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mercredi 18 juin 2008

Commentaires

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A mon avis, c'est aux bayrouistes de se positionner par rapport à nous, et non l'inverse. Ce qui est à nous est à nous, ce qui est à eux est négociable.

Sur l'Europe, lisez le papier d'Hubert Vedrines dans Le Monde daté du 20 juin. Il exprime, mieux que je ne pourrais jamais le faire, mon opinion depuis 2004 sur les traités et tutti quanti, et propose des solutions beaucoup plus intéressantes que les sempiternelles lamentations sur l'égoïsme des peuples. A gauche et en politique internationale aussi, le réalisme paie.

En attendant, j'hésite encore entre adhérer au PS pour seulement 20 € (et pouvoir lire les multiples contributions quasi-interchangeables - tout est dans le quasi) ou acheter Vincent Descombes Le Raisonnement de l'Ours et autres essais de philosophie pratique, Seuil, 24 €, ça donne sans doute davantage à réfléchir mais c'est plus cher.

Melchior,
Alternativement, tu peux adhérer au mouvement comvatiste pour pas un rond et lire toutes les contributions pour le même prix.

Notez cependant que la gauche n'a jamais remporté les élections en France qu'en pratiquant une certaine forme de culte de la personnalité dénoncée en son temps par Guy Mollet.

Mais je m'égare.

Allez, ce que m'évoque la question initiale sur le vif.

Penser le bien commun, c'est à dire avoir une part d'empathie suffisement grande pour ne pas penser le monde seulement à l'aune d'un intérêt personnel, ou d'un groupe d'intérêt, au dépent d'un ensemble qui les contient tous ,voilà une première caractéristique de ce qui fonderait le socle d'un homme de gauche, pour moi.
Pas ailleurs, je pense que certains hommes de droite portent aussi cette valeur.
Où se situerait donc la différence ?
Et bien peut être ne pas considérer que l'expérience et l'intérêt individuels seraient suffisants en soi , simplement contenus et protégés à l'intérieur d'un espace public , encadré par des règles ayant pour base une égalité des droits entre tous les hommes. (l'égalité des droits en gêne pas mal)
Ainsi, que nul ne soit privé de l'essentiel quand d'autres profiteraient sans vergogne de ce dont d'autres sont contraints de se priver.
Un homme de gauche selon moi, soutiendrait toute mesure concrète menant à ce que la majorité des hommes puissent jouir de ces mêmes droits.


Un homme de droite peut souvent s'arranger avec sa conscience quant aux inégalités et considère que
le devenir est rarement une question collective, mais plutôt individuelle ou de groupe d'intérêt.
Ainsi, considérer que parvenir à de hautes études est du ressort d'un finacement privé, n'est pas une idée socialiste, mais une idée conservatrice, c'est à dire du ressort des moyens suivant la classe sociale dont on est issu .C'est une idée individualiste.
La sélection par une réelle maîtrise d'un bon niveau d'instruction et un bon potentiel intellectuel rendent davantage justice à l'inégalité due au milieu d'où l'on vient.
D'où l'idée républicaine qu'une instruction publique solide et exigente est profitable à tous les hommes et juste.
Un homme prétendument de gauche ne pourrait concevoir que le devenir d'une seul homme ne serait pas lié à l'intérêt de tous. Partant du constat qu'un homme ne vient pas au monde avec des qualités égales à ses pairs.
Un homme prétendument de gauche ne verrait pas dans l'autre, le pair, l'appartenance à une hiérarchie définissant les hommes de qualités et les autres, qui ne le seraient pas. Ainsi, il ne pourrait considérer qu'un homme nait prédéterminé, mais que c'est sont milieu qui l'humanise aussi. Et que ce milieux peut faire défaut, d'où la nécessité de pallier et rajuster ce qui est de rater le devenir d'un seul.
Pour exemple, une réussite financière n'est pas due au un seul parcours individuel, mais à la conjoncture de relations entre plusieurs personnes.
Ce que sait un homme il le doit aussi à ceux qui sont venus avant lui .

Un homme de gauche ne pourrait penser que l'assistanat est une tare du fonctionnement d'une catégorie de personnes, il penserait que les conditions de vie données initialement aux personnes
ne sont pas constitutives d'une dignité essentielle pour mener à une autonomie suffisante .
Un homme de gauche penserait sans doute que lorsqu'on est obligé de travailler le dimanche pour que d'autres puissent dépenser leur argent , c'est bien plus en raison de l'indécence d'un salaire qui ne permet pas de vivre sans avoir à travailler ce jour là.
Je ne parle que des métiers du commerce.

Etc...

Bref, l'Autre est toujours dans la tête d'un homme de gauche, selon moi, comme un égal en droit et en qualité
qui le fonde humain .

Il y a des socialistes qui ne pensent plus l'Autre suffisement , helas. C'est un mal du siècle, qui n'est ni de droite, ni de gauche, ces termes là restant à redéfinir constament.

Je dirai donc, ceux qui pensent par intérêt et ceux qui pensent avec empathie.
Ceux qui veulent accumuler et ceux qui peuvent concevoir de partager.

C'est peut être simpliste, mais c'est cela pour moi.

Hugues, tu dis:
"Ozenfant : Attention de ne pas tomber dans les travers que tu passes ton temps à dénoncer. Ton expérience personnelle ne disqualifie pas celle des autres. Donc, non, je n’ai jamais géré de PME, mais j’ai passé pas mal d’années à enquêter et à écrire des papiers sur le monde de l’entreprise ce qui donne tout de même quelques billes au moment de régurgiter tout ça. Cela dit, je ne parle même pas de PME ici."

Où ais-je bien pu dire que mon expérience disqualifiait celle des autres ?
Au contraire, je souhaite une vraie discussion ou les expériences des uns puissent être mises dans la balance faces à celles des autres, et non simplement écartées parce qu’elles ne correspondent pas aux idées reçues à la mode (du moment).
Je ne parle pas des multinationales, car je n’ai pas géré de grosses sociétés, même si à une époque je voyais JL Lagardère tous les matins.... mais seulement des PMI/TPME.
Je parle uniquement du réel : De la relation étroite entre notre fiscalité adaptée aux trente glorieuses et de son incidence sur l’attitude du gestionnaire quand il sort son VRAI carnet de chèque pour retirer chaque mois ou chaque trimestre, de son VRAI compte en banque, d’énormes sommes concrètes de cotisations sociales et de TVA.
Là, il ne s’agit pas de prendre des décision théoriques, mais de ne pas mettre son entreprise en faillite pour ne pas avoir a repartir de zéro dans la vie.
Tu reconnaîtras que c’est un peu différent du discours du prof d’économie dont les paroles VRAIES ou FAUSSES n’auront d’incidence que sur le nombre d’idées reçues erronées, + ou - grand, qu’auront à digérer ses élèves:
AUCUNE SANCTION NE VIENDRA PUNIR les affirmations vraies ou fausses de celui qui ne prend QUE le risque de parler. La première chose dont on s’aperçoit quand on commence à gérer une entreprise, c’est qu’il ne faut surtout pas croire tout ce qui se raconte dans les écoles d’économie, de commerce où de comptabilité et de n’en retenir que les langages, les lois et les codes indispensables !

J’avoue que je me suis demandé ce qui peut pousser des adultes vaccinés à fuir une véritable discussion sur le fond, quand je dis une chose aussi simple et limpide que:
Il est nécessaire et indispensable pour une reprise économique que les patrons soient fiscalement incités à embaucher plutôt qu‘a thésauriser.
Je ne parle, ici, pas des sociétés aussi peu Françaises que les multinationales, d’ailleurs les patrons de PME assez souvent hostiles au MEDEF.

Je répète : Il est nécessaire et indispensable pour une reprise économique que les patrons soient fiscalement incités à embaucher plutôt qu’a la prise de bénéfices à court terme.

Cette phrase contient-elle en elle même des mots incompréhensibles ou maudits par l’idéologie dominante ?

@Orange,
"Bref, l'Autre est toujours dans la tête d'un homme de gauche, selon moi, comme un égal en droit et en qualité
qui le fonde humain."

Nous sommes bien d'accord, à condition que ce ne soit pas que dans la tête, mais aussi dans les actes.
C'est pour cela qu'en tant que gestionnaire j'avais spontanément installé des prîmes calculées sur l'augmentation du chifre d'affaire.
Malheureusement la pluspart des "socialistes" ne le sont plus qu'en parole :
Ils se précipitent pour défendre les squatters, mais même ceux qui ont largement les moyens de le faire N'INVITENT JAMAIS chez eux une de ces familles.
Ils défendent les "pauvres assassins d'enfants en série", mais refuseraient catégoriquement d'en prendre un chez eux en liberté conditionnelle :

Faites ce que je dis, pas ce que je fais est la nouvelle donne du soi-disant socialiste d'aujourd'hui !

Pourtant , de tout temps, le minimum vital de la dignité humaine à été d'accorder ses paroles avec ses actes.

N'apprend-on plus cela dans les écoles de la République ?

@Hugues : j'étais déjà lecteur et commentateur de ces écrits, et dans le même sens, il est agréable de voir que vous êtes cohérent.

Pour ce qui est du culte de la personnalité, je crains que le comvatisme souffre rapidement des mêmes dérives s'il prend sa juste place dans l'échiquier politique. Il semblerait que Bayrou en soit conscient pour ce qui est de son propre mouvement et envisage de quitter la présidence du MoDem pour se mettre en retrait. Compte tenu du manque d'élite connus au MoDem, il y aura de la place pour des blogueurs influents.

William Friedman est plus un analyste au sens anglo-saxon du terme, de tendance conservatrice et attentif aux facteurs d’armement et de force, dirigeant une société d’analyse (Stratfor) dont les proximités conservatrices, notamment du Pentagone, sont connues. George Pfaff vit hors des USA (à Paris) et il est, avec sa culture historique, l’un des commentateurs américains les plus aptes à comprendre les affaires européennes, et particulièrement les affaires françaises
Les idées de Pfaff et de Friedman sont totalement étrangère aujourd’hui aux élites européennes, surtout françaises, plus que jamais “européistes”, pro-anglo-saxonnes, pro-américanistes idéologiquement, adeptes de l’Europe à 27+ et ainsi de suite.
Mais que valent les conceptions de ces élites, hors de l’esprit de mode et d’un conformisme de fer absolument fermé?
Rien, sans nul doute, – avec la réserve que la médiocrité est aujourd’hui la vertu la plus aisément triomphante sans aucun doute si l’on s’en remet aux forces politiciennes, non-historiques en jeu. Donc, il ne faut pas trop compter sur les hommes, surtout en France. Mais il y a les événements, c’est-à-dire l’Histoire, qui fait très vite ces hommes petits, leur restituant leur réalité sans fard. Le fait est qu’après le “non” irlandais, la sauvegarde de la catastrophique orientation actuelle est de plus en plus malaisée, comme le note le Guardian aujourd’hui, avec la marque symbolique de cette orientation, déjà annoncée, que Barroso commence à être mis en cause.
https://www.dedefensa.org/article.php?art_id=5205

Ozenfant,

C'est vrai ce que vous dites, mais cela commence forcément par la pensée, car la conceptualisation de l'Autre est une structuration psychique construite à l'intérieur de la relation familliale , de l'éducation , héritée aussi de la manière dont on a été pensé soi même par ses propres parents.
(le problème de fond de notre société est de ne plus penser l'autre suffisement)

Il n'est pas non plus une tare d'avouer que malgré la capacité de penser l'Autre, certaines contradictions internes nous nouent, car l'idée de solidarité peut exister, mais sans être forcément pratiquée dans la vie courante de manière constante.
Mais ceux qui revendiquent le faire de manière publique dans l'intérêt général , y sont tenus à minima .

La contradiction peut mener un employeur par exemple à récompenser le personnel qui travaille et s'investit - puisque vous choisissez ce type d' exemple, je vous cite un des miens- et ne pas vouloir récompenser ceux qui s'investissent moins. Pourtant du point de vue des salariés, certains demandent un partage équitable de la richesse produite,suivant une grille de lecture différente de l'employeur, quand d'autres salariés demandent la récompense à la hauteur de leur investissement personnel.
Les coonséquences n'en sont pas les mêmes dans les deux cas.(ce qui réunit et ce qui divise ne prend pas le même sens)
Dans une petite PME, la différence entre les manière de vivre le travail est d'autant plus flagrante, que les personnes le sont et à la vue de tous .

A mes yeux, il n'y a pas de pratique constante chez l'homme de la solidarité, car alors nous parlons de personnes dévouées, voire de personnes absolues. Il suffit de s'interroger soi même pour voir tout ce qu'on ne fait pas si facilement.

Le problème des socialistes selon moi, c'est moins de mettre en acte leur discours, que de donner du fond celui ci , c'est à dire à minima qu'il soit habité, sortant ainsi des lieux communs et des affirmations
réduites à quelques phrases de communication.
On voit tout de suite la différence d'investissement entre une personne passionnée, habitée par ce qui la fait aller de l'avant (aimant son métier par ex, ou aimant voir les situations s'améliorer pour tous ) qu'une personne habile à simplement maîtriser la forme d'un discours .

Les personnes passionnées(sans forcément d' excés) cela veut dire qu'elles sont avant tout dans le désir(au sens psychanalytique).

Mais le lit du parti socialiste, c'est nous, d'une certaine manière.
Donc autant se mettre aussi en question.

Normalement mettre en acte ses paroles, c'est une valeur du ressort de la famille. Pas forcément de l'école.Parce que pour pouvoir le faire, il faut déjà que les premiers adultes que l'on cotoie le mettent en pratique et le nomment comme ayant du sens.
C'est une notion intérieure, pas un dogme.

Pour ma part j'essaye d'y tendre, mais par exemple, le fait que mon employeur veuille me réconpenser à la hauteur de mon investissement, me pose un cas de conscience, car c'est aussi un piège. Car alors je dois aussi intégrer qu'un jour je puisse être moins rentable pour lui, et vivre la mesure de cette soi disant qualité - notre société, sur ce plan ne fait pas de cadeau - élude toute les autres qualités que je possède par ailleurs .
Alors qu'est ce qui est le mieux ? Penser uniquement à moi, ou penser par anticipation une valeur plus large pour l'idée que je me fais de ce qui est important de préserver aussi , chez moi ou chez d'autres ?

ce n'est pas tant le fond de tes positions qui devrait t'inciter à t'interroger sur le fait qu'il semble que tu ne sois pas de gauche mais que le fait que tu te sentes obligé pour faire ouvert et moderne de prendre TOUJOURS la posture du contrepied de la gauche et de dire que la droite a raison...aprés sur le fond j'ai pas mal d'occurences avec toi.

Qu'appelles tu expérience ?
Pratiquer un métier, ou en parler ?

Tiens, je parle de ma famille (lol) :

Les bobos sont-ils de gauche ? https://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/06/les-bobos-sont.html#comments

Mais vous n'êtes pas seul ! Et n'écoutez pas ceux qui vous disent que vous n'avez rien à faire au PS, car c'est bien là que tout se joue. Des compagnons de route, vous en avez, à l'image de cette phrase extraite d'une tribune signée l'année dernière par Rocard et Pezet : "le socialisme français doit commencer par cesser d’agir sous le doigt accusateur de ceux qui s’arrogent une sorte de droit à dire ce qui est, et ce qui n’est pas, de gauche".(Libération, 14 juin 2007)

Que de politiquement correct dans tout cela! Vous réussissez l'exploit de vous dire de gauche tout en ignorant superbement ce qui est au coeur des combats de la gauche depuis le XIXeme siècle: la question sociale. Votre idée de gratuité des soins est intéressante, mais vous ne dites pas un mot de l'éducation, pas un mot de l'égalité (faute de gratuité...)dans l'accès à l'eau, à l'énergie, aux transports, à la culture. Pas un mot, ou presque, du défi environnemental, et des bouleversements qu'il va induire sur nos modes de vie si on veut le relever. Pas un mot sur la terrible menace que représente la religion du libre marché pour notre République sociale.
Sur l'économie, il y a un gouffre entre nous. Je suis au PS, mais je ne crois même pas que l'économie de marché soit "le meilleur système faute de mieux". Pour moi, c'est un très mauvais système qui prouve chaque jour un peu plus son caractère infiniment devastateur. Mais je suis forcé d'admettre que l'alternative reste encore largement à inventer, malgré des pistes intéressantes ici ou là. En attendant, il faut bien s'en accomoder. Mais je n'ai jamais accepté que ceux qui considèrent l'intervention publique comme un mal à éradiquer imposent leur point de vue à la gauche.
Sur la politique étrangère également, je me sens fort éloigné de vos positions.
Le sionisme, maintenant dépouillé de tout vernis socialisant, a montré depuis longtemps sa vraie nature: une forme particulièrement abjecte de colonialisme, qui fait de la vie de tout un peuple un enfer. "Un Etat juif et démocratique": oui, démocratique...POUR LES JUIFS (et encore, la société israëlienne est, dit-on de plus en plus inégalitaire, et une société trop inégalitaire ne peut, à mon avis, se dire démocratique ). Les palestiniens qui habitaient cette terre depuis des siècles comptent pour du beurre.La seule solution viable pour garantir les droits et la sécurité des deux peuples, c'est l'état binational. Mais c'est encore un doux rêve.
Idem pour l'atlantisme: comment pouvez-vous ne pas voir que cette grande puissance exerce aujourd'hui un rôle profondément négatif sur la scène internationale, et que tous les Obamas de la terre n'y changeront rien, quoiqu'en pensent les naïfs? Une diplomatie intelligente devrait tout au contraire chercher à contenir et isoler cette puissance nuisible, en nouant les alliances stratégiques nécessaires et en faisant entendre une voix indépendante sur la scène internationale, comme cela a été fait avec bonheur au moment de la guerre en Irak.
Concernant l'Europe, vous êtes fédéraliste? Pourquoi pas. Beaucoup de grands humanistes depuis le XIXeme siècle ont défendu ce qui semble de plus en plus être une utopie. Mais commment pouvez-vous ne pas voir que l'Europe du traité de Lisbonne et du TCE, c'est l'Europe des marchés, ET RIEN D'AUTRE? Comment pouvez-vous ne pas voir qu'en construisant cette europe-là sans les peuples, contre les peuples, vous faites le bonheur des pires nationalismes?
Comment pouvez-vous ne pas voir que tout ce qui, dans ce pays, peine à joindre les deux bouts, ne veut même plus en entendre parler, de votre Europe?

Globalement, votre profession de foi me semble bien être celle d'un bobo qui vit dans sa bulle...

Bon, eh bien, Hugues Serraf, encore bravo. Ca se passe de commentaire et votre déclaration de principe (que je découvre tardivement) me laisse à penser que la vie est plutôt simple dans sa complexité, pour peu que les buts à atteindre soient clairement définis.
Sioniste et pro-palestinien.

Rien à redire.

"Je suis hostile à la violence, d’où qu’elle vienne."

Comment, dans ces conditions justifiez vous la redistribution coercitive et - surtout - son appareil ?

gauche libérale.

Tu serais plus Rawlien que Hayekien. Cette présentation pas inintéressante montre que les clivages gauche droite sont de plus en plus périmés, ce qui ne signifie pas pour autant qu'un Modem mou et sectaire propose une voie plus attractive.

Le jacobinisme à la Française reste à repenser.

Bien qu'ayant ma carte ump (je ne detaille pas ce serait trop long, mais j'ai une reelle et humanitaire raison de l'avoir) je suis d'accord avec vous a 98%.
Desaccords : les 35h essentiellement, pourquoi est ce qu'on me contraint ?

maintenant il va peut-etre pouvoir nous dire pour qui il a voté, crotte alors!!
On lui accorde même le droit d'expliquer et de nuancer son choix si il a peur d'être mal vu par ces petits camarades...

;-)

Une énumération de votre positionnement sur différents sujets n'est pas une manière plus sotte que de grandes déclarations de principes abstraits pour affirmer votre orientation, contrairement à ce que semblent penser certains commentateurs. Au contraire, elle est la plus pertinente à mon sens.

Au final, sur la double échelle "libéralisme économique / libéralisme culturel" vous êtes en bas à gauche (mais pas trop). Moi aussi, même si pas systématiquement d'accords :

- Antiracisme : oui, naturellement mais plus généralement anti-nationaliste ou universaliste. Le division de l'humanité en Etats nationaux comme horizon indépassable me semble être une idée du passé, et une idée de droite justement. Corollaires : anti-sexiste, anti-homophobes, etc.
- Démocrate : oui, essentiellement mais aussi partisan de formes avancées de démocraties : proportionnelle, participation, transparence, décentralisation, fédéralisme... Corollaires : anti-autoritariste en général et donc naturellement anti-fasciste, anti-communiste, anti-clérical.
- ultra-libéral en dessous de la ceinture. Oui au mariage gay (ou plutôt à l'union civile pour tous et à l'abandon du mariage civil, parodie des pratiques des curés), à l'adoption pour tous, à la légalisation du cannabis (avec perception de la TVA) et à la dépénalisation des drogues dures (avec soins aux addicts plutôt que des poursuites judiciaires), hostile à la censure (la pornographie est un droit pour ceux qui souhaitent en consommer). Partisan également des maisons closes (autogérées, avec perception de TVA et la possibilité d'actions médicales et sociales).
- Oui aux soins pour tous, à l'éducation pour tous. Comme le dit un des personnage de West Wing : l'éducation doit être comme la défense : on doit y dépenser des sommes considérables et elle doit profiter à tout le monde).
- Athée et ultra laïque, mais partisan des libertés des croyants et curés : burqa, halal, so what ? Tant qu'ils ne tentent pas d'imposer leurs valeurs au reste de la société (cf. tentatives de censure diverses).
- Fédéraliste européen : l'Union doit avoir les moyens d'agir et doit être démocratique ;
- Atlantiste ou plus précisément partisan d'une solidarité entre les régimes démocraties (dont les Etats-Unis sont l'une des plus importants) dans les affaires internationales.
- partisan d'une économie sociale de marché (où l'Etat intervient le moisn possible mais de manière significative : mise en place de l'égalité des chances via l'éducation, réglementation pour éviter les abus : protection des consommateurs, relations sociales, et une solidarité pour les personnes en échec social).
- et comme vous sioniste (au sens où partisan de l'existance et de la sécurité d'Israël) et pro-palestinien (au sens où partisan d'un État palestinien dans des frontières sures et reconnues).

Je ne partage pas vos idées à 100%, mais j'ai bien aimé votre livre "anti-manuel du cycliste urbain" parce que depuis sa lecture, je me sens moins seul côté idées!

J'attends le prochain livre avec impatience et je recommande ce dernier opus, aux cyclistes urbains mais aussi aux autres!

Franchement, c'est couper des cheveux en quatre que de passer tout un billet à se demander si on est bien "de gauche". Comme si ça voulait dire quelque chose...

@KPM : Tiens, un centriste...

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