Certains pilotes de scooters indélicats sont daltoniens. Ce n'est pas bon pour leur sécurité.
Il y a des jours comme ça... Des jours où rien ne va. Des jours qui donnent même le sentiment que tout pourrait aller encore plus mal... Alors, forcément, tout se met effectivement à aller plus mal. Vous vous disputez avec un attaché de presse un peu borné ; vous perdez les écouteurs de votre téléphone portable tout neuf ; vous vous souvenez alors, mais bien trop tard, du coup de fil indispensable qu’il fallait passer, du mail super urgent qu’il fallait envoyer… Mais le pire, en rentrant chez vous à vélo, c'est de manquer de vous faire écraser par une fourgonnette aux couleurs d’une grande société d’ingénierie nucléaire. L'un de ces petits véhicules commerciaux conduit par un gros type à moustache dont le mépris pour les cyclistes urbains n’a d’égal que son manque d’intérêt pour l’interdiction de boire avant de conduire.
Moi, évitant de justesse d’être coincé entre un lampadaire et la voiture : « Hé là, vous ne pouvez faire attention en tournant ? Vous avez entendu parler du code de la route et des pistes cyclables ? » Le gros s’arrête dans son virage, me regarde et lance : « J’t’emmerde ! T’as qu’à t’mettre ailleurs ! »
Mais je décide d'ignorer ce judicieux conseil. Je m’approche même de la portière pour lui répondre, encore assez courtoisement que, oui, il m’emmerde, mais que ça m’emmerde qu’on m’emmerde. Enfin, je ne le dis pas exactement comme ça mais c’est l’idée. Il s’extrait alors de sa fourgonnette, vient se poster devant moi, furibard, empestant l’alcool et hurle : « Et alors, tu fais quoi maintenant, quand un mec de 110 kilos veut te péter la gueule ? » Normalement, en tant que type d’à peine 85 kilos moi-même, je me replierais prudemment : se faire volontairement casser la figure après avoir évité de se faire écrabouiller, ça manque de cohérence.
Voilà ! Un jour, la lutte des classes, vous y viendrez.
Non, je blague !
Rédigé par : Passant | mercredi 08 octobre 2008 à 20:03
Un vrai khmer vert aurait demandé l'interdiction immédiate et mondiale de la circulation automobile.
Rédigé par : Monsieur Prudhomme | mercredi 08 octobre 2008 à 20:17
Un vrai khmer vert aurait demandé l'interdiction immédiate et mondiale de la circulation automobile.
Rédigé par : Monsieur Prudhomme | mercredi 08 octobre 2008 à 20:26
Prend une pilule bleue ?
Rédigé par : Eviv Bulgroz | mercredi 08 octobre 2008 à 20:40
Allez, vu du côté automobiliste:
- voiture dans la rue principale, une rue débouche sur la droite avec un joli panneau stop et la bande blanche associé, le tout récent et visible. Arrive une cycliste qui grille le stop, tourne à droite sans jamais avoir regardé à gauche puis change de côté dans la rue pour tourner à gauche plus loin. Le tout devant votre serviteur qui avait ralenti à temps. Ah oui, j'oubliais, l'âge de la cycliste: 7 ans environ. Il y a des coups de pieds au c## des parents qui se perdent.
- jolie départementale bordée d'une superbe voie cyclable complètement isolée de la route. On se demande bien à quoi elle sert vu le nombre de cyclistes qui ne sont pas dessus, mais sur la route.
- à un rond-point, le vélo devant moi veut tourner à gauche. Ok, mais avant de couper par le milieu du rond-point, il pourrait au moins regarder derrière vérifier qu'il n'y a personne, ça éviterait de se faire des frayeurs..
Bref, heureusement que je suis zen, sinon j'en aurai balancé des noms d'oiseaux!!!
Rédigé par : Nono Le Rouje | mercredi 08 octobre 2008 à 20:44
Fuck them all
Rédigé par : koz | jeudi 09 octobre 2008 à 09:50
A Vendre
Hummer H1, gros moteur, grosses roues.
Etat neuf, traces de boue authentiques sur le bas de caisse et éraflures de vélos sur le pare buffle...
Rédigé par : before | jeudi 09 octobre 2008 à 10:21
Ça m'est arrivé de passer un petit coup de fil à la société concernée : la date, l'heure et le lieu de l'infraction commise par le conducteur du véhicule de service...
Non pas pour le plaisir de dénoncer l'infraction, mais parce que le conducteur a mis mon intégrité physique en jeu.
Et ça marche : dans ma propre entreprise, les RH nous ont déjà envoyé un mail pour nous rappeler que lorsqu'on conduit une voiture de la boîte, on représente son image.
Rédigé par : Bob | jeudi 09 octobre 2008 à 10:25
Tout le pb, est-il d'arriver à se mettre à la place de l'autre... J'essaie de me mettre dans celle de mon chef, par exemple, qui est à hue et à dia, incapable de déléguer, incapable de diriger, incapable de...
... Ce n'est pas la bonne méthode : je dois me mettre dans sa peau : là, je vois un type perdu, paumé, dépassé par les échéances qu'il n'a pas pu respecter, qui s'accumulent... Je le vois, et après ? Lui dire "vous ne faites pas comme il faut", est-ce possible ? Comment arriver à faire comprendre ses erreurs de posture à un type sûr de lui, comme ce gros con anisé en fin de journée ?
C'est contre ma religion, mais je pense que deux paires de claques ne peuvent pas être évitées, juste pour remettre les idées d'aplomb ç l'âne entêté avant de dialoguer. La discussion préalable ne mène à rien, il faut créer auparavant les conditions de l'écoute.
Le pb, c'est que la violence engendre la violence. Comment en sortir ?
Illustration avec la bourse : avant que ça se casse méchamment la gueule au nez de traders arrogants, impossible de parler d'interventionnisme de l'état... Mais maintenant qu'ils ont reçu quelques bonnes mandales, ils sont plus ouverts. Mais pas encore assez...
Rédigé par : fin quebecois | jeudi 09 octobre 2008 à 11:50
Quelques bonnes mandales, ça rend inévitablement l'autre un peu plus perméable à nos arguments. Un peu d'huile de ricin aussi d'ailleurs...
Rédigé par : Monsieur Prudhomme | jeudi 09 octobre 2008 à 13:15
Comme quoi la hausse du pétrole est finalement une très bonne chose.
Rédigé par : Valéry-Xavier Lentz | jeudi 09 octobre 2008 à 13:51
Oh là, ça tourne au concours de gros bras, ici ! Hi, hi, hi.
Entre Hugues qui, il y a quelques semaines, croyait nécessaire de nous signaler le volume impressionnant de ses pectoraux obtenu grâce à la fréquentation assidue de la salle de muscu du quartier, et qui maintenant nous narre ses homériques presque free-fight que vraiment il s'en est fallu d'un cheveu pour qu'il fasse un holocauste ("Son cerveau embrumé lui a-t-il transmis le message que 90 kilos, ça n’est pas négligeable non plus et que l’affaire pourrait prendre une autre tournure ?", c'est drôle, non ?), et le (très) Fin Québécois qui nous explique comment il ne faut pas trop le pousser ("je pense que deux paires de claques ne peuvent pas être évitées, juste pour remettre les idées d'aplomb ç l'âne entêté avant de dialoguer") et, pour finir (jusqu'au prochain ?) Monsieur Prudhomme lui-même qui oublie toute prudence pour prôner lui aussi le cassage de gueule ("Quelques bonnes mandales, ça rend inévitablement l'autre un peu plus perméable à nos arguments"), théorique et virtuel du moins…
C'est vraiment excellent. Je savais qu'il y avait ici de la bagnole et un peu de foot, je découvre qu'il y a aussi de plus en plus de muscle ! Ça fait du bien, une atmosphère aussi délicatement testostéronisée. Bientôt les concours de bière, le comparatif des longueurs de bite et les notes attribuées aux secrétaires que vous avez culbutées ?
Allez, juste pour le plaisir, je me repasse le passage où il y a de l'action (ça me fait (un peu) penser aux duels de Sergio Leone). Avec la musique d'Ennio Morricone en arrière-fond, comment ça le fait trop grave :
"Je le regarde droit dans les yeux. Ces deux globes visqueux et injectés de sang sont à dix centimètres de mon visage. Il respire bruyamment et son haleine parfumée au Ricard est écœurante. Il approche ses mains de mon cou comme pour m’étrangler mais je continue de le regarder fixement."
Go on, Hugues ! Fuck them all !
Rédigé par : Antoine Block | jeudi 09 octobre 2008 à 15:36
un conseil Hugues si vous permettez.
quand le "gros type à moustache dont le mépris pour les cyclistes urbains n’a d’égal que son manque d’intérêt pour l’interdiction de boire avant de conduire" ou le "cadre à l'allure pas franchement dynamique en scooter" manquent de vous ficher par terre, vous et votre vélo, allez y franchement. Perdez les pédales, tanguez maladroitement, percutez le bord du trottoir, encastrez une roue dans un poteau, roulez à terre sur quelques mètres, hurlez, vous verrez les choses seront complètement différentes. les deux types la ramèneront moins et les piétons et autres utilisateurs de la chaussée prendront votre partie. au pire, vous aurez bien ri, c'est toujours distrayant de faire le clown.
Rédigé par : david | jeudi 09 octobre 2008 à 16:23
Passant,
Mais non, j’en suis déjà revenu !
Monsieur Prudhomme,
Ca m’a traversé l’esprit.
Evic Bulgroz,
J’ai surtout mis de la pommade sur mon petit doigt de la main droite. Je me suis fait mal en tapant sur le casque du type.
Nono le Rouje,
Je n’ai pas sept ans. Et j’étais dans la piste cyclable en ligne droite dans les deux cas. Je ne me sens pas concerné…
Koz,
You bet !
Before,
Je veux le même en hybride.
Bob,
Je n’en suis pas encore là mais bon, c’est tentant.
Fin québécois,
Eh oui, la violence engendre la violence. C’est tout le problème.
Antoine Block,
Je savais déjà que tu étais un super gentil, que tu avais toutes les bonnes opinions progressistes sur tous les sujets, de la Palestine à l’Irak en passant par les retraites et la finance, mais je découvre que tu es au-dessus d’une colère de cycliste ayant failli se faire écrabouiller. Je suis rempli de honte : tu es un être humain supérieur.
David,
Quoi, il faut faire le joueur de foot italien pour faire progresser la mentalité des automobilistes parisiens ?
Rédigé par : Hugues | jeudi 09 octobre 2008 à 17:44
Hugues, qui a le pénalty ? l'Italien qui plonge ou le Français qui lui met un coup de boule ?
par ailleurs, exagérer sa chute est une action difficile qui demande beaucoup de courage et d'auto-dérision.
Rédigé par : david | jeudi 09 octobre 2008 à 17:53
Allons, vous me flattez, Hugues, vous me flattez.
Rédigé par : Antoine Block | vendredi 10 octobre 2008 à 01:57
Camarade Hugues,
Tu es génial pour raconter des histoires, pouvu que ça dure !
Rédigé par : Ozenfant | vendredi 10 octobre 2008 à 11:26