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jeudi 26 février 2009

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Voici les sites qui parlent de Ces chaînes qu'on aimerait abattre :

Commentaires

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Curieux, le site française de Starbucks ne parle pas de "doppio". Il y a espresso et double. http://www.starbucks.fr/fr/latte_lingo.htm

A mon avis, la serveuse du bd Poissonnière venait d'apprendre que le board à Seattle avait décidé de fermer son café, et essayait d'en tirer le maximum avant la fermeture :)

Si le café est vendu quatre euros, c'est qu'il y a des clients pour le payer. What else ?

Perso, que la population pouvant perdre son temps à se payer des cafés à 4€ dispose d'une fraction réduite de l'espace public me réjouira toujours plus que cela ne m'attristera.

Grosse erreur: en Angleterre et à Londres en particulier, vous oubliez Coffee Republic et surtout Cafe Nero (très forts dans le "fake italian").
Différence de culture aussi: les anglais ne sont devenus que récemment des buveurs de café. Et un "café", c'est autant un lieu où l'on mange (léger) qu'un "pub avec boissons chaudes au lieu de la bière".

J'imagine qu'il a été très facile pour les chaines de restauration (pas seulement fast food) de s'installer en Angleterre: plus vraiment de culture du "bien manger", manque de restaurateurs expérimentés.
A croire que toutes ces émissions de cuisine à la télé ont pour but de créer des vocations afin de répondre à la demande intérieure grandissante !

Cette prolifération des chaînes est pour moi un facteur qui pourrit les villes anglaises et les rends extrêmement déprimantes. Ce tenir au milieu de la High street, avec comme seule perspective le nouveau gros mall flambant neuf, et la certitude qu'on pourrait être partout ailleurs, ça serait pareil. Sans parler que tous ces chaînes reposent sur des "concepts" ethniques ou autres, mais qui sonnent surtout faux et superficiels.

Le gros problème aussi est la concentration des propriétaires en centre ville: les indépendants ont un mal de chien à s'implanter, au profit des grands groupes qui peuvent négocier d'égaux à égaux. Et une fois implantés, ces derniers sont difficiles à déloger...

Liberal,
Le site ment ! Tu sais bien qu'il ne faut pas croire tout ce qu'on lit sur Internet !


Passant,
C'est Paris mon ami ! Je sais même où le payer plus cher encore.


SPF,
Je crois effectivement que la Grande-Bretagne est plus atteinte que la France pour ce qui est des chaînes de tout et n'importe quoi.

Mais pour les Prêt-à-Manger et autres sandwicheries, c'est bien la différence culturelle permanente plutôt que la "modernité" qui est à l'oeuvre.

Le Français des petites villes rentre encore fréquemment déjeuner chez lui le midi. Celui des grandes villes va plutôt dans les bistrots plus ou moins chics en fonction de son budget et le sandwich n'est finalement qu'une offre parmi d'autres. Je travaille entre l'Opéra et les Galeries Lafayette et il y a bien plus de restaus de tous types que de sandwicheries type Starbucks. Pourtant, dans les quartiers équivalents de Londres et de Manchester, les restaus sont très peu nombreux et sont remplacés par cette kyrielle d'enseignes de fast food.

Mais ça convient aux gens qui les fréquentent ou qui, alternativement, emmènent encore leur gamelle au boulot.

Sur le nom des boissons chez Starbucks:
http://www.youtube.com/watch?v=vFLs9RI8mSA

Et ici, a New York, le doppio c'est bien un double expresso. Et ils vont bien fermer un grand nombre de magasins, mais pour en ouvrir d'autres, apparemment...

Ag, il faut voir les choses des deux cotés. Dans un pays où le café, en moyenne c'est de la lavasse (je vous jure, c'est le seul endroit que je connaisse ou on a le choix entre du "regular coffee" -- c'est à dire de la ricoré-- et du nescafé, considéré comme un café de luxe :-( ), j'vous garantis que si un Starbuck ouvrait ses portes, je m'y précipiterais...

un vrai jus sur le zinc d'un bistrot parisien, vous avouerez qu'il faut être vicieux pour préférer un starbuck au milieu des écouteurs MP3!

Nicolas,
Ah mais à New York, le café se boit assis au comptoir d'un coffee shop graisseux. Ces endroits où l'on te ressert autant de fois que tu veux un liquide brunâtre et bouillant d'être resté des heures sur sa plaque chauffante !


JF,
Le fait est que chez Starbucks, le café n'est pas mauvais. Ce qui est tout de même un avantage.

Jérôme,
Moi aussi, j'aime bien l'ambiance des bars à l'ancienne, mais il faut avouer que le café servi au zinc est généralement dégueulasse et que l'on a pris l'habitude de le boire sans protester.

D'ailleurs, j'ai une théorie sur le succès de Starbucks et de ses clones à travers le monde. Dans les pays où le café est vraiment mauvais, ça marche fort (Etats-Unis, UK...). Dans les pays où il est moyen (France, Espagne...), ben ça marche moyen, c'est logique. Et dans les pays où le café est très bon et servi dans des endroits avec du cachet, il n'y a aucun Starbucks. Le zone manager Europe du Sud n'essaye même pas...

"Le zone manager Europe du Sud [de Sarbucks] n'essaye même pas"

Ils devraient, car dans les années 70 les dirigeants de Mac Do disaient que ça ne marcherait jamais en France.
Yes we can, où est passé ton optimisme...

Au-delà de la qualité du café (de gustibus...), le pire chez Starbucks est tout de même cette ambiance "Générale d'Optique" qui donne envie de se jeter dans la Seine.

Je me souviens être tombé à San Francisco sur un concept de café-laverie assez fascinant. En gros, tu prenais ton café en lisant le journal pendant que ton linge tournait. Le plus étonnant est que ça marchait. Alors que la laverie automatique lambda te donne généralement envie de te mettre la tête dans le four, ce café-laverie était infiniment moins déprimant qu'un Starbucks.

All,
Ah mais c'est justement mon optimisme et mon yeswe canisme qui me fait apprécier la timidité du zone manager.

Que Starbucks s'installe là où il apporte un plus, parfait. Qu'il fragilise un système supérieur du point de vue du client, non non non.

Mon expérience, c'est que le café en Italie est toujours très bon parce que les Italiens sont attentifs à ça. Pas les Français. Les bistrots français utilisent pourtant les mêmes machines italiennes mais les réglages de pression sont différents, le café acheté est médiocre et il est mal préparé.

Tim Harford a bien détaillé les mécanismes de Costa ou de Starbucks dans son Undercover Economist. Cela dit, je pense plutôt que si le café (enfin, les trois gouttes de) est délicieux en Italie c'est bien plutôt une question de torréfaction...

Je proteste vigoureusement contre la notion de "café pas bon aux US". L'expérience (relativement limitée) que j'ai de l'Amérique du Nord est que si le café est certes très différent d'un expresso, pour autant il est le plus souvent bon (le plus souvent... J'ai le souvenir d'un motel en Northern Ontario où ... mais peu importe). Les Français ont l'habitude de confondre "café fort" et "bon café", et "café long" avec "lavasse". Or il peut y avoir d'excellent cafés longs comme des infâmes expressos; et des remarquables expressos comme des très bons cafés "américains". En Amérique du Nord j'ai gouté des très bons cafés (longs), plus souvent que des mauvais. Et Starbucks ne sert pas le pire...

Ayant bossé comme bistrotier le matin (5h30 - 9h) dans ma tendre jeunesse à Montpellier, je me souviens que l'importante clientèle café du matin, celle des chantiers, était bien plus exigeante sur la qualité du café servi que celle d'après 10h. Au point, d'ailleurs, qu'on changeait de mouture dans la journée et que le patron qui prenait la suite derrière moi me laissait la machine dans un état déplorable le matin.

Car, selon mon expérience, la propreté et le sérieux de l'entretien de la machine est une des conditions nécessaires à la fabrication d'un bon expresso. Et, croyez-moi, j'en ai fait...

On the bright side, ces franchises ont le mérite d'apporter la culture du service (bien que standardisé à la limite du robotisé) à l'anglo-américaine mettant à mal l'horrible sens de l'inhospitalité des serveurs et commerçants parisiens.

En outre, question culture, les cafés sont dorénavant principalement fréquentés (hors repas) par des hommes (quand ce n'est pas par Dédé, le pochtron du coin qui déblaterre sur le "tous pourri"). En Angleterre, ce sont des lieux extrêmement familiaux et conviviaux, où se retrouvent parents, enfants et grand-parents.

D'ailleurs, je n'hésite pas à y amener ma fille et ma femme au pub à côté de chez moi.

En France, se retrouver au café serait comme voir Nicolas Sarkozy à l'Académie Française: ça ne colle pas.

Certes, céder à la sirène des franchises revient peut-être à substituer un mal par un autre, mais l'insuccès croissant (mais relatif) des enseignes indépendantes à Paris devraient faire réfléchir aux causes.

Je généralise certes, mais je crois qu'il y a là, une raison fondamentale et culturelle au succès des franchises qui ont tendance à diminuer la sensation pour le client d'être pris pour un con.

Payer sa salade de tomates-mozzarella-huile d'olive, 15€ place de la Madeleine, servi par un serveur aigri qui tente de vous arnaquer sur la note...ça va 5 minutes.

Pour en revenir au café en lui-même, j'avoue pour ma part n'avoir jamais bu autre chose que du jus de chaussette aux Etats-Unis.
Je n'ai pas encore eu la chance de boire un véritable espresso ici en Angleterre mais le café y est généralement meilleur que ce à quoi je m'attendais.
J'ai par contre à bien des reprises pu m'offrir de très bons petits ristretti en France.

Starbucks et consorts n'ont qu'un avantage: la qualité constante est somme toute correcte de leur produits. Pour le reste, c'est nul: décor aseptisé, ambiance artificielle, prix exorbitants.

Ah, oui: "mais chez Starbucks, il y a des fauteuils super confortable. On se croirait dans Friends"
- Déjà, Friends, c'est une série télé. Et le coffe shop, il s'appelle "Central Perk", et c'est pas une chaîne.
- Les fauteuils chez Starbucks, il y a quelqu'uns bien en évidence près des vitrines. Et ils sont tous rapidement occupés. Le reste, c'est chaise+table comme au bistrot. Logique: un fauteuil, c'est confortable mais ça prends beaucoup d'espace-clientèle.

On peut encore trouver des coffee shops indépendants en Angleterre, et plus dans le style "Seattle" que "Greasy spoon". Et puis, il y a toujours eu les delicatessen.

Pour être honnête, on peut remercier les chaînes milieu/haut de gamme (genre Starbucks-Prêt à Manger...) d'avoir "éduqué le marché", et élever l'attente des consommateurs.

Des indépendants montrent qu'il pouvaient faire aussi bien et même mieux. Faudrait juste qu'il aient la place de s'installer...

"On the bright side, ces franchises ont le mérite d'apporter la culture du service (bien que standardisé à la limite du robotisé) à l'anglo-américaine mettant à mal l'horrible sens de l'inhospitalité des serveurs et commerçants parisiens."

Quelle misère en effet que de voir ces feignasses de parisiens ne point servir avec zèle ces cafés facturés une demi-heure de leur salaire.

Si l'on veut la qualité du service anglais, il faut aussi la qualité du personnel de service disponible en angleterre, celui issu de la plus farouche des sélections : l'immigration.

Pensez-y dans l'urne, la prochaine fois : pour être servi comme un prince, il faut accepter la présence de la pauvreté réelle à proximité de chez soi.

"En France, se retrouver au café serait comme voir Nicolas Sarkozy à l'Académie Française: ça ne colle pas."

Ah bon ?? Les cafés-bistrots ne sont pas des endroits familiaux, mais ne l'ont jamais vraiment été. Par contre, entre ami-e-s, ça fonctionne toujours autant.

"Certes, céder à la sirène des franchises revient peut-être à substituer un mal par un autre,"

Pour moi, c'est une évidence. L'uniformisation absolue est pire pour moi qu'un service un peu rugueux de temps à autre.

"... mais l'insuccès croissant (mais relatif) des enseignes indépendantes à Paris devraient faire réfléchir aux causes."

Quel insuccès ? Vous avez des chiffres ? Si vous parlez du déclin du bar PMU, la baisse de consommation d'alcool et de tabac explique pas mal de choses. Je pense qu'il y a effectivement un super créneau pour des indépendants pour faire des "coffee shops" à l'anglo saxonne en France: familial, convivial, pas d'alcool, confortable. Un salon de thé remis au goût du jour, quoi. Ca existe déjà, mais (again) c'est des franchises clonées.

"Je généralise certes, mais je crois qu'il y a là, une raison fondamentale et culturelle au succès des franchises qui ont tendance à diminuer la sensation pour le client d'être pris pour un con."

Ce que vous décrivez et assez spécifique de Paris. Ce genre de comportement inacceptable est beaucoup plus rare en province, désolé de vous le dire. Surtout en dehors des lieux touristiques.

Et puis, se faire traiter avec mépris, j'ai vécu ça dans beaucoup de chaînes, Angleterre ou France. Bas salaires, stress, clients agressifs, aucun attachement personnel au magasin, et de toutes façons, il y a peu de chance qu'ils vous recroisent, alors...
La déshumanisation est à double sens: comme client, un Subway (par exemple) est pareil à un autre. Spontanément, je suis amené à me contrefoutre de savoir qui est derrière le comptoir.

@ Sans Pseudo Fixe:
On est bien d'accord, je ne me base que sur l'expérience parisienne.
Pour connaître un peu Lyon, la situation y est tout à fait différente.
Je parle bien d'un problème parisien et non véritablement français.
En tout état de cause, il y a des c*** partout et l'Angleterre n'en est pas exempte.
Mais en général, ou du moins dans ma région, l'attitude y est bien plus "civilisée".

@ Passant:
"Quelle misère en effet que de voir ces feignasses de parisiens ne point servir avec zèle ces cafés facturés une demi-heure de leur salaire."

1. Il faut croire que comme il s'agit d'une spécificité parisienne, l'argument des conditions de travail est quelque peu scabreux...d'autant que pour reprendre l'exemple lyonnais ci-dessus, le salaire y est en moyenne moindre (même de peu) qu'à Paris et pourtant, le service y est généralement fort agréable, lieu touristique ou pas.

2. Permettez-moi aussi de penser que servir un client sans l'agresser ou le toiser du regard n'est pas faire montre de zèle.

3. Enfin, je ne crois pas que c'est en se vengeant sur le client que les conditions de travail vont s'améliorer...pis encore, je vois mal comment un patron pourrait accepter de bon coeur d'augmenter un salaire d'un employé qui se montre irrespectueux envers ses clients...

4. En tout état de cause, votre argument est spécieux car je pourrais vous rétorquer que l'attitude du serveur parisien que j'ai décrite est d'autant plus inacceptable pour le smicard qui vient essayer de prendre un peu de bon temps et qui pour ce faire, doit débourser 4 euros pour un café.

On peut essayer de comprendre un comportement, cela ne le rend pas plus acceptable.

Pour ma part, j'ai la faiblesse de penser que l'irrespect, quel qu'il soit, n'est pas acceptable.
Se plaindre d'irrespect (mauvaises conditions de travail) tout en l'exerçant sur autrui (mépris du client) est simplement un non-sens.

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