Mais qui sera donc l'Obama français : Ségolène, Mélenchon, Sarkozy… ou moi ?
En fin de compte, ignorant les appels répétés de mes camarades à contribuer à la victoire d'une faction rose sur l'autre, je suis resté bien au chaud à la maison hier soir. Qu'à cela ne tienne : j'aurais sans doute voté pour la motion E, confortant un peu plus Ségolène dans sa conviction d'être en piste pour 2012. Mais bon, 2012, c'est loin. L'eau a le temps de couler sous les ponts et je ne pense pas que le PS ait réellement besoin de moi pour continuer à jouer sa pièce de boulevard avec chassés-croisés, couples illégitimes et portes qui claquent.
A propos de portes qui claquent, justement, c'est le départ de Mélenchon qui restera la meilleure nouvelle de la soirée. Le célèbre sénateur anti-lituanien a en effet décidé de créer son propre mouvement anticapitaliste, fatigué qu’il était des « complots et des combinaisons tactiques ». Ce qui est tout de même rigolo, c’est que ce soit l’expérience allemande de Die Linke qu’il cite en exemple tout en portant son nouveau groupuscule de socialiste authentique sur les fonts baptismaux : un ennemi pragmatique des combines d’appareils aurait en effet immédiatement rejoint le NPA. Le sénateur de l’Essonne préfère pourtant monter à bord d’un véhicule qui lui permettra de négocier d’égal à égal avec le facteur joufflu.
Clairement, on n’en pas terminé avec le Vaudeville.
*
Libé s’est mis à la recherche d’un Obama français. J’ai immédiatement pensé à me proposer, compte tenu des incroyables similitudes entre le nouveau chef d’État américain et moi-même. Ok, je ne suis pas noir, mais je considère justement qu’Obama est plus un président post-racial qu’un leader à taux de mélanine certifié…
Je constate donc que la vision politique du personnage recoupe totalement la mienne, même si je suis sensiblement plus ouvert que lui sur les questions du mariage homosexuel ou de la peine de mort. Mais bon, ce sont-là des détails au regard de ce qui nous rassemble vraiment : la pratique sportive.
Le Guardian m’apprend en effet qu’Obama est inscrit dans une salle de gym et court plusieurs fois par semaine. Me too ! Bon, il joue aussi au basket, un sport auquel je ne connais pas grand-chose, mais c’est un truc d’Américains et l’Obama français se doit d’être en phase avec sa sphère culturelle. Mon basket à moi, c’est le vélo : peut-on imaginer plus gaulois ? Mais j’écris ces lignes et je me rends compte de l’énormité de mon propos… Une sorte de social-libéral qui fait de la course à pied et de la muscu, on en a déjà un en magasin, non ?
Oh pétard ! Sarkozy est vraiment l’Obama français ! Réfléchissez bien les gars : c’est Sarko ou moi…
*
Cela-dit, je me rends bien compte que je pars avec un certain handicap pour le titre d’Obama français. Après tout, Sarkozy, lui, est déjà président. Non, ce qu’il me faut, c’est une légitimité politique, un statut. Mais le départ du PS de l’ami Méluche pourrait peut-être me servir à quelque chose au-delà du simple plaisir d’en être débarrassé qu’il me procure. Si l’homme est aussi pur et intègre qu’il prétend, il devra démissionner de son poste de sénateur. Hé, quoi, on sait bien à quel point le Sénat est, en France, un panier de crabes où l’on ne siège qu’au terme de longues tractations politiciennes et il faudra bien qu’il mette ses actions en conformité avec ses déclarations s’il veut rattraper le bicloune de Besancenot !
Dès qu’il le fait, je quitte mon onzième branché pour Evry (enfin, disons que je m’y fais domicilier, il ne faut tout de même pas exagérer), je magouille pour être expédié au palais du Luxembourg et le tour est joué.
C’est sûr, sénateur de l’Essonne, c’est moins chic que sénateur de l’Illinois, mais on a dit qu’on faisait dans le gaulois, non ?
© Commentaires & vaticinations
" un ennemi pragmatique des combines d’appareils aurait en effet immédiatement rejoint le NPA. "
Personne ne veut de lui au NPA ou d'ailleurs où que ce soit à gauche. Et au PS on sait très bien pourquoi. Qu'il aille donc chasser les beaufs sur les terres du PCF et du PS, ça arrangerait tout le monde.
Rédigé par : Passant | vendredi 07 novembre 2008 à 12:28
Sarkozy, le Obama français ? Oui, c'est vrai qu'il est métis, qu'il a fait de brillantes études, qu'il a été dans sa jeunesse travailleur social dans la banlieue sinistrée de Neuilly (où comme chacun sait foisonnent les HLM et les minorités visibles), qu'il a émergé relativement récemment dans la vie politique de son pays, qu'il suscite un enthousiasme sans précédent, qu'il est de gauche et s'oppose à la droite religieuse et affairiste, qu'il baisse les impôts des classes moyennes et augmente ceux des plus riches (son paquet fiscal est un modèle du genre), qu'il fait beaucoup pour diminuer les dépenses de santé pour les pauvres... Devant tant de points communs, à n'en pas douter, c'est bien lui. Et dire qu'on l'avait sous les yeux tous les jours à la télé et qu'on ne s'en était même pas aperçu...
Rédigé par : Michel B. | vendredi 07 novembre 2008 à 13:16
Passant, je suis ravi de vous faire l'effet d'un beauf: moi, la scission de Mélenchon m'enthousiasme, et je suis extatique à l'idée de ne plus avoir à voter Bayrou pour exprimer mon exécration du social-libéralisme sans pour autant accorder une voix aux fascistes rouges à la Besancenot. Oui Mélenchon est un beauf, oui Mélenchon est un sénateur, c'est tout à fait vrai. Mais c'est aussi le seul à avoir dit haut et fort (très haut, très fort, et sous les huées en plus!) à ses camarades social-blairistes qu'il ne pouvait pas les saquer. Je préfère de très très loin cette beauferie qui vient des tripes à la piteuse magouille bobo qui nous a valu de devoir voter au second tour pour la débile Ségolène. Aux chiottes le Parti socialiste! Enfin il y a moyen de voter à gauche sans être ni bolcho ni faux-cul, hallelujah. Certes, Mélenchon fera 0,03 % des voix aux européennes mais je serai le tout premier à faire partie de ce 0,03 %, parce qu'il vient des TRIPES, bordel!
Chers camarades socio-libéraux, du fond du coeur: je vous emmerde.
Rédigé par : Poil de lama | vendredi 07 novembre 2008 à 13:40
>Michel B.
Sarkozy, le Obama français ? Obama est pour le port d'arme et la peine de mort.
Rédigé par : Monsieur Prudhomme | vendredi 07 novembre 2008 à 13:43
Passant,
Euh, j'étais moins violent mais bon, c'est dit...
Michel B.
Oh hé, je rigole, hein...
Poil de lama,
Ah bon. Après nous avoir fait l'article pour Bayrou pendant des mois, te voici mélenchoniste ? S'il suffit d'avoir des tripes pour obtenir ton soutien, vote pour un charcutier alors...
Monsieur Prud'homme,
Obama n'est ni pour le port d'armes, ni pour la peine de mort. Il vit simplement dans un pays où ces positions sont un pré-requis de base. Sarkozy, c'est tout le contraire.
Rédigé par : Hugues | vendredi 07 novembre 2008 à 14:20
Arg. Tout au fond de moi, je savais que viendrait le jour où je devrais choisir entre Serraf et Sarkozy :)
Michel B.
Les impôts des riches Américains sous Obama resteront toujours inférieurs à ceux des riches Français sous Sarkozy. Les dépenses publiques sous Obama resteront toujours inférieures aux dépenses publiques sous Sarkozy. Le droit social sous Obama restera toujours moins rigide que le droit social sous Sarkozy. La couverture médicale des pauvres Américains sous Obama restera toujours inférieure à celle des pauvres Français sous Sarkozy. Etc...
Rédigé par : Liberal | vendredi 07 novembre 2008 à 14:24
Obama rêvait aussi d'être écrivain quand il était jeune ( comme Sarkozy ???)
affirme que la priorité des priorités est l'éducation (comme Sarkozy ??). Et puis j'ai bien aimé sa sobriété dans la victoire (un discours avec sa femme et ses enfants, et au lit à minuit), qui contraste pas mal avec les singeries au Fouquet's et Enrico Macias.
@ Prudhomme : ah, oui, Obama n'est pas assez bien pour nous, vous avez oublié Obama « soutient inconditionnellement Israel », Obama « croit en Dieu », Obama est « contre le mariage gay », tout un tas de discours sous-entendant qu’Obama est en fait un odieux réactionnaire.
Obama est surtout élu, et s’il n’avait pas pris toutes ses positions plus ou moins en phase avec la gauche française (mais plus nuancée qu'on le dit en France), il ne l’aurait sûrement pas été. Auriez-vous préféré McCain sur ces sujets ? En l’occurence, le mieux est l’ennemi du bien; si certains américains sont plus réacs que la moyenne des français, il faut bien faire avec et que le Président soit en harmonie avec l’électeur moyen. Ça s’appelle la démocratie.
Rédigé par : Tom Roud | vendredi 07 novembre 2008 à 14:26
@ Liberal : vous devriez venir vivre aux US. Les impôts n'y sont pas si bas que ça, et il y a tout un tas de trucs qu'il faut payer à côté (assurance médicale, franchise, école....). Vous idéalisez les US.
Su la dépense publique :
les diverses guerres actuelles, qui ne vont pas s'arrêter du jour au lendemain, vous croyez qu'elle sont financées par don du contribuables ou par la dépense publique ?
Rédigé par : Tom Roud | vendredi 07 novembre 2008 à 14:31
Fais pas semblant de pas comprendre, mon bon Hugues. Je n'ai jamais été un adorateur de Bayrou, je ne l'ai jamais choisi qu'en désespoir de cause. J'ai seulement dit (et je le maintiens) que je le trouvais infiniment moins détestable que les faux-culs du PS, ces adorateurs du veau d'or qui essaient de se faire passer pour les fils légitimes de Jaurès.
Au PS, le surnom de Mélenchon, comme chacun sait, était "méchant con". Il est tout à fait vrai qu'il n'est pas très subtil, il est en effet assez beauf, mais lui, c'est pas un faux cul. Lui, il a autre chose à montrer que son arbre généalogique pour démontrer qu'il est de gauche, et oui, je le choisis dans l'enthousiasme pour recueillir mon vote de gauche. C'est lui ou rien, à vrai dire, puisque je considère les trotskards comme des ennemis de la démocratie, mais cette fois ce n'est plus un choix en désespoir de cause comme c'était le cas avec Bayrou: oui, ce gros beauf de Mélenchon suscite ma sympathie, oui, et même, à l'occasion, mon adhésion à ses positions. Ca arrive, alors qu'il y a des temps immémoriaux que je ne me souviens pas d'avoir eu le même sentiment en votant PS.
Mais à la prochaine présidentielle, je te rassure: je voterai Bayrou au second tour s'il y est -- et j'espère de tout mon coeur que Ségolène n'y sera pas.
Rédigé par : Poil de lama | vendredi 07 novembre 2008 à 14:35
Vous n'avez même pas à déménager, les sénateurs étant élus de la Nation, comme les députés, il suffit juste de jouir de ses droits civiques pour être élu (et plus de 21 ans si je ne m'abuse). Pour rappel, Bernard Tapie a été élu député à Marseille (et non DE Marseille) sans habiter Marseille et sans même être inscrit sur les listes électorales !
Pour les élections locales, il faut être inscrit sur les listes électorales ou bien payer des impôts locaux de la collectivité concernée pour se présenter.
Bref, vous pouvez être sénateur élu en Essonne ou bien député élu à Saint-Barthélémy tout en restant résidant du 11ème arrondissement.
Mais il faudra attendre un peu : l'Essonne élisant ses sénateurs au scrutin de liste, si JL Mélenchon avait un minimum de dignité, et démissionnait du Sénat, c'est son suivant de liste qui deviendrait sénateur ans autre forme de procès.
Rédigé par : Franck naturellement | vendredi 07 novembre 2008 à 14:46
Oui Mélenchon dehors est une excellente nouvelle. Visiblement pour Poil de Lama aussi... On se demande alors pourquoi il n'est pas parti plus tôt.
Quant à Ségolène, je lui prédis un bel avenir. Et que ceux qui ne savent que la résumer à une dinde stupide se méfie: une dinde ca becte très fort.
Rédigé par : Sad Panda | vendredi 07 novembre 2008 à 14:59
Je n'ai pas dit que Méluche était un beauf : je ne peux que me réjouir de le voir retirer des soutiens du PS une partie de l'électorat trompée qui voit dans le PS un parti de gauche alors même que, comme le dit fort juetement Mélenchon, les technocrates centristes y font la loi.
J'espère alors, une fois l'obligation ou plutôt la coutume interne au PS de la synthèse oubliée, que le débat d'idées permettra par exemple au NPA, ou à quelqu'autre meilleur parti, de rallier les militants PS ignares sans lesquels jamais les Royal, Delanoé, Collomb, Jospin, Fabius, Rocard et Aubry n'auraient jamais pu nuire. Quitte à souligner l'apport tout à fait stratégique à ce désastre qu'auront apporté Mélenchon, Emmanuelli, Hamon, Montebourg et leurs partisans : l'Europe d'aujourd'hui, c'est aussi un peu la leur.
Mais bon : il n'est jamais trop tard pour faire son auto-critique : je fais confiance aux lituaniens pour savoir pardonner à Mélenchon ses erreurs, surtout s'il accepte de faire amende honorable.
Rédigé par : Passant | vendredi 07 novembre 2008 à 15:13
Sad Panda: la grippe aviaire n'a pas dit son dernier mot : réjouissons-nous en : amen.
Rédigé par : Chaussée aux moines | vendredi 07 novembre 2008 à 16:16
Tom Roud, j'ai vécu aux US et je n'idéalise rien.
Je faisais une comparaison des impôts des riches entre US et France. Le taux marginal US est de 35% pour la tranche au-delà de 372k$ ; en France c'est 40% pour la tranche au-delà de 67k€ par part. Il n'y a pas d'ISF aux US.
Ce que vous dites sur les dépenses qu'il faut payer à coté est vrai mais renforce mon argument au lieu de le contredire : Augmenter les impôts pour financer des services publics est généralement considéré comme un acte de redistribution en faveur des pauvres.
Bref, indépendamment de l'opinion qu'on peut avoir sur le bien fondé d'une telle politique, la situation factuelle est que la fiscalité est beaucoup plus rich-friendly aux US qu'en France.
Mon point est que Sarkozy et Obama auront beau essayer de rapprocher les pratiques des 2 pays, je ne pense pas que nous verrons un jour les riches Américains payer plus d'impôts que les riches Français.
D'ailleurs la campagne d'Obama a prôné un rééquilibrage mesuré mais était à des années lumières de la fixation anti-riches de la gauche française qu'on a pu voir à l'oeuvre à nouveau à l'occasion des psychodrames sur le bouclier fiscal ou le financement du RSA.
Rédigé par : Liberal | vendredi 07 novembre 2008 à 17:39
Y-a-t-il des niches fiscales aussi efficaces pour diminuer son revenu imposable aux US qu'en France ?
Rédigé par : Passant | vendredi 07 novembre 2008 à 18:07
Il n'y a pas que des militants socialistes qui soient ignares,certains dirigeants ne sont pas mal non plus.Exemple,un entretien récent de Benoît Hamon sur BFM:
-(c'est BH qui parle)Il faut absolument séparer les banques d'affaires des banques de dépots!
-(la journaliste,un peu affolée)Mais c'est exactement le cas aux USA!
-Euh...oui oui...mais vous comprenez,il faut protéger les dépots des particuliers de la spéculation...
Pauvre con...
Rédigé par : rocardo | vendredi 07 novembre 2008 à 19:22
Hugues, tu dis :
"même si je suis sensiblement plus ouvert que lui sur les questions du mariage homosexuel ou de la peine de mort." :
Première remarque cette phrase est éminemment subjective. Montesquieu était très conscient du fait que : "On ne jugera jamais bien des hommes si on ne leur passe les préjugés de leur temps."
En d’autre temps (passés ou futurs) ce que tu appelles "ouvert", sera peut-être considéré comme "fermé".
La langue de bois bien pensante EST le préjugé de notre époque.
Seconde remarque, le mariage homo est un épi-phénomène marginal et surtout "CONVENTIONNEL" au sens originel du mot. Je veux dire par là que j’ai été Marié plusieurs fois, et d’autres fois j’ai vécu en couple non "CONVENTIONNEL" : I didn’t give a damn ! On peut donc se contenter d’être manichéiste (d’être pour où contre).
Au contraire la peine de mort est un sujet réel et ne dépend pas de simple conventions humaines. On peut être pour la peine de mort déguisée (envoyer des soldats dans des guerres ploutocratiques comme en Irak).
On peut-être à la fois contre la peine de mort dans 99% des cas et pour dans certains cas exceptionnels (par exemple crimes récidivistes d’enfants pris sur le fait et avec aveux). Le manichéisme au sujet de la peine de mort me paraît être un phénomène de mode puéril. On est généralement contre la peine de mort "par principe", et comme Bad-Inter approuver la condamnation de Saddam Hussein ! (Bon d'accord, il avait parlé sans réfléchir... et puis il devient vieux).
J’avoue que je suis de parti pris : J’ai trop fréquenté la mort personnellement pour en faire une affaire d’état pour les autres… lol.
Je suis donc d’accord quand tu dis : "Obama n'est ni pour le port d'armes, ni pour la peine de mort. Il vit simplement dans un pays où ces positions sont un pré-requis de base." Et pour toi Hugues : Ton pré-requis est inverse !
@Tom Roud,
Vous dîtes :
"Obama est surtout élu, et s’il n’avait pas pris toutes ses positions plus ou moins en phase avec la gauche française (mais plus nuancée qu'on le dit en France), il ne l’aurait sûrement pas été. Auriez-vous préféré McCain sur ces sujets ? En l’occurRence, le mieux est l’ennemi du bien; si certains américains sont plus réacs que la moyenne des français, il faut bien faire avec et que le Président soit en harmonie avec l’électeur moyen. Ça s’appelle la démocratie."
Ce que vous dîtes est du réalisme !
Très mal vu chez les idéalistes !
Rédigé par : Ozenfant | samedi 08 novembre 2008 à 11:15
...
Nous autres, on a pas le bol, il y a toutes les chances que Belphégor fasse son come-back... Ca lui a finalement pas trop mal réussi à notre égérie française, cette élection...
mais ça signifie clairement, pour ceux qui ne le sentent pas encore, une décennie sarkozienne. Eh oui.
Rédigé par : Brégancenot | lundi 10 novembre 2008 à 10:30
... les idéalistes nous enterreront tous.
Rédigé par : Brégancenot | lundi 10 novembre 2008 à 13:15
Oui d'autant que toute discussion portant sur des chose concrètes et non sur des idéologies, des dogmes ou des étiquettes, les fait fuir comme des lapins.
Le Général de Gaulle ou Mendès-France qui avaient suffisament de bon-sens pour pouvoir se passer de chapelles... ne sont pas légions.
De Gaulle : "Tôt ou tard, il faudra que la vieille société de ce pays trouve une nouvelle voie. Alors, les français comprendront et me rendront justice".
C'est de circonstance, avec la crise économique, c'est ce que nous essayons d'analyser de notre côté.
Rédigé par : Ozenfant | lundi 10 novembre 2008 à 18:34
Il y a hélas bien pire que Sarkozy : lui au moins perçoit l'existence de conflits au sein de la société, même s'il prend rarement parti pour la majorité. Entre deux maux, choisir le moindre.
Rédigé par : Passant | lundi 10 novembre 2008 à 18:55
Nous sommes tous des Obama bretons !
Rédigé par : Brégancenot | mardi 11 novembre 2008 à 12:27
Je ne veux pas diminuer les mérites d'Obama, je pense qu'il est l'homme de la situation bien davantage que Mac Cain.
Je constate qu'écrire "Obama est pour le port d'arme et la peine de mort" est perçu comme un blasphème. Mais en cette période d'obamania galopante, il est des faits que l'on ne veut pas voir. Cela m'amuse assez de voir ces comparaisons entre Obama le soi-disant gentil de gauche et Sarkozy le méchant de droite. En réalité Obama, homme de gauche aux Etats-Unis, se trouve plus à droite que notre président
Hugues si je comprends bien ton raisonnement, les positions d'Obama citées plus haut ne sont pas significatives puisque dans son pays Obama est obligé de les adopter s'il veut avoir une chance d'être élu. Obama est pour la peine de mort, mais il n'est pas nécessairement sincère, il existe une chance pour que ce ne soit qu'un calcul. Et pratiquement, qu'est-ce que cela change ?
Rédigé par : Monsieur Prudhomme | mardi 11 novembre 2008 à 20:54
... ça ne change rien. Si je compare en tous cas aux calculs que je dois faire pour ne pas heurter mon semblable lorsque je veux exprimer clairement un point de vue que je souhaite le lui faire adopter... Ce qui arrive trente fois par jour à chacun d'entre nous, avec enfants, amis, femmes et maitresses.
Vouloir le bien - surtout le bien ! - de son et ses prochains nécessite souvent de leur mentir (je ne comprends pas, Monsieur Prudhomme, le sens de votre dernière intervention). Ca permet de faire avancer les choses et c'est le seul moyen. Alors en politique !
Certains de mes proches croient dans le complot des Illuminati et je me demande de quelle sombre manière ils vont interprêter l'élection de ce Président-là. Ils y parviendront je n'en doute pas, sans doute en argumentant qu'il s'agit là d'une ruse et qu'Obama n'est qu'un pantin du complot global...
Comment ne pas leur mentir et leur laisser croire ce qui leur permettra de continuer à "tout" savoir et "tout" comprendre, bref de continuer à se sentir mal dans leur peau en pleine (mé)connaissance de cause ?
On vient bien de coincer un groupe "ultra" gauchiste...
Rédigé par : Brégancenot | mercredi 12 novembre 2008 à 15:04