Au pire, les commentateurs anonymes sont une menace pour l'indépendance et le pluralisme de la presse en ligne. Au mieux, ils ne servent à rien.
Je vais vous faire une confession — une confession terrible pour un journaliste dont la carrière entrera bientôt dans son premier quart de siècle ! Mais bon, si l'on ne confessait que ce qui fait consensus (non, non, ce n'est pas une contrepèterie), les marchands de pénitences seraient tous au chômage. Figurez-vous, donc, que je me fiche éperdument de ce que pense le lecteur de ce que je suis venu lui dire : qu'il aime, qu'il n'aime pas, qu'il soit d'accord avec moi, qu'il ait envie de m'étrangler, peu me chaut... Bon, je préfère évidemment qu'il soit satisfait et qu'il ne regrette pas d'avoir dépensé un peu d'argent pour nous faire vivre, moi, le marchand de journaux, le cégétiste des NMPP, le maquettiste et le comptable, mais ça s'arrête-là.
Je conçois mon travail (1) comme celui d'un technicien dont la mission est de rapporter des faits ou de les mettre en perspective, avec la plus grande objectivité possible. Ni plus, ni moins. Mais le moins est déjà un plus, lorsque l'on sait à quel point les journaux français — presse généraliste comme presse spécialisée — vivent sous les pressions conjointes et contradictoires des annonceurs (qui veulent que l'on parle de leurs produits d'une manière ou d'une autre), des sources d'information (qui veulent que l'on parle en bien de leurs produits), des patrons de presse (qui se fichent bien de ce que l'on écrit pourvu que la copie soit rendue à temps et qu'elle ne ne coûte pas trop cher en frais de déplacements) et des lecteurs (qui ne veulent lire que des articles conformes à leur propres opinions).
En kiosque, et surtout pour ce qui est du dernier point, cette ligne de conduite est assez aisée à tenir. Les lecteurs ne se manifestent guère et les courriers que l'on reçoit portent plus souvent sur l'usage trop fréquent d'un anglicisme banal que sur quoi que ce soit de fondamental. On sait peu, d'ailleurs, à quel point les courriers de lecteurs sont rares (ni à quel point ils peuvent être bidonnés). Mais quiconque s'est rendu compte du nombre de fois où les réactions de « J.F. Hagnéré, Creutzwald » ont été sélectionnées par la rédaction du Monde en était déjà convaincu...
Sur le Web, c'est différent. Réagir est devenu si facile — depuis qu'il suffit de cliquer sur un bouton plutôt que d'aller jusqu'à la Poste du coin après avoir soigneusement rédigé son coup de gueule, signé de son nom et timbré son enveloppe — qu'il n'est plus possible de mettre un article en ligne sans penser au flot de commentaires anonymes qu'il suscitera fatalement. On peut toujours feindre de s'en moquer, évidemment, mais ce n'est finalement qu'une pose. Et j'ai du mal à croire le rédacteur assurant ne pas être affecté par les guirlandes d'insultes accrochées à son papier comme à un sapin pour Noël de Mister Jack.
Mais qu'il en soit affecté est une chose ; qu'il en soit inhibé en est une autre. Et là où il pouvait se dire, « si j'écris ceci ou cela, certains lecteurs risquent de ne pas apprécier mais je le fais quand même parce que c'est mon boulot un point c'est tout », il pense désormais : « Et si ces types qui vocifèrent et m'agressent sous mon papier étaient représentatifs ? Et si c'était effectivement à eux que je m'adressais, plutôt qu'à ce public large et composite que je préférais imaginer lorsque je n'écrivais que pour le papier ? Et s'il fallait que j'en tienne compte pour ne pas les provoquer ? Et s'il fallait que j'écrive en pensant à eux, pour eux ? »
Ça n'est pas rien, cette interrogation angoissée. Ça n'est pas rien lorsque vous faites dans le factuel, mais c'est encore pire lorsque vous passez à l'analyse ou au papier d'opinion. Tiens, prenons l'actu du moment comme exemple, et les opérations militaires israéliennes à Gaza. Si vous écrivez pour Libé, pour Le Monde ou pour Le Figaro version print, vous connaissez plus ou moins les présupposés idéologiques de vos lecteurs, les partagez peut-être, mais vous êtes généralement capables de rester professionnel et de vous en tenir aux faits : un conflit territorial complexe, un contexte historique qui ne l'est pas moins, des implications régionales et internationales précises... Bref, à peu près les même ingrédients qu'au Cachemire ou au Tibet avec un poil plus de soleil. Mais sur le Web, c'est une autre paire de manches : des commentateurs sous pseudo se sont organisés en chapelles, ont plus ou moins pris le contrôle des fils de discussions des sites qu'ils fréquentent assidûment, y distillent les bons points/mauvais points au nom d'une grille de lecture aussi transparente que fruste et découragent les dissidences. Il y a le point de vue authentiquement « de droite » et il y a le point de vue authentiquement « de gauche », lesquels finissent d'ailleurs par se rejoindre en bout de chaîne Dieudonné-style.
De fait, le commentateur masqué standard n'a pas vraiment besoin de savoir ce qui s'est spécifiquement passé cette fois-ci pour émettre son avis : il suffit de l'informer d'un bombardement d'Israël sur Gaza pour que le figaronaute pointe la responsabilité première du Hamas et de ses pluies de roquettes, et pour que le libénaute affirme que, si Israël ne maintenait pas Gaza dans la pauvreté, personne ne bombarderait personne. Mais nous parlons-là des commentaires initiaux, le fil se transformant invariablement en tribune exprimant, sur les deux sites, l'idée que c'est l'existence même d'Israël qui pose problème.
Le journaliste, lui, est pourtant censé entrer dans le détail. Censé rappeler que cette opération spécifique n'est pas le clone de celle d'avant, que le contexte est compliqué, qu'il faudrait faire l'effort d'en apprendre davantage sur les ressorts du conflit israélo-palestinien avant de se mettre à insulter quiconque ne dit pas la même chose que soi ou ne l'aborde pas comme le sempiternel affrontement méchants/gentils. Dans Libération de ce matin, Laurent Joffrin tente ainsi, dans un édito plutôt consensuel, de sortir de ce manichéisme et la plupart des articles du journal sur ce thème restent à peu près ancrés aux faits. La rédaction a pourtant décidé, et l'on imagine qu'un débat a eu lieu, de fermer purement et simplement les commentaires sous ces textes. Hum, Vittorio de Filippi n'a sans doute pas très envie de passer son réveillon du jour de l'an en garde à vue et on le comprend.
Sur Rue89, les deux seuls papiers publiés (à l'heure où j'écris) sur cette nouvelle crise sont également des textes extrêmement neutres — dont on imagine que chaque mot a été pesé pour ne faire de peine à personne — et sont pourtant lestés des insultes habituelles et d'une série de bagarres rendues inintelligibles par le nombre de messages qui les composent. Non pas que rien ne soit jamais dit d'intéressant, mais la cacophonie est telle qu'elle dissuade d'y apporter son grain de sel.
Le risque existe pourtant, si cette espèce de seconde vie des articles se met à servir de guideline aux journalistes, s'il n'est plus possible d'écrire en conscience sauf à supprimer purement et simplement la possibilité de s'exprimer qu'Internet offre aux lecteurs, de transformer les journaux en ligne en tracts militants ou en portail d'infos sans saveur. Rouge ou Yahoo news, Minute ou Google infos... Peut-être l'heure est-elle venue, si les nouveaux médias en ligne et les éditions Web des grands journaux doivent vraiment prendre le relais d'une presse papier en déconfiture totale, de mettre un terme à l'idée que l'anonymat est légitime. Et de rappeler que le commentaire de dénonciation grossière proféré sous pseudonyme n'est jamais que l'équivalent 2.0 d'un courrier de corbeau. Après tout, il n'a jamais été considéré comme choquant de demander à « J.F. Hagnéré, Creutzwald » d'être identifiable dans le monde réel avant de publier ses considérations sur ceci ou cela dans notre grand journal de référence...
Exiger des commentateurs qu'ils assument leurs points de vue serait donc le moyen de civiliser les discussions, mais ultimement de réduire le nombre des contributions et de rendre les échanges plus compréhensibles. C'est en tout cas le point de vue que je formule. Et vous savez quoi ? Ce point de vue, je le signe.
© Commentaires & vaticinations
(1) Mon travail rémunéré, pas les notes que je rédige sur ce blog.
a propos, qu'est-il advenu de cette affaire "de Philippi"?
Rédigé par : 4 degresnord | lundi 29 décembre 2008 à 16:55
Je le signe aussi. Mais il faut reconnaitre que n'étant pas un homme public, le fait de laisser mon nom sur le net ne me plait guère.
Quand celui ci est couplé à mes idées (ou mes délires), ca peut devenir un handicap dans ma vie de tous les jours, mais cela peut aussi être envisagé comme un acte citoyen (pour peu que les sites ou je poste aient un impact significatif sur le sujet discuté)
Rédigé par : Sad Panda | lundi 29 décembre 2008 à 18:19
Mon problème c'est que dès que j'ai soumis un commentaire, je commence déjà à le regretter! Alors avec mon vrai nom...
Rédigé par : wavrill | lundi 29 décembre 2008 à 18:52
Je ne pense pas que le problème soit exactement le même sur les blogs, ou du moins sur le mien. Ça reste généralement civilisé et les commentaires ne sont pas suffisamment nombreux pour que la cacophonie rende la conversation impossible.
Je pense que c'est le problème des médias professionnels. Mais au final, je crois que j'ai quand même une réticence globale par rapport à l'anonymat. Y compris celui des blogueurs et même si je comprends que certains soient forcés à une certaine discrétion. Dans ce cas, ça les oblige à mon avis à éviter de mettre qui que ce soit en cause s'ils ne veulent pas tomber dans la dénonciation anonyme.
Rédigé par : Hugues | lundi 29 décembre 2008 à 19:03
Si l'Europe peut un jour jouer un rôle de médiation dans ce conflit, il vaut sans doute mieux qu'elle ne cherche pas à distribuer les bons et les mauvais points.
Rédigé par : Verel | lundi 29 décembre 2008 à 21:18
Ne reste-t-il pas un petit problème logistique à régler, cependant, pour authentifier l'identité du commentateur ?
Rédigé par : Yogi | mardi 30 décembre 2008 à 00:15
Tout à fait d'accord sur le principe. On peut se passer des commentaires anonymes. Effectivement, cela implique pour celui qui émet une opinion... d'en prendre la responsabilité. Et pourquoi pas?
Rédigé par : Marc Traverson | mardi 30 décembre 2008 à 02:37
Bonjour,
Si je ne me trompe, en tant qu'administrateur de votre blog, il vous est possible de supprimer des commentaires. Et ce droit me paraît normal. Après tout, le Monde ou Libé ne publient pas l'ensemble des courriers qu'ils reçoivent, non ?
Rédigé par : David FRANCK | mardi 30 décembre 2008 à 09:45
@David : face aux volume de commentaires que reçoivent les sites des grands quotidiens et hebdomadaires, il faudrait plusieurs personnes à plein temps pour (mal) modérer les commentaires. Pas évident.
Rédigé par : Rubin | mardi 30 décembre 2008 à 10:12
@Hugues,
J'aime bien ce que tu dis là !
Pour ce qui est de la liberté d'expression sur les blogs, elle défini le propriétaire.
Les démocrates mettent un point d'honneur à laisser s'exprimer des avis qui leurs sont opposés et contradictoires.
Ceux qui, au pouvoir feraient d'affreux tyrans, censurent à tour de bras dès que vos arguments (opposés) sont trop convaincants : cela m’est arrivé chez maître Eolas, alors que je répondais à ses insultes par des propos courtois ! La lâcheté existe aussi chez les magistrats.
On peut avoir fait son droit et ne pas connaître Voltaire : " Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire." lol
Rédigé par : Ozenfant | mardi 30 décembre 2008 à 17:22
Pourquoi je suis anonyme sur un blog?
Parce que je me suis rendue compte que, même si l' "adresse émail ne sera pas visible avec le commentaire", ma BAM était remplie de pourriels!
ce n'est donc pas pour cacher des opinions dont je ne serais pas très fière que je ne donne jamais ni nom ni adresse, mais pour ma tranquillité!
Parce que même avec un bon filtre antispam, il y en a toujours qui passent ...et je n'ai ni besoin de viagra, ni envie de jouer au casino, fût il "royal" (et sans jeu de mots)
Donc je ne me sens pas corbeau, mais plutôt petite souris grise
Rédigé par : Tara | mardi 30 décembre 2008 à 21:22
Onzenfant, Eolas n'est pas magistrat mais avocat.
De plus, on peut connaître Voltaire mais ne pas être d'accord avec sa vision de la liberté d'expression.
De toute façon vous accusez une personne sans qu'elle puisse répondre, pas très fair play tout ça
Rédigé par : Dav | mercredi 31 décembre 2008 à 00:53
Il faut le reconnaître : quelques années de confrontation entre le journaliste et son lecteur n'ont pas aidé le journaliste à prendre conscience de la valeur ajoutée globale nulle, voire négative de son travail.
Persister dans ce dialogue de sourds serait, en effet, vain.
Par ailleurs, pourquoi interdire aux plus brillants éléments des générations montantes de servir de leur plein gré petits et grands intérêts de leur monde ?
Au moins, quand nos enfants ne sauront plus lire, ce sera sans importance, puisqu'il n'y aura alors plus rien qui mériterait d'être lu.
Rédigé par : Poléon | mercredi 31 décembre 2008 à 07:55
Dav,
Quel talent pour inverser les rôles !
Je note que vous vous êtes dénoncé, c'est déjà très honnête.
Beaucoup de gens font semblant d'approuver la phrase de Voltaire pour faire semblant d'être dans la mouvances des "lumières", et font l'inverse, dans la réalité.
Bonne année à tous et surtout : BONNES DÈCISIONS pour 2009 !
Rédigé par : Ozenfant | mercredi 31 décembre 2008 à 18:45
Onzenfant, si j'ai bien compris vos allusions, je suis Eolas.
Je suis très flatté mais ça n'est pas le cas.
Peut être un jour aurai-je son talent et ses connaissances, en attendant j'étudie...
Rédigé par : Dav | jeudi 01 janvier 2009 à 02:31
@Dav,
Certes, il a beaucoup de talent et de connaissances...
Bonnes études à vous !
Rédigé par : Ozenfant | jeudi 01 janvier 2009 à 17:59
Inutile à quoi ? Certains utilisent l'espace de commentaire pour se défouler, c'est visible. Soit. Mais qui dit que c'est malsain ? Nous sommes bombardés d'information et notamment d'information à laquelle nous ne pouvons répondre (un drame à quelques milliers de kilomètres, qu'y puis-je ?). C'est un facteur de stress... Je me rappelle des leçons de Henri Laborit, le stress se résout par l'action - utile ou inutile - et par la fuite. En envoyant son petit caca, le commentateur ne fait que se défouler. Il ne lit pas forcément les autres, parfois même pas l'article auquel il répond. En revanche il se donne à peu de frais une prise sur le monde. Prise réduite mais toujours plus satisfaisaisante que de ne rien faire.
Je dirais que ces commentaires 2.0, au contraire de ce que vous prétendez, servent à quelque chose et même, dans une certaine mesure (à évaluer en psychologie sociale) atténuent un peu l'effet négatif du journalisme.
Maintenant, est-ce qu'il en sort des idées ? Difficile à dire, personne ne lit personne, d'ailleurs je dois être mon seul lecteur :-)
Rédigé par : Jean-no | jeudi 01 janvier 2009 à 18:20
Une autre chose : les commentaires servent à créer des sous-réseaux, à faire que les gens qui ont les mêmes idées se rencontrent, ou argumentent leurs opinions,... Même si ce n'est ni le but ni l'effet principal, ça me semble positif.
Rédigé par : Jean-no | jeudi 01 janvier 2009 à 18:37
Les commentaires du Monde sont systématiquement fermés pour les articles concernant le Proche Orient, et je les comprends... Libé a eu raison, les commentaires sur ce sujet sont TOUJOURS inutiles .. et souvent insultants..
je me demande surtout à quoi servent les commentaires sur les sites d'info... mais quitte à les garder je trouve votre idée très bonne... elle servira aussi pour tous les autres articles aux commentaires stupides mais moins nombreux.. je ne sais pas bien comment elle serait réalisable mais à mon avis c la seule manière de conserver les commentaires..
parce que si c pour se faire traiter de sioniste sur 10 pages pour avoir dit que le Hamas était un mouvement terroriste.....
Rédigé par : Phix | vendredi 02 janvier 2009 à 17:23
Le spécialiste de l'armée de Libération, J.-D. Merchet, a définitivement interdit les commentaires sur son blog, pour les raisons indiquées dans cette note.
Rédigé par : Ted et Eux | vendredi 02 janvier 2009 à 18:03
Tiens, J.F. Hagnéré de Creutzwald serait donc un avatar de J.P. Liègeois du Var ?
Comme le dit Jean-no la commentosphère est malheureusement largement constituée de tristes individus qui viennent y cracher leur petite bile idéologique (souvent idéologique)sans grand respect pour le tenancier où les autres usagers du lieu. Sans doute en éprouvent-ils un sentiment d'inflation du moi particulièrement valorisant, mais cela réduit considérablement l'intérêt d'un fil de commentaires en tant que lieu d'échanges et de débat. Je souscrit à l'idée qu'il faille exiger un comportement responsable du commentateur, le problème ça reste les moyens d'y parvenir...
Rédigé par : Monsieur Prudhomme | samedi 03 janvier 2009 à 13:56
Et si les articles issus des sites qui se réclament d'information, journalistiques n'avaient pas pour vocation à être commenté (au sens du commentaire du blog) ? Et puis, après tout, rien n'empêche au lecteur d'envoyer un courriel au journal, ce qui impliquerait d'ailleurs une modération simplifiée.
Il me semble que le journaliste ou le journal n'a à défendre, dans l'idéal, ses articles que devant ses pairs. Pourquoi vouloir mélanger les genres "journalisme" et "blog" ?
En ce qui concerne les blogs, la fin de l'anonymat, lorsque l'auteur du blog choisit lui aussi de livrer son identité, est une idée intéressante.
Rédigé par : | samedi 03 janvier 2009 à 17:50
En parlant d'anonymat j'ai oublié de signer de mon pseudo.
Rédigé par : mazerdan | samedi 03 janvier 2009 à 17:52
Mazerdan,
Sans possibilité de tricher ?
Rédigé par : Ozenfant | samedi 03 janvier 2009 à 19:15
Ozenfant,
En effet, il paraît difficile d'éviter le mensonge quant aux identités des commentateurs. On en revient alors à un système de pseudo, ou bien à faire confiance à l'utilisateur.
Rédigé par : Mazerdan | samedi 03 janvier 2009 à 20:26
Hugues ton titre est vache pour les vrais corbeaux, qui sont des volatiles intelligents, utiles et sympathiques.
.
Il n'y a pas que le Moyen-Orient sur cette planète. On peut aussi parler un peu du Congo, du Sri-Lanka, etc. etc. etc., où les massacres sont tout aussi dramatiques, et du Zimbabwé, tiens... L'avantage est que cela soulève beaucoup moins les passions, et qu'on peut se désoler tranquillement sans susciter la colère d'improbables contradicteurs, puisque tout le monde s'en moque éperdument.
Rédigé par : melchior griset-labûche | dimanche 04 janvier 2009 à 17:48
d'accord à 3000% sur le principe, mais en pratique comment faire pour se prémunir des usurpations d'identité? (ce n'est pas un cas d'école à mon avis étant donné la sauvagerie des discussions sur internet).
Rédigé par : coline | jeudi 08 janvier 2009 à 16:29