Euh, j'ai bien quelques idées pour sortir de la crise mais je vous préviens tout de suite, elles sont complètement stupides.
Libé est formidable ! Et parce qu'il s'est sans doute rendu compte de la lassitude que risquait de provoquer le systématisme de son pessimisme jusque chez ses lecteurs les plus neurasthéniques, le voici qui se lance dans les propositions anti-crise. Ah, on ne peut pas dire qu’il ne soit pas aidé, ce gouvernement : entre le contre-plan du PS (je double la mise et je recrute un tas de fonctionnaires), celui du NPA (je sors de l'économie de marché et j'interdis les licenciements) et celui du PG (je fais tout ce que les camarades ont déjà proposé, mais mieux), la France est plus que jamais ce pays sans pétrole mais bourré d'idées…
Mais là où Libé fait très fort — et ni Martine Aubry, ni Besancenot, ni Mélenchon n’auraient pu montrer pareille bravitude — c’est lorsqu’il apporte lui-même la preuve de la stupidité de ses suggestions histoire de ne pas se les voir renvoyer à la figure par le premier persifleur venu. Le journal dresse ainsi la liste des dix mesures qu’il serait sympa de prendre si elles n’étaient pas de nature à aggraver la situation en creusant un peu plus les déficits, en fragilisant les entreprises et en accroissant le chômage.
Tiens, il y a d’abord ces emplois-jeunes qu’il faudrait recréer. Mais oubliant que Darcos est précisément en train de s’y atteler, avec ses 5 000 expéditeurs de SMS anti-école buissonnière, le think tank de la rue Béranger admet lui-même que ces postes coûtent cher (6 milliards d’euros en 2000), n’apportent rien à long-terme aux jeunes qui les occupent et ne sont parfois qu’une aubaine pour les entreprises lorsqu’ils sont ouverts au secteur privé.
A Libé, où les salaires sont faibles faute de lecteurs et d’annonceurs, on propose également d’augmenter le SMIC. Mais c'est pour mieux rappeler que les entreprises qui seraient forcées de payer davantage des employés peu qualifiés finiraient par licencier — ce qui n’est pas forcément une bonne chose lorsque le chômage progresse de plus 10% par an. Un chef de service, sans doute un peu mieux payé que ses rédacteurs de base, semble d'ailleurs être passé par là au moment où cette idée était émise puisque le journal s’inquiète du tassement de l’échelle des salaires que ces « coups de pouce » ont tendance à générer…
Le reste est à l’avenant : supprimer les exonérations sur les heures supplémentaires (mais ce serait faire perdre aux salariés le seul moyen qui leur reste de gagner plus) ; alléger la TVA (mais l’effet d’une telle baisse est incertain quand le manque à gagner fiscal, lui, l’est) ; interdire le versement de dividendes par les entreprises aidées (pas mal, mais quid des petits porteurs retraités dont il s’agit quasiment du seul revenu) ; interdire les bonus dans les banques (Ok, mais si la France fait cavalier seul, les salles de marchés déménageront à l’étranger et impacteront l’emploi dans le secteur financier) ; créer un service public bancaire (ça compenserait les risques de la mesure précédente, mais pourrait-on faire assumer les bad debts des banques aux contribuables quand on s’offusque des prêts à 8% que l'Etat vient de leur consentir ?) ; relancer le principe du bonus-malus écologique sur tous les produits (pas mal non plus, mais véritable usine à gaz fiscale compte tenu de la complexité des paramètres à prendre en compte…).
Ah, reste tout de même l’augmentation des impôts des plus aisés (qui ont tendance à épargner ou consommer des écrans plats importés de Corée) au profit des plus pauvres (qui n’ont même pas de Livret A mais dépensent tout ce qu’ils reçoivent en tranches de jambon made in France). « Mais zut alors, s’est exclamé le chef de service un peu mieux payé qui repassait par là : ces crapules l’ont déjà un peu fait en taxant les revenus d’épargne pour financer le RSA »…
Bon, c’est vrai, je suis dur avec Libé. Après tout, l’élaboration de cet inventaire part tout de même d’un bon sentiment et l’étude attentive des 1 000 projets de Fillon serait une source au moins aussi copieuse de sarcasmes : un nouvel échangeur sur l’A12 et la restauration intérieure de l’église de Montargis, comme remèdes à la pire crise économique depuis 1929, ça laisse songeur. D’où cette suggestion pour Libé (hé hé, moi aussi je m’y mets), la prochaine fois, proposez aussi 1 000 mesures et ne les invalidez pas vous-mêmes : ça sera plus compliqué à tourner en dérision.
© Commentaires & vaticinations
Mais encore...
Libération met en avant quelques idées pour la relance. Rien de nouveau, c'est en gros ce que tout le monde "de gauche" (enfin, surtout "de gauche en France") propose. Yapukafokon.
Et Libération détaille en quoi ces mesures ne sont pas forcement bonnes, voire dangereuses.
Bref, Libération se livre à un exercice d'explication de texte, une des choses que l'on attend de tout bon journal. C'est pas très subtil ni poussé, mais c'est déjà ça, surtout quand on connait le lectorat classique de Libé.
Bon, la une est un rien racoleuse, mais ce n'est pas la première fois chez Libé (et pas que chez Libé d'ailleurs).
Sur ce coup, Libé est plutôt intéressant. Alors, pourquoi ce billet sarcastique ?
Rédigé par : Sans pseudo fixe | mardi 03 février 2009 à 14:13
SPF,
Oui, c'est vrai, je suis sarcastique. Mais on a un peu le droit, non ? Ces mesures sont présentées comme des idées pour une "vraie" relance "plus efficace et plus juste", mais immédiatement démantibulées par ceux qui les proposent dans le même souffle. Moi je trouve ça amusant.
Mais comme je le dis à la fin du billet, certaines des mesures Fillon sont également croquignolettes et n'ont même pas besoin d'être moquées tellement elles sont affligeantes...
Rédigé par : Hugues | mardi 03 février 2009 à 14:26
juste un détail: les emplois jeunes à long terme pouvait tout à fait être profitable. Il fallit quand même deux conditions:
- faire une VRAIE formation
- Avoir un employeur qui vous laisse suivre la formation.
Personnellement, j'ai passé une licence d'info pendant mon emploi jeune, que j'ai poursuivi avec un master pour les deux ans de chomage auxquels j'avais droit(j'avais travaillé pendant 5 ans), et je suis aujourd'hui un informaticien tout à fait qualifié (bac +5).
Rédigé par : nicolas | mardi 03 février 2009 à 15:59
C'est bizarre de critiquer le côté systématique et pessimiste de Libé quand on voit la tonalité générale de vos billets, quasiment toujours négatifs. Peut être la paille, la poutre tout ça ?
Rédigé par : rudolf | mardi 03 février 2009 à 16:45
"mais pourrait-on faire assumer les bad debts des banques aux contribuables"
Mais pourquoi donc faire cela ? Je veux dire, quand on est de gauche ?
Rédigé par : Passant | mardi 03 février 2009 à 18:52
C'est bien. Si même Libé commence à se rendre compte qu'il est crétin de charger l'économie pour dépenser n'importe comment les sous ainsi obtenus, on fait un grand pas vers l'identification du problème et donc de la solution.
Rédigé par : Liberal | mardi 03 février 2009 à 19:13
Nicolas,
Et je t'en félicite. Mais je ne pense pas que tous les emplois jeunes soient une erreur même si je préfère qu'un pays puisse offrir de vrais jobs. Le gros problème des emplois jeunes, c'est qu'il se trouve toujours des gens pour exiger qu'on les pérennise en fin de contrat. Mais tu es la preuve que l'on peut aussi s'en servir comme d'un tremplin.
Rudolf,
Je donne cette impression ? Ce n'est pas mon intention en tout cas. Et je regarde les papiers sur cette page et je ne crois pas que j'y sois essentiellement négatif. Mais bon, c'est ton sentiment.
Passant,
C'est bien la preuve que je suis toujours de gauche : je ne suis absolument pas d'accord pour éponger les bad debts des banquiers.
Libéral,
Je ne suis pas sûr que cette étape ait été franchie. En fait, ce dossier de Libé est assez étrange et il est difficile de comprendre ce que prône le journal : si ces pistes sont de vraies propositions ou des impasses.
Rédigé par : Hugues | mardi 03 février 2009 à 19:54
"Si même Libé commence à se rendre compte qu'il est crétin de charger l'économie pour dépenser n'importe comment les sous ainsi obtenus, on fait un grand pas vers l'identification du problème et donc de la solution", dit Libéral.
Ah bon. Doit-on comprendre que le problème (la crise, je suppose) vient du fait qu'"on a trop chargé l'économie pour dépenser n'importe comment les sous ainsi obtenus" ?
J'avais plutôt cru comprendre qu'on l'avait plutôt laissée faire, l'économie (et la finance avec), et qu'en fait, elle s'était plantée toute seule comme une grande, dans les grandes largeurs. J'avais également cru comprendre que notre président lui-même avait remarqué quelques abus, quelques dérives, quelques perversions, quelques anomalies, quelques folies même, dans un système et dans une communauté pour laquelle il n'a d'habitude que bienveillance et admiration.
"Qui est coupable ? En arrière-fond, c'est un modèle idéologique, libéral et anglo-saxon qui a failli. On ne peut impunément se préoccuper exclusivement du profit à court terme". C'est le vice-président de la banque Lazard qui le dit (cité par Jacques Julliard dans son édito du Nouvel Obs).
Sur la relance, il serait criminel de considérer que le plan Sarkozy n'a aucune alternative (comme tu sembles le faire, Hugues, en disqualifiant par la caricature les propositions de gauche, fais attention, c'est toi qui tombes dans le "no, we can't").
Ensuite sur les mesures... Renflouer les banques pour éviter leur faillite et maintenir le crédit, OK. Mais pourquoi l'Etat n'entrerait-il pas alors vraiment au capital de ces banques à la hauteur de son investissement (et de leur valeur actuelle) et n'exercerait-il pas un contrôle au conseil d'administration, en mobilisant le nombre d'experts nécessaire ? C'est notre pognon, non ? Pourquoi n'exigerait-il pas par exemple (et pour l'exemple) qu'en ces temps de crise, les actionnaires renoncent à leurs dividendes et les dirigeants à leur bonus ?
Il y a des limites à l'indécence. Et toutes les mesures (même si elles ne sont pas de nature à résoudre par elles-mêmes la crise) qui peuvent contribuer à amortir le choc pour les plus en difficulté et résorber, ne serait-ce qu'un peu, ce sentiment largement partagé aujourd'hui qu'il n'y a plus d'argent pour certains (ceux qui en ont le moins) mais qu'il y en aura toujours pour d'autres (ceux qui en ont le plus).
Dans une vision plus long terme, un investissement massif (pas seulement du bla-bla) dans l'éducation, dans la recherche, dans l'innovation, dans les éco-industries, dans la filière numérique, dans la santé, me paraîtrait de bon aloi pour préparer l'avenir et donner des signes d'espoir. Il est où, ce plan massif ? Elle est où, la vision long terme ?
Enfin, il serait également totalement irresponsable de repartir comme avant, comme si rien ne s'était passé. Une réglementation financière précise et opérationnelle s'impose, et sans doute aussi une taxation plus importante des mouvements et des revenus des capitaux (ce n'est qu'à ce prix que l'on pourra vraiment parler de "réhabiliter la valeur travail")... Sans oublier de faire un grand ménage mondial des paradis fiscaux.
Mais l'on sent bien qu'au-delà des moulinets de circonstances, la volonté politique manque. Et comme dans ce système, ceux qui décident ne sont pas ceux qui courent le plus de risques et sont aussi ceux qui ont (et de très loin) la plus grande espérance de gain, on a du mal à y croire.
Crise financière, crise économique, crise sociale, crise politique : ce n'est pas seulement le scénario de Besancenot ou de Libé ou des obsédés de 1929, c'est aussi celui de Carlos Ghosn.
Rédigé par : Michel B. | mercredi 04 février 2009 à 01:32
Non, le problème ce n'est pas la crise, c'est le chômage, la pauvreté, la croissance molle. Quand on voit que notre modèle social n'a pas été capable de traiter ces sujets lorsque l'économie était sous amphéts, il y a lieu d'être inquiet maintenant que la réalité fait son come back.
On ne peut pas dire qu'on ait "laissé faire" l'économie quand les dépenses publiques représentaient 54% du PIB (avant la crise, c'est sans doute 57% aujourd'hui). On ne peut pas dire qu'il n'y ait jamais d'argent pour les plus faibles dans un pays où les transferts sociaux sont aussi importants.
La plupart des critiques que vous formulez sur la finance de marché sont justes, mais vous avez tort de voir dans ces abus l'alpha et l'omega de nos problèmes. Les marchés ont sans doute réussi à accaparer une part de valeur imméritée, mais pas dans des proportions qui participent de façon significative à nos problèmes financiers.
Vous vous focalisez sur les quelques dizaines de milliards qui ont été prêtés aux banques. Il est bien entendu essentiel de s'assurer que ces fonds ont été utilisés au mieux de l'intérêt commun. Mais le vrai sujet ce sont les 1000 milliards de dépenses publiques par an qui, si j'en crois votre commentaire, ne vont pas aider ceux qui ont le moins, ne sont pas investis dans l'éducation, la recherche, l'innovation, la santé...
Rédigé par : Liberal | mercredi 04 février 2009 à 10:25
Liberal: c'est bien gentil votre commentaire (et certainement pertinent), cependant, ce n'est pas comme si la crise (mais aussi " le chômage, la pauvreté, la croissance molle") frappait uniquement la France, ni comme si la France était le pays le plus touché.
Ne retournons pas la faute sur le 'modèle français' quand les pays qui n'ont pas ce système sont au moins aussi durement touché.
Tout ça pour faire du france-bashing.
Rédigé par : JaK | mercredi 04 février 2009 à 17:41
Il semble même que le fameux "modèle social français", tant décrié par les libéraux, permette de mieux amortir le choc. Tout comme d'ailleurs la persistance d'un tissu économique diversifié (souvent considéré comme "archaïque" par ces mêmes libéraux). Par contre, les pays qu'ils nous montraient en exemple, comme les Etats-Unis, l'Angleterre, l'Irlande ou l'Espagne, sont parmi les plus sévèrement touchés. De quoi réviser un peu ses certitudes, non ?
Rédigé par : Michel B. | mercredi 04 février 2009 à 18:03
Vuos avez raison, il est généralement reconnu que notre modèle social absorbe mieux les chocs en période de crise. Mais comme on part de plus bas...
Notre taux d'emploi avant la crise était de 63% quand celui des UK/US était de 72%. Dans la crise ils vont sans doute souffrir plus que nous, peut être baisser à 65% quand nous ne baisserons qu'à 61%. Au global, on est toujours moins bien loti, mais le différentiel est moins fort en période de crise. Génial.
Et ceci est tout sauf du France-bashing. Je voue une admiration sans borne aux entreprises françaises (et donc à leurs salariés) qui parviennent à s'en tirer malgré toutes les contraintes qu'on leur impose...
Rédigé par : Liberal | jeudi 05 février 2009 à 12:43
Le taux d'emploi (ou de chômage) est un indicateur très important. Mais les conditions d'indemnisation des périodes de chômage sont aussi à considérer (surtout pour ceux qui y sont confrontés). Une petite comparaison entre la France et les US sur ce point ?
Et tant qu'on y est, pour la route, un petit mot sur le "miracle irlandais" ou sur l'irrésistible ascension du "Tigre celtique" (ce pays qui affichait il y a peu le deuxième meilleur niveau de vie de l'Union européenne après le Luxembourg grâce aux recettes libérales et aux aides européennes) ? Il paraît que la vanne la plus en vogue à Dublin ces temps-ci, c'est : "quelle est la différence entre l'Islande et l'Irlande ? Une lettre... et six mois".
PS : Je précise que je n'ai rien contre les Irlandais et que je ne me réjouis absolument pas de ce qui leur arrive ; par contre, cet exemple montre bien la relativité (pour ne pas dire la faiblesse ou l'imposture) des certitudes libérales...
Aujourd'hui, les masques tombent, et bientôt cette idéologie ne sera plus soutenue que par ceux qui en profitent.
Avec un sens du timing qu'on ne peut qu'admirer, c'est d'ailleurs le moment choisi par Laurence Parisot pour demander une "sécurisation" des licenciements économiques... On croit rêver.
Rédigé par : Michel B. | jeudi 05 février 2009 à 13:46
Bon sujet de discussion, l'Irlande. On peut comparer avec la Grèce par exemple. Deux pays qui ont reçu moult aides européennes mais qui ont choisi des voies différentes.
Il y a 20 ans, l'Irlande était plus pauvre que la Grèce, elle a aujourd'hui presque 2 fois son niveau de vie. Puisque vous aimez parler des certitudes des autres, j'ai une question pour vous. A votre avis, quand la crise sera finie, lequel des deux pays sera le plus riche?
Ce genre de comparaisons est passionnant pour ceux qui ont trop de certitudes. Tiens, j'en ai une autre : Hawaii vs les Antilles françaises. Deux régions similaires, insulaires, loin du mainland, dépendant d'un grand pays développé. Deux modèles de développement différents. Qui vit mieux aujourd'hui?
Rédigé par : Liberal | jeudi 05 février 2009 à 15:05
On pourrait aussi comparer le développement de l'Afrique et celui de l'Asie... J'avoue ne pas être assez compétent pour me livrer à ce type d'analyse comparée où de multiples facteurs interviennent (que je ne connais pas tous, loin s'en faut). Mais ce que je crois savoir, c'est que les explications simplistes ou mettant en avant une seule cause (du type les pays les plus libéraux sont les meilleurs) sont le plus souvent fausses.
Comme il faudra bien que les deux points de vue se rapprochent, convenons ensemble, pour simplifier (il le faut bien un peu quand même), que l'économie de marché n'a pas d'équivalent connu pour créer des richesses (et il faudra quand même s'en souvenir à l'heure des comptes). Mais convenons également que l'on solde aujourd'hui (très durement) les excès de l'idéologie de la dérégulation à outrance, qui a voulu dominer le monde à partir des années Reagan et Thatcher.
Non, l'économie n'est pas une science. Non, la main invisible du marché n'existe pas. Non, il n'y a pas qu'une seule recette que tous les pays devraient appliquer. Oui, les Etats, qui représentent les peuples, doivent fixer des règles du jeu pour garantir l'intérêt général. Oui, les services publics ont un sens et non, il n'y a pas de fatalité pour qu'une entreprise publique soit mal gérée. Oui, il existe des domaines qui ne doivent être livrés au marché. Oui, la propriété privée a des limites quand elle concerne le patrimoine commun de l'humanité. Et oui aussi, pour la cohésion sociale, et même pour l'efficacité économique, les inégalités ne doivent pas être trop grandes... etc.
Rédigé par : Michel B. | jeudi 05 février 2009 à 18:01
OK, faisons la paix. J'approuve presque intégralement vos premier et troisième paragraphes.
Sur le deuxième, je pense que le problème des marchés financiers est beaucoup trop complexe pour être réduit à une idéologie de la dérégulation à outrance. J'avais écrit en son temps un billet sur le sujet http://www.koztoujours.fr/?p=1679
Rédigé par : Liberal | jeudi 05 février 2009 à 19:57
C'est rare, d'avoir une conversation intéressante dans les commentaires d'un blog. Liberal et Michel B pour une fois rehaussent le niveau :)
Rédigé par : Matthieu | vendredi 06 février 2009 à 07:54
Matthieu,
Oui, mais nous sommes sur com-vat.
Rédigé par : Hugues | vendredi 06 février 2009 à 09:08