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jeudi 26 mars 2009

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Voici les sites qui parlent de Continental à Clairoix : une usine pour l'éternité ? :

Commentaires

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Il manque, encore, une petite pièce au tableau : Continental souffre aussi d'avoir racheté, trop tard, donc trop cher, la branche équipement automobile de Siemens. D'où une fragilité financière avant même le début de la crise, et l'OPA à l'arrache de Schaeffler, groupe familial et, semble-t-il, joyeux panier de crabes.

Regardez : la presse d'information vend de moins en moins de journaux chaque année et pourtant, les ferme-t-on ?

Non, il me semble : il suffit de trouver de nouveaux actionnaires heureux d'employer de si excellents personnels : surtout avec une bonne rallonge du budget de l'état, un statut fiscal sur mesure, quelques avantages annexes pour les personnels.

Pourquoi ne pourrait-on pas en faire profiter Clairoix ? Ils pue, le pneu ?

Mais à suivre cette logique, on en est réduit il me semble à accepter une desindustrialisation totale de tous les pays occidentaux (aux coûts de production trop élevés). Par corollaire, l'Occident ne joue aujourd'hui que le rôle de consommateurs pour l'industrie mondiale et se consacre uniquement aux services. Mais est-ce vraiment un système viable sur le long terme ? J'ai le sentiment que cela relève un peu du wishful thinking; si les marchés émergents décollent et se mettent à consommer comme nous, je pense qu'on aura de gros bouleversements dans nos pays, car plus personne n'aura intérêt à y investir justement. J'ai un peu l'impression que la crise actuelle constitue les prémisses de cela, dans le sens où on se rend compte qu'on ne peut pas éternellement vivre à crédit sur la croissance future qui n'est pas forcément au rendez-vous. Les entreprises vont de plus en plus fonctionner dans et pour le Sud, et qu'il va certainement falloir rogner sur pas mal de nos "acquis" sociaux en particulier et notre niveau de vie en général pour ne pas être détruits économiquement. En tant qu'homme de gauche, on peut soit se réjouir de voir les autres pays se développer, soit s'inquiéter des conséquences socio-économiques sur notre propre pays, mais dans tous les cas j'ai un peu de mal avec l'optimisme béat.

@Tom Roud,
je ne suis pas certain de la desindustrialisation francaise. Que certaines usines ferment, cela va de soi, surtout si elles ne se retrouvent pas assez competitives. Parallelement, le choix de l'amelioration technologique ou du marche de niche me semble etre beaucoup plus porteur.
J'habite au Japon, un pays encore tres industrialise, et ceci malgre le fait que la Chine soit bien plus proche du Japon que de l'Europe. Qui se souvient que le "made in Japan" il y a 20-30 ans signifiait "mauvaise qualite" et "pas cher", l'equivalent du "made in China" maintenant?
Avec le retour a la prosperite du Japon et le decollage de la Chine, les entreprises japonaises ont massivement delocalise leurs usines a faible valeur ajoutee en Chine, et ont garde la creme de la creme au Japon.
Dans le cas Continental, sans connaitre le dossier ni les procedes de fabrication dans le pneu, les images de l usine pouvaient laisser entendre un appareil de production globalement assez vetuste, et ou des perfusions d'argent public ont eu le meme effet que le formol: ca tient debout mais c est mort a l interieur. Une politique peut etre un peu plus ambitieuse en R&D fondamentale et appliquee auraient peut etre permis a Continental de fabriquer des pneus plus avances technologiquement...

@Tom Roud:

Si les chinois acceptent de faire ces travaux ingrats, ce n'est pas seulement pour stocker du papier dans des coffres mais c'est aussi pour avoir des produits et services qu'ils ont dû mal à produire eux-mêmes.

Votre raisonnement revient à dire qu'il faut se serrer la ceinture maintenant parce qu'il faudra la serrer plus tard.
C'est une bonne idée si on peut stocker, et pour pas cher.
Mais là, stopper les délocalisations, c'est un peu comme ne pas boire d'eau avant de partir dans le désert.

Mon cher Hugues, je suis très étonné de ne pas encore avoir lu un commentaire rageur du genre "dimension de gauche en peau de lapin". En tous cas, elle ne viendra certes pas de moi, car je partage très largement cette conception de libéralisme social (largement sinon complètement absente du PS belge hélas).

C'est d'une logique implacable, les ouvriers chinois coutent moins chers que les ouvriers Français.

Ce qu'il y a de formidable avec la chine, c'est que non seulement la main d'œuvre est moins chère, mais on peut aussi faire d'énormes économies sur les sommes à investir pour satisfaire aux normes de protection de l'environnement.

> Regardez : la presse
> d'information vend de moins en
> moins de journaux chaque année
> et pourtant, les ferme-t-on ?

Dans une certaine mesure, oui:
http://www.presseocean.fr/actu/actu_detail_-Goss-Nantes-300-emplois-menaces-_9182-850485_actu.Htm


Quoique, des questions de rentabilité ne sont peut-être pas la véritable raison qui motive le groupe:

http://www.presseocean.fr/actu/actu_detail_-Goss-reprend-espoir-_9182-856296_actu.Htm

@ Matt : mais voyez-vous, c'est aussi une illusion de croire que ce qui se passe pour l'industrie "de base" ne se passera pas pour le reste. Je travaille dans le milieu universitaire : il est très clair que la Chine, l'Inde montent très fort dans ce qui relève des métiers à plus haute valeur ajoutée et intellectuelle. Par exemple quid de l'informatique indienne ?
Je trouve que ce n'est pas juste de reprocher aux entreprises de ne pas se moderniser : le mouvement me semble complètement inéluctable. Je comprends parfaitement la logique économique à ne pas investir dans une modernisation sachant que dans 5 ou 10 ans, je pourrais faire la même chose en Chine pour 2 fois moins cher. Autant investir en Chine tout de suite.

Les seuls emplois relativement à l'abri même sur le long terme me semblent être les emplois fondamentalement locaux, typiquement les journalistes comme Hugues par exemple, c'est aussi pour cela que je suis toujours très gêné quand il fait la leçon aux autres domaines économiques.

Denys,
Le papier était déjà bien long…


Passant,
Oui, on les ferme parfois. Mais il y a effectivement des milliardaires prêts à s’offrir une danseuse de papier comme Carlos Slim au New York Times et Edouard de Rothschild à Libé. Mais pour les pneus, c’est moins sexy (enfin, il y en a qui aiment leurs danseuses habillées de latex, c’est vrai).


Tom Roud et les autres sur ce thème,
J’ai le sentiment que vous partez dans une direction qui n’est pas la bonne pour ce qui est de mon papier. Les problèmes de Continental ne sont pas uniquement liés à la question des pays émergents et de leurs coûts salariaux. On peut même désormais fabriquer des pneus avec très peu de main d’œuvre grâce à des équipements de science-fiction incroyables : on met les matériaux bruts à un bout de la machine, il en ressort un pneu (C3M Michelin).

Ce sont les problèmes d’une entreprise qui doit rester compétitive dans un marché qui change.

Mais sur le reste, je crois au libre-échange et au développement des pays du Sud par l’exportation de produits produits à bas-coûts, permettant aux pays du Nord d’accroitre leur pouvoir d’achat mais les obligeant à garder une avance sur les produits à forte technologie. L’idée générale, à terme, est que lorsque les pays émergents se hissent au niveau technologiques des pays du Nord, le différentiel de coût s’est réduit.

L’histoire est pleine d’exemples dans ce genre, Japon et Corée du Sud en tête, Espagne et Irlande dans des genres différents


Cdc,
Va lire les commentaires sur Rue89, tu ne seras pas déçu : je fais « gerber » et je suis pire que Le Pen.


Tom Roud (bis),
Les journalistes aussi sont délocalisables : http://www.allbusiness.com/services/business-services-miscellaneous-business/4704232-1.html

Tres bon billet auquel je plussoie modestement.

Hugues, vous écrivez « Je crois au libre-échange et au développement des pays du Sud par l’exportation de produits à bas-coûts, permettant aux pays du Nord d’accroitre leur pouvoir d’achat mais les obligeant à garder une avance sur les produits à forte technologie. » Et votre billet présente l’impact de la flexibilité du marché vu depuis la France. Un impact malheureux, mais nécessaire, et de toute façon inéluctable.

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder l’impact vu de l’autre coté. Avec par exemple, la situation des pays africains en matière agricole. Ces pays sont les premières victimes de nos politiques protectionnistes. Ils sont submergés des excédents de la PAC, moins chers que les produits locaux malgré leur lieu de production bien distant. Cela prive les pays africains en question d’une base économique primaire stable, avec les conséquences sociales que l’on devine (désertification des campagnes, exode rural, concentration de la population dans les villes).

Mon point c’est de souligner que croire qu’un partage du gâteau soit possible, dans une vision parfaitement statique, est une illusion. Le refus de la flexibilité du marché est loin d’être la garantie d’un monde meilleur ou d’un « autre monde » comme certains voudraient le faire croire, a Clairoix comme ailleurs…
Enfin, bien d'accord avec vous, il est certain que le rôle positif de l’état serait d’accompagner cette flexibilité, et non pas de l’empêcher !

Source :
http://www.crid.asso.fr/IMG/pdf/position06_pac.pdf
« Le président Chirac lui-même, pourtant fervent défenseur de la PAC, a reconnu devant les chefs d’Etat africains réunis à Paris en février 2003 que les pays développés assumaient, par leurs politiques agricoles et commerciales, une part de responsabilité dans la déstabilisation de la production vivrière des pays du Sud. »
« Le poulet est vendu 1,37 euro le kg sur les marchés d’Afrique de l’Ouest alors que le coût de production locale est d’environ 2,28 euros le kg, Face à cette concurrence déloyale, les paysans africains sont incapables de se maintenir sur leurs propres marchés. »

" L’idée générale, à terme, est que lorsque les pays émergents se hissent au niveau technologiques des pays du Nord, le différentiel de coût s’est réduit. "

Je comprends bien cette idée et les exemples passés, mais j'ai quelques doutes sur l'avenir. Cela me semble relever un peu du "wishful thinking", c'est aussi pour cela que j'ai du mal avec les leçons et les arguments d'autorité qu'on nous ressort régulièrement sur le sujet.

Je comprends bien que l'Espagne et l'Irlande aient pu se hisser sans trop de problèmes pour les autres pays européens, car il s'agit de 50 millions de personne rattrapant le niveau de vie de 300 millions d'autres, et donc les coûts ont augmenté rapidement avec le niveau de vie dans ces pays tandis que suffisamment de richesse était produite pour que les pays riches n'y perdent pas trop. Mais quand il s'agit d'avoir 2 milliards de personnes se hissant au niveau de vie de 500 millions d'autres, j'ai bien peur que ce qui se passera est plutôt que le niveau de vie des 500 millions va pas mal baisser pour se mettre au niveau des coûts des pays émergents (plutôt que de voir le niveau de vie des pays émergents rejoindre celui des pays non émergents). Il n'y a d'ailleurs aucune leçon de morale à faire sur le sujet, cela me paraît assez inéluctable.

Je ne sais pas, je suis peut-être naif et nul en économie, mais l'idée derrière le libéralisme économique, c'est quand même d'atteindre un optimum collectif, il ne bouge pas avec la même intensité en fonction du nombre de personnes impliquées. Il y a une notion d'ordre de grandeur et l'optimum collectif mondial aujourd'hui, ce peut très bien être un doublement du niveau de vie des chinois et une division par deux du nôtre. C'est pour ça qu'on peut avoir de plus en plus de monde passant au-dessus du seuil de pauvreté dans le monde entier, mais de plus en plus de pauvres dans les pays occidentaux (relativement au niveau de vie local). Je suis un peu effrayé d'ailleurs de penser aux conséquences de tout cela.

La réponse aux angoisses de Tom Roud se trouve chez Pierre-Noël Giraud : http://www.laprocure.com/livres/pierre-noel-giraud/l-inegalite-monde-economie-monde-contemporain_9782070329540.html
Enfin, c'est une réponse ; quant à calmer ses angoisses...

@Tom Roud:
En attendant le livre de PNG, vous pouvez méditer sur ceci:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Avantage_comparatif

http://web.mit.edu/krugman/www/ricardo.htm

@ jean : je lirai certainement le livre de Giraud, mais mon point précisément est qu'on n'aura pas d'avantage comparatif face à la Chine quand elle aura à la fois l'industrie, la technologie, les ingénieurs, les docteurs... ce qui est en train d'arriver.
Et même si on a pour l'instant un avantage comparatif sur la Chine, je ne suis pas sûr que ceux qui perdent leur emploi aujourd'hui en retrouveront dans le domaine où nous avons cet avantage.

Daniel Cohen avait donné une conférence il y a quelques années à l'ENS, où il avait bien expliqué la chose suivante : la puissance économique, c'est d'être hyper-polyvalent, et c'est donc d'échapper à la théorie des avantages comparatifs. Si vous vous spécialisez trop, vous devenez fragile et dépendant de changements rapides.

Et puis encore une fois, ce n'est pas seulement un problème de théorie d'avantage comparatif, c'est un problème d'ordre de grandeur. Je ne comprends pas cet argument (utilisé par Hugues entre autres) comme quoi ce qui a marché pour l'Espagne et l'Irlande marchera pour la Chine (quel était d'ailleurs l'avantage comparatif de l'Irlande et l'Espagne quand elles sont rentrées dans l'Europe ??), c'est un raisonnement qui ne marche pas à mon avis, c'est comme dire en physique que le Soleil tourne autour de la Terre parce que la Lune tourne autour de la Terre. L'économie est un système dynamique (et ça, je connais), et comme tout système dynamique, on ne peut pas raisonner simplement qualitativement pour prédire son comportement...

@Tom Roud: Vous confondez avantage comparatif et avantage absolu.
Même si on est mauvais partout, on peut tirer parti de l'échange. Il suffit juste de ne pas être nul uniformément.

Dans le cas de la Chine, il est fort probable qu'il y a quelques années, sa *productivité* était inférieure à celle de la France dans tous les secteurs.

En revanche, le *différentiel* de productivité dans le secteur textile (ainsi que pour les travaux ne demandant que peu de qualifications) était moindre que dans les autres secteurs. Bien qu'elle était sans doute moins productive que la France dans ces domaines, la Chine s'est spécialisée dans les productions ne requérant que peu de qualification avec profit.

Donc si la Chine devient plus riche que l'Europe, l'Europe ne sera pas nécessairement pauvre et aura toujours intérêt à commercer avec le reste du monde.

"L'économie est un système dynamique (et ça, je connais)": Moi aussi je connais bien les systèmes dynamiques. Mais quel est le bon système dynamique? Enfin, il y a aussi des branches de la physique qui se contente des approximations statiques.

@ jean : OK pour l'avantage comparatif et l'avantage absolu, vous avez raison. J'aime bien l'exemple de l'avocat et de sa secrétaire sur wikipedia.

J'aime assez le raisonnement du gars qui se croit sur le tronc de l'arbre et qui accepte la logique de scier les branches sur lesquelles il ne se sait pas assis, alors que ce sont les racines qui sont entrain d'être détruites.

J'illustrerai mon propos en observant que la plupart des entreprises ne cessent de se recentrer sur le "coeur de métier".
Ceci est fait d'abord en sous traitant localement, puis en délocalisant.
Ces mêmes entreprises affirment conserver l'aspect recherche et brevet, mais s'avèrent ensuite dans l'incapacité de le faire.
Si cela permet de maintenir le train de vie des actionnaires avec un IFO à 2 chiffres un certain temps, on peut observer que dans ces entreprises finit par se produire un écroulement total du carnet de commandes.
Ce collapsus est certainement du au fait que ce ne sont pas les métiers de la finance, des ressources humaines et de la logistique qui font venir le client.
Il ne faut pas oublier que rentre aussi dans ce schéma, la tactique des classes d'âge (concept de finitude) qui proches de la sortie n'hésitent pas à se payer sur la bête.

"L’idée générale, à terme, est que lorsque les pays émergents se hissent au niveau technologiques des pays du Nord, le différentiel de coût s’est réduit."

C'est exact. Toute la question c'est de savoir si les politiques (ta dimension de gauche doit t'aider à accepter le concept de mesures politiques) ne sont pas faitespour accélérer le mouvement sans se soucier de la casse sociale.

Par exemple, tu oublies de mentionner que les ouvriers de clairoix ont dénoncé le démontage de machines dans leurs usines, parties pour l'europe de l'est.
les pneus fabriqués là bas reviendront chez nous grâce à la zone de libre échange qu'est l'union européenne. qui gagne à ce que ce rattrapage que tu décris se fasse à toute vitesse ? pas les salariés de l'ouest que le patronat préfère licencier pour mettre des jeunes , ni en fait ceux de l'est, que la suppression brutale des systèmes sociaux de l'ère précédente a obligé à s'expatrier pour trouver de l'argent.
certes, les bobos qui bossent dans la pub gagnent sur tous les tableaux (provisoirement seulement, comme le souligne elektra).

très bien ton papier, joli, cohérent, rythmé, un peu couillu et provoc, il faut juste se poser quelques quesions supplémentaires. notamment, de la danse que tu décris, qui fixe le rythme ?

Hugues : un job peinard de webmestre Argus Auto pour l'éternité ?

Manu,
D'abord, et même si tu as l'air bien convaincu, tu ne sais pas grand chose de ce je fais. Mais surtout, je me demande comment tu peux imaginer que mon job actuel soit le premier de ma carrière ou que je puisse l'envisager comme le dernier.
Non, je n'ai moi-même aucune envie de faire la même chose pour l'éternité. Toi oui ?

Donc, en fait, vous mettez sur le même plan votre statut de bourge parisien avec celui des ouvriers de Continental. Intéressante démonstration de votre habituel réalisme.
Et pour répondre à votre question : il se trouve que mon activité professionnelle me plaît, en effet. Alors pour l'"éternité", je ne saurais répondre (la formule est de vous), mais en tous cas il me déplairait souverainement de devoir en changer sous la pression de quelques actionnaires d'une multinationale.
Quant à "ne pas savoir grand chose de ce que vous faites", c'est peut-être que vous ne faites pas grand chose, finalement ?

PS : je ne me souviens pas de vous avoir tutoyé (bis). Vous n'êtes ni un flic ni mon camarade.

Non, tu as raison, je ne peux absolument pas me comparer aux gens de Continental qui sont de vrais êtres humains et pas moi, avec mon immense fortune et mon absence de besoins matériels ou de la nécessité d’un job pour me payer à bouffer.

Mais je te rappelle que je ne t'avais rien demandé et que tu es venu spontanément suggérer que j'étais probablement titulaire d’un boulot à vie. Tiens, si tu as 5 minutes, tu devrais lire Toni Negri sur la question du salariat, d'ailleurs.

Autrement, sur le tutoiement, tu as déjà dû me faire la réflexion 14 fois : ici je tutoie tout le monde, même les ultra-gentils. Encore un privilège !

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