Une dixième place aux Jeux Olympiques, il paraît que ce n'est pas si mal. Mais faut-il forcément s'en satisfaire ?
C'est à peu près aussi inavouable qu'une inscription à une salle de musculation : j'aime bien les JO. Et surtout, j'aime bien que la France en revienne avec le maximum de médailles. C'est comme ça, je n’y peux rien : ces grand-messes sportives réveillent immanquablement l'affreux chauvin qui sommeille en moi. Pas seulement les JO, d’ailleurs, mais aussi les coupes du monde de ceci ou de cela. Attention, je ne parle pas ici des vulgaires championnats de foot qui recommencent chaque année. Ceux-là, je vous les abandonne sans regret. D’autant plus que je n’y comprends pas grand chose, au foot. Enfant, je refusais déjà de collectionner les figurines Panini à l’effigie de Platini et de Rocheteau ; adulte, je ne jette un coup d’œil à L’Equipe en ligne que pour vérifier notre position dans le classement des nations à Athènes ou à Pékin… C’est dire.
Il faut savoir que, d’une manière générale, et depuis que je me suis moi-même transformé en sportif, j’ai du mal avec les couch potatoes qui savent tout de la stratégie de l’entraîneur du Real Madrid ou du salaire de Thierry Henry mais n’enfilent des baskets que pour aller promener le chien. D’une manière générale, mais sauf pour les JO : là, je fais comme tout le monde et je me plante devant la télé pour encourager les Bleus quelle que soit leur discipline.
Du coup, j’ai la déception facile. Et c’est surtout l'attitude humble et modeste de nos athlètes ou des gentils commentateurs du service public qui a tendance à m’agacer. Cette manière de se satisfaire de pas grand-chose, d’une cinquième place en finale, d’une simple présence à Pékin, de la joie de courir à côté, heu, derrière, les plus grands… Tout se passe ― lorsque nous nous contentons de faire de la figuration en athlétisme ― comme si le cliché (apocryphe) de Coubertin sur « l’essentiel » qui serait « de participer » était notre philosophie de base. Ok, on est là, dans une compétition, on s’est préparé pendant quatre ans, mais on n’est pas là pour gagner, juste pour participer… Tu parles !
Rien ne me hérisse plus le poil, d'ailleurs, que les discours absurdement lénifiants d’Albert Jacquard sur l’équation « gagnant-méchant ». Les compétitions sportives sont justement le dernier endroit où une courte crise de chauvinisme est, paradoxalement, sans le moindre enjeu guerrier. Vous avez une envie irrépressible d’envahir la Géorgie ? Pof, un petit cent mètres à vive allure et il n’y paraîtra plus. Vous aimeriez bien faire partie du club de ceux qui peuvent faire péter la planète à coups de bombinettes ? Essayez plutôt de monter sur un maximum de podiums, ça vous changera les idées…
Bon, cette année, pour ce qui est de la modestie agaçante, on était servis. D'accord, rapporté au nombre d’habitants, le décompte des médailles françaises n’est pas si mauvais. Et après tout, terminer à nouveau dans le top 10 sur près de 200 pays, ça n'est pas si mal, hein ? Mais pourquoi s’en contenter ? Pourquoi ne pas avoir, au contraire, l’ambition de faire mieux, de jouer les phénomènes de foire à l'australienne ou à la coréenne ? Heureux époux d’une citoyenne de sa Gracieuse majesté, déjà humilié par le choix de Londres plutôt que Paris pour 2012, j’ai dû subir, quinze jours durant, les sarcasmes de celle qui voyait ses champions s’installer en troisième position ― oui, en troisième position ! ―, juste derrière les Chinois et les Américains mais devant les Russes. Evidemment, les Rosbifs ont fini par se laisser remonter par les Popovs dans la dernière ligne droite, mais tout de même…
Moi, j’ai vibré avec Alain Bernard 100 mètres durant (alors que je nage, pour le coup, comme un fer à repasser). J’ai mentalement appuyé sur les pédales de Julien Absalon pendant sa finale (là, je suis un peu plus dans mon univers). J’ai même littéralement accompagné à la radio le boxeur Daouda Sow pendant son dernier combat, judicieusement programmé à l’heure de mon 10 km dominical ! Mais j’ai carrément grincé des dents en écoutant la flopée de gars et de filles en justaucorps qui semblaient n’avoir fait le déplacement que pour quémander des autographes auprès de leurs stars préférées.
Je connais bien les explications proposées à ceux qui s’étonnent de la faiblesse relative de la France ; ces histoires d’équipements insuffisants, d'infrastructures dépassées, de budgets étiques, de responsables de fédérations incompétents... N’empêche, il y a probablement quelque chose d’autre qui cloche, comme l’idée que se mesurer les uns aux autres est ultimement un peu malsain. Mais les JO ne sont pas juste du sport pour le sport. Les compétitions entre nations ne sont pas seulement le moyen d’aller prendre l’air et de se maintenir en bonne santé par la culture physique. Les athlètes qui se confrontent les uns aux autres ne sont pas à l’entraînement et j’imagine que, si toutes les caméras de France 2 étaient braquées sur moi lorsqu’il me faut plus de quatre heures pour terminer un marathon, même les fans de L’Equipe et les collectionneurs de figurines Panini zapperaient sur la Une.
Les JO sont un événement au cours duquel un petit groupe de jeunes gens hyper-affutés vient dire au monde dans quel état d’esprit se trouvent les millions de personnes dont ils sont les représentants. A cette aune, nous dirons qu’une dixième place française est plutôt bien payée. Raison de plus pour ambitionner de gravir quelques marches supplémentaires dans quatre ans.
© Commentaires & vaticinations
Hugues,
Bien-sûr, bien-sûr, moi aussi dans ma carrière multiforme, j'ai fait du sport pro et me suis arrêté, malheureusement à la médaille d'argent.
Je suis donc un accroc aux sports internationaux (pas le champ de France de foot, bien sûr!).
Mais le sport actuel à bien changé, il est désormais sous le signe du veau d'or (lui aussi).
Les pays qui ramènent des médailles sont ceux qui ont les moyens de se payer les meilleurs entraineurs, les meilleurs athlètes, les meilleurs stades, vélodromes, piscine, gymnases etc.
De petits pays comme la Jamaïque sont, il faut le croire, moins cons que nous, en se spécialisant dans une seule discipline, ils arrivent à se placer devant la France pluri-disciplinaire... à moins que les hormones de croissance ?????
Rédigé par: Ozenfant | vendredi 29 août 2008 à 11:44
Je vois que je ne suis pas le seul à trouver Albert Jacquard, chroniqueur multi-récidiviste sur France Culture, et ses théories absolument insupportables. Cela me réconforte quelque peu en ces temps de rentrée difficile et chargée de menaces...
Rédigé par: Monsieur Prudhomme | vendredi 29 août 2008 à 13:18
"... comme l’idée que se mesurer les uns aux autres est ultimement un peu malsain"
Égalitarisme, quand tu nous tiens !
Oui, il semble bien qu'en France, on préfère toujours le perdant au gagnant, qui est toujours suspect, et pas seulement en sport...
Rédigé par: before | vendredi 29 août 2008 à 13:38
J'entend ici ou la claironner que cette olympiade est celle qui nous a rapporté le plus de médailles : 40. Certes, mais le resultat d'atlanta était, a mon humble avis, largement meilleur : 37 médailles dont 15 en or: 5eme du classement.
C'est un mal francais que de se satisfaire d'un résultat -loin d'être mauvais- mais dont on sait pertinemment qu'il est moins bon que les précédents.
Une question se pose quand même : Et si dixième c'était mieux que premier?
Quand on voit la méthode chinoise pour "fabriquer" des champions, il y a de quoi être dubitatif.Et c'est valable pour l'économie chinoise. La chine est sans doute la première puissance mondiale, croissance record, et tout le toutim. Mais qui envie les conditions de vie des chinois?
Soyons ambitieux: visons la seconde marche ;)
Rédigé par: nicolas | vendredi 29 août 2008 à 14:21
"rapporté au nombre d’habitants, le décompte des médailles françaises n’est pas si mauvais"
ce classement des médailles par millions d'habitants a t il été réalisé, publié?
il me paraît en effet très intéressant et je gage que l'australie serait vainqueure...
nous serions en tout cas devant les chinois, américains et russes...
un point qui a été mal souligné me semble til est la proportion statistsquement aberrante" de médailles d'or chinoises...
des athlètes bien préparés doivent à priori se trouver à égalité sur les trois marches, ce qui est le cas des autres nations en haut du palmares...
pourquoi cette exception chinoise?
Rédigé par: face | vendredi 29 août 2008 à 15:30
Avec tout le respect que je dois aux messieurs-dames qui suent sang et eau sous le maillot de l'équipe de France (à vrai dire, je ne leur dois aucun respect, notamment pas quand à leur corps défendant ils servent la propagande de la dictature chinoise; mais comme j'ai un bon fond, à la rigueur je veux bien leur accorder une petite dose de sympathie)... je ne souscris pas du tout à l'idée idiote que leur fonction est de "dire au monde dans quel état d’esprit se trouvent les millions de personnes dont ils sont les représentants". Ces braves gens ne représentent ni moi ni mes concitoyens, d'où sort cette idée absurde? Ils ne sont ni élus ni délégués, ils suivent leur bonhomme de chemin dans la profession qu'ils ont choisie, c'est leur droit -- mais c'est également mon droit de m'en foutre complètement, et ce droit, j'en use abondamment et sans aucune honte!
Si j'admets volontiers que faire fonctionner un peu ses muscles est bon pour la santé (c'est pour ça que je prends l'escalier plutôt que l'ascenseur), j'affirme en toute tranquillité d'âme que je me contrefous que la France soit première ou 272e dans quelque sport que ce soit (dans les disciplines intellectuelles, ça m'intéresserait probablement davantage même si ça n'aurait pas de base plus rationnelle; question de tempérament),
Mon copain Hugues en conclura probablement que je suis l'un des innombrables responsables de la sinistrose ambiante et des papiers déprimants dans Libé... Mais vu qu'en tant qu'électeur noniste j'étais déjà responsable de l'annexion de l'Ossétie, je pense que je m'en remettrai.
Sans rancune, amis sportifs, mais franchement, vos exploits et vos échecs, j'en ai rien à secouer.
Rédigé par: Poil de lama | vendredi 29 août 2008 à 15:37
Ozenfant,
Tu étais aussi sportif de haut niveau médaillé d’argent ? En plus de tout le reste ?
Cela-dit, nos sportifs n’adorent pas le veau d’or mais le veau de bronze et c’est tout le problème.
Monsieur Prudhomme,
Albert Jacquard, pur produit de la méritocratie, bête à concours, est devenu l’ennemi du mérite et des concours mais doit se servir d’une position acquise avec ces moyens pour mieux les combattre. C’est intéressant, non ?
Nicolas,
Je dirais même plus : « Soyons réalistes, demandons l’impossible ! »
Face,
Je ne sais pas si le classement existe quelque part (c’est surement le cas), mais il suffit de prendre l’un de ces petits pays ayant gagné au moins une médaille comme la Moldavie. Pour ne rien dire de la Jamaïque et de 11 breloques.
Poil de lama,
Je te reconnais bien là. Pour l’Ossétie, je te pardonne presque : après tout, tu ne savais pas que tu allais entraîner le monde dans la troisième guerre mondiale en refusant de voter oui (enfin, tu t’en doutais sans doute un peu mais bon…). Mais pour les JO, un peu d’enthousiasme cocardier bon sang ! Et si la performance des sportifs n’est pas quelque part le reflet de ce qui se passe dans le pays, j’aimerais comprendre ce qui se passe avec la Chine.
Rédigé par: Hugues | vendredi 29 août 2008 à 15:59
"Si la performance des sportifs n'est pas quelque part le reflet de ce qui se passe dans le pays, j'aimerais comprendre ce qui se passe avec la Chine."
En effet, maintenant que tu le dis, ça me revient: du temps où l'Union soviétique avait un bilan globalement positif, était le phare du prolétariat et l'espoir des masses populaires, les sportifs soviétiques revenaient des Jeux avec de grosses tripotées de médailles, et déjà, cela prouvait définitivement que le régime des Popovs était dynamique et performant, en plus de sympathique et doté d'un incontestable soutien populaire.
Tu m'as convaincu. Vive le sport! Vive la Chine! Vive Brejnev! CCCP rules!
(Si je te fais grâce de la comparaison avec les jeux de 1936, c'est uniquement pour ne pas récolter un point Godwin, mais putain que c'est tentant.)
Rédigé par: Poil de lama | vendredi 29 août 2008 à 16:19
@face
"ce classement des médailles par millions d'habitants a t il été réalisé, publié?"
oui
http://obouba.over-blog.com/article-21918578.html
et
http://vidberg.blog.lemonde.fr/2008/08/25/les-bahamas-premiers-au-classement-des-medailles/
Rédigé par: Elias | vendredi 29 août 2008 à 16:21
Poil de lama,
J'ai dit que c'était un reflet, pas ce que ça reflétait. Tss, ces nonistes, quelle mauvaise foi.
Rédigé par: Hugues | vendredi 29 août 2008 à 16:31
Snob !
Rédigé par: cdc | vendredi 29 août 2008 à 17:02
Pour ce qui est de Jacquard le Pleurnichard, le foudroyé de Saint François d'Assise, je pensais qu'il avait définitivement disparu. Ben non, je me trompais.
Rédigé par: cdc | vendredi 29 août 2008 à 17:07
@ Poil de Lama : dans mes bras! je me sens moins seule ... ;-)
Rédigé par: coco | vendredi 29 août 2008 à 20:11
Mon cher Hugues,
Dans n'importe quel pays un peu moins conformiste que le nôtre (Aucun pays n'est aussi accroc aux diplômes), beaucoup de gens ont des carrières pluridisciplinaires.
Un seul "patron de blog" connaît mon vrai nom, car je lui demandais de saluer quelqu'un qu'il disait fréquenter dans son travail.
Alors, oui, une deuxième place dans une manche de Championnat du monde et une 6ème au Classement de l'année : Ce n'est vraiment pas terrible.
Un journal sportif spécialisé à fait il y a 5 ans une rétrospective sur moi, me décrivant comme "Le sportif le plus décevant du siècle dans le sport concerné".
Tu vois Hugues, que je ne fait pas d'illusions sur la valeur de mes exploits sportifs et surtout je n‘y ait jamais accordé beaucoup d‘importance !
C'est quand même bien Franco-Français de ne pas trouver normal qu'un sportif ait pu connaître des personnalités politiques, déposer des dizaines de brevets Européens, avoir travaillé sous les ordres de JL Lagardère et géré par la suite trois Entreprises.
On dit que "la punition de menteur est de ne jamais croire personne", heureusement que le ton narquois que tu as employé te laisse le bénéfice du doute (lol).
Si par le + grand des hasards cela t'intéressait, (car ce que je viens de dire est loin d‘être exhaustif), tu peux m’envoyer ton adresse Email !
Rédigé par: Ozenfant | samedi 30 août 2008 à 19:30
Poil de lama,
Etant entièrement de bonne foi (lol), contrairement aux croyants (politiques, mystiques et autres). dixit Gide : "La bonne foi est une vertu essentiellement laïque, que remplace la foi tout court. "
Etant entièrement de bonne foi donc (re-lol), je suis conscient de la vanité et de la superficialité de mon parcours sportif, même quand je regarde avec intérêt mes successeurs à la télévision !
Donc je ne suis pas vraiment loin de ce que tu dis.
Par contre, j'ai beaucoup fréquenté les pays de l'Est en tant que sportif !
A l'époque j'étais anti-communiste primaire.
Mais ce que j'ai vu à l'Est, n'est pas pire que ce qu'est entrain de devenir la civilisation du veau d'or mondialisé. C'était en tous cas mieux que ce que vivent les 15 millions de Français d'en bas les plus pauvres.
Il est bon, de temps en temps de sortir du langage conformiste médiatique: Il n'a manqué au communisme que le moyen d'y convertir ses dirigeants !
Les Allemands de l'Ouest que j'ai fréquenté souffraient plus de convoitise envers les richesses (Mercedes/Rolex) de leur cousins de l'ouest que de leur niveau de vie !
Tu veux des renseignements précis ?
Rédigé par: Ozenfant | dimanche 31 août 2008 à 10:28
Je ne connais pas le monde communiste,mais me rappelle très bien la France des années 60,ce pays merveilleux des "trente glorieuses",chômage de 3%,croissance de 6%,avec une poltique économique colbertiste,étatique(il y avait même un Commissariat au Plan...si,si,comme chez les Popovs),bref,comme dans un rêve humide de Henri Guaino ou d'Emmanuel Todd.Hé bien,le niveau de vie des Français actuels,même des 15 millions les plus pauvres(les moins riches plutôt),n'a absolument rien à voir avec celui d'alors.Bon,revenons au sujet:le rapport entre le nombre de médailles et le développement d'un pays.Ben,la Suisse n'en a pas des masses,mais n'a pas grand-chose à envier en matière de développement ,même aux EU,et même les surpasse pour la santé et l'accès aux soins.
Rédigé par: rocardo | dimanche 31 août 2008 à 17:51
Rocardo :
"Hé bien,le niveau de vie des Français actuels,même des 15 millions les plus pauvres(les moins riches plutôt),n'a absolument rien à voir avec celui d'alors."
Au delà de la propagande des statistiques d'état sur le "niveau de vie".
Notion qui ne veut strictement rien dire pour les plus pauvres, puisque il inclus des Auto neuves, ordinateurs, jeux videos, écrans plat de TV etc... qui eux ont baissé et qui n'existait de toutes façons pas à cette époque.
Quand on analyse ce qui reste pour vivre à ces 15 millions de pauvres que vous n'avez visiblement jamais fréquenté, quand on a retiré les frais imcompressibles :
Il ne reste pas de quoi manger ce que le gouvernement conseille aux français aisés d'acheter pour manger sainement : des fruits et des légumes.
C'est une excellente méthode de dire que les pauvres vivent mieux qu'à telle ou telle époque et que DONC :
Ils n'ont qu'a fermer leur gueule !
C'est une bonne vieille tactique employée par les réactionnaires depuis des siècles.
Bien sûr, chez les vrais socialistes (pas dans la caviarocratie, bien sûr), nous condamnons fermement ces méthodes.
Des nouvelles du Parti des Simulacres :
François Hollande chef d’orchestre socialiste démissionnaire et ses fausses notes à La Rochelle la Huguenote. http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/08/franois-holland.html?cid=128401592#comment-128401592
Rédigé par: Ozenfant | dimanche 31 août 2008 à 20:26
15 millions de français n'ont pas de quoi manger et Libé n'a pas ait encore une seule une là-dessus ! Décidément le journalisme n'est plus ce qu'il était... Quand j'entends les chiffres des dépenses moyennes des Français en téléphonie mobile, je me demande s'il y a autant de pauvres que cela. A moins que la téléphonie mobile ne soit devenu un poste incompressible pour un foyer français ?
Rédigé par: Monsieur Prudhomme | dimanche 31 août 2008 à 21:09
Prudhomme,
Je suis bien d'accord avec toi, mon cher ! :
M'enfin ! Ces sales pauvres, heureusement qu'ils n'ont plus les moyens de venir polluer les beaux quartiers de la Capitale que notre Maire bien aimé a interdit d'accès au populo des banlieues.
Oh là là, j'ai des frissons de répulsion rien que d'y penser, ma chère...
Et ils auraient EN PLUS le droit au téléphone portable ?
Quand on est pauvre, on doit avoir la décence de savoir se concentrer sur ses besoins vitaux !
Ces affreux, sales et méchants ont les moyens de s'acheter de quoi devenir obèses en baffrant devant leur téloche, NON ?
Alors de quoi se plaignent-ils ?
Rédigé par: Proutmachère | lundi 01 septembre 2008 à 09:08
Les sportifs de haut niveau de la plupart des grands pays, dont la France n'est pas, s'entraînent beaucoup plus, font rarement des études et- oserai-je l'écrire- gagnent parfois la course de vitesse dopage/contrôle.
De plus,en Chine, 5 millions avaient réalisé les minima pour être sélectionnés mais le nombre était limité!
Rédigé par: Sportif | lundi 01 septembre 2008 à 11:37
Je vois que ma question impertinente a offensé le/la gentil Proutmachère. Pourtant ce n'était pas vraiment mon but.
Rédigé par: Monsieur Prudhomme | lundi 01 septembre 2008 à 13:05
Non,bien sûr,je ne fréquente pas le quart-monde,ô omniscient Ozenfant,mais rassurez-vous,pas les riches non plus.Mes grands parents étaient de milieu social très modeste(les paternels n'ont eu l'eau courante dans leur ferme qu'en 1970),mes parents,grâce à l'école publique tant stipendiée par Bourdieu,ont accédé aux classes moyennes,et je pense faire partie du décile supérieur français en matière de revenus,grâce aux valeurs de travail et d'épargne qu'ils m'ont inculquées(même s'ils étaient électeurs socialistes fidèles).Vous critiquez la notion de niveau de vie,mais on ne peut mesurer que des choses mesurables;et ce que vous ne pouvez nier,c'est que les indicateurs de santé n'ont cessé de s'améliore des années 50 à nos jours,alors qu'ils n'ont cessé de se dégrader dans le même temps en Union Soviétique.
Rédigé par: rocardo | mardi 02 septembre 2008 à 22:13
Hugues,
Je ne suis pas d'accord. Le sort joue un grand rôle dans le sport: si nous avions eu un chouia de chance en judo, en handball féminin et en boxe, nous finissions au niveau de l'Allemagne et devant la Corée du Sud. Et sans changer un iota à nos politiques, infrastructures et attitudes de semi-losers. Nous sommes une bonne nation sportive et ce n'est pas un ipon heureux à Atlanta et malheureux à Pékin qui va le changer.
Et non, je ne trouve pas qu'investir les bénéfs de la loterie nationale dans le sport de haut niveau - même si ça marche diablement bien avec le vélo anglais - soit un choix politique judicieux...
Vive les JO
Rédigé par: Pierre | mercredi 03 septembre 2008 à 10:43
Les anglais nous ont clairement montré la voie: pour avoir plus de médailles il faut mettre des sous. Beaucoup. La championne olympique française de BMX expliquait que sa concurrente britannique avait pu se faire construire une réplique exacte de la piste de Pékin pour s'entraîner (ce qui ne lui a pas suffi pour l'emporter, d'ailleurs).
On peut avoir envie d'une place plus glorieuse au classement, mais il y a quand même tout un tas de priorités pour lesquelles l'argent public manque (voir l'exemple du RSA). Donc, vive le financement privé !
Rédigé par: Gwynfrid | mercredi 03 septembre 2008 à 22:32