Rédigé par : Gwynfrid | mercredi 18 novembre 2009 à 01:27
Votre billet est en effet salutaire car il essaie de remettre un peu d'ordre dans les délires actuels.
Mais ce qui me préoccupe de plus en plus, c'est l'aspect financier ou en tout cas le déséquilibre entre une situation catastrophique des financements de notre système de santé à laquelle nos gouvernants ne semblent pas apporter de solution autre que d'un point de vue financier et libéral: supprimer des postes dans les hôpitaux, réduire le nombre de lits, ne plus rembourser, favoriser le système individuel de protection sociale, etc…
et de l'autre cette prodigalité à dépenser ces sommes pour un vaccin. Car enfin, lorsque que vous n'avez pas d'argent vous essayez tout de même de faire des économies, non? Alors ces 120 millions de doses commandées, elles seront payées comment ? En supprimant des postes ? Cela n'explique-t-il pas, en partie, ce refus de vaccination de la part du personnel médical ?
Quelle naïveté (ce mot est le plus neutre que j'aie pu trouver…) de la part de notre ministre de la santé d'avoir accepter des conditionnements multi-doses, qui semblent orienter l'organisation de toute la campagne de vaccination (même si elle essaie de rattraper le coup avec les médecins généralistes…).
Et encore, organisation est-il un bien grand mot: comment les personnes vulnérables pourraient-elles se déplacer dans un centre de vaccination qui peut se situer à des kilomètres de chez elles ? Avec des VSL ?
Que va devenir ce fichier instauré pour cette campagne de vaccination ?
Rédigé par : wiking | jeudi 19 novembre 2009 à 00:36
Hé hé, le gouvernement français reprend ma proposition...
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/03/cause-double-emploi-vends-vaccins-contre-la-grippe-a_1286970_3224.html
Rédigé par : Gwynfrid | dimanche 03 janvier 2010 à 13:45