… Et les mois qui suivront seront terribles, n'en doutons pas.
Que nous soyons une nation de déprimés, ça n'est pas nouveau. Mais que nous puissions l’être chaque année un peu plus reste un grand mystère. Le baromètre INSEE de notre moral collectif enregistre ainsi, apprend-on ce matin, un énième record à la baisse. C'est bien simple, nous n’avons jamais été aussi angoissés qu’en ce mois de juin 2008 — du moins depuis qu’on s’avise de mesurer scientifiquement notre capacité à broyer du noir.
Entre le chômage de masse qui perdure (on veut bien croire l’INSEE quand il dit que nous sommes malheureux, pas lorsqu’il affirme que chômage recule. Les stats ne doivent pas venir du même bureau), le logement qui se fait rare (n’allons nous pas tous finir sur le trottoir ?) et le climat qui se dérègle (avant, il faisait chaud l’été et froid l’hiver, souvenez-vous), comment ne pas voir que la France n’est plus qu’une vaste plaie à vif, un terrible puits de souffrance…
Mes œillères de bobo parisien m’empêchent peut-être de saisir la profondeur du malaise, tout comme un cercle de relations intégralement composé de CSP+ propriétaires de maisons à la mer et de chalets au ski m’évite d’être confronté de trop près à la misère, mais je me demande si tout ça n’est pas un poil surjoué. Tiens, l’été commence à peine et l’on nous promet déjà une rentrée sociale mouvementée. Mais l’été a-t-il jamais commencé sans que l’on nous promette une rentrée sociale mouvementée ? Ces derniers mois, les profs nous ont alerté sur la casse terminale que subissait l’Education nationale (mais les profs ne nous avertissent-ils pas de l’imminence de la catastrophe depuis des décennies ?). Les syndicats nous ont annoncé la fin des services publics (mais ils nous l’annonçaient déjà au moment du débat sur Maastricht. Existe-il encore des bureaux de poste ou des gares ?). Clairement, un martien qui débarquerait dans les parages, lirait deux trois journaux, écouterait deux trois radios, aurait probablement le sentiment que la France, ex-pays de Cocagne, recevra la visite des quatre cavaliers de l’apocalypse dès le premier septembre.
Personnellement (et je commence à avoir un peu de bouteille), je ne me souviens pas d’une rentrée scolaire sans micro-trottoirs télé alignant les mères de famille expliquant que, non, cette année, ce n’est vraiment plus possible : les enfants iront culs nus à l’école ! Je ne me souviens pas non plus d’un JT de Noël ne présentant pas les mêmes mamans affirmant que les cadeaux se feraient rares sous le sapin, qu’un palier a été franchi, qu’il n’y a plus d’argent, que tout est fichu… D’ailleurs, le reporter chargé de ramener quelques images des magasins le jour du réveillon et qui ne dénicherait pas au moins un père de famille devant un caddy vide verrait certainement son contrat précaire interrompu séance tenante — pour le plus grand malheur de ses propres rejetons, s’ils comptaient sur autre chose qu’une orange enrobée d’alu dans leurs galoches aux semelles usées...
La France est, globalement, un pays confortable dont une partie de la population traverse de réelles difficultés. Mais le discours catastrophiste qui est notre ordinaire, les « ça va péter ! » répétés en boucle depuis les années soixante-dix, la désespérance entretenue avec délectation, l’interdiction de toute réflexion optimiste au prétexte qu’il serait honteux de sourire quand tant de gens souffrent sont-ils les meilleurs moyens de régler nos problèmes ? Moi, je suis convaincu du contraire. Mais il est vrai que je ne suis qu’un privilégié que ses œillères empêchent de voir la réalité.
Allez, bonnes vacances tout de même ! (« Hein, quoi... Comment oses-tu ? Salaud ! »)
© Commentaires & vaticinations
En gros, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes...merci Hughes, pour cette analyse d'une grande finesse.
Vous faites encore une fois des généralisations totalement abusives. Vous mettez tout le monde dans le même sac pour vous positionner comme "un vrai, qui pense par lui-même" tout en vous défendant par avance des accusations qu'on pourrait vous porter.
De la rhétorique de compétition, quoi, qu'on pourrait retrouver dans la bouche de nos meilleurs (ou pires, c'est selon) hommes politiques.
Juste comme cela, l'indice de l'INSEE est à son plus bas niveau depuis sa création en 1987, et si, comme les sondages, on ne peut en tirer une prédiction, c'est tout de même bien le signe d'une tendance, non ?
Pour les chiffres du chômage, sachez que "tout le monde" (comme vous semblez le penser) ne les met pas en doute. Par contre, les causes sont elles bien différentes selon les analyses.
Rédigé par : Moktarama | vendredi 27 juin 2008 à 14:33
Bravo pour ce billet!
Tous ces grincheux me font penser à Philipilus, vous vous rappelez ? Le prophète dans Tintin..
"Faîtes pénitence! La fin des temps est venue!"
Rédigé par : FB | vendredi 27 juin 2008 à 14:44
Moktarama,
Jette peut-être un vague coup d'oeil au dernier paragraphe de cette note. Se complaire dans son malheur, réel ou supposé, est-il le moyen d'en sortir. Te lèves-tu chaque matin en répétant, "je vais mal, je vais mal, et encore, ce n'est rien à côté de demain qui sera bien pire" ?
Ne crois-tu pas que la répétition, le martèlement, trente ans durant, de ce genre de choses ("c'est la crise, tout va mal, tout fout le camp, c'est la fin, ça va péter") soit de nature à donner le coup de pied salutaire au fond de la piscine ?
Au cours de la même période (depuis 73), d'autres pays sont passés par des cycles complets : un peu de confiance, un peu de déprime, puis encore la confiance. Pas nous : nous nous vautrons dans notre malheur. Ce n'est plus une crise, c'est un état d'esprit et je ne connais que ça en France alors que je viens d'avoir 44 ans et que mon expérience de l'étranger me montre que ça n'a rien d'indépassable.
Bien sûr qu'il y a des problèmes, plein de problèmes, mais quand les Français donnent le sentiment qu'ils vivent collectivement une terrible situation, quelle claque dans la figure de milliards d'êtres humains sur la planète. Nos problèmes, nous, nous avons des solutions pour les régler. Et chez Mugabe, qu'est-ce-qu'on fait, on se suicide ?
Rédigé par : Hugues | vendredi 27 juin 2008 à 14:51
Ca dépend...les français sont le peuple le plus critique au monde. On peut estimer que c'est mal, comme tu le fais.
Pour ma part, j'aurais tendance à penser le contraire. La preuve, c'est que malgré l'incompétence notable d'une partie de nos élites, on continue à avancer.
Par ailleurs, si les zimbabwéens sont dans cette merde, c'est aussi parce que ça fait 20 ans qu'ils ferment consciencieusement leur gueule - lu dans l'interview d'un zimbabwéen. Peut-être que s'ils l'avaient ouverte les choses se seraient passées autrement.
Enfin, assimiler "les français" tout en s'en détachant soigneusement pour montrer qu'on est au-dessus, ce n'est pas du meilleur gout.
PS : et je signale que l'indice INSEE a déjà été bon - nettement moins mauvais, en tout cas - , hein, ce n'est pas parce que les médias se complaisent dans le marronnier grincheux qu'il faut assimiler cela à "les français" .
Rédigé par : Moktarama | vendredi 27 juin 2008 à 15:12
Hugues. Tu ne pars pas déjà en vacances ?
Rédigé par : Christie | vendredi 27 juin 2008 à 15:12
Il faut quand même signaler, que depuis 15 ans on amené une politique consistant à ne pas trop augmenter les salaire pour maitriser l'inflation.
Aujourd'hui on n'a ni le beurre, ni l'argent du beurre(une inflation maitrisée).
Les gesticulations des syndicats m'importen peu. à force de crier au loup...
Le problème est à mon avis autrement plus grave: le cout du logement augmenté de 140% ces 10 dernières anéées, le pétrole, a franchi les 140 dollars le baril, les denrées alimentaires ont augmentés de 25% (produit laitier) à 50% (céréales). Moi je me demande comment font les gens qui touchent le smic, et à qui on vient royalement d'annoncer 0,9% d'augmentation.
"une partie de la population traverse de réelles difficultés". Pour sur, être en train de crever c'est une difficulté réelle.
Rédigé par : nicolas | vendredi 27 juin 2008 à 15:35
Moktarama,
En sommes, tu m'accuses d'avoir mauvais goût...
Christie,
Je pars, je reviens, ça va être très découpé.
Nicolas,
Donc, ce coup-ci c'est le bon ? C'est vraiment la fin du monde ? Il faut savoir parce qu'on a parfois l'impression que les Témoins de Jéhovah et autres sectes apocalyptiques écrivent les discours de Besancenot.
Rédigé par : Hugues | vendredi 27 juin 2008 à 15:45
Je n'ai jamais dis que c'était la fin du monde. Je suis plutôt d'accord pour dire qu'il ne sert à rien de broyer du noir, et que l'enthousiasme ça aide.
Mais ça n'est pas, loin s'en faut, suffisant pour remédier à la situation que nous connaissons actuellement. Ancien smicard, je suis véritablement inquiet pour les gens qui le sont toujours (ou ceux qui gagnent encore moins). Pour eux la situation n'a jamais été aussi tendue que maintenant! d'où le moral des ménages au plus bas.
Enfin j'ajoute que les déclinologues ont ceci de commun avec les cons: on ne peut pas leur échapper.
Et la rentrée sociale dans tout ca? On s'en fout en fait. A force de voir le chiffon rouge agité tous les ans, on s'y est habitué.
Rédigé par : nicolas | vendredi 27 juin 2008 à 16:35
"Pour eux la situation n'a jamais été aussi tendue que maintenant!"
Et le "jamais", cela remonte jusqu'à combien d'années?
5, 10, 30, 100?
Rédigé par : Verel | samedi 28 juin 2008 à 09:08
Bon billet.
A noter que la confiance baisse, mais que la consommation des ménages augmente !
Certes, il y a peut-être un effet inflation (je ne sais pas comment l'indice est calculé) mais ça reste tout de même troublant...
Rédigé par : Corto | samedi 28 juin 2008 à 10:15
Qui parle de "fin du monde" ?
À quoi bon caricaturer ?
Si l'indice du moral des ménages est au plus bas (ce qui, en soi, est un fait), cela repose sans doute pour partie sur des questions de représentations, mais peut-être aussi sur certains éléments factuels précis.
La précarisation généralisée, les temps partiels imposés, la stagnation des salaires, le chômage de masse, l'éradication programmée des classes moyennes, l'allongement de la durée de côtisation pour la retraite et le chômage des "séniors", le démantèlement progressif de l'assurance maladie, le déni de démocratie de l'UE, la communautarisation galopante de la société française (encouragée par le gouvernement), la raréfaction des ressources pétrolières, la crise écologique de grande ampleur qui menace, etc., etc., j'en passe et des meilleures.
Tout cela ne relève pas seulement d'un "déclinisme" de bon aloi, mais bien de la réalité objective. Que la déprime n'aide pas à surmonter la crise, j'en suis d'accord avec vous, mais ne préconiser que l'aveuglement devant les difficultés réelles, l'ironie et l'optimisme béat, c'est un remède qui porte un nom — la méthode Coué —, mais dont l'efficacité est pour le moins discutable.
Rédigé par : Antoine Block | samedi 28 juin 2008 à 13:02
@Antoine Block
"Tout cela ne relève pas seulement d'un "déclinisme" de bon aloi, mais bien de la réalité objective."
Euh non.
La réalité objective ça n'existe pas.
Donc inutile de perdre du temps à tenter de contrer votre listing quasi-religieux de ce qui ne va pas et que c'était mieux avant.
Vais relire Flaubert moi...
Rédigé par : Eviv Bulgroz | samedi 28 juin 2008 à 20:19
@Eviv Bulgroz :
Voilà une argumentation originale, à défaut d'être convaincante.
"La réalité objective ça n'existe pas".
Euh… si.
Mais je conçois que soutenir le contraire puisse être politiquement pratique et intellectuellement confortable.
"Donc inutile de perdre du temps à tenter de contrer votre listing quasi-religieux de ce qui ne va pas et que c'était mieux avant."
CQFD : pratique et confortable.
Rédigé par : Antoine Block | samedi 28 juin 2008 à 21:06
http://paris-carnet.org/
aka erreurdechargementd'lapage
Rédigé par : bidibul | samedi 28 juin 2008 à 21:30
En 1998 après la coupe du monde, ce fameux baromètre n'était-il pas au plus haut ?
Rédigé par : Monsieur Prudhomme | samedi 28 juin 2008 à 23:51
@Antoine Block
http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Hume#La_relation_de_causalit.C3.A9
Pour le moins auriez-vous pu nourrir votre catastophisme de superette ( précarité, éradication des classes moyennes -on les met dans des camps, c'est ça ?- démantèlement de l'assurance maladie) de quelques statistiques ou vulgaires chiffres, qui sanas être irréfutables, aurait éventuellement donner quelque poids à vos écrits.
Vous vous contentez d'énoncer une vérité qui devrait s'imposer à nous : Dieu n'est pas loin.
Rédigé par : Eviv Bulgroz | dimanche 29 juin 2008 à 12:22
Oui, oui Antoine B., Eviv Bulgroz a mille fois raison : La réalité objectine n'existe pas.
Disons que c'est une construction de l'esprit comme une autre. Vaguement moins mauvaise, dans sa démarche que les autres, à condition d'être modeste.
En être persuadé permet de mieux relativiser les choses et de savoir les remettre en question.
Mais il est vrai qu'en faire un viatique systématique destiné à faire l'économie d'un minimum d'analyse du réel, ne mène pas à grand chose.
Rédigé par : Oppossum | dimanche 29 juin 2008 à 15:00
@Eviv Bulgroz :
Nul "catastophisme de superette" dans ce que j'énonce, pas plus que de "religiosité" (où diable allez-vous chercher tout cela ? À moins que vous ne vous contentiez de l'y importer ?). La caricature de ce qui vous déplaît ne suffit malheureusement pas à en établir la fausseté, quoique vous soyez visiblement convaincu du contraire, à voir comme ce procédé constitue encore et encore votre unique forme d'"argumentation".
L'éradication des classes moyennes ne signifie évidemment pas l'on mette qui que ce soit dans des camps (d'extermination, je suppose, vous ne sous-entendiez pas des camps de vacances ?), et je trouve cet excès (qui se veut sans doute follement drôle) parfaitement déplacé. Mais peu importe. L'éradication d'une classe sociale, en tant que telle, ne suppose pas nécessairement la suppression physique de ses représentants. Ce n'est pas de la science politique, ni de la sociologie, c'est seulement du français.
Sur le fond, vous m'en voudrez sans doute de ne pas rédiger ce soir un rapport parlementaire complet et chiffré sur l'état de la France, mais si vous vous donniez la peine de lire les journaux et/ou de faire vous-mêmes quelques recherches, vous vérifierez sans peine tout ce que j'énonce (et rien que ce que j'énonce, je me méfie de votre propension à l'extrapolation délirante). Dans le cas contraire, merci de nous faire partager vos scoops.
@Oppossum :
Le tout est dans le "vaguement moins mauvaise". Je possède suffisamment (pas plus) de phénoménologie et d'anthropologie pour savoir la relativité et la fragilité des constructions culturelles, pour autant je ne crois pas que l'on puisse en inférer une totale insignifiance des mesures chiffrées, des données scientifiques et des observations factuelles.
"il est vrai qu'en faire un viatique systématique destiné à faire l'économie d'un minimum d'analyse du réel, ne mène pas à grand chose."
C'est exactement ce que j'avais en l'esprit. Il me paraît totalement absurde de soutenir que le travail à temps partiel non choisi ne s'est pas développé ces dernières années ou que le chômage de masse des plus de cinquante ans est une fantasmagorie, le tout au nom de concepts superficiellement compris, d'une relecture ajournée de Flaubert, ou d'un Hume grossièrement wikipédié. En fait, ce n'est que de l'idéologie maladroitement travestie.
Rédigé par : Antoine Block | dimanche 29 juin 2008 à 16:07
J'imagine qu'il faut vivre avec le Smic (comme 17% de la population active, et je ne parle pas des smicards à temps partiel) pour avoir le mauvais goût de redouter la hausse du prix de l'énergie et des matières premières alimentaires.
Rédigé par : Sasa | dimanche 29 juin 2008 à 16:12
Nicolas,
Comme Verel, j’aimerais bien savoir à quelle époque bénie l’on se réfère lorsqu’on dit qu’avant c’était mieux.
Antoine Block,
Mais qui caricature ? Je dis simplement que pour tous nos problèmes, la méthode Coué n’a aucune chance de fonctionner mais le catastrophisme permanent a toutes les chances, lui d’être efficace. Pour gérer un problème, il faut le nommer, pas le fantasmer. Ainsi, lorsque tu mets dans le même sac de l’horreur économique le temps partiel imposé (vrai problème) et l’allongement de la durée de cotisation (conséquence logique de l’allongement de la durée de la vie), tu fais justement dans la surenchère catastrophiste.
Monsieur Prudhomme,
Oui, c’est vrai. C’est pour ça qu’on a pris un entraineur incapable de gagner… Pour continuer à se morfondre !
Sasa,
Le discours ambiant était-il différent avant ce cycle de hausse des matière premières ?
Rédigé par : Hugues | lundi 30 juin 2008 à 14:37
@Hugues :
"Pour gérer un problème, il faut le nommer, pas le fantasmer."
Tout à fait. Encore faut-il accepter de le(s) nommer effectivement, plutôt que d'adopter des stratégies négationnistes (ou "autruchiennes" si vous préférez, ou méthode Coué) sur l'air de : "Tout va très bien, Madame la Marquise". Ce que fait quelqu'un comme Eviv Bulgroz en déclarant tout bonnement que la réalité n'existe pas !
Vous écrivez que l'augmentation du temps partiel imposé est un "vrai problème", mais que l'allongement de la durée de cotisation pour la retraite n'est qu'une "conséquence logique de l'allongement de la durée de la vie". Peut-être, mais il n'y a là rien de contradictoire. Je ne vois pas en quoi cela l'empêche aussi d'être un vrai problème pour les millions de salariés qui entrent désormais dans la vie active bien souvent à 25 ans et qui en sont jetés à 50. Cela leur fait donc 25 ans de cotisation (à supposer qu'ils aient eu dans ce laps de temps une carrière sans accroc).
C'est pourquoi je mettais en parallèle, dans mon premier commentaire "la durée de côtisation pour la retraite et le chômage des "séniors"". Il y a là comme une incohérence, non ? Leur imposer de travailler jusqu'à 68 ans et les jeter à 45 ? Ça ne ressemblerait pas un petit peu à un marché de dupes ? Et cette incohérence va générer de vrais gros problèmes et entraîner l'émergence d'une classe de retraités-travailleurs pauvres dont on peut douter qu'elle constitue un horizon souhaitable, tant au niveau individuel qu'à celui d'une société plus riche qu'elle ne l'a jamais été.
Enfin, je ne me limitais pas à l'horreur économique, puisque j'incluais les problèmes écologiques (on pourrait aussi ajouter la fracture numérique, etc.). Je ne faisais que lister un aperçu non exhaustif des problèmes (de tous ordres) réels qui peuvent peut-être expliquer un tant soit peu la baisse de moral des Français, sans sous-entendre que ces problèmes soient tous de même nature.
Rédigé par : Antoine Block | lundi 30 juin 2008 à 15:18
Cher Ami, tu te demandes si ce n'est pas honteux d'etre optimiste et de rire ? Sache que je suis moi-même un Optimiste (de plus en plus inquiet).
Je suis surpris que le Talmud ne t'ait pas enseigné que tu peux rire...au milieu des larmes !!!
Rédigé par : BiBi | mercredi 02 juillet 2008 à 23:48