Le PS n'a aucune chance de remporter une présidentielle sans allié. A ce stade, seule Ségolène en est consciente.
La politique, c'est souvent compliqué, c'est parfois aussi très simple : le parti socialiste a beau être la première force d'opposition à l'UMP, il est incapable de rassembler plus de 50% des suffrages au second tour d'une élection présidentielle. Ce n'est d’ailleurs pas une nouveauté, pas plus que cette guerre des chefs qui le fait ressembler à un poulet sans tête à la recherche d’un mur dans lequel s'encastrer.
Dans le temps, comme roue de secours, il y avait le PC. On sait ce qu'il en reste. Il y avait aussi les Verts, mais leurs propres querelles de motions faisant passer celles du PS pour un chaleureux échange de vues entre vieux potes, on se demande ce qui subsistera du mouvement écologiste en 2012. Quel peut donc être l’allié auquel les socialistes pourront s’adosser pour empêcher Nicolas Sarkozy d’en reprendre pour cinq ans ? Pour Benoît Hamon, aucun doute, c’est le NPA. Car un « vrai socialiste n’a pas d’ennemi à gauche », fût-il partisan de la fin de l’économie de marché, favorable à la suppression de cette institution bourgeoise qu’est le Parlement et, surtout, irrémédiablement hostile à toute relation avec le parti de Jaurès (que le vieux Léon appréciait pourtant, il faudrait le rappeler à Besancenot)... Hé oui, monsieur le député européen : pour le facteur, même Mélenchon est un social-traître !
Martine Aubry est moins diserte sur la question des alliances, bien qu'elle n’hésite pas à se montrer « pragmatique » (ah, le vilain mot de droite !) à l’occasion et même si elle est moins sensible au charme néo-trotskiste que son camarade brestois. Pour autant, Titine est formelle : le prochain coup, pas d’accord avec le MoDem ! Mais bon, le mystère reste entier sur le bulletin déposé dans l’urne par la dame, un beau jour de mai 2007 ; gageons donc qu'elle pourrait encore changer d’avis si Hamon et elle n'élaborent pas quelque coup tordu dans le cadre du « Tout Sauf Ségolène », soit le seul projet sur lequel ils sont vraiment en harmonie (1)...
Mais que nous explique alors Ségolène, entre deux prestations rock au Zénith ? D'abord qu’une alliance avec les centristes n’a rien d’affreux, mais surtout que Bayrou est bien plus en phase avec les militants socialistes ― pour ne rien dire de l’électorat de gauche, voire des Français ― que n’importe quel promoteur de la dictature du prolétariat ! Bon, c’est sûr, elle peut être casse-pied, la Ségo. Elle peut agacer avec ses bizarreries de comportement ou ses citations des grands anciens que les gardiens du Temple confondent avec un discours de catéchèse. Tiens, je mentirais si je prétendais que je n’ai pas, moi-même, fréquemment douté de sa capacité à construire quelque chose de durable tout en m’étant toujours élevé contre les procès en cruchitude...
Au lendemain de ce congrès un peu ridicule, un peu pathétique, sur quels critères raisonnables les militants pourront-ils se prononcer ? Benoît Hamon promet la régression intellectuelle et conceptuelle la plus effrayante depuis le débat référendaire, entre tropisme gauchiste et passage par profits et pertes de la toute récente déclaration de principes du PS. Martine Aubry, que son expérience de l’entreprise empêche d’oublier qu’il faut généralement produire avant de redistribuer, peut passer pour un bon cheval, épaulée qu’elle est par ce qui reste de la jospinie intelligente. Mais son choix de s’entendre avec Hamon montre bien qu’elle est prête à tout et n’importe quoi pour décrocher la timbale.
Reste Ségolène, donc. Une Ségolène un peu crispante, un peu étrange, mais ultimement cent fois, mille fois plus en phase avec le pays, le monde et la modernité (ok, un mot-valise presque risible mais que l’on me permettra d’utiliser dans son sens le plus consensuel aux plans économique et technologique), que ses concurrents ― Hamon compris, ses 41 ans et son baratin de révolté convenu en bandoulière.
Au PS, Ségolène offre une perspective. Pas de réelles certitudes (qui pourrait en proposer ?), mais la possibilité de reprendre le fil de ce qu’il y avait d’intéressant et d’innovant dans sa campagne présidentielle ― de la démocratie participative à l’école. Et parce qu’elle ne refuse pas de faire la cour à Bayrou sous son balcon, elle seule est en situation de reprendre possession du ballon en 2012. A tout prendre, c’est tout de même plus enthousiasmant que la transformation de la rue de Solferino en l'impasse que l’on nous promet par ailleurs, non ?
© Commentaires & vaticinations
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(1) A ceux qui auraient loupé un épisode, rappelons que Martine est soutenue par Bertrand « libéral » Delanoë mais que Benoît pense que le maire de Paris n’est qu’un « ringard »...
J'ai rarement été aussi d'accord avec toi...
(commentaire pas forcément nécessaire).
Je rajouterai que je préfère, finalement, qu'on se foute de mon parti lorsqu'il n'arrive pas à faire de synthèse plutôt que lorsqu'il obtient des résultats de vote digne des meilleures républiques bannanières.
Rédigé par : JaK | lundi 17 novembre 2008 à 17:21
"même Mélenchon est un social-traître"
Son renoncement à l'idéologie capitaliste n'est effectivement pas réellement évident.
Rédigé par : Passant | lundi 17 novembre 2008 à 17:41
Il y a ici une question qui est passée sous silence : pourquoi François Bayrou accepterait-il de faire alliance avec le PS lors des présidentielles ? Il est certes prêt à une alliance au second tour avec le PS, mais à condition qu'il soit le candidat restant face à Nicolas Sarkozy. Dans une autre éventualité, il y a de très fortes chances pour que ce qu'il s'était passé en 2007 se reproduise en 2012 : une sérénade inutile.
Rédigé par : xerbias | lundi 17 novembre 2008 à 17:50
Tu sais toute l'affection que je porte à cette gourde de Ségolène, et l'estime que j'ai pour cet attrape-couillons qu'est la démocratie participative. Ca ne m'empêche pas de trouver cette posture de refus des alliances avec l'un ou l'autre côté totalement grotesque (notamment de la part de Martine Aubry, qui a déjà conclu des alliances avec le Modem, ce que tout le monde a pu lire dans le journal!).
En France, les élections les plus importantes sont à deux tours, on aime ou on n'aime pas mais on en tient compte si on n'est pas totalement stupide. Au premier tour, on choisit, au deuxième tour on élimine. Donc, au deuxième tour, on cherche des alliances avec N'IMPORTE QUI du moment que ça permet de battre son adversaire principal. C'est comme ça que ça marche et jusqu'à il n'y a pas longtemps, il fallait appartenir à Lutte Ouvrière pour afficher en toute tranquillité d'âme sa stupidité en refusant de le comprendre. Mais aujourd'hui, le PS a l'air bien décidé à surpasser LO en matière de connerie électorale.
Si le PS veut gagner des élections importantes contre l'UMP, il faut qu'il envisage la possibilité de s'allier avec N'IMPORTE QUI selon ce que la tactique exigera. N'importe qui, y compris Bayrou, y compris le FLNC, y compris Chasse, Pêche, Beauferie et Tradition, y compris Méluche, y compris la Scientologie et Hare Krishna. Evidemment, on ne peut pas agréger tout ça en même temps (encore que'il y ait des pays où ça s'est déjà vu; je pense à Israël; mais c'est vrai qu'on fait mieux comme modèle républicain). Donc, le moment venu, on choisit parmi ces rigolos... ceux dont le poids électoral est le plus important, point barre. Leurs opinions, on les supporte pour des raisons tactiques, ça ne va évidemment pas plus loin et par conséquent il est grotesque de prétendre que c'est une chose honteuse. D'ailleurs, le PS n'a jamais gagné une élection autrement, et à l'époque où il s'alliait avec les pro-brejnéviens, ses alliés sentaient sensiblement plus mauvais que la démocratie chrétienne.
Certes, les principes en souffrent un peu, mais vu qu'il n'en reste rien depuis longtemps... on peut avouer que c'est surtout du respect élémentaire pour l'arithmétique électorale. On s'allie avec des gens dont on ne partage pas les idées, ou on perd les élections, c'est aussi simple que ça.
Maintenant, on peut aussi décider qu'on préfère ses convictions à la victoire. Ca peut être très noble, et ce sera d'ailleurs très probablement mon propre choix dans les années à venir. Seulement, moi, je ne suis pas dévoré d'ambition et de carriérisme, contrairement à ceux qu'on appelle les éléphants malgré leur petit pois dans la tête, et qui étaient censés organiser un congrès utile. Si la victoire ne les intéresse plus, c'est nouveau. S'ils préfèrent leurs convictions à la victoire, c'est vraiment carrément nouveau -- mais j'arrête de déconner: tout le monde sait bien qu'il n'en est rien. Lors de ce foutu congrès, on n'a rigoureusement rien vu d'autre que des calculs d'appareils, mais en plus tous ces calculs étaient faux car menant en droite ligne à la défaite!
Le PS est irrécupérable. Mais c'est plutôt une bonne chose qu'il paraisse vraiment décidé à écourter sa répugnante agonie. Ca fera de la place pour des gens un peu plus convaincus et/ou moins lamentablement stupides.
Rédigé par : Poil de lama | lundi 17 novembre 2008 à 18:16
Commençons par les points d’accord : Oui, la motion défendue par Royal (et Collomb) était sans doute la plus en phase avec nos convictions sociales libérales.
C’était en tout cas là que l’on donnait le moins dans la condamnation de l’économie capitaliste ou dans l’apologie de l’Etat omnipotent.
Maintenant, on peut se poser la question de la valeur de la candidate, de sa capacité à rassembler derrière sa personne (le rassemblement en question ne correspondant pas forcément la simple addition de voix des partis qu’elle chercherait à s’allier).
Et sur ce point je coince.
Maintenant, il est possible que je me laisse influencer par la crispation qu’elle provoque chez moi. M’enfin, avec ce registre materno-compassionnel employé jusqu’à plus soif, cette victimisation ultra mise en scène, plus quelques déclarations dont on peut – et sans être porté au machisme systématique je t’assure – mettre en question et le bon sens et l’a propos, je ne me trouve pas spécialement injuste.
Ah, dernière chose, Jaurès ou pas Jaurès la tirade sur tous les soleils et toutes les étoiles du ciel qui seront rallumées est d’un ridicule achevé.
Rédigé par : aymeric | lundi 17 novembre 2008 à 18:25
Jak,
Non non, ne te prive pas de le dire ! Ça me change des attaques à main armée sur Rue89...
Passant,
C’est pour rire ?
Xerbias,
Parce qu’il préfère avoir un avenir de Premier ministre que de crieur de rue... Je ne pense pas que l’histoire se reproduirait. Les circonstances sont différentes et il le dit lui-même : http://www.rue89.com/blog-ps/2008/11/17/bayrou-si-le-ps-refuse-une-alliance-sarkozy-reste-10-ans
Poil de lama,
La Scientologie veut s’allier à l’une des motions ? Ça alors, mais laquelle ?
Autrement, tu n’aimes pas Ségolène mais tu n’arrêtes pas de nous dire du bien de Bayrou. Tu devrais en arriver à reprendre ta carte si la perspective de ton héros à Matignon se précise…
Aymeric,
Il y a des gens agaçants auxquels on reconnaît des mérites, non ? Personne ne nous demande d’aller vivre avec Ségolène en Poitou-Charentes, juste de constater qu’en l’état, à l’instant T, comme on dit connement, elle reste la seule sur qui compter. C’est déjà pas mal.
Autrement, sur le lyrisme jauressien, je pense que c’est la preuve qu’elle a plus d’humour qu’on ne le croit généralement.
Rédigé par : Hugues | lundi 17 novembre 2008 à 19:06
Même pas... : de mon point de vue (mais je peux me tromper), sa dénonciation du capitalisme se limite à la dénonciation du capitalisme d'initiative individuelle, mais ne s'étend pas à la dénonciation du capitalisme d'état façon Villepin - Sarkozy - Lénine.
Rédigé par : Passant | lundi 17 novembre 2008 à 19:39
Pour le coup, vu votre apparent étonnement, je suis allé ressortir le bréviaire :
"Il est à craindre que le discours de rupture avec le capitaliste de Jean Luc Mélenchon et de Marc Dolez ne soit une répétition générale de ce que l’on a déjà entendu par le passé dans la bouche d’un personnage nommé Mitterrand qui voulait lui aussi rompre avec le capitalisme. (...) Evidemment, on ne peut pas comparer le discours anticapitaliste de Jean-Luc Mélenchon et de Marc Dolez à celui de Mitterrand(...) Néanmoins, pour s’en tenir à la stricte rigueur théorique en la matière, rompre avec le capitalisme signifie tout simplement modifier les rapports de production capitalistes qui légalisent l’extorsion de la plus-value par le capitaliste. Sans être maximaliste ou un gauchiste invétéré, nous posons la question suivante aux initiateurs de l’appel : comment changer la répartition des richesses sans extirper au préalable la racine qui est responsable de cette répartition inégalitaire des richesses, c’est-à-dire la propriété privée des moyens de production ? Nous anticipons un peu sur la réponse des initiateurs de l’appel en disant que les nationalisations n’abolissent pas la propriété privée des moyens de production qui restent entre les mains des capitalistes. Les nationalisations sont là tout simplement pour aider le capital à restaurer son taux de profit en prenant en charge certains charges qui grèvent dangereusement le processus de l’accumulation."
http://bulletindelinternational.blogspot.com/2008/11/jean-luc-melenchon-et-marc-dolez.html
Rédigé par : Passant | lundi 17 novembre 2008 à 19:44
hélas hélas hélas
je crains que tu ai raison Hugues...
Rédigé par : Eviv Bulgroz | lundi 17 novembre 2008 à 20:53
J'avoue ne pas comprendre cette obsession par rapport aux alliances. Je pensais que les municipales avaient fait taire ce faux débat sur la nécessité d'alliances pour être majoritaire.
Revenons sur les présidentielles pour illustrer cette impasse argumentative :
Sarkozy fait 31% au premier tour et 53% au deuxième tour. Si je ne m'abuse, il n'a fait aucune alliance au delà de sa base du premier tour. S'il a réussi à dégager une majorité au deuxième, c'est qu'il a effectuer (assez brillamment il faut le dire) une synthèse entre le discours des droites libérales,conservatrices, nationales, catho-démocrates... D'ailleurs, il a réussi à agréger les voix au second tour parce qu'il n'a pas fait d'alliances (et non malgré); imaginez une alliance entre les deux tours avec le FN...
Donc la question est de savoir qui, aujourd'hui et demain, est le plus à même à effectuer une synthèse à gauche qui permettra de mobiliser lors d'un deuxième tour les électeurs de Besancenot ET ceux de Bayrou (Vu de cet angle, on voit bien que c'est justement la question de l'alliance qui mène à une impasse : l'alliance avec l'un décrédibilise aux yeux des électeurs de l'autre. Si j'étais cynique, je dirais qu'il faut réussir à tromper les deux groupes en même temps).
ah oui, la réponse à la question : probablement quelqu'un ayant un discours fortement social (pour les premiers) tout en étant perçu(e) comme crédible (pour les seconds). Mais on pourra me reprocher une argumentation ad hoc pour l'autre candidate...
Rédigé par : Smith | lundi 17 novembre 2008 à 22:35
parfaitement d'accord avec smith: la dynamique du deuxiéme tour n'a pas besoin d'alliance au sommet mais seulement d'électeurs susceptibles de rejoindre le meilleur projet, le plus éloquent porteur de projet...
par ailleurs, ce qui pose quand même probléme avec ségolène c'est la manoeuvre personnelle de rapprochement avec bayrou, entre les deux tours, sans info du parti...
sans compter, sur le même registre, les engagements de campagne remis en cause juste après l'élection...
je vois qu'hugues reste segofan, moi , il en faudrait plus pour me faire adhérer à la Jeanne d'Arc poitevine...
Rédigé par : francis | mardi 18 novembre 2008 à 00:00
est ce que ça veut dire que vous allez doper les chiffres de la participation jeudi soir?
Rédigé par : gasper | mardi 18 novembre 2008 à 00:05
Ce qui domine, c'est la confusion. On ne voit pas bien ce qui va sortir de ce congrès ni de l'élection de jeudi. Quelle que soit l'élue (Ségolène ou Martine), elle devra faire face à une opposition forte au sein du PS. Et si ce n'est pas Ségolène qui gagne, on n'y verra pas plus clair sur le leadership...
Oui, moi aussi, Ségolène m'agace pour toutes les raisons évoquées plus haut et je ne suis pas bien sûr qu'elle puisse battre Sarkozy en 2012. Mais le principe du "tout sauf Ségolène" en face m'irrite encore plus. C'est le bal des faux-culs "au nom d'une certaine idée du socialisme" ou du refus-prétexte d'une alliance très hypothétique avec le Modem. Tout le monde voit bien que c'est une question de personne et cette posture n'en est que plus ridicule. Je remarque également que Peillon et Valls sont avec Ségolène.
A ce stade, en l'absence de leader "naturel" et de vision claire et cohérente d'une alternative crédible, on en vient à se demander si un éclatement du parti ne serait pas souhaitable. On passe son tour en 2012 (n'est-ce pas déjà perdu d'avance ? un 2e tour Sarkozy-Besancenot pour secouer les consciences ?) et on verra bien ce qui ressortira en 2017 de cette destruction créatrice...
Rédigé par : Spartacus | mardi 18 novembre 2008 à 03:30
"A ce stade, en l'absence de leader "naturel" et de vision claire et cohérente d'une alternative crédible,"
Vous êtes dur avec François Bayrou. Qu'est-ce qui ne vous apparait pas crédible dans le renouveau du barrisme ?
Rédigé par : Passant | mardi 18 novembre 2008 à 06:26
confusion, oui, malheureusement...
ce systéme des motions ne permet plus de structurer les majorités au PS, il faudra le modifier...
le TSS me paraît imaginaire: Hamon ne s'y est pas rallié et il est vrai que les projets de martine aubry et bertrand delanoe étaient, sont proches...
je connais beaucoup de militants (y compris moi) qui ont hésité jusqu'au dernier moment entre les deux...
Rédigé par : francis | mardi 18 novembre 2008 à 08:05
Ce matin sur France-Culture, analyse intéressante de Bergounioux (podcast disponible sur le site. Deux cultures cohabitent au sein du PS, l'une qui fait du parti un moyen d'accéder au pouvoir, l'autre qui en fait une fin en soi, un outil idéologique. Mitterrand avait su faire la synthèse de ces deux cultures.D'autre part le pouvoir local permet de s'allier avec le Modem puisque l'on s'occupe de gestion au quotidien (des gens) alors que le pouvoir national (présidentiel)oblige à se poser la question du capitalisme, question à laquelle le PS n'a pas encore apporter de réponses claires.
Mélanger à tout ça, c'est moi qui ajoute, une bonne dose de molettisme et on obtient le ragout de ce week-end.
Rédigé par : P/Z | mardi 18 novembre 2008 à 09:37
Tour à fait, mon cher Hugues !
J’ai regardé "C dans l'air", avec la mère Raphaëlle Bacqué, qui voit Ségolène "très intelligente", et Rolland Quayrol, le mec qui passe sa vie à annoncer la mise au point de l'eau tiède.
Les deux autres ont dit en gros ce que je crois, c'est à dire que les militants en sont restés à 1981 et refusent tout changement dans la dialectique socialiste.
Autrement dit, les dirigeants socialistes sont obligés d'adopter un langage double pour être élus : langage rétrograde (AUBRY) pour les militants et langage novateur (ROYAL) pour les électeurs socialisants (Molletisme).
Donc !
Celui qui est élu par les militants, si c'est Martine Aubry qui a le soutient de Fabius, qui a le soutient de DSK, avec le soutient de Delanoë qui a le soutient de Jospin... n'aura aucune chance d'être élu par les électeurs.
Conclusion :
ENTRE LE PARTI SOCIALISTE ET LE POUVOIR, IL Y A LES MILITANTS !
Donc :
Moi qui suis plutôt pour Hamon (Qui, seul, parle de la destruction de l'ascenseur social et des français d'en bas), malgré son incompétence économique sidéralement sidérante, je vais être obligé de voter ROYAL pour ne pas revoir le PS du passé de l'abominable TITINE !
Rédigé par : Ozenfant | mardi 18 novembre 2008 à 15:54
A fond, les mecs. Total d'accord avec vous. Ségolène en force, et suuurtout, qu'elle s'allie avec le Modem. J'insiste. On est avec vous sincèrement, perdez pas le cap.
Rédigé par : CSP | mardi 18 novembre 2008 à 16:07
ségolène royal dénonce un front monté contre elle, entends-je à la radio. elle a raison, il y a bien un front qui s'organise contre elle. c'est pas gentil, hein, ouh les vilains. faudrait prévenir la maîtresse... et, nicolas, faire une loi pour interdire les fronts anti-ségolène au ps.
ah, j'apprends également qu'elle défend Georges Frêche. beaucoup d'injustices contre lui, aussi (entre mal-aimés, il faut se serrer les coudes non ?!). la fédération du languedoc-roussillon, c'est combien d'inscrits ?
Rédigé par : david | mardi 18 novembre 2008 à 16:26
Merci pour le lien (le discours!)j'ai failli renoncer, rendre ma carte...j'ai toujours su pourquoi j'étais socialiste,
au sein du PS moins...
Elle l'a dit ... enfin!!
j'en chialerais presque.
a jeudi
Rédigé par : Bol de loubia | mardi 18 novembre 2008 à 18:20
CSP: Tu ferais mieux d'aller bosser avec tes camarades : à force d'avoir la vie facile, vous serez rouillés quand il faudra que vous animiez vous-même le débat.
D'ailleurs, on l'entend pas beaucoup commenter la politique de Sarkozy, le NPA : z'êtes pour le travail du dimanche et la retraite à 70 ans ?
Rédigé par : Passant | mardi 18 novembre 2008 à 19:03
@David
La fédé du LR a effectivement basculé pour Royal (après avoir hésité pour Delanoé, me semble t'il). D'où ce renvoi d'ascenseur...
Se rajoute un point commun entre Sego et le gros Georges, une pratique assez surprenante/détonnate de l'autoritarisme "éclairé"...
Mais, malgré tous ses défauts le procès en "mal pensance" qui a été fait au gros Georges (racisme etc.) reste une vaste fumisterie, difficilement compréhensible quand on est du coin...
Et dieu sait (zut ça se sent que je vais voter Royal) que je suis le premier à espérer que le gros dégage le plus vite possible.
Rédigé par : Eviv Bulgroz | mardi 18 novembre 2008 à 20:02
lors de l'élection présidentielle, ce n'est pas un parti qui l'emporte, c'est un candidat!
le parti sert à atteindre le deuxième tour (ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit).
c'est donc le candidat qui doit recueillir plus de 50% des votants et, que celà vous plaise ou non, Ségolène Royal en sera toujours incapable.
(merci à ceux qui veulent l'élire à la tête du PS)
Rédigé par : jerome | mercredi 19 novembre 2008 à 00:11
"Il y a des gens agaçants auxquels on reconnaît des mérites, non ?"
Spontanément je pense à Bernard Henri Levy, Alan Moore, etc.
Excellent billet. Je suis presque convaincu.
Rédigé par : Valéry | mercredi 19 novembre 2008 à 09:27
@jérome: "c'est donc le candidat qui doit recueillir plus de 50% des votants et, que celà vous plaise ou non, Ségolène Royal en sera toujours incapable."
J'en suis assez persuadé ce qui me fait hésiter. En même temps il y aura un vote sur le candidat en 2011 et Royal a le temps de changer en mieux ou de se planter.
On disait la même chose de Chirac jusqu'à qu'il change son image à 180°. SI Royal comprend que les guignolitudes du Zénith la déserve et qu'elle doit adopter un style présidentiable on commencera à écouter ce qu'elle dit plutôt que de déplorer la bravitude et autres aimez vous les uns les autres.
Rédigé par : Valéry | mercredi 19 novembre 2008 à 09:29
Ouais, mais Chirac était, et reste, un bosseur. Cette femme outre la bêtise crasse qu'on lui connait, est une fainéante de premier calibre. Mais comment fait-elle pour payer Besnehard ?
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/11/18/01002-20081118ARTFIG00007-besnehard-sa-star-c-est-sego-.php
Rédigé par : Brégancenot | mercredi 19 novembre 2008 à 10:37
il faut justement que le PS, si il veut continuer à jouer un rôle majeur aujourd'hui, se détache de l'extreme gauche et du NPA...
http://carpediempolitique.hautetfort.com
Rédigé par : pete | jeudi 20 novembre 2008 à 15:46