Nonism
Les Américains aussi savent tronçonner la branche sur laquelle ils sont assis.
Il y avait déjà le nonisme, spécialité européenne du refus pur et simple d'avancer dans une direction quelconque pour tout un tas de raisons contradictoires. Il y a désormais le nonism, variante US de cet immobilisme vaguement suicidaire. En décidant de voter contre le plan Paulson, les parlementaires américains ont choisi de ne rien faire de concret dans l'immédiat, prenant le risque d'aggraver la crise qu'ils sont élus pour stopper.
En l'espèce, il existe bien des raisons d'être hostile à un plan prévoyant de sauver la mise des pyromanes sur fonds publics. Est-il moral de demander aux contribuables de mettre la main à la poche pour éponger les dettes accumulées par de gros types circulant en limousine et fumant des cigares illégalement importés de Cuba ? Évidemment pas. Mais compte tenu des risques que représente la fameuse « crise systémique » pour ces mêmes contribuables, on se demande quels intérêts sont servis par un vote négatif. Je tombe d’ailleurs sur cette excellente tribune de David Brooks dans le New York Times, qui parle de « révolte des nihilistes ». C’est tout à fait ça.
Ce plan de sauvetage multimilliardaire est-il « de gauche » (c’est le point de vue de la droite, qui n’aime pas beaucoup l’idée de dépenser de l’argent public en général et est allergique à tout ce qui ressemble à la nationalisation masquée d’une banque ou d’un assureur en particulier) ? Est-il « de droite » (c’est ce qu’affirment les ennemis de cette « collectivisation des pertes » qui succède à la « privatisation des profits ») ? Peut-être n’est-il ni l’un ni l’autre et pouvait-il être apprécié comme une série de mesures techniques indispensables au colmatage des brèches. Remember Katrina ? Quand les digues sautent, ça fait mal à tout le monde.
Mais bon, on lit déjà un peu partout que le plan Paulson finira bien par être adopté, peut-être un poil modifié à la marge ― à l’irlandaise, est-on tenté de dire. Espérons-le. On a beau, en tant que Français déprimés en permanence, être immunisés contre les crises ponctuelles, on ne sait jamais précisément où les branches sciées par les nonistes sont susceptibles de tomber.
© Commentaires & vaticinations
J'avoue: ivre de joie à l'idée d'avoir déjà permis à Poutine d'annexer la Géorgie, j'ai de ma poche stipendié les congressmen républicains pour empêcher l'adoption du plan Paulson. Le nonisme est maître du monde, nyark nyark nyark!
T'en as pas marre d'aligner des conneries de ce type, Hugues?
Rédigé par: Poil de lama | mardi 30 septembre 2008 at 12:45
Poil de lama,
C'était donc toi !
Rédigé par: Hugues | mardi 30 septembre 2008 at 12:48
Ben, revoté bientôt, pas si sûr, en tous cas pas dans un immédiat bientôt.
On avait réussi, à l’aide de quelques compromis, à obtenir, grosso-modo, un consensus bipartisan mais, une partie des sénateurs a finalement décidé que s’associer à ce plan risquait d’entacher leur image.
Tenter d’aller vers du plus consensuel encore semble hors de portée pour l’instant et pour les marchés ça s’interprète en gros comme : "rien de prévu pour la crise".
On peut raisonnablement prévoir une panique boursière sévère (j’ai cru comprendre qu’elle avait déjà commencée).
Le plan n’était surement pas sans défaut (et posait quelques problèmes moraux d’envergure) mais, en l’occurrence, j’ai peur que le temps ne joue en faveur de personne.
Le balancement entre la tentation du laisser faire et l’interventionnisme, presque toujours à contretemps donc ne résolvant pas grand-chose, ayant assez duré, il était, je pense, important de donner au moins le sentiment du cap et de l’action.
Alors, effectivement, on remettra peut-être le couvert pour un plan équivalent dans quelques semaines mais, d’ici là, les dégâts peuvent être conséquents.
Rédigé par: aymeric | mardi 30 septembre 2008 at 13:14
J'ai aussi du mal à croire que ce plan de sauvetage ne puisse pas être valider.
Pour l'instant j'ai du mal à cerner si ce premier refus tient plus d'une position électoraliste qu'ideologique de la part des republicains.
Rédigé par: corbex | mardi 30 septembre 2008 at 15:17
Hughes, ta ligne éditorial est à géométrie variable. hier, les choses étaient allés un poil trop loin, aujourd'hui, il ya risque de crise systémique.
allez, je t'accorde le bénéfice de la formulation maladroite (pour le billet d'hier), car j'apprécie toujours autant de lire ce blog, sinon, si j'étais convaincu que c'est un ramassis de conneries, il y a longtemps que je ne le lirai plus.
Et de plus, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
regarde la justice francaise ! En octobre 2006, la police identifie, d'après le numéro d'immatriculation, le scooter ayant percuté la bmw de Mohammed Bellouti comme étant celui d'un certain Jean Sarkozy. En septembre 2008, Mr bellouti est condamné à payer 2000€ au fils du roi, pardon à jeannot, pour poursuite abusive.
Quel renversement!
ps: quant au contenu du billet, c'est exactement ce que je pense : payer pour renflouer, ca fait chi**, mais on n'a pas le choix.
Mais dans quelques années quand tout ira mieux (voire bien, sais t-on jamais), qu'on ne me parle plus de bouclier fiscal pour les revenus supérieur à 1 000 000 € annuels ou pour les 3% des contribuables les plus riches.
Rédigé par: nicolas | mardi 30 septembre 2008 at 15:32
Nicolas,
Je suis parfaitement capable de changer d’avis lorsqu’une situation évolue et ça ne me semble pas être la marque d’un manque de constance, au contraire.
Mais pour le coup, ça n’est absolument pas le cas. L’expression « un poil trop loin » était évidemment une litote et ce qui se passe aux Etats-Unis n’est pas un événement banal et sans conséquence. Ça n’était pas vraiment le sujet de la note, en fait.
Rédigé par: Hugues | mardi 30 septembre 2008 at 16:32
effectivement, les représentants américains "pren[nent] le risque d'aggraver la crise qu'ils sont élus pour stopper". mais voilà, élus ils s'en fichent, il semble qu'ils pensent maintenant à être réélus. alors tant que l'électeur américain dira dans les sondages ou dans les messages qu'il fait passer à son représentant que le contribuable qu'il est dans l'autre moitié de sa personnalité (complexe, forcément) ne veut pas payer pour les frasques de Wall Street, le représentant se moquera de savoir quelle sera la gravité de la situation demain. situation qu'il sera peut-être réélu - justement - pour stopper.
Rédigé par: david | mardi 30 septembre 2008 at 18:05
Comme quoi, l'évangélisation, ça marche.
A avoir oeuvré depuis tant d'années à expliquer à tout le monde que le libéralisme est l'avenir de l'homme : mes félicitations : la gauche a gagné : le libéralisme règle en maître sur le monde.
Rédigé par: FREE AS IN FREEFIRE | mardi 30 septembre 2008 at 18:38
@Hugues,
Frossard : "les gens intelligents sont ceux qui changent d'avis avant les autres"
Donc te voilà sauvé !
Informations "In the flesh" :
1° Les classes moyennes américaines, les contribuables sont majoritairement défavorables au plan Paulson/Bernanke, car elles ont l'impression (probablement à juste raison), que se sont elles qui vont payer pour renflouer les banques aux patrons surpayés.
2° Les sénateurs républicains sont viscéralement libéraux et n'ont pas compris que si le libéralisme (régulé) est indispensable aux acteurs de l'économie réelle, il n'a aucune justification dans le CASINO mondial des paris boursiers à terme des CDS, des hedges funds, des portages occultes et des paradis fiscaux.
Bush s'attendait à un vote de son propre parti à 55% contre son plan (et 45% pour).
3° Nancy Pelosi la présidente (démocrate) de la chambre, aurait touché l’amour-propre des sénateurs Républicain en les désignant comme responsables d’avoir laissé se développer les pratiques mafieuses et les crédits irresponsables
5% des sénateurs républicains supposés voter oui ont alors voté contre le plan de leur propre camp.
Cela à suffit à faire basculer le vote contre le plan (213 NON contre 205 OUI)
On revote Jeudi.
Pour parler de cette effrayant réalité (lol), voyons les faits concrets (les "COMMENT").
Bien sûr qu’il y a des raisons pour et contre ce plan... Quel plan pourrait il être 100% pur beurre ?
Ce qui me fait peur, c’est comment CEUX QUI VONT DISTRIBUER CES 700MM de $ vont-ils être contrôlés pour ne pas user et abuser de leur kolossales prérogatives et COMMENT Obama qui promet que les particuliers se verrons remboursés, compte t'il s'y prendre ?
Maintenant, en ce qui te concerne, Hugues, la question est :
As tu compris que le libéralisme au plan financier n'a jamais existé que dans l'imagination de ses adorateurs, puisque il dépendait entièrement des règles édictées pour les "lotos" boursiers mondiaux, règles d'ailleurs non observées ou détournées rendant possibles les comptabilités occultes ?
Rédigé par: Ozenfant | mardi 30 septembre 2008 at 19:14
Imaginons : je suis membre de la chambre des représentants, démocrate (aile gauche). A quelle condition puis-je souscrire à ce plan ? que ceux qui ont contribué le plus à cette situation contribuent le plus à son financement. D'où, augmentation des impôts pour les tr(a|o)nches supérieures, par exemple jusqu'au niveau qui avait cours aux environs de 1970, avant que ne commence à sévir la maffia écolière de Chicago.
Rédigé par: non-specialiste | mardi 30 septembre 2008 at 21:35
La ou certains voient des nihilistes, d'autres voient une democratie en tres bonne sante
http://uk.youtube.com/watch?v=gNlXgzzdJQA
Rédigé par: Arnaud | mercredi 01 octobre 2008 at 10:03
Pas d'accord avec toi Hugues.
Les critiques contre le plan Paulson sont légitimes. Dans un système libéral, la faillite n'est pas un bug, elle est une fonctionnalité. Cette crise est fondamentalement née de la déresponsabilisation des acteurs, elle pourra pas être salutaire si on la résoud en déresponsabilisant encore plus.
Si le trésor US craint qu'une faillite généralisée du système bancaire paralyse l'économie et s'il a 700 milliards qui traînent, il ferait mieux de créer from scratch une banque publique saine dotée de 700Bn de capital plutôt que d'engloutir ces sommes dans des actifs dont on ne connaît pas la valeur sans savoir s'il ne faudra pas doubler la mise. Au moins, il serait sûr que ces 700Bn serviraient à financer l'économie réelle.
Rédigé par: Liberal | mercredi 01 octobre 2008 at 11:10
C'est vrai que le Congressman de la biblebelt fait penser au noniste.
Quelques différences:
_La crise présente est réelle contrairement à celle promise après le non au TCE.
_Il y a plus de concret dans trois pages de plan Paulson que dans tout le traité de Lisbonne.
La ou on va rigoler, c'est quand l'Etat va racheter les Caisses d'Epargne et se retrouver sous le coup d'une procédure de déficit excessif (en plus d'une enquête pour pratique anticoncurrentielle). Une bonne crise, rien
de mieux pour pousser aux réformes.
Rédigé par: Eric Lauriac | mercredi 01 octobre 2008 at 12:04
"_La crise présente est réelle contrairement à celle promise après le non au TCE."
Ils disent tous ça.
Au fait, il ne vous est pas venu à l'esprit que tous les endettés et les sans-épargne profiteraient d'un effondrement du système ?
Rédigé par: Passant | mercredi 01 octobre 2008 at 12:22
Enfin ! : dans ce superbe monde pseudo-libéralisé, ne pas avoir d'actions est source de tanquillité. Pour combien de temps, on va bientôt le savoir.
Ce qui est bon, vu que la crise financière épargnera la France (ahahahah), c'est de se dire que les 40 000 chômeurs d'août, eux, ne vont pas l'épargner... Conséquences à attendre sur l'économie réelle, ralentissement de la croissance, adios l'équilibre budgétaire et les paris gouvernementaux ; c'est le début de la boule de neige qui grossit en dévalant la pente. Qu'y aura-t-il après l'épuisement de cette variable d'ajustement immédiat que sont les intérimaires maintenant au chomdu ? Ca fait pas rire.
Bref. Je trouve cependant un peu étonnante cette faculté à critiquer la BCE, l'Europe, la France, alors que, pour le moment, la gestion de Trichet semble avoir laissé à l'Europe quelques marge de manoeuvre que n'ont plus vraiment les ZétaZunis.
Enfin, c'est à voir.
Rédigé par: fin quebecois | mercredi 01 octobre 2008 at 12:49
@Passant,
Bon point. Cela renforcerait l'idée que cette poussée de fièvre serait fondamentalement bienfaisante.
Quelque part, on peut y voir une confirmation du caractère autorégulé du marché qui corrige ses propres abus en virant les banquiers d'affaires et en réalisant la plus formidable opération de redistribution de tous les temps.
Et comme d'habitude, les étatistes prétendent intervenir pour défendre le peuple. Dans les faits, ils protègent les insiders en dépensant l'argent du peuple.
Avec un peu de bol, cette crise sera suffisamment grave pour permettre à l'organisme social d'évacuer un corps étranger encore plus nocif et persistant que les banquiers d'affaires : l'Etat impécunieux. Car si les marchés s'effondrent, comment l'Etat financera-t-il ses déficits incompressibles?
Rédigé par: Liberal | mercredi 01 octobre 2008 at 12:49
Libéral,
Je suis un patron libéral.
Le libéralisme est une des conditions de réussite du libre échange.
L'économie Française n'est pas assez libérale.
Mais il est temps de sortir des vieilles idées reçues :
Le CASINO MONDIAL DES PARIS BOURSIERS VIRTUELS est au contraire né de cerveaux malades de cupidité édictant sans cesse de nouvelles réglementations sur les produits dérivés virtuels:
Hedges funds, CDS, futures à extra-courts termes.
La bulle, (qui a éclatée pour les mêmes raisons qu'en 1929, un comble !) est au contraire un excés de règles ubuesque et non du libéralisme.
Tous les économistes qui fermaient les yeux, sont entrain de s'en rendre compte...
Hugues qui est intelligent va, là aussi s'en appercevoir avant les autres !
Wall-Steet : Comprendre ce qui se passe en quelques mots simples. http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/10/wall-steet-comp.html#comments
Rédigé par: Ozenfant | mercredi 01 octobre 2008 at 17:38
@Libéral : "la plus formidable opération de redistribution de tous les temps" alors là il faut expliquer. Imaginons que bon nombre de banques fassent faillite entrainant dans leur chute les entreprises clientes et ruinant les particuliers qui y avaient placé leur épargne. Avec un peu de chance certains y perdront leurs économies et leur boulot. C'est cela la plus formidable opération de redistribution de tous les temps ?
Rédigé par: Monsieur Prudhomme | mercredi 01 octobre 2008 at 22:36
M. Prudhomme,
Je reconnais que c'est provocateur. Si les banques s'effondrent et plantent les déposants, les plus riches perdront beaucoup et les plus pauvres ne perdront rien.
Quant aux risques de faillites dans l'économie réelle, je pense qu'on a tendance à les surestimer. La plupart des PME françaises ont appris à se démerder sans financement bancaire.
Rédigé par: Liberal | jeudi 02 octobre 2008 at 11:26
@ Libéral,
Voir dans cette crise la preuve du bon fonctionnement de l'autorégulation des marchés, fallait oser...
Personnellement, j'y vois plutôt une nouvelle illustration que, comme Dieu, la main du marché est invisible tout simplement parce qu'elle n'existe pas.
Et j'espère bien que cet épisode malheureux aura au moins une vertu : inciter les nombreux gourous et valets de l’ultra-libéralisme à moins d'arrogance. La croyance dans l’autorégulation vertueuse des marchés doit enfin être prise pour ce qu’elle est : une idéologie ou une religion… Et ses dogmes (dérégulation, privatisation, désengagement de l’Etat, appât du gain comme moteur du progrès, etc.) ne doivent plus être brandis aux pauvres ignares que nous sommes comme la seule voie possible s’imposant avec la force de l’évidence aux esprits éclairés.
Mais je vois que ce n'est pas encore gagné...
Rédigé par: Michel B. | jeudi 02 octobre 2008 at 11:28
Michel B.: Il faut filer la métaphore. La main invisible du marché existe autant que Dieu, ni plus ni moins, et je suppose que vous avez déjà constaté que plus les croyants voient les calamités leur tomber dessus, plus ils sont convaincus que Dieu est la seule chose sur quoi ils puissent compter. En fait, les croyants sont même généralement bien plus dévots quand tout va mal que quand il n'y a aucun problème! Donc si vous pensez que la crise va mettre en cause les dogmes ultra-libéraux, vous avez tout faux: elle va au contraire convaincre les ultra-libéraux que tous nos problèmes sont dus au peu qui restait de tentatives de régulation de l'économie (j'ai déjà lu une demi-douzaine d'éditos récents dans ce sens). Maintenant, si vous trouvez ça consternant, bienvenue au club. Mais n'imaginez pas que ça va s'arranger.
Rédigé par: Poil de lama | jeudi 02 octobre 2008 at 11:57
@Michel B & Poil de lama
Pour continuer à filer la métaphore je rajouterais que le néo-ultra-libéralisme est la dernière appellation du diable chez les athées matérialistes.
Rédigé par: Monsieur Prudhomme | jeudi 02 octobre 2008 at 13:22
Certains n’ont toujours pas compris ce qui venait d’arriver à Wall Street et sont probablement prêt a se battre pour des certitudes obsolètes, ce n’est pas le cas d’Hugues Serraf.
Regis Debray dit que : “Les idées d’une époque sont comme le mobilier ou les appartements de la classe dominante : ils datent de l’époque précédente”
La plus part des politiciens n’ont pas compris que nous avons changé d’époque.
Depuis 28 ans la France périclite des charges qui pénalisent les salariés au lieu de pénaliser le chiffre d’affaire.
Les charges sur les salaires sont principalement l’Urssaf, et tout une kyrielle de caisses de retraite, cadres, chômages, formation, construction (1% patronal) exemple : rips, groupe Mornays, garp, etc.
Elle viennent augmenter les salaires de 98,5%.
Du point de vue du salarié on peut dire que les charges qui vont servir à lui payer sa retraite, son chômage, ses frais de santé lui prennent 49,25% de son salaire.
C’est pourquoi je préconise que ces charges (comme dans d’autres pays) soient prélevées sur le C.A. et non sur les salaires.
Car alors, ces charges seront prélevées beaucoup plus sur les sociétés faisant de gros C.A. par rapport au nombres de salariés, c’est à dire les IMPORTATEURS, les GROSSISTES, les SERVICES (les GRANDES SURFACES), les professions libérales, les établissements FINANCIERS.
Les sociétés employant beaucoup de personnel verront ainsi leur compétitivité boostée, car le secteurs richissime des services et de l’importation participeront ENFIN (comme au Danemark) à l’effort national.
En France la répartition du chômage et des retraites se fait beaucoup plus vers les bourgeois que dans la plus part des autres pays d’Europe.
Ainsi au Danemark, pays gouverné par la droite , le chômage minimum est de 1500 euros et le maximum de 2500 euros :
Un rêve social de droite en quelques sorte !
C’est en fait du PROTECTIONNISME LIBERAL.
Depuis que la retraite me permet d'avoir le temps de sévir sur la blogobulle : Je suggère que le niveau de vie de l'occident vit a crédit depuis des décennies:
1° D'une bulle financière du CASINO MONDIAL DES PARIS boursiers virtuels à risques, qui est entrain d'éclater.
2° Des pays asiatiques dont nos multinationales ont financé l'essor et qui finançaient le trésor américain.
3° Que les "Profs de macro-économie" absolument ignorant des besoins des entreprises (la haïssant même) n’ont RIEN VU VENIR, car ils en sont encore à répéter les idées reçues du siècle dernier en matière d’économie.
4° Que malheureusement ce sont eux qui conseillent les états-majors politiques et le gouvernement.
Je suggère aujourd'hui, que cela n’a rien a voir avec le libéralisme. Libéralisme ne signifie RIEN EN MATIERE de FINANCES virtuelles. c'est l'excès de règles "Tordues" inventées par les CROUPIERS du casino pour s'enrichir au delà de toute morale qui à eu raison de la finance mondiale (Paradis fiscaux, hedges funds, paris à très courts termes, sub-primes, CDS, etc.).
Je suggère que cela ne remet pas en question l’efficacité du libéralisme de l’économie réelle, a condition qu’il s’accompagne d’un social fort et NON élitiste et gâcheur comme le notre (comme dans les pays nordiques).
En ce qui me concerne la seule chose qui m’étonne aujourd’hui c’est :
1° Comment cette bulle a t-elle fait pour ne pas éclater plus tôt.
2° Comment la presse à t’elle fait pour se boucher les yeux tout ce temps là !
Rédigé par: Ozenfant | jeudi 02 octobre 2008 at 17:25
@Hugues,
Parachutes dorés. - Les promesses électorales n’avaient débouché sur rien, la crise financière va enfin apporter le messages aux Harpagon du CAC 40 : "LA FÊTE EST FINIE" dis-je dans mon blog.
"THE PARTY IS OVER", c'est ce qu'a dit Nancy Pelosi à l'adresse des patron de Wall Street
Étonnant, quand même que les vertueux socialistes de la -Lumpen- n’ai jamais exigé la fin des pratique off-shores mafieuses : juste l’habitude ? Le ronron quotidien ? L’idée reçue banalisée qu‘on finit par accepter... à force ?
Rédigé par: Ozenfant | samedi 04 octobre 2008 at 19:04
Hugues,
Je suis content de voir que mes propos sont si pragmatiques... qu'ils ne laissent aucune place à la contestation (lol).
Rédigé par: Ozenfant | dimanche 05 octobre 2008 at 09:34
Hmmm, quand on commence à parler tout seul, ce n'est pas bon signe....
Rédigé par: Monsieur Prudhomme | dimanche 05 octobre 2008 at 12:13
Libéral "Quelque part, on peut y voir une confirmation du caractère autorégulé du marché qui corrige ses propres abus en virant les banquiers d'affaires et en réalisant la plus formidable opération de redistribution de tous les temps"
Humm... le joli biais de confirmation.
Ce que je vois moi est une excroissance financière unique dans l'histoire : le "shadow banking system" qui s'est développé comme une tumeur sur un organisme sain.
Une protubérance qui a utilisé toutes les failles juridiques et comptables du système et s'en est nourri, en créant sa propre monnaie et ses propres règles de création de valeur, ce que l'on semble découvrir aujourd'hui.
Certains économistes avouent n'y rien comprendre et c'est normal puisqu'on est plus dans le registre de la technique (banque et bourse) que dans celui de la science.
Ce système pourri est en train de métastaser le corps économique qui a besoin d'une chimio à la Paulson.
Rédigé par: all | dimanche 05 octobre 2008 at 15:25
Mr Prudh'homme :
"Hmmm, quand on commence à parler tout seul, ce n'est pas bon signe...."
Pour celui qui parle tout seul, ou pour celui qui n'a rien de consistant à répondre ?
Rédigé par: Ozenfant | lundi 06 octobre 2008 at 18:31