Les droits d'auteur, c'est tellement un truc de vieux que même Jacques Chirac veut leur faire un sort.
Alors comme ça, il faudrait se féliciter du retoquage d'Hadopi par le Conseil constitutionnel ?! Ben quoi, il n'est tout de même pas si fréquent de voir l'omniprésident freiné dans ses ardeurs réformistes par un commando de vieilles barbes ; d'habitude, il revient plutôt à une poignée d'ados boutonneux de le forcer à manger son chapeau…
A tout prendre, pour autant, la situation n'est pas si originale. Et si les croulants de la rue Montpensier en arrivent à faire du téléchargement illégal un nouveau « droit de l'Homme », c'est sans doute plus par sollicitude à l'égard des pirates en culottes courtes que pour l'alimentation de leurs propres lecteurs MP3. Rappelons que Jacques « Mulot » Chirac lui-même est membre du Conseil et qu'on l’imagine mal récupérant le dernier album de Madonna sur une plateforme suédoise de peer-to-peer.
De fait, l'idée générale, dans certains cercles, est que la France n'est plus qu'une dictature livrée à la police secrète d'une réincarnation glabre de Napoléon III. S'opposer à une énième mesure fascitoïde, après la semestrialisation de la classe de seconde (horreur !) et l'évaluation des compétences des profs de fac (malheur !), était donc bien le minimum que l'on puisse attendre des gardiens de la loi fondamentale — un véritable devoir de résistance, même !
En l'espèce, la dernière initiative élyséenne susceptible de nous rappeler les heures les plus sombres de notre histoire consistait à menacer les mélomanes partageurs d'effroyables sanctions, comme la privation de leur accès à Internet après soixante-douze avertissements par mail ou par courrier. Inutile de dire qu'on l'a échappé belle : confisquer des Freebox au moment même où Guantanamo ferme ses portes aurait montré à quel point la France s'enfonce chaque jour un peu plus dans l'abjection totalitaire.
Mais bon, l'orage est passé, les méchants ont reculé et que l’on ne vienne plus nous bassiner avec ces histoires ridicules de droits d’auteurs — ces digues absurdes élevées par le pouvoir afin de mieux protéger le grand capital des assauts des combattants de la liberté. La musique, le cinéma, la littérature, tout ça, ça ne se monnaye pas ! Les artistes, les vrais, ne se préoccupent pas de savoir s’ils vont s'enrichir, concentrés qu’ils sont sur la diffusion de leur œuvre en direction du plus grand nombre. Ah, c'est sûr, il faut bien qu’ils gagnent un peu d'argent de temps en temps mais, hey, entre leurs allocations d’intermittents et la future grande tirelire solidaire de la licence globale, ils devraient s’en sortir, non ?
Allez, encore bravo au Conseil constitutionnel ! Et attendons avec impatience qu'il reconnaisse le caractère obsolète d'un droit du travail devenu, la technologie aidant, si facile à contourner. Droits d'auteur, droits des salariés, tout ça, c'est un peu pareil, non ? A l'heure du Web 2.0, il est grand temps de faire un peu de ménage !
© Commentaires & vaticinations
Je n'arrive pas à savoir si c'est ironique ou pas...
Rédigé par : Konekochan | jeudi 11 juin 2009 à 16:48
Konekochan,
Toujours ce doute, hein...
Le problème, c'est que si tu lis ça ( http://hugues.blogs.com/commvat/2007/11/jean-louis-mura.html ), tu vas rester tout aussi confondu. Autant lire ça directement alors : http://hugues.blogs.com/commvat/2007/10/gratuits.html
Rédigé par : Hugues | jeudi 11 juin 2009 à 16:49
C'est ironique et second degré, bien sûr...et d'une ironie délicieuse, je dois dire.
Il était temps de se dresser contre ces affreux réactionnaires ayant l'outrecuidance de penser que le droit à la propriété intellectuelle est légitime...
Rédigé par : RoseNoire | jeudi 11 juin 2009 à 17:23
> Les artistes, les vrais, ne se préoccupent pas de savoir s’ils vont s'enrichir, concentrés qu’ils sont sur la diffusion de leur œuvre en direction du plus grand nombre.
Pourquoi je pense a l'affaire Etaix/Carriere/Gavroche en lisant ca, moi ?
Faut qu'ils soient achement concentrés, des fois, les auteurs, pour obtenir que leurs oeuvres ne restent pas enfermées dans des tiroirs dont ils ont malencontreusement égaré les clés.
Rédigé par : tilly | jeudi 11 juin 2009 à 17:35
Il n'était vraiment pas nécessaire de sortir de votre silence pour écrire ça.
Rédigé par : Kong king | jeudi 11 juin 2009 à 17:42
Je n'avais pas remarqué que Chirac, Giscard et consorts avaient déclarés les droits d'auteurs anticonstitutionnels et le piratage légal... (oui, là aussi il y a de l'ironie)
Rédigé par : Sarah | jeudi 11 juin 2009 à 17:56
RoseNoire,
Merci pour le compliment.
Tilly,
Je n'ai pas vraiment suivi cette affaire, mais pour ce que j'en sais, la question y est surtout de faire reconnaître le droit patrimonial d'Etaix sur son œuvre. On se demande pourquoi il se fatigue : si les droits disparaissent, il n'y aura rien à exploiter...
Kong king,
Zut alors ! J'ai oublié de te faire valider ma note avant de la publier...
Sarah,
Ah, trop d'ironie tue l'ironie...
Rédigé par : Hugues | jeudi 11 juin 2009 à 18:29
Sur la forme, on dirait une diatribe au second degré typique d'un militant d'extrême gauche, remplaçant avantageusement l'argumentation par des tonnes de sarcasmes. C'est probablement le but recherché; mais c'est au point que je dois m'y reprendre à deux fois pour comprendre où veut en venir l'auteur.
Sur le fond, ça reste dans la ligne habituelle de l'auteur, qui aime appuyer sur la mauvaises foi et les contradictions de certains publics (selon moi, au prix de raccourcis et omissions préjudiciable au discours).
Au final, je suis loin d'être convaincu. En fait, je trouve ça surtout ennuyeux à défaut d'être agaçant.
Rédigé par : Sans Pseudo Fixe | jeudi 11 juin 2009 à 18:42
"sur" une plateforme suédoise de peer-to-peer
je dirais plutôt via, et encore :)
Rédigé par : Gemini | jeudi 11 juin 2009 à 18:55
Pourquoi le droit d'auteur devrait-il souffrir que l'on inverse la charge de la preuve ? Bizarre cette manière de troc de principes constitutionnels.
Plutôt que votre diatribe un peu courte, les parlementaires ne pourraient-ils pas réfléchir à une loi adaptant le droit d'auteur à la nouvelle donne technologique sans pour autant bafouer certains droits fondamentaux (je ne parle évidemment pas de l'accès à Internet) ?
Rédigé par : Thomas | jeudi 11 juin 2009 à 19:39
Quel qu'aient été la noblesse des sentiments ayant poussé à légiférer sur le sujet, cette loi était toute pourrie. Elle était manifestement anticonstitutionnelle: elle a été censurée pour cela (et pas pour protéger qui que ce soit).
Accepter n'importe quelle pratique parce que la fin justifierait les moyen n'est pas digne d'une démocratie. C'est pour cela qu'il faut se féliciter de cette censure.
Faut-il rappeler que quoi qu'on en dise le délit créé par cette loi n'a aucune connexion directe avec le droit d'auteur...
Rédigé par : JaK | jeudi 11 juin 2009 à 20:24
Mais enfin Hugues, il en va de la culture comme des maréchaux-ferrands autrefois. L'innovation technologique bouleverse notre monde; aujourd'hui, la culture, la presse, l'information, même la science ! est disponible gratuitement sur internet. Alors bien sûr, cela ne fait pas le bonheur de ceux qui vivaient de la vente de tous ces produits à haute valeur ajoutée intellectuelle, mais peut-on s'en plaindre lorsque l'on est soi-même un blogueur influent et qu'on participe donc à la dissémination gratuite de la connaissance et du savoir ? Il y a de nouveaux modèles économiques à trouver, c'est le monde qui avance, la destruction créatrice en action ! Et pourquoi ce qui est bon pour les ouvriers aux usines délocalisées n'est-il pas bon pour Pierre Arditi ou un chanteur ? Comme vous le préconisiez ici-même, il suffit d'accompagner socialement ceux qui souffrent de cet ultralibéralisme ! Vive la licence globale et l'artiste fonctionnaire !
Rédigé par : Tom Roud | jeudi 11 juin 2009 à 22:41
Mouais, "Hadopi ou les auteurs sous les ponts", on dirait un discours du gouvernement. Je vous ai connu plus fin.
Il se trouve qu'Hadopi était une solution tellement mauvaise qu'elle allait à l'encontre même de la constitution, en particulier concernant la "présomption du culpabilité", et c'est cela que le conseil a sanctionné. Certes, ca fait le jeu des pirates et c'est regrettable, mais c'est justement le boulot du gouvernement et du parlement de trouver une solution viable pour tout le monde ( pas forcément la licence globale ) et non de céder à tous les fantasmes sécuritaires des Majors.
Rédigé par : FFB | jeudi 11 juin 2009 à 23:09
Vous oubliez juste de dire que le CC fait remarquer, en substance, que la protection d'intérêts particuliers tels que les droits d'auteur ne vaut pas la peine des restrictions de liberté prévues par la loi.
La décision reconnaît bien la caractère justifié de la défense des droits d'auteurs, mais pas les moyens.
Rédigé par : Florent | vendredi 12 juin 2009 à 04:45
C'est dommage, je me faisais justement la réflexion hier que ce blog me manquait, avec sa critique cynique de l'actualité. Entre la débacle du PS, la "sortie" de Bayrou contre Cohn-Bendit, la proposition de cantonner les dépassement budgétaire du gouvernement dans un budget "dette éternelle", je me disais qu'il y avait vraiment la place pour des billets un peu sanglants.
Et là, boooooof. Les autres commentateurs ont assez bien exprimé ce que je ressens, inutile d'en dire plus.
Rédigé par : Bluebird | vendredi 12 juin 2009 à 09:29
Sans Pseudo Fixe,
Il va falloir faire un choix dans ta manière de me débiner : soit ça ressemble à la diatribe typique d’un militant d’extrême-gauche, soit c’est ma ligne habituelle…
Gemini,
Tu es pour le retour du rite tridentin dans le téléchargement ?
JaK,
A vrai dire, je préfère qu’un juge plutôt qu’une autorité administrative décide de la suppression d’un abonnement. Mais franchement, je ne crois pas que le débat soit vraiment concentré sur ce point.
Tom Roud,
Bien sûr que l’innovation bouleverse le monde. Et heureusement ! Mais j’intitule cette note Ultralibéralisme 2.0 parce que c’est bien ce à quoi nous sommes confrontés : un concept crétino-libertaire proposant que l’on fasse exploser toute une économie (toute une écologie ?) en l’accusant de tous les maux et en expliquant que, d’une manière ou d’une autre, les choses finiront par se réorganiser sur la base d’un nouveau modèle. Je suis peut-être un libéral mais je ne crois pas à la fameuse main invisible dans ce genre de contexte (ou disons que je ne lui fais pas confiance pour servir les meilleurs intérêts).
Un nouveau modèle, c’est certain, il y en aura un. Mais en attendant qu’il émerge, que se passe-t-il ? Et sur un autre plan, la propagation de l’idée que la création intellectuelle n’a pas de valeur te satisfait ? Pas moi. Enfin, la licence globale n’est pas seulement une ânerie au sens où elle est la pire des usines à gaz : elle me dérange aussi aux plans philosophiques et politiques.
FFB,
Oui, oui, je sais, dès que l’on ne fait pas référence à dictature, on fait le jeu du gouvernement. Hadopi n’était certainement pas la fin de l’histoire mais on aurait préféré un vrai débat avec de vrais enjeux et surtout sans la démagogie grotesque dans laquelle s’est lancé le PS.
Florent,
Non, je ne l’oublie pas. C’est pourquoi je pense que la solution du juge est préférable même si ça rend le dispositif plus lourd. Mais je fais le pari que dans ce contexte, l’immense majorité des gens choisira de payer pour sa musique. L’immense majorité des gens est techniquement capable de voler dans les magasins ou d’agresser une vieille dame pour lui prendre son sac mais ne le fait pas.
Rédigé par : Hugues | vendredi 12 juin 2009 à 09:32
"Oui, oui, je sais, dès que l’on ne fait pas référence à dictature, on fait le jeu du gouvernement."
Vous vous emballez là... je disais simplement que votre billet posait l'idée qu'Hadopi rejeté signifiait l'abrogation du droit d'auteur, alors que le CC a juste indiqué que ce n'etait pas une solution satisfaisante. Et c'est malheureusement un trait typique de l'argumentation gouvernementale : "notre réforme ou le statu quo" ; comme si d'autres solutions ( ne réussissant pas l'exploit de contrevenir à 2 principes constitutionnels... )n'étaient pas envisageables.
Quand à l'absence de vrai débat, je ne pense pas que la faute en revienne intégralement à la "démagogie du PS"...
Rédigé par : FFB | vendredi 12 juin 2009 à 10:27
Welcome back Hugues !
Pour ceux qui ont du mal, le titre est indispensable à la bonne compréhension du billet. Voir l'explication de texte donnée par notre hôte en réponse à Tom Roud.
Pour en revenir au fond, moi je la trouve très bien cette décision du CC. Elle réaffirme la PI tout en censurant l'usine à gaz de la déconnection. Pourquoi ne pas faire simple? Une amende de 100€ à chaque fois qu'une infraction est constatée. On ne bafoue aucun droit tout en étant plus dissuasif.
Mais tu as raison de souligner le triomphalisme surréaliste des ultralibéraux 2.0 devant la dérégulation absolue.
Par les temps qui courent, même moi je suis choqué :)
Rédigé par : Liberal | vendredi 12 juin 2009 à 11:55
Donc, si on vous lit bien, c'est notre constitution qui est ultra libérale.
De fait, le syllogisme affleure. Au prétexte de défendre mrodicus le droit d'auteur (noble combat), faire de tous les commentateurs qui saluent cette décision(même s'il doit entrer dans ces congratulations une pointe de mauvaise foi - celle du pirate honteux ou celle de l'anti sarkozyste drappé dans le droit) des ultra libéraux de la culture est assez effarant.
Rédigé par : Thomas | vendredi 12 juin 2009 à 12:20
Hugues:
On se moque totalement de où s'est placé le débat!
Les 'sages' du conseil constitutionnel ne se sont pas exprimé sur le 'débat' mais sur le texte.
Une loi autorisant la torture est scandaleuse même si ses promoteurs (et ses opposants) arrivent à faire dériver le débat sur la couleur des uniformes des tortionnaires.
Dans le cas qui nous intéresse ici cette loi était (elle l'est toujours) toute pourrie. C'est la simple (et banale) réalité.
Pour être franc la défense forcenée des gentils internautes brimés m'énerve presque autant que la mauvaise fois de ceux qui disent vouloir sauver 'les artistes' lorsque l'enjeu principal est l'industrie du disque (rappelons que les artistes professionnels dont les revenus provienne de la vente de disque doivent représenter une partie ridicule parmi ceux qui vivent directement du spectacle vivant).
Vouloir sauver la culture j'approuve, vouloir sauver l'industrie du disque ... beaucoup moins (je ne fais aucune corrélation entre ces deux propositions).... mais dans tous les cas cela ne peut pas se faire n'importe comment.
Rédigé par : JaK | vendredi 12 juin 2009 à 13:29
Bon, sérieusement, bien sûr que le problème est compliqué. Mais vous Hugues qui êtes très prompt à dénoncer l'"anti-sarkozysme", reconnaissez quand même les nombreuses fautes politiques qui ont été faites sur ce texte, l'absence de préparation, de réflexion, l'implication trop grande des différents lobbys de l'industrie du divertissement, etc... Les mauvais ici ne sont pas les ultra libertaires du web, mais le gouvernement qui n'est pas à la hauteur, comme sur beaucoup de sujets (dont la réforme de l'université et de la recherche que vous évoquez dans votre billet).
Sur le fond, internet est une création de scientifiques, développée sur des fonds publics, propulsée par le logiciel libre. J'ai un peu de mal à rejoindre l'horreur de certains ici face à la tout gratuité et à des notions types "licence globale". J'ai parlé de recherche scientifique plus haut : il faut savoir que le vieux modèle de publication de la production scientifique, dans lequel les éditeurs de revues seraient les équivalents de majors, est en train de s'effondrer car les scientifiques ont décidé collectivement de diffuser leurs recherches gratuitement. La philosophie est que dans la mesure où la recherche est financée en grande partie par l'Etat, et que la connaissance doit être accessible à tous, il n'y a aucune raison d'engraisser des éditeurs. Et ça marche ! Aujourd'hui, les scientifiques sont financés directement et indirectement par l'Etat, aussi par la revente de brevets. Et s'ils paient toujours pour être publiés, les articles sont de plus en plus en accès libre. C'est un modèle économique comme un autre qui pourrait servir de base pour la "culture".
Rédigé par : Tom Roud | vendredi 12 juin 2009 à 14:45
"Il va falloir faire un choix dans ta manière de me débiner : soit ça ressemble à la diatribe typique d’un militant d’extrême-gauche, soit c’est ma ligne habituelle…"
Il n'y a rien à choisir, j'ai bien fait la distinction entre le fond et la forme.
Le fond est le même, "critique cynique de l'actualité" comme dit Bluebird, appuyer là où ça fait mal, en mettant en évidence les contradictions et l'égoïsme myope camouflé en théories fumeuses. Au prix, je me répète, de ratiboiser trop large et de faire des raccourcis de mauvaise foi. Des dégâts collatéraux, j'imagine.
Sur la forme: un pamphlet façon extrême gauche sarcastique, ou plutôt, gaucho-libertaire 2.0 pour rester dans le ton.
Pour moi, la sauce ne prends pas. La réponse à Tom Roud explique bien mieux votre opinion.
Rédigé par : Sans Pseudo Fixe | vendredi 12 juin 2009 à 14:46
Ce qui est marrant avec les gens qui critiquent la licence globale, c'est qu'il ne s'aperçoivent pas que les majors songent de plus en plus sérieusement à la mettre en place, notamment sur les campus américains (http://www.numerama.com/magazine/11480-Warner-Music-Group-veut-une-licence-globale-aux-Etats-Unis.html).
Bien sûr, il faut faire totalement confiance aux majors pour que leur système assure une juste rémunération aux auteurs, n'est-ce-pas ? Après tout, le système de répartition actuel montre déjà à quel point ils ont ce sujet à coeur.
Rédigé par : NonooStar | vendredi 12 juin 2009 à 15:45
1) Le CA de l'industrie culturelle baisse = en réalité ils s'agit des ventes sur supports matériels qui s'effondrent, concerts, VOD, entrées ciné, plateformes MP3 marchent bien.
2) C'est la faute aux pirates si le CA baisse = en réalité la faute à Internet qui concurrence tes marchands de chandelles.
3) Madame la ministre svp faites une loi anti-pirates en actionnant la machine à faire les lois.. BBBrrZZzz magie... plof ! une loi = l'industrie écrit le texte à voter. Un texte de loi écrit par des industriels, hein, c'est pas trop soigné sur le plan juridique.
4) Les pirates vont caguer de peur et se ruer sur les plateformes légales = hop le CA remonte
5) CQFD pour l'illusion de causalité = en effet tout foire, car ce n'est pas comme cela que ça marche
Si là est est ta vison du libéralisme, ce n'est pas la mienne.
Rédigé par : all | vendredi 12 juin 2009 à 17:00
La propriété c'est du vol.
Rédigé par : Eviv Bulgroz | vendredi 12 juin 2009 à 23:36
Heu... depuis quand Hadopi a quelque chose à voir avec le droit d'auteur ?
On n'a pas du lire le même texte de loi.
Tiens tant qu'à faire dans le ridicule, on peut même dire que Hadopi est là pour faire vivre les jeunes artistes prometteurs, et donc que le conseil constitutionnel veut la mort de ces artistes. Comme il est méchant ce Chirac ! J'espère qu'il ira en prison pour ça !
Rédigé par : dae | samedi 13 juin 2009 à 22:17
Billet facile (au plan rhétorique) et de parfaite mauvaise foi (quant au fond).
Copé et Guaino, eux aussi, ont fait semblant de croire que la censure du Conseil revenait seulement à instaurer le "droit à l'Internet". Sous-entendu chez eux, mais en clair chez vous : et donc le droit au pillage. Vous faites vraiment bon marché de la présomption de culpabilité et de l'obligation de "sécuriser" sa connexion individuelle par des mouchards, cette responsabilité s'étendant aux mails. Aucune cause, même celle des artistes (et des journalistes si l'on vous suit bien), ne pouvait justifier des mesures pareilles. D'accord, l'Internet pose des problèmes sérieux aux auteurs (j'en suis un), mais au point d'approuver Hadopi première mouture, non. Hugues Serraf, d'habitude votre ton provocateur a l'excuse d'être servi par l'esprit, mais là…
Rédigé par : Souricette | lundi 15 juin 2009 à 19:00
Bravo! Votre article est trés bien fait. Il m'a même fallu du temps pour comprendre que ce n'était qu'un gros foutage de gueule (en même temps, c'aurait été trop facile si ça avait été plus drôle, donc bien joué!). Raconter n'importe quoi en mélangeant des sujets qui n'ont rien à voir (hadopi et guantanamo, le droit d'auteur et le droit du travail) et élever la connerie au rang de compétition artistique, telle que conçue dans l'esprit du maître absolu de la discipline, j'ai nommé Mr Lefèbvre, y a pas à dire, on vit vraiment une époque 2.0! (double zéro).
PS: Ne vous glorifiez pas trop vite, il vous reste du chemin avant d'atteindre son niveau!
Rédigé par : Yes Man | mardi 16 juin 2009 à 04:39
1. la loi Hadopi me semble (m'a semble) une loi grotesque, mal ficelee, ridicule et outranciere (par ex, l obligation d installation de logiciels espions)
2. votre diatribe m'apparait avoir ete un peu trop rapidement ecrite et n'apporte franchement rien au debat, desole de vous le dire.
3. j'espere que les auteurs pourront continuer a vivre de leur plume, micro ou clavier car sinon, je vais m'emmerder grave. Bonne chance a eux.
Rédigé par : Matt | mercredi 17 juin 2009 à 11:28
J'attends avec impatience la dissolution de cette assemblée de sales gauchos qu'est le Conseil Constitutionnel.
... Et qu'enfin on ait le courage politique de punir les pirates à la hauteur de leurs méfaits: qu'on leur coupe les doigts. Tous.
Vous avez tout mon soutien, Hugues!
Amicalement.
Rédigé par : mr_freeze | vendredi 03 juillet 2009 à 11:40