Dans quelques années, pour évoquer un vrai grand succès hi-tech d'envergure mondiale, on mentionnera le Triancey. Et la première fois qu’on en aura parlé, ben ça aura été ici.
Un Américain qui passe devant un garage ne peut pas s'empêcher d'y entrer pour créer une entreprise de haute-technologie. Steve Jobs, Bill Gates, Jerry Yang… Ils ont tous démarré sur un établi encombré de bouts de fil de fer et de tournevis dépareillés. Mais un Français qui passe devant un garage, s'il y entre, c'est pour y ranger sa voiture. C'est comme ça. On n'est pas programmés pareil. Ça doit être notre côté cartésien : si on commence à démarrer des boîtes dans un garage au lieu de passer par l'Agence Nationale pour la Création d'Entreprise et de remplir une ou deux liasses de formulaires URSSAF, ça va vite être le bordel.
Jean-Luc Ancey, un copain français qui n'a pas de voiture, et donc pas de garage, vient pourtant de se comporter comme un véritable Américain en inventant un jeu pour ordinateur aux ambitions planétaires. En fait, il est tellement convaincu d’être le futur Erno Rubik qu'on le croirait originaire de la Silicon Valley plutôt que du 78. Ce qui est assez d’ailleurs paradoxal puisque Rubik lui-même était de Budapest et n'avait jamais touché à un clavier de PC…
Mais pour en revenir à son idée, disons qu’elle est totalement américaine dans son esprit. Pas seulement parce qu'elle est « technologique » (la France a tout de même inventé le code de porte électronique alors, la technologie, hein, on sait faire), mais surtout parce qu’elle est super trapue stratégiquement parlant. Je m’explique : inventez un jeu pour ordinateur, même extraordinairement brillant, et vous avez toutes les chances de le voir copié et recopié à des centaines de milliers d’exemplaires avant d’avoir eu le temps de prononcer l'expression délicieusement désuète « droits d'auteur ». D’où sa décision de permettre à quiconque le souhaite de télécharger gratuitement la démo du jeu sur un site Web dédié. Oui, gratuitement.
« Attendez une seconde, vous exclamerez-vous alors. Ça n’est pas très américain, ça, si on peut le télécharger gratuitement. C’est même totalement hongrois d’avant 1989 puisqu’il ne va en retirer aucun profit »… Tss, z’êtes vraiment des Français, vous ! Bien sûr qu’il va en retirer des profits : il ne s’est tout de même pas fendu de je ne sais pas combien de milliards de brouzoufs, entre l’INPI et le cabinet d’avocats internationaux installé sur les Champs Elysées, pour des nèfles ! Car son idée, la vraie, celle qui tue, c’est de vendre son jeu aux opérateurs de téléphones mobiles puisqu’il est conçu pour se jouer à deux (enfin on peut aussi y jouer tout seul mais ne compliquez pas une affaire qui l’est déjà assez comme ça s’il vous plait).
Ainsi, si le jeu devient immensément populaire via les téléchargements gratuits, si des dizaines de milliers de milliards de personnes se transforment en autant d'addicts du Triancey (c’est le nom du truc), les Orange et autres Vodafone ne pourront éviter de le proposer à leurs abonnés sous peine de les voir fuir chez Bouygues ou Japan Telecom. Et alors, à lui les royalties en cascade ! Voila le plan !
Vous doutez ? Vous n’y croyez pas ? Je vous l’ai dit, vous êtes trop français. Tiens, vous seriez passé devant le garage à Steve Jobs pendant qu’il était en train de mettre la dernière main à son Apple en bois, je suis sûr que vous lui auriez demandé s’il n’avait pas des devoirs à faire au lieu de perdre son temps avec un Meccano. D’ailleurs, lorsque vous allez découvrir le Triancey, je vous vois déjà marmonner que ce truc de matheux, avec ses histoires de triangles adjacents, ça ne va certainement pas devenir un must have chez les 12-18 ans... Moi-même, je lui ai d’abord dit à peu près ça, lorsqu’il me l’a présenté au restau la semaine dernière. Mais bon, je suis tellement français que ça ne compte pas…
D’autant plus que j’ai changé d’avis et qu’après une bonne séance de prise de tête, j’ai fini par comprendre que c’était plutôt facile, plutôt malin et effectivement assez addictif. Pas autant que l’héroïne ou le chocolat, mais pas loin. Tout comme je me suis dit que cette idée d’une version pour téléphones mobiles, permettant de faire des parties à distance pendant que l’on s’emmerde à attendre un train ou un avion, était tout à fait judicieuse. Enfin, ça c’est pour ceux qui prennent le train et l’avion, évidemment : les autres, ils ont une voiture, la mettent dans leur garage et n’ont strictement rien à faire de toutes ces salades hi-tech.
Mais assez baratiné. L’heure est venue de vous envoyer vérifier par vous- même si le Triancey sera le nouveau Rubik’sCube, le nouveau Tetris, le nouveau Sudoku, le nouveau pain aux six céréales (pour rester dans des références accessibles à nos compatriotes) et surtout si son concepteur gagnera suffisamment de pognon pour m’inviter au restaurant, puisque j’ai payé la fois dernière et qu’il n’y pas de raison, avec tout ce fric, merde alors. Voilà, le Triancey, c’est ici. Si vous êtes supérieurement intelligent, vous pouvez même jouer directement en ligne sans téléchargement ni explications puisque vous comprendrez tout de suite de quoi il retourne. Si vous êtes plus bas de plafond (c’est mon cas), passez tout de même par la case règle de jeu. Allez, vous m’en direz des nouvelles…
© Commentaires & vaticinations
Heuuuu... Heu ?
Alors j'ai peut-être pas tout compris à l'article, parce qu'en fait, ce que je lis là, c'est que l'innovation, c'est de faire un jeu gratuit dans l'espoir de passer des contrats après ?
Je voudrai pas faire mon rabat-joie, mais des jeux gratuits, il en existe déja des dizaines, certains avec des dizaines de milliers de personnes qui y jouent, ça n'a pas grand-chose de nouveau...
Ou alors quelque chose m'a échappé.
Rédigé par : Setebos | mercredi 28 janvier 2009 à 12:48
comparé a d'autres jeux gratuit c'est pas très intuitif et un peu archaïque...
car bon devoir taper au clavier une commande pour lancer le jeu avec un site très 1.0 ce n'est guère encourageant pour jouer.
Rédigé par : Derus | mercredi 28 janvier 2009 à 13:27
[...]"tout triangle ayant au moins deux voisins d'une même couleur prend lui-même cette couleur [...] L'objectif de Triancey est la conquête d'un territoire découpé en triangles irréguliers."
Le jeu peut devenir darwinien si on laisse le hasard choisir la couleur de ses triangles. Il n'est pas sur que la main de dieu (sans majuscule) sur le clavier obtienne un meilleur résultat que le chaos qui s'ordonne par l'effet du hasard et de règles simples- à l'instar du vol d'étourneaux et des bancs de sardines qui échappent à leurs prédateurs grâce à deux règles simples de déplacement.
Mais de l'autre main, attendre que tout s'équilibre, comme le dernier des couillons de trader faisant confiance au marché en n'ayant qu'à y croire n'est pas non plus une garantie de succès.
Enfin bref j'essaierai quand l'applet s'ouvrira dans unbuntu+firefox (j'ai la dernière version de Java)
Rédigé par : all | mercredi 28 janvier 2009 à 13:36
Setebos, Derus,
Il faudra qu'il vienne défendre son bout de gras mieux que je ne peux le faire mais je crois que l'idée est justement de faire un jeu simple, sans fioritures, qui se joue sur des parties rapides à deux.
All,
Juste la configuration qu'il ne faut pas, semble-t-il... L'auteur du jeu est pourtant un linuxien de compétition.
Rédigé par : Hugues | mercredi 28 janvier 2009 à 14:40
Mouais, j'ai bien envie de réimplémenter son truc en libre histoire de calmer l'agacement qui se dégage de la lecture de certaines pages du site, dans lesquelles on se rend compte que l'auteur se prend pour quelqu'un, et est un petit peu trop fier de sa création.
"Voler son idée"... bah. Ça se vole pas, une idée. Un mec sous Linux qui dit s'intéresser au libre devrait le savoir.
Rédigé par : aueaue | mercredi 28 janvier 2009 à 14:52
Mouais, c'est marrant mais des jeux de placement de ce genre, il y en a pas mal, et la plupart sont libres et téléchargeables. Hughes, soit j'ai raté votre point soit vous n'avez pas tout suivi aux évolutions informatiques récentes, parce que des jeux libres et/ou gratuits, c'est pas rare. Essayez chez framasoft... (http://www.framasoft.net/)
Rédigé par : JF | mercredi 28 janvier 2009 à 15:04
La plupart des innovateurs dans le garage sont quand même pour la plupart des anciens étudiants de très grosses universités (Harvard pour Gates, Stanford pour Yang). Jobs est l'exception qui confirme la règle, mais a baigné dans un milieu universitaire depuis sa plus tendre enfance. C'est sûr aussi que dans nos filières d'élites, on est plus incité à organiser le point gamma ou à faire trois masters en parallèle dans trois universités étrangères en même temps plutôt que d'aller bosser sur des petits projets technologiques ou scientifiques.
Rédigé par : Tom Roud | mercredi 28 janvier 2009 à 15:10
Oh la la (comme nous disons nous les Français) ! Du calme...
Moi, je ne connais rien à l'informatique au-delà des banalités assez grand public liées à mon boulot, ce qui n'est pas le cas de l'auteur du jeu, soit dit en passant, puisqu'il est tout de même l'auteur de ce chef d'œuvre inoubliable : http://www.amazon.fr/Blender-POV-Ray-toute-libert%C3%A9-1C%C3%A9d%C3%A9rom/dp/2100493949/ref=sr_1_4?ie=UTF8&s=books&qid=1233152312&sr=8-4
Maintenant, c'est à lui de venir défendre sa stratégie et son petit jeu très sympa -- lequel ne mérite certainement pas l'agressivité de certains.
Rédigé par : Hugues | mercredi 28 janvier 2009 à 15:21
La nouveauté n'est pas de laisser jouer les gens gratuitement, mais bien de vouloir faire payer les opérateurs.
J'imagine que comme toute personne qui se lance dans une aventure avec pour seuls bagages ses idées et sa volonté, Jean-Luc Ancey devra faire face aux habituels sceptiques, aigris et autres pisse-vinaigre. C'est ça aussi la france.
Je trouve que l'idée est plutôt bonne, et je lui souhaite bonne chance. (Mais avec de la pub sur com-vat, peut-il échouer ?)
Rédigé par : nicolas | mercredi 28 janvier 2009 à 16:56
sans vouloir jouer les rabat-joie non plus, une explication (sur le site du créateur) qui commence par "Il est tout à fait possible d'y jouer par téléphone, pour peu que chacun des adversaires soit assis devant un ordinateur (sic)" ça ne vous semble pas un peu bizarre ? Bonne chance quand même à l'inventeur...
Rédigé par : gael | mercredi 28 janvier 2009 à 17:23
C'est dommage de commencer une note aussi drôle pour la finir en queue de billet sponsorisé. Bon, sponsorisé à coup de “je t'invite au resto si ça marche”, c'est plus du capital-risque que de la mauvaise pratique de blogueur, mais ça me déçoit un peu de com-vat...
Pour ce qui est du jeu lui-même, il est sympa mais il manque d'aléatoire, ce qui le rend inapte à la consommation de masse (si ma petite sœur perd constamment contre moi, elle arrêtera vite de jouer. Si la chance lui donne un coup de pouce et la fait gagner une fois de temps en temps, elle recommencera. C'est un principe de base: il faut que les nuls gagnent de temps en temps, car ce sont la majorité des joueurs potentiels)
Rédigé par : Emmanuel | mercredi 28 janvier 2009 à 17:29
Nicolas,
A la bonne heure !
Gaël,
Mais non. Ça c'est dans la version actuelle, pas dans la version pour mobile. JL, vient donc leur expliquer ton truc, à ces béotiens !
Emmanuel,
Je ne la connais pas mais, pourquoi sous-estimer ta petite sœur. Ah, et pour le sponsoring, il me semble effectivement assez léger. Je rappelle que que com-vat est un site sans publicité même s'il ne s'agit pas d'un média de service publice. Enfin, sans publicité parce que ça ne rapporte que des clopinettes : dans le cas contraire, même cette réponse en commentaire serait payée par Olida ou Renault.
Rédigé par : Hugues | mercredi 28 janvier 2009 à 17:42
He les naysayers, faut apprendre à lire entre les lignes. Le business model repose sur la gratuité pour les utilisateurs individuels qui voudraient le télécharger mais une licence de redistribution pour les opérateurs mobiles qui voudraient encourager sa diffusion sur leurs réseaux. L'idée étant que ces derniers sont prêts à payer assez cher pour développer la consommation de data.
C'est pas plus con qu'un autre modèle, et quand on sait qu'un mec a vendu un million de copies de sa boîte à meuh à 0,79€ sur iStore, on souhaite au pote Ancey tout le succès possible.
Quant à Tom Roud, vous devriez savoir que la proportion de diplômés de grandes écoles parmi les fondateurs de start-up est très largement supérieure à leur proportion dans la population. A l'évidence, il ne suffit pas de partir dans une université US pour oublier le très français "no, we can't".
Rédigé par : Liberal | mercredi 28 janvier 2009 à 18:02
all: Moi aussi j'ai la dernière version de Java avec Ubuntu et Firefox (sur mon MacBook), et chez moi non plus ça ne s'ouvre pas. J'ai commencé par pleurer toutes les larmes de mon corps en me disant que décidément, Java, quoi qu'on nous prétende, CPCPL (ça pue, c'est pas libre, pour ceux qui n'aiment pas les sigles)... et puis je me suis rendu compte (mode geek="on") que ça marchait très bien avec appletviewer (mode geek="off"). Pas compris. Soupçonnant que ça devait être dû à mon incompétence, j'ai refait le test avec les démos d'applets fournies sur le site de Sun (en théorie, y a pas de code Java plus absolument académique que ça). Eh ben... c'est pareil, ça ne marche pas moins bien avec appletviewer mais pas mieux avec Firefox. Je soupçonne que la machine virtuelle Java que nous utilisons tous deux n'est pas exactement la version que Firefox s'attend à rencontrer. Je poursuis les recherches (assez mollement, je l'avoue, mais quand même).
Quant à la main de dieu darwinienne, je ne suis pas sûr d'avoir tout compris, et c'est dommage parce que j'ai toujours beaucoup aimé mêler métaphysique et informatique, l'informatique étant à la logique ce que la religion est à Dieu (moi, je mets une CAP à l'initiale): le seul chemin connu pour s'en approcher et le plus sûr moyen d'en trahir l'esprit.
aueaue: Avant de réimplémenter le truc en libre, attendez un poil car j'ai bien l'intention d'ouvrir moi-même le code, comme expliqué dans une autre page du site (la seule que vous n'avez pas lue, je suppose). Par ailleurs, oui, je suis fier comme un petit banc de mon joli bazar à l'esthétique si délicieusement rétrograde (Derus: je l'assume; moi, je suis inconsolable de la mort de mon PC-AT de 1991, avec sa carte VGA en seize couleurs), qui m'a quand même demandé quelques mois de travail. Peut-être que quelqu'un de plus compétent que moi y serait arrivé trente fois plus vite... mais faut pas oublier la règle du "doublement de l'unité supérieure", bien connue de tous les développeurs: si vous pensez que le bazar ne demandera qu'une semaine de développement, prévoyez allègrement deux mois.
Par ailleurs, une idée informatique ne se vole pas, tout à fait d'accord. Une règle de jeu, en revanche, si.
Hugues: J'ignorais que mon bouquin sur Blender et POV-Ray était encore disponible. Je continue de bien l'aimer, mais je pense que le lecteur lambda fera mieux de chercher "La 3D libre avec Blender", d'Olivier Saraja, chez Eyrolles; et "Blender, apprenez, pratiquez, créez", de Marie-France et Jean-Michel Soler, chez Campus Press (ces deux bouquins ne parlent toutefois pas de POV-Ray... mais honnêtement, moi-même j'étais assez laconique sur la question).
nicolas: Merci. Vous, vous m'avez compris. :-)
gael: C'est bizarre, et surtout c'est malin... mais faut avoir fait l'essai pour se rendre compte. J'ai joué la première partie de Triancey par téléphone en appelant une copine en Bolivie (avec une carte de téléphonie Internet achetée dans une boutique de quartier), et la copine a bien rigolé en me flanquant une trempe alors qu'elle avait toujours perdu quand nous jouions sur le prototype du logiciel, chez elle, en Bolivie (une grande partie du développement du jeu a été opérée à Cochabamba). Le jeu n'est pas du tout dépourvu d'intérêt mathématique, mais c'est surtout un jeu de convivialité, qui permet de rigoler avec les copains dont on est séparé depuis longtemps. Moi, c'est surtout pour ça que je l'aime. Vous n'êtes pas forcés d'en faire autant... mais je pense que vous y viendrez. Et merci pour vos voeux.
Emmanuel: Très juste et j'y réfléchis... Mais bon, c'est la même chose avec beaucoup de jeux qui ont quand même des adeptes. C'est sûr que si je joue aux échecs avec Kasparov, je ne m'amuse pas tellement, à moins qu'il me donne un avantage de deux tours, d'une dame et d'un cavalier. Cela dit, vous pouvez tester sans aucune modification du programme une variante assez sympa, consistant à dire que le premier qui déclenche une réaction en chaîne si minime soit-elle a perdu; dans le genre aléatoire, je crois que ça peut vous plaire.
Liberal: Merci. Vous, vous m'avez compris. Et cela dit, je suis quand même un partisan assez tiède du libéralisme, comme vous vous en êtes déjà rendu compte sur ce blog quand je signe Poil de lama. :-)
Merci à Hugues pour la pub (et pour le repas). Oui, je l'inviterai au "Fils du Soleil" (restau équatorien rue René-Boulanger; ce n'est pas de haute gastronomie mais c'est quand même bon comme là-bas) dès que je ne serai plus raide, et où il voudra dès mon millionième joueur sur téléphone mobile. :-)
Rédigé par : Jean-Luc Ancey | mercredi 28 janvier 2009 à 18:36
Un petit jeu sympa...
Mais j'ai rien vu de révolutionnaire (le principe me fait penser un peu à Othelo, la grille variable en plus).
Imaginer gagner beaucoup d'argent avec ça me rend perplexe... Il y a 10 ans, au début des jeux sur mobile, peut-être.
Et, puis, hein, y a encore un peu de boulot, pour rendre tout ça présentable...
Rédigé par : Corto | mercredi 28 janvier 2009 à 19:43
Je vous ai posé cette question à "Rue89":
«Pour ne rien dire d’un panthéon politique hébergeant les plus magnifiques crapules du siècle, de Franco à Pétain, de Salazar à Le Pen », cela m’interesse, ça! Comment peut on faire pour en savoir plus?
Rédigé par : Jorge Conceição | vendredi 30 janvier 2009 à 19:17