A Naples, quand deux petites filles se noient, tout le monde s'en fout. Est-ce que c'est déjà comme ça chez nous ?
Il y a bien longtemps que les journaux de sans-abri, à Paris, sont devenus le business exclusif des Roms. Vous vous baladez dans la rue, vous montez dans un métro, bing, voici qu'apparaît une bonne femme sans âge en fichu et jupe de paysanne balkanique qui vous colle sa méchante brochure en papier recyclé sous le nez. Et parce que ce canard n'a pas le moindre intérêt, avec ses mots-fléchés pour crétins ou ses adresses de restaurants pompées dans le Figaroscope, mais surtout parce que vous commencez à en avoir soupé, de ces Gitans roumains qui enlèvent le pain de la bouche des vrais pauvres et font désordre sur les trottoirs, c'est tout juste si vous prenez le temps de lui balancer un coup d'œil méprisant. Dans la rue, vous passez votre chemin. Dans le métro, vous la contournez pour aller vous asseoir en prenant bien garde à ne pas la frôler : on ne sait jamais, avec ces gens...
C'est qu'ils sont sales, non, les Roms ? Ils vivent dans des campements pourris sous les passerelles d'autoroute, élèvent leurs gosses sur des matelas récupérés dans des décharges et leur apprennent à mendier ou à faire le sac des voyageurs du RER. Ils ne travaillent pas, ne savent ni lire ni écrire et le seul vague talent qu'on puisse leur reconnaître, c'est de savoir jouer Hava naguila à l'accordéon. Oui, Hava naguila... Franchement, on se demande d'où ils sortent ça, ces pouilleux. Mais au final, parce qu'il se sont fondus dans le paysage, on finit par ne plus les détester activement. En fait, on les déteste dans l'indifférence, comme on déteste les pigeons qui dégueulassent les statues des squares et se disputent les restes de hamburgers près des poubelles des MacDo.
Ça doit être un peu comme ça aussi à Naples, où les Roms sont presque aussi nombreux qu'à Bucarest et construisent leurs bidonvilles près des montagnes d'ordures que Berlusconi va enfin faire enlever, maintenant qu'il a repris l'Italie en main. Alors les Napolitains, on comprend bien qu'ils fassent comme nous, qu'ils les détestent dans l'indifférence. Tiens l'autre samedi sur la plage de Torregaveta, deux crasseuses de onze et douze ans, habillées comme leur mère, avec ces nippes pour hippy des années soixante-dix, se sont débrouillées pour se noyer. A-t-on idée, aussi, d'aller se baigner en jupe à fleurs, surtout lorsqu'on ne sait même pas nager.
Mais heureusement que les Napolitains y sont habitués, aux conneries des Roms. Des heures durant, les petits cadavres recouverts d'une couverture sont restés allongés au milieu des familles à glacières et crème solaire protection 50. Hé quoi, ça prend du temps de faire venir les secours, la mairie, les pompiers, je ne sais quoi... Et puis ça n'aurait pas servi à grand chose de foutre en l'air son samedi parce que deux gitanes se sont noyées. Ça n'allait pas les ramener, hein ? Bon, il y a quand même une controverse, certains journaux expliquent que des Napolitains se sont sentis concernés, que les photos sont trompeuses, avec ces histoires de grand angle et de perspective... Que les familles à glacière et crème solaire protection 50 n'étaient finalement pas installées si près des corps... Va savoir. En tout cas, ce qui est certain, c'est que ces gens-là ne sont pas comme nous, qu'ils sont crades et ne savent même pas s'occuper de leurs gosses, qu'ils les laissent aller seuls à la plage alors qu'ils ne savent pas nager. A croire qu'ils s'en foutent, de leurs gosses. La femme dans le métro avec son journal sans intérêt, les petites filles avec leurs jupes balkaniques, qu'est-ce qu'on y peut ?
Elles s'appelaient Cristina et Violetta, elles n'avaient que onze et douze ans mais savaient déjà tout de nos clichés et de nos préjugés. Elles sont mortes.
© Commentaires & vaticinations
L'histoire ce serait déroulée de la même façon avec deux fillettes polonaises, arméniennes ou maliennes. Il s'est passé ce qu'on appelle en psychologie cognitive "l'effet spectateur", qui fait que la responsabilité se dilue avec le nombre de personnes présentes (ici une foule), le comportement de chaque individu se trouvant inhibé par de nombreux facteurs.
Darley, Latané "Bystander Intervention in Emergencies : Diffusion of Responsability" 1968
Chekroun, Bauer "Contrôle Social et effet spectateur : l'impact de l'implication personnelle" 2004
Expérience personnelle (qui pour d'autres s'appellera 'café du commerce') : sur une plage israélienne j'ai constaté un comportement unique et nouveau pour moi ; là-bas, chacun surveillait les enfants de tout le monde.
Rédigé par: all | vendredi 25 juillet 2008 à 09:06
Il semblerait qu'il y ai eu 4 fillettes. 2 ont été sauvées par les secours grâce à l'alerte donné par ... des vacanciers. La Repubblica (traduit par Libération.fr) : "Les courants sont forts. Ils emportent les gamines qui se mettent à crier. Leurs hurlements parviennent jusqu'à la plage. Deux baigneurs se précipitent pour leur porter secours, une femme prévient les secours avec son portable. Les nageurs parviennent à ramener l'adolescente de 15 ans et la fillette de huit ans . Mais Violeta et Cristina Ebrahmovich, âgées de 11 et 12 ans, sont emportées au loin par une grosse vague. Lorsqu'arrivent secours et pompiers, ils parviennent à récupérer les deux sœurs mais il est trop tard : impossible de les réanimer."
Enfin, le témoignage du journaliste napolitain qui se dit auteur de la photo en question vient contredire les indignations des médias français : "Il y avait deux groupes sur la plage. Ceux qui s'en fichaient et ceux, souvent des parents, qui ont appelé les secours et qui sont restés tout le temps près des noyées. J'ai pris la photo lors d'un des rares moments où les gens se sont éloignés. Surtout, je ne crois pas que cet incident soit lié à l'origine des deux filles. Les Napolitains ont essayé de les aider, comme s'il s'était agi d'Italiennes".
Donc l'histoire n'est pas exactement celle raconté par les journaux télévisés
Rédigé par: Jack Burton | vendredi 25 juillet 2008 à 09:19
All, Jack Burton,
Il s'agit peut-être de réactions scientifiquement documentées, mais j'espère ne jamais me trouver dans une situation où je ferais preuve d'autant d'indifférence.
Car la question n'est pas celle du sauvetage. Les filles étaient quatre, deux ont été sauvées et tout le monde n'est pas capable d'aller chercher des gens qui se noient dans une mer un peu forte. Les filles n'ont pas non plus été assassinées et il s'agit bien d'un accident.
Ce qui est choquant, c'est que l'on puisse faire comme si de rien n'était avec deux cadavres de gosses sur la plage.
En Italie, il y a un vrai problème de relations avec les Roms, entre l'attaque des camps, les accusations médiévales de s'en prendre aux petits enfants, etc. On les fiche, on relève leurs empreintes digitales, on légifère sur leur compte, etc.
En France, ils sont moins nombreux et c'est moins aigu. Mais j'ai quand même l'impression qu'ils sont peut-être le dernier groupe humain à propos duquel un discours bourré de clichés négatifs s'est construit et fait consensus : ce sont des gens sales, des voleurs, ils exploitent leurs gosses, etc. C'est le discours à la fois le plus raciste et le moins contesté que l'on puisse entendre.
Que leur refus de prendre place dans le système soit problématique, c'est une évidence. Mais que nous ayons le même rapport à eux qu'au moyen âge, ça ne va pas du tout. Cette histoire est simplement plus dramatique que les histoires de tous les jours avec les Roms, à Paris, à Francfort, à Genève, n'importe où en Europe en fait.
http://ricerca.repubblica.it/repubblica/archivio/repubblica/2008/07/21/indifferenza-male-peggiore-dei-rifiuti.html
http://ricerca.repubblica.it/repubblica/archivio/repubblica/2008/07/20/due-bimbe-rom-annegano-napoli-bagnini-riescono.html
Rédigé par: Hugues | vendredi 25 juillet 2008 à 10:23
Hugues,
J'ai une amie d'enfance qui à 6 enfants bien à elle, qui vote à droite, qui se fout de la gueule de Balasco quand elle va défendre les squatters, qui hait l'hypocrisie de la bien-pensance de la caviar-bobocratie (comme l'a appelée JFK). Qui est morte de rire en écoutant les pleureuses de gauche qui veulent bien des ROMS quand ils habitent loin de chez eux, là où ils pourront voler les pauvres. Qui reconnaît aux éléphants du PS la même forme d’hypocrisie que chez les cathos: cette dichotomie entre le paroles et les actes !
Pourquoi la bien-pensance des privilégiés de gauche fait-elle faire dans son froc de rire mon amie ?
Parce qu’elle n’a jamais rien dit pour défendre ceux qui souvent, dans le secret des familles détestent la France.
Parce que, comme moi qui suis de famille black-blanc-beur elle FAIT et ne parle pas.
Son 7ème enfant (adopté) est donc un petit orphelin Africain !
Rédigé par: Ozenfant | vendredi 25 juillet 2008 à 11:32
Hughes,
Merci pour ce billet émouvant.
Peut-être faudrait-il aussi que "nous" commencions à soigner un peu plus "nos" déictiques.
Dans ta réponse aux commentaires tu n'es plus dans le ton (exact et terrifiant) de la simulation du raisonnement ordinaire que tu utilises dans ton billet. Mais tu y glisses quand même (peut-être de manière inconsciente) les instruments fondamentaux de la sémiotique de l'exclusion : le "nous" et le "eux". Le "nous", je présume, c'est la communauté abstraite des gens qui venons te lire : quid de la possibilité donnée à ton/ta lecteur/trice rom de s'y reconnaître. Dans le "nous", de préférence que dans le "eux" !
Rédigé par: Testing | vendredi 25 juillet 2008 à 13:06
Ozenfant,
Qu'est-ce que tu veux dire ? Que ne pas être indifférent à la mort de ces filles ou plus généralement au sort de quelques centaines de milliers de personnes n'est qu'un luxe de bourgeois ?
Testing,
Je ne suis pas convaincu d'avoir beaucoup de Roms parmi mes lecteurs. Mais s'il y en a, ils auront compris où je voulais en venir, non ? Mais si tu veux mon avis, cette histoire est plus "terrifiante" que la question de la possibilité pour le président de s'exprimer devant le Parlement.
Rédigé par: Hugues | vendredi 25 juillet 2008 à 14:50
j'ai beaucoup de mal à comprendre comment on peut rester sur la plage à faire comme si de rien n'était, alors qu'il y a deux corps qui étendus, là juste à coté.
Je n'étais pas sur place, mais à mon avis, la taille des corps ne devait laisser aucun doute sur le fait qu'il s'agissait d'enfants. le minimum de décence, de dignité et d'humanité, c'est de ne pas faire bronzette à coté. C'est terrifiant cette affaire.
Je me pose quand même la question de savoir ce que les corps faisaient la et combien de temps a durée cette situation ... que je n'arrive pas à qualifier.
Les dépouilles avaient elles été repéchées et si oui par qui ? qui les a recouvert? qui les a finalement pris en charge?
Rédigé par: nicolas | vendredi 25 juillet 2008 à 15:15
Autant je suis choqué par les circonstances qui suivent la mort de ces deux fillettes, autant je n'arrive pas à comprendre ce qu'il y a de raciste à trouver que les roms sont des voleurs, des exploiteurs de leurs enfants. Ca me semble on ne peut plus factuel. Je ne vois pas ce qu'il y a de gauche ou d'humaniste à dire que c'est les roms en France sont des modèles d'intégration. Dit autrement : comment est-ce qu'on peut à la fois dire que les roms méritent une intervention sociale soutenue si ce n'est pas parce qu'ils sont voleurs, mendiants etc. à la base ? Je dis ça pour les roms, je pourrais dire la même chose pour les jeunes de banlieue : s'il faut un plan Marshall, c'est bien parce qu'ils ont 40% de taux de chômage et pour certains les pratiques délinquantes qui vont avec ; s'il n'y avait pas de problème, on ne chercheraient pas de solutions. Être de gauche, c'est vouloir sauver la dignité des populations vulénrabilisées en occultant leurs problèmes, ou vouloir leur donner les moyens de la dignité en apportant des solutions ?
Rédigé par: Francois | vendredi 25 juillet 2008 à 16:33
Hugues,
La compassion, c'est de recueillir un enfant, c'est d'oeuvrer pour que les ROMS que mon fils connaît bien (il vient de leur acheter une caravane, voici une semaine), se voient offert une alternative à leur errance.
Ceux qui ont ou veulent un métier, par opposition à ceux qui par tradition vivent de mendicité ou de rapine.
Le PS n'a rien fait pendant les années Mitterrand, propose t-il maintenant une action concrète, avec un calcul de coût par citoyen ?
A défaut d'action, oui, il me semble que la compassion idéologique est un luxe de bourgeois.
Bourgeois au sens de Flaubert, car je suis aussi un bourgeois !
Je ne dis pas çà pour toi, mais pour la gauche/caviar en général : Celle du sketch d'Alex métayer :
"Papa c'est quoi, être de gauche"...
Être de gauche, c'est savoir, comme la droite qu'il y a des pauvres, sauf que nous... on le regrette !
Dans mes entreprises j'ai fait une large part à l'intéressement du personnel aux augmentations de chiffre d'affaire, aux cadeaux et repas de Noël, aux salaires "au dessus de la moyenne de la profession".
La compassion dynamique qui propose des solutions, OK !
La compassion idéologique qui se contente de fustiger les méchants pas beaux : NIET !
Encore une fois, je ne dis pas que c'est ton cas !
Rédigé par: Ozenfant | vendredi 25 juillet 2008 à 16:51
Je ne comprends pas le foin qu'on fait autour de cette histoire. Au vu des commentaires, on comprend que le secours et la mort des fillettes est tristement banal : des vacanciers ont prévenu les secours, sur 4 fillettes emportées par les courant 2 sont mortes, ca arrive aussi bien sur les plages françaises.
Je comprends que ce qui vous pose problème c'est que les gens soient restés sur la plage à bronzer avec les 2 cadavres à proximité ; ils auraient du faire quoi ? Tous se mettre en cercle autour et pleurer ? Rom ou pas, ca m'étonnerait que ce soit ce soit différent en France dans le meme cas.
Quand des gens se sont tapés 50 bornes pour venir à la plage avec leurs gosses et que 2 ados bourrés faisant les cons se sont noyés à 300m, il est compréhensible qu'ils n'aient pas envie de gâcher leur aprem à cause de l'inconscience de 2 idiots, ca ne signifie pas qu'ils s'en foutent completement.
Je ne vois pas pourquoi le fait que ca concerne 2 fillettes Roumaines transforme ce comportement en acte inhumain et barbare, signe de haine raciale et tout le toutim.
Quand au problème des roms en France, venez à St Denis, on en a 8000. Vous pourrez voir passer des caddies plein de divers métaux ( prix de revente 30€, cout de réparation là où ils l'ont fauché plusieurs milliers d'euros ) et les voir répandre le contenu des poubelles sur le sol. C'est incompréhensible que l'Etat ne les prenne pas plus en charge : vu les dégats qu'il cause pour trouver de quoi survivre, ca couterait bien moins cher de dépenser de l'argent pour les loger dignement et chercher à les intégrer. Mais c'est vrai qu'en les stockant à St Denis on ne dérange personne...
Ce qui est d'autant plus étonnant pour moi, c'est que j'ai fait plusieurs voyages en Roumanie, et je ne vois pas comment on peut préférer vivre comme un Rom à paris plutot que comme un roumain en Roumanie ; sauf à être un paria dans son propre pays...
Rédigé par: FFB | vendredi 25 juillet 2008 à 17:10
Je ne sais pas si je suis très bien ce débat, mais lu en diagonale ça donne à peu près ceci: vu qu'il s'est trouvé sur une plage italienne des gens (qui, soit dit en passant, pouvaient parfaitement être des touristes allemands, britanniques ou moldovalaques) apparemment indifférents envers la mort de deux gamines (dont rien dans l'histoire ne dit d'ailleurs qu'ils connaissaient l'origine ethnique), alors donc l'hypocrisie de la caviar-bobocratie de gauche parisienne est à gerber.
'mande pardon? Quel rapport?
Qui se sent morveux, qu'il se mouche, mais moi je ne me souviens pas avoir jamais dit quoi que ce soit de raciste ni d'ailleurs de compassionnel sur les Roms, faute de les connaître assez. Confusément, j'avais plutôt tendance à les plaindre qu'à les détester, c'est tout. Cela fait-il de moi un sale raciste qui se réjouit de la mort des petites filles? Non? Ah, c'est pas à moi que ce discours s'adressait, très bien. Mais alors, à qui s'adressait-il?
Rédigé par: Poil de lama | vendredi 25 juillet 2008 à 17:12
Comme Poil de Lama.
Rédigé par: Antoine Block | samedi 26 juillet 2008 à 12:43
Poil de lama, Antoine Block,
Testing plus haut me reproche de ne pas tenir compte des Roms parmi mes lecteurs et souligne l'usage incorrect de "eux" et "nous" dans ma note.
Quant à vous deux, vous me reprochez de vous inclure dans ce fameux "nous"...
Mais disons que le "nous" ne concernait que les pauvres pécheurs dans mon genre, qui se rendent parfois coupables de pensées impures et égoïstes, pas les vrais gentils -- ceux qui pourraient sans doute jeter la première pierre sans sourciller.
Rédigé par: Hugues | samedi 26 juillet 2008 à 13:04
Poil de Lama,
En france, au maximum 50% de la population PS/UMP + Centristes. (Les réacs + les démo-cathos + plus le PS/caviar) se partagent 95% des députés.
Les 30 à 40% sur les 50% de la population restante sont les "quart monde français, il n'existe ni aux yeux de la presse, ni aux yeux de ceux qui devraient (c)ensés s'en préoccuper: les socialistes.
En France 3 femmes chaque semaines sont assassinées par leur conjoint : Bizarre, là la presse de la gauche-caviar s'en tape !
Tu veux que je te fasse plus de dessins !
Le foulard islamique n’est jamais imposé à la femme musulmane, puisque le Coran ne le demande pas… http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/07/le-foulard-isla.html#comments
Rédigé par: Ozenfant | samedi 26 juillet 2008 à 20:02
Un peu provocateur mais pas tant que ça...
J'ai déjà fait du tourisme dans des cimetières, au Père-Lachaise ou dans des cimetières de campagne. Des cadavres étaient en train de pourrir à quelques dizaines de centimètres de moi, juste cachés par des dalles.
C'est mal de ne pas mettre fin à ses vacances parce qu'on est à quelques dizaines de mètres d'un cadavre mais sans dalle protectrice ?
Pendant le temps que j'ai mis à taper ce commentaire, plusieurs dizaines d'humains sont morts, certes pas à quelques mètres de moi mais ça change quelque chose ? Je devrais renoncer à faire quelque chose de si futile que d'appuyer sur "Poster" et pleurer ?
À partir de quelle distance d'un cadavre reste-t-il décent de continuer à s'amuser ? La présence d'un écran opaque réduit-elle cette distance ?
Rédigé par: Un peu provocateur | dimanche 27 juillet 2008 à 11:23
Y a-t-il toujours des naïfs qui pensent que nous sommes encore dans un pays civilisé ?
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/violences_conjugales.pdf
Rédigé par: Ozenfant | lundi 28 juillet 2008 à 11:54
Les meilleurs commentaires sont ceux de la grand-mère des victimes ainsi que de leur mère - http://ibnkafkasobiterdicta.wordpress.com/2008/07/24/barbarie-a-naples/ ...
Rédigé par: Ibn Kafka | lundi 28 juillet 2008 à 20:28
Il n'y a personne qui lit Rue 89 ici ? Faut se renseigner, les mecs.
http://www.rue89.com/2008/07/26/en-italie-la-photo-des-roms-qui-fausse-lhistoire
Faudrait peut-être voir à faire abstraction de la photo sensationnaliste à souhait, avant de gueuler au racisme...
@ FFB:
Parce que les Roms se font jeter par les roumains eux-mêmes. Cela dit, ces derniers n'ont pas tout à fait tort non plus, vu les tombereaux de fric qui ont été données aux communautés roms, leur incapacité à s'intégrer et à se sédentariser, il est plus que compréhensible qu'ils en aient marre.
Rédigé par: Polydamas | mardi 29 juillet 2008 à 16:48