Ricochet(s)
Une conclusion en eau-de-boudin de l'expérience blairiste serait catastrophique pour la gauche française (pour la gauche britannique aussi, évidemment).
La zone de turbulence économique dans laquelle sont entrés les voisins du dessus est assez préoccupante. D'abord pour les Britanniques eux-mêmes, qui risquent de vraiment sentir passer la récession qui s'annonce après plus de dix années de vraie croissance, mais aussi pour les Français, qu'un retour au stop & go confortera dans leur vision d'une Angleterre éternellement dickensienne.
A l'exception des centaines de milliers de traders et de loufiats partis chercher fortune outre-Manche, nous n’avons jamais — je veux dire, jamais collectivement — cru au « miracle blairiste ». Droite et gauche restent chez nous convaincues que la Grande-Bretagne est une espèce de paradis pour oligarques russes, en même temps qu'un enfer pour leurs armées de domestiques sous-payés. La fin du chômage, la revitalisation des services publics, le dynamisme général d’une société autrefois engoncée dans ses structures de classes et ses archaïsmes industriels, tout ça, c’est juste du cinéma, du bidon, du spin… De fait, le seul point de divergence entre droite et gauche gauloises dans leur appréciation de ce qui s'est passé là-bas, c’est que cette vision d’horreur n’est finalement pas si horrible pour un UMPiste à l’ancienne. Des riches riches, des pauvres pauvres : chaque chose à sa place.
Maintenant, qu’une catastrophe immobilière adossée à une crise financière internationale fasse faire un bond aux stats du chômage et de l’inflation, que les grèves de fonctionnaires se multiplient et nous pourrons enfin réconcilier notre caricature avec la réalité. Tiens, il ne manquerait plus qu’une attaque spéculative contre la livre la fasse plonger comme en 92 pour que le tableau soit complet...
Vu d'ici, le retour des Tories sur fond d’allongement des queues devant les job centers, au moment même où le PS se déchire sur sa stratégie (enfin, à l’un des moments où le PS se déchire sur sa stratégie puisque c’est à peu près la seule chose qu’il sache faire) serait pourtant dramatique. Emmanuelli, que l’on n’entendait plus beaucoup, reprendrait du poil de la bête. Fabius, qui semblait se recentrer, re-re-re-redécouvrirait Marx. Ségolène, à qui il arrive parfois de reconnaître des mérites au New Labour, désapprendrait le peu d’anglais qu’elle connaît. Même Valls serait forcé de mettre un peu d’eau dans son ale.
Le plus paradoxal, d’ailleurs, serait de voir les fortunes franco-anglaises se mettre à diverger dans l’autre sens, le sarkozysme finissant par faire la preuve de son efficacité en parallèle d’un échec du brownisme. Eh, quoi, tout est possible, non ? Car si je n’exclus pas totalement une certaine forme de réussite économique et sociale pour l'aventure Sarko, je serais terriblement déçu par l’incapacité des travaillistes à ne rien construire de durable sur les fondations creusées par Blair. Ok, les choses vont mal en Grande-Bretagne et, comme on dit là-bas lorsqu'on a le moral dans les chaussettes et qu'on se prend pour des Français, it’ll get worse before it gets better. Et l’absence totale de charisme, de technique et de vision de Gordon Brown augure mal du résultat des prochaines législatives (dans deux ans au plus tard) si même les sièges les plus imprenables lui échappent en cas d’élection partielle.
La chance de la gauche britannique, et la nôtre par ricochet, c’est qu’il reste encore une poignée de jeunes loups dont la mémoire des temps meilleurs ne s’est pas effacée ; capables de rappeler que, à tout prendre, l’héritage n’a pas encore été totalement dilapidé et que, par n’importe quel standard social, sociétal ou économique, la situation s’est améliorée avec la gauche même si un gigantesque boulot reste à faire.
Mais que les jeunes loups en question ne parviennent pas à mettre Brown à la porte — et il est tout de même merveilleux qu’il suffise de le challenger pour y parvenir, ça c’est de la démocratie ! — et ce sera le retour au n’importe quoi standard de l’Angleterre de l’après-guerre et à une réécriture du blairisme par les archéos dans les livres d’histoire. Des livres d’histoire qui, une fois traduits en Français, ressembleront plus à du Nouveau Parti Anticapitaliste qu'à du New Labour.
© Commentaires & vaticinations
Thank you, Hughes.
Je suis un de ces loufiats milliardaires ultralibéraux vivant a Londres pour ne plus avoir à payer l'ISF sur mon RMI.
Le New Labour est un zombie depuis longtemps. Blair n'a fait que consolider la lignée thatchérienne en arrondissant les angles les plus aigus.
A ses débuts la presse britannique le surnommait "Blinton" car il se calquait sur Clinton, avec la guerre en Irak il est devenu "Bliar" (liar = menteur).
Il n'y a aucun candidat valable pour le Labour et personne ne se presse vraiment au portillon. Brown est celui à qui on a donné la barre du Titanic.
Le Parti Conservateur est en crise car il ne peut guère se distinguer du Labour que sur des questions de valeurs (famille, avortement, etc), ou sur la bonne bouille du candidat. Car aucune déviation n'est possible sur le plan économique, budgétaire, de la défense, etc. Comme aux US, ou il n'y a guère de difference entre les programmes des candidats. Et c'est ce qui nous pend au nez.
Sarkozy marche sur les pas de Blair, en pire, parce qu'il a douze trains de retard et n'a pas tiré les lecon des echecs d'ici.. Attendez vous à des trucs tels que les partenariats privés pour financer les hopitaux publics, qui reviennent 40 fois plus cher à l'Etat sur 10 ans. Les services publics privatisés inefficaces et chers. Peu de bureaux de poste. La fonction publique fortement dégraissée et très fortement revalorisée. Etc.
En revanche, ici un politicien qui perd les elections ou qui a deja ete en fonction ne peut plus se representer. Ce qui fait qu'on a de nouvelles tetes regulierement, contrairement à la France ou on se tape les memes jusqu'au tombeau ou jusqu'à la prochaine révolution.
Rédigé par: Wonky | vendredi 01 août 2008 at 18:18
@Wonky,
Je n'habite plus Londres depuis longtemps, mais je suis la politique anglaise sur qq journaux et sur les 2 chaînes de TV "available" en France.
Je suis donc assez d'accord avec votre description du "Spin-Doctor" : Bliar.
Les français peu au fait de ce qui s'est passé en UK depuis 1/2 siècle ne sont pas plus capables de mesurer les dégats perpétrés par Blair que, (par contre), l'état de délabrement industriels ou l'avait trouvé Maggy dans une Angleterre qui n'était plus que financière.
Maintenant, Mon Ânesse du Poitou chérie, avec ses complices Michel Sapin et consorts et ses gourous de l'économie virtuelle du style "Liêm Hoang-Ngoc", veulent arriver au même degré de désertification économique !!!
Alors que Paris ne possède même pas cette pour pour la soif que représentait la City !
Pauvre de nous !
Rédigé par: Ozenfant | vendredi 01 août 2008 at 19:13
Désolé ! POIRE pour la soif !
Rédigé par: Ozenfant | vendredi 01 août 2008 at 19:14
Je ne vois pas la conjoncture économique s'améliorer suffisamment d'ici deux ans pour sauver le Labour
Rédigé par: Verel | vendredi 01 août 2008 at 19:58
Hugues,
Je crois qu'on écrit "Job centre" en anglais d'angleterre, pas que ça soit important mais bon ils vont se vexer à force.
Ozenfant, pourquoi ces guillemets autour du nom de Liêm Hoang-Ngoc ? C'est moche...
Rédigé par: BBR | samedi 02 août 2008 at 00:57
BBR,
Mea culpa, ne le ferais plus.
Rédigé par: Ozenfant | samedi 02 août 2008 at 11:52
Wonky,
Je peux comprendre qu'un type vivant en enfer cherche à changer les choses là où il est, mais j'ai du mal à saisir pourquoi on quitte le paradis pour s'installer en enfer. C'est la question que je me pose lorsque je lis des commentaires comme le tien, où encore les articles de Philippe Marlière, leader des expats français de gauche et anti-Blair.
Chaque fois que l'on essaie de parler de ce qui marche en Grande-Bretagne, on reçoit la réponse suivante : en réalité, rien ne marche et tout ça n'est qu'une immense fumisterie. Et à la limite, si quelque chose marche, ben c'est pas encore assez. Ca finit tout de même par avoir un petit parfum noniste bien casse-pied, modèle traité européen ou révision constitutionnelle sarkozyste : c'est pas mal mais c'est pas encore, ça, donc "Non"...
Ce n'est même plus agaçant puisqu'on s'y est habitué. Mais encore une fois, puisque qu'il ne faut jamais s'arrêter de remplir ce fichu tonneau des Danaïdes, je n'ai jamais pris l'Angleterre de Blair comme le paradis sur terre mais j'ai été frappé par les immenses transformations positives de ce pays au fil des ans -- en me basant sur ma propre période à Londres et à Manchester (87 à 89) et mes très fréquents séjours depuis mon retour en France. Dire que les choses vont moins bien dans la vie quotidienne des gens, pour l'emploi, dans les services publics, sur les salaires, etc. n'est même pas une contre-vérité, c'est juste une idiotie.
Deux indicateurs permettent d'en juger malgré le raccourcis évident qu'ils représentent : le niveau du PIB par habitant (inférieur de 30% au niveau français il y a 15 ans, supérieur de 10% aujourd'hui) et le couple taux de chômage/taux d'emploi (5% pour l'un, autour de 70% pour l'autre).
Quant aux problèmes qui restent à régler, la pauvreté, l'école, tout ce qu'on veut : nous avons les mêmes sans les avantages parallèles.
Mais tu lâches des exemples comme les PPP ou la baisse du nombre des bureaux de poste comme s'il s'agissait d'autant de preuves. Précisons tout de même que ces partenariats ont été inventés et développés en France il y a presque un siècle dans la gestion de l'eau et marchent plutôt pas mal. En outre, ils ont été largement revus dans leur fonctionnement pour ne pas désavantager les PME en cas d'appels d'offres. Pour les bureaux de poste, on entend les mêmes rengaines depuis des années et plus personne ne semble remettre en question le rôle et la nature d'un service dont les utilisateurs principaux ne sont pas le grand public mais les entreprises (combien de lettres envoies-tu par an à ta maman et à ton cousin Albert), soit une prestation qui appartient au secteur concurrentiel et n'est pas la lifeline des pauvres gens comme à l'époque de Colbert ou du Pony Express. En outre, les obligations de service public existent partout et l'on reçoit du courrier à J+1 / J+2 même dans les Highlands, figure-toi...
Faut-il, comme, tu dis, une « révolution « pour obliger les gens à s'envoyer des cartes postales et empêcher Veolia de gérer des réseaux d'eau bien plus performants que les régies publiques de bien des pays ?
En tout cas, ne reste pas là-bas plus longtemps. Soit ce sera la droite (tu n'aimes tout de même pas la droite, hein ?), soit ce sera Miliband (et c'est pire, hein ?). Reviens chez nous et contribue à l'émergence du grand parti anticapitaliste dont le boss est justement -- quoi de mieux pour comprendre le monde en 2008 ? -- un postier.
BBR,
Reviens quand tu veux avec d'autres commentaires passionnants.
Rédigé par: Hugues | samedi 02 août 2008 at 13:26
Eh, l'ami, te voilà bien pessimiste, tout d'un coup! D'abord, parler d'"expérience" blairiste est un peu fort de café pour une stratégie déjà appliquée par Bill Clinton aux US, sur deux mandats, et qui en Grande-Bretagne a permis au Labour d'obtenir, chose jamais vue à gauche, trois mandats consécutifs. Et je renonce à évoquer les précédents australien ou néo-zélandais, comme à faire remonter la 3e voie à PMF!
Ensuite, il est très excessif de craindre un retour du Old Labour (comme aussi du thatchérisme impitoyable): les deux grands partis sont fermement amarré au centre, c'est bien ce qui exaspère les esprits sectaires -- et qui oblige aussi à dramatiser les différences politiques entre eux, qui sont réelles et importantes même si elle restent dans le cadre de la démocratie de marché. Enfin même la conjoncture économique n'est pas si mauvaise que cela ici.
Brown est bien sûr un désastre personnel que je chronique à l'occasion, il n'en est pas moins New Labour (et ça a été un des malentendus pour certains!). Le successeur le sera aussi. Simplement il faudra sans doute en passer par une compétition entre plusieurs candidats différant par des inflexions et leur histoire personnelle. Mais il n'y a aucun prétendant crédible pour prôner la "rupture"...
Certes il ne suffit pas de remplacer Brown pour gagner un quatrième mandat: "13 ans ça suffit", ou même 12 si un nouveau leader (cet automne déjà ou le printemps prochain seulement) joue le coup de poker d'une élection anticipée, est un argument qui finit par toucher, en démocratie. Brown ne fermera sûrement pas lui-même discrètement sa parenthèse pour l'amour du parti; et ce genre de situation n'est pas bon pour l'image, surtout dans une conjoncture économique difficile. Mais le successeur peut éviter une déroute. Et il n'est même pas certain qu'il perde, face à des Conservateurs dont l'unité et la cohérence reste fragile: Cameron pourrait bien être leur Kinnock...
On peut rire (jaune) au souvenir des élections dont tout le monde reconnaît que Brown les auraient gagnées en octobre 2007 s'il n'avait pas changé d'avis. Cela aurait donné 5 ans aux travaillistes pour surmonter la conjoncture -- et remplacer Brown dans de meilleures conditions, quand son inaptitude au job serait ensuite seulement apparue!
Pour l'effet sur la gauche française, je suis quant à moi plutôt surpris en bien (malgré des accidents de parcours tels que l'antisarkozysme hystérique sur la révision constitutionnelle) de la solidité du réformisme, dont se revendiquent la plupart des écuries du PS (même si je ne m'illusionne pas sur les chances de voir Valls devenir premier secrétaire!).
Rédigé par: François Brutsch | samedi 02 août 2008 at 17:10
Hugues,
Qui as tu lu, disant que tout allait mal en Angleterre ?
En ce qui me concerne je ne fais que dire ce qui se passe aujourd'hui :
La force de l'Angleterre venait de la city et avec la crise de la finance virtuelle mondiale, la perfide Albion (que j'adore) est entrain de nous rejoindre dans le purin ou nous nous trouvons.
Il est impérieux de distinguer -the real economy- de la macro économie chère à nos vedettes cathodiques, Hugues !
"En plus des pertes financières qui s'accumulent, les réductions de personnel ont commencé dans les grandes banques d'affaire et établissements financiers, essentiellement anglo-saxons. * C'est un massacre sans précédent. * Certains prévisionnistes estiment qu'il y aura eu, à la fin 2008, 240.000 licenciements dans le monde financier anglo-saxon et européen. * Quelques présidents et CEO sont également dans les charettes, nantis de confortables musettes de $ millions et de $milliards de dédommagements. * Publié le 19 avril 2008.
http://www.wsws.org/articles/2008/apr2008/jobs-a19.shtml " :
"Norris ends on a pessimistic note: “With credit hard to come by, the real economy may be in for rough times, creating more loan losses. Wall Street may not need to beg for any more capital, but it is a good bet that its layoffs are only starting. There is not much need for the people who put together securitizations when there is virtually no market for such deals.”
Tu sais, je n'ai aucune conviction intime sur le sujet... seulement quelque expérience sur les blocages rédhibitoires qui empêchent les entreprises françaises de se développer et d'embaucher.
Rédigé par: Ozenfant | samedi 02 août 2008 at 18:50
Brutsh,
J'ai aussi été fan de Manuel Valls...
Jusqu'a ce que j'ai lu son livre !
Encarté au PS, j'espérais de toutes mes forces qu'il avait compris que nous avions besoin d'un économie libérale libérée de sa fiscalité datant des 30 glorieuses !
J'espérais de toutes mes forces qu'il avait compris que nous avions besoin de nous libérer d'un social élitiste que seules les 30 glorieuse avaient été en mesure de financer, pour enfin porter secours aux employés et travailleurs (15 millions) qui flirtent avec le seuil de pauvreté.
Las ! L'homme est habile, mais sous le verbe brillant, le squelette est frêle et j'en suis fort marri, car je ne vois pas qui, en dehors d’Hubert Védrine et Alain Richard ont assez les pieds sur terre au PS !
Rédigé par: Ozenfant | samedi 02 août 2008 at 19:02
Maître des lieux,
je ne vois pas en quoi "BBR" mérite votre aigreur pour avoir signalé pas méchamment que les Anglais écrivent "centre" et pas "center".
A moins que vous n'appréciiez les assez nauséabonds guillemets autour du nom d'un économiste d'origine viet-namienne ?
Rédigé par: Passante | mardi 05 août 2008 at 13:18
Passante,
Peut-être que lorsque l'on se donne un peu de mal pour écrire un papier avec un peu de sens, on se demande pourquoi quelqu'un décide de venir exposer quelque chose d'aussi microscopique. Je crois d'ailleurs que c'est ça qu'on appelle un troll, même s'il en existe de différents types.
C'est d'ailleurs ce que tu fais en en rajoutant une couche sur mon "appréciation" potentielle de ce qui serait "nauséabond". Je ne pense pas être aigre, mais je n'ai manifestement pas encore atteint le stade de sagesse auquel on ne se donne même plus la peine de répondre à ce genre de chose (il faudra que je demande à mon copain Sylvain de m'aider).
Mais si tu es vraiment concernée par l'usage de ce "r", il y a plus intéressant : oui les Anglais écrivent "centRe" parce que le mot vient du français, oui les Américains écrivent "centeR" parce qu'ils ont modifié l'orthographe de certains mots pour des raisons phonétiques.
Oui Job center s'écrit donc à l'anglaise, même s'il est parfois accepté, notamment au Canada -- un pays écartelé entre ces deux usages --, d'écrire "centeR" lorsque l'on parle du centre au sens de milieu et "centRe" pour un endroit où l'on se rend. Comme, surprise, dans le cas d'un "job centre".
Allons-nous maintenant poursuivre notre édifiante conversation sur ces guillemets et leur signification sous-jacente dans le commentaire d'un tiers ? Je ne suis pas d'accord avec Wonky là-haut, mais nous parlons au moins de la même chose.
Rédigé par: Hugues | mardi 05 août 2008 at 14:46
Hugues, calmez-vous, de grâce (vous ferez de toute facon comme vous voulez, vous êtes chez vous ici).
Simplement, BBR ne s'est pas montré agressif, et je ne pense pas qu'il ait cherché à troller. Je me fiche de ce "r", qui ne m'intéresse pas plus que vous, et je n'aurais pas fait sa remarque, mais je trouve dommage que vous, qui écrivez des billets que je lis et apprécie, vous formalisiez pour aussi peu. Je n'aurais pas dû m'en mêler, je suis désolée.
En revanche, et pour être quelque peu concernée par la chose, je vous rappelle que vous êtes responsable des commentaires publiés chez vous, y compris par un tiers. Et que celui dont nous parlons, donc, est fort désagréable à lire pour les viet-namiens d'origine, trolls ou pas. Et probablement pas que pour eux. (Il va de soi que je ne songe pas à vous faire un procès, ou même à dire que je pourrais vous en faire un, nous sommes bien d'accord. Mais vous êtes maître chez vous, encore une fois : agissez en conséquence). Quand on critique Siné, dont à tout prendre les propos en cause en ce moment ne sont pas plus condamnables, on ne publie pas ses semblables.
Pour le reste, je n'ai pas à parler du sujet du billet, vous le faites mieux que moi. C'est même pour ca que je vous lis.
Rédigé par: Passante | mardi 05 août 2008 at 16:00
Hugues Serraf: libéral de gauche!
Cher Hugues,
L'apologie du blairisme, de la privatisation de la Poste, la poste, de la crise financière pourquoi pas?
Je suis liéral au sens de Voltaire, Descartes, Rousseau, Kant et Hannah Arendt et J Habermas.
Mais ce libéralisme n'est pas le néo libéralisme, qui est un néo conservatisme déguisé, en bon français une néo réaction pour la contre réforme sociale et économique.
Le mot réforme Le Robert : changement, amélioration économique et social et social.
Tout le contraire du blairisme, du pseudo social libéralisme", le parti du business, du social libéralisme qui a créé en Allemagne une nouvelle catégorie sociale les travailleurs pauvres, comme en grande Bretagne .
Dans la vie cher Hugues, les mots ont sens relisez la langue du troisième Reich ou la langue de la cinquième république.
Lorsque les mots ont un sens, il faut choisir entre être néo réactionnaire et être de gauche, c'est à dire accepter que la question sociale est toujours centrale, que les privatisations ont des conséquences économiques et sociales: voir British railways...
Sinon vous jouer sur les mots et vous cherchez à surfez sur la vague, c'est un choix mais cela s'appelle l'oppportunisme.
Votre libéralisme est au libéralisme ce que le canada dry est au whisky.
Votre gauche est à la gauche ce que la grenadine est au vin, elle en a la couleur mais ni le goût ni la saveur.
Jean Bachèlerie
Rédigé par: Bachèlerie | jeudi 25 septembre 2008 at 14:46