Com-vat est-il un blog de gauche ? Les éruptions cutanées qu'il suscite chez les détenteurs d'une carte officielle de progressiste prouvent-elles le contraire ? A l'heure des déclarations de principes, éléments de réponse...
La « gauche » comme métaphore politique est une invention relativement récente. Après tout, il aurait suffit au Tiers-état d'aller s’installer de l’autre côté de la pièce, par une belle journée de l’été 1789, pour transformer Olivier Besancenot en fer de lance de l'extrême-droite. Mais les choses étant ce qu’elles sont, ce terme anodin est devenu l’arbitre des élégances, le mètre étalon, le juge de paix permettant de distinguer les gentils des méchants.
Le problème, c’est que personne ne veut jamais être le méchant. Il est donc possible que mon appartenance putative à la galaxie des gentils ne soit qu’une mascarade, qu'un travestissement de mon hideuse personnalité... Oui, c’est très possible. Ainsi, on a pu voir que j’étais favorable à l’autonomie des universités ou au traité de Lisbonne, ce qui me place théoriquement dans le camp des affreux. A ceci près qu’il doit être assez facile de dénicher un trotskiste suédois allergique au centralisme éducatif ou un socialiste allemand amateur de documents juridiques denses et touffus... Ben quoi, l’internationalisme est une valeur de gauche, non ?
Recensons donc les grands principes du comvatisme (1) pour mieux le latéraliser. D’abord, et c’est même la donnée de base du mouvement que je viens de créer par inadvertance, je suis antiraciste. C’est-à-dire que je considère, avec les généticiens, qu’il n’existe pas de « races » à l’intérieur de l’espèce humaine et que les différences d’apparence entre les groupes humains ne justifient pas que l’on s’amuse à les classer — et encore moins à les hiérarchiser. Dans le même ordre d’idée, je suis démocrate : je pense que la société ne peut fonctionner qu’à la condition que ses membres puissent en élaborer les règles et s’imposer de les suivre en toute égalité.
Bon, évidemment, n’importe quel électeur sarkozyste peut se targuer d’être antiraciste et démocrate. De même, on peut très bien se promener avec une carte de l’UMP dans son portefeuille et se montrer tolérant — au sens où la plupart des religions, philosophies et cultures vous semblent dignes d’intérêt et de respect. Mais tout de même, l’anticolonialisme, l’anti-impérialisme et l’anti-sexisme figurent-ils dans les statuts du parti présidentiel ? A vérifier.
Je considère que la vie intime des individus ne regarde qu’eux-mêmes, dès lors qu’ils ont atteint la majorité sexuelle et qu’ils ne sont contraints à rien par qui que ce soit. Je suis donc favorable au mariage des homosexuels (et à l’adoption d’enfants par les mêmes, mariés ou non). Je pense que le cannabis devrait être légalisé, mais qu’il existe bel et bien des drogues dures qui méritent d’être interdites (ou d'être administrées sous contrôle médical). Je suis partisan d’une organisation sociale permettant à tous d’être soignés gratuitement quels que soient le coût et la nature du traitement dont ils ont besoin. Je crois également au droit universel à l’éducation, mais seulement jusqu’à la fin du secondaire : au-delà, je préfère faire payer ceux qui le peuvent et aider ceux qui en ont besoin. Tout comme je pense qu’il faudrait mettre allocations familiales et tarifs réduits divers sous conditions de ressources…
Je suis hostile à la violence, d’où qu’elle vienne. Le communautarisme heurte mon sens républicain et mon goût pour l’égalité des individus entre eux. Je suis probablement agnostique, mais je n’en suis pas certain (ce qui tombe sous le sens). Je suis résolument attaché à la laïcité « à la française », hostile au port d’insignes religieux dans le contexte scolaire mais pas dans le cadre de la vie au travail. L’immigration ne m’est jamais apparue comme un problème dans un pays d'à peine 60 millions d’habitants pour 550 000 km2, même si je trouve raisonnable de la maîtriser et de l’organiser. Je suis favorable à la régularisation des sans-papiers qui travaillent, postulant qu’ils n’auraient jamais trouvé un job si l’on pouvait se passer d’eux.
Je suis un pro-européen de l’espèce fédéraliste. Dans l'Hexagone, je milite pour la décentralisation et je suis convaincu que la subsidiarité, concept éminemment bruxellois, serait le meilleur des remèdes à notre tropisme jacobin. Mais je suis également atlantiste, au sens où je me reconnais, comme Français et comme Européen, une relation spécifique avec les Etats-Unis, dont j’apprécie les institutions démocratiques et de nombreux éléments du mode de vie ou de la culture. Cette sympathie pour le pays des Founding fathers ne s’étend pas à la frange chrétienne fondamentaliste et patriotarde que mes concitoyens croient majoritaire. Incidemment, je n’étais pas favorable à la guerre en Irak, même si la posture française ne m’a pas franchement satisfait. Je suis toutefois favorable au maintien des troupes alliées en Afghanistan, à la lutte contre le terrorisme (dans le respect absolu des libertés civiles puisqu'il n'y a plus rien à défendre dans le cas contraire) et à la préservation de la capacité de la France et de l’Europe à se protéger des agressions quelles qu'elles soient…
Hum là, évidemment, ça commence à chauffer. Anti-raciste, tolérant, tout ça… Ça colle. Mais atlantiste et favorable à l’envoi de troupes françaises chez les Talibans, c’est une autre paire de manches ! Allez, j’aggrave mon cas : je ne crois pas que l’économie de marché soit le meilleur système faute de mieux. Je crois que l’économie de marché est un excellent système. Je crois en l’Etat de droit, à la propriété privée, à la liberté d’entreprendre, à la concurrence. Mais je crois aussi en la fiscalité comme outil de redistribution et je pense que nous ne payons pas assez d’impôts sur le revenu (en volume et en nombre de foyers concernés) et trop de TVA. Je pense que le crédit (immobilier et à la consommation) est un merveilleux instrument d’amélioration de la qualité de vie ; que la constitution d’un patrimoine est une bonne chose mais que sa transmission doit être taxée.
Je crois en la responsabilité individuelle dans la gestion de sa propre vie et je préfère la solidarité à l’assistanat. Je ne crois pas qu’il existe de « bad jobs », pas plus qu’il n’y a de sots métiers. Je ne pense pas que les Français soient majoritairement en passe de se retrouver SDF. Je pense qu’il faut aider ceux qui ne peuvent pas s’aider eux-mêmes ou qui traversent une passe difficile. Je m’indigne de l’absence d’infrastructures permettant aux handicapés de mener une vie normale dans ce pays, ou de l’impossibilité de conduire des actions collectives en justice. Je suis conscient des déséquilibres démographiques qui imposent le recul de l’âge de la retraite, mais je suis scandalisé par la mise au rebut parallèle des séniors. Je suis pro-nucléaire par réalisme, mais attaché au développement d’énergies renouvelables par conviction. Je n’aime pas consommer, mais je sais que la consommation est le moteur de la croissance. Je suis pour l’ouverture des magasins le dimanche, mais favorable aux 35 heures. Je suis sioniste et pro-palestinien…
Tiens, c’est marrant, d’ailleurs, de conclure sur ce qui passera sans doute pour un impossible paradoxe chez ceux qui exigent le dialogue entre Israël et le Hamas mais qui pensent que parler à François Bayrou relève de la cour martiale. Bah, il faut bien s’arrêter quelque part et cette petite déclaration de principes du comvatisme se prolonge dans les textes du blog. Ah, j’oubliais : pour les demandes d’adhésion au mouvement, faites-moi un petit mail. Pour les procès en social-traitrise, faites comme vous le sentez…
© Commentaires & vaticinations
------------------------------------------------
(1) Le parfum individualiste de « huguisme » m’aurait immédiatement placé à droite. En revanche, le petit côté culte de la personnalité de « serrafisme » m’aurait renvoyé aux meilleures heures du totalitarisme rouge. L’absence de connotations et la neutralité sémantique de « comvatisme » étaient donc plus adaptées au contexte.
Le serrafisme n'aurait-il pas été trop angélique aussi ? :)
Rédigé par : Spurinna | mercredi 18 juin 2008 à 10:09
Me définissant comme libéral avant tout, je suis assez d'accord avec toi, et je me reconnais dans une bonne partie des tes valeurs...
Décidément comme je te l'ai déjà dit, tu n'as rien à faire au PS, tu ne maintiens pas assez de tabous pour avoir le profil ... (oh l'UMP n'est pas assez libérale non plus...)
Rédigé par : Gemini | mercredi 18 juin 2008 à 10:13
Je me sens assez comvatiste dissident... (Je m'interroge sur la nature et la portée de ma dissidence).
Rédigé par : melchior griset-labûche | mercredi 18 juin 2008 à 10:34
"La donnée de base c'est l'anti-rascisme". Belle audace dans un pays où le racisme (au sens "scientifique" type années 20)n'est défendu par personne ou presque (ce qui veut pas dire que n'importe quelle gueule passe partout, surtout dans certains quartiers).
Par contre ça montre bien à quelle point la gauche est toute nue idéologiquement: à part les polémiques sur le soit disant racisme de Sarko ou de l'UMP, qu'on met bien en premier pour cacher la foret, c'est quasiment le programme (donc, moins ambitieux que la pratique) de l'UMP que vous avez rédigé là.
Globalement je suis assez d'accord. Bémol de forme, il ne me semble pas pertinent d'assimiler la mariage à la vie intime. Le mariage, c'est d'abord un acte public. Là encore, pas de quoi différencier. Avec le prochain contrat d'union promis par Sarkozy, il n'y aura plus qu'une différence de nom.
Rédigé par : Corto | mercredi 18 juin 2008 à 10:47
Pour rebondir sur Corto (– Ouch ! – Excusez-moi !), j'ajouterai que s'il est hors de question de hierarchiser quelque « race », ethnie ou « haplogroupe » que ce soit, je crains qu'il ne soit un peu angélique de prétendre ne pas classer : tout le monde, sauf vous donc, le fait. Et davantage encore dans les sociétés les plus multi-metissées, où l'on disserte et prend position sur d'infinies et infimes nuances de couleur de peau.
Quant aux généticiens, à part leur détestable manie de tutoyer tout le monde, je ne sais pas ce qu'il faut penser de ceci :
http://www.igenea.com/
Rédigé par : Bilasou | mercredi 18 juin 2008 à 11:12
Je disside(?! désolé) avec Melchior.
Je suis pour la refondation et la création du néacomvatisme.
Rédigé par : Nollipap | mercredi 18 juin 2008 à 11:16
Gauche, ça ne veut rien dire. Fédéraliste et démocrate, en revanche, ça a du sens et je te recommande de t'interroger dessus. L'Europe que tu as essayé et essaies encore de nous vendre est une confédération où les décisions se prennent au coup par coup à l'unanimité (sauf exceptions, certes existantes mais marginales), et non une fédération où les décisions de l'instance fédérale peuvent s'imposer aux Etats membres y compris quand ils les désapprouvent (là encore, sauf exceptions). L'Europe ne sera pas une démocratie sans fédéralisme. Or la seule et unique fois où l'Europe a commencé à envisager d'être fédérale, c'était avec la majorité qualifiée dans la première mouture du TCE... enterrée sans coup férir et sous le son des joyeuses trompettes des ouistes dans ton genre, quand Blair, ton idole, a viré la majorité qualifiée pour la remplacer par l'unanimité, typique des structures confédérales.
Tu es peut-être de gauche au moins dans ta tête (encore que pour trouver que le libéralisme est un excellent système, il faut de fortes doses d'irréalisme droitier), mais tu n'es pas fédéraliste, et partant, l'Europe vers laquelle tu souhaiterais mener les électorats français, néerlandais et irlandais... n'est pas une démocratie.
Ce n'est pas une dictature non plus. C'est, comme disait le grand Charles, un machin. Et d'ailleurs, plus ça va, moins ce machin fonctionne, précisément à cause du refus de la majorité qualifiée que vous, ouistes, avez encensé au nom de votre libéralisme chéri.
Rédigé par : Poil de lama | mercredi 18 juin 2008 à 11:31
C'est une question intéressante. Quand j'ai eu dix ans, j'ai interrogé mon père sur la différence entre la gauche et la droite, et j'ai trouvé sa réponse très peu satisfaisante. Mais moi-même, aujourd'hui, je serai bien en peine de l'expliquer à un enfant de dix ans (c'est-à-dire sans avoir besoin d'une longue dissertation).
Pourtant la plupart des gens sont bien capables de se placer à gauche ou à droite,
et au-delà de tous les discours sur les changements du monde ou la nudité idéologique de la gauche, cette distinction répond à des questions sociales remarquablement stables au moins depuis le début de la révolution industrielle.
Rédigé par : Ulpien | mercredi 18 juin 2008 à 11:50
C'est quoi, un blog de gauche ?
Pour vous avoir souvent contredit au titre de ma mission de gardien des valeurs de la vraie gauche, permettez-moi de vous assurer d'une chose : juger autrui, qui qu'il soit, vous comme moi, le qualifier, l'assommer d'épithètes quels qu'ils soient, ce n'est pas être de gauche.
C'est à vous de dire ce que vous croyez être : d'ailleurs, c'est bien parce que les authentiques hommes de gauche s'en tiennent à cela que n'importe qui peut se dire de gauche sans être réellement contredit, hormis bien entendu par plus sectaire qu'un homme de gauche.
Rédigé par : Passant | mercredi 18 juin 2008 à 12:06
"Soins gratuits pour tous quels que soient le coût et la nature du traitement" ? Une dépense potentiellement infinie donc, aidée en cela par la démographie et la recherche médicale.
Une limite d'une manière ou d'une autre est inévitable si on ne veut y consacrer 100% du PIB.
Rédigé par : Yogi | mercredi 18 juin 2008 à 12:10
Tu te présentes quand au poste de premier secrétaire?
Je suis prêt à adhérer pour voter pour toi, même si ça coûte plus de 20€.
Rédigé par : Liberal | mercredi 18 juin 2008 à 12:18
Si je lis ton billet avec une grille de lecture "gauche française" (je peux le faire), et l'évalue avec le scoring qui permet de justifier de ton appartenance à ce courant, je vois que tu a coché deux cases éliminatoires : sioniste et atlantiste.
Donc pour moi tu n'es pas de gauche.
Rédigé par : all | mercredi 18 juin 2008 à 12:19
Je voudrais quand même vous poser une question même pas piège, Hugues : si vous êtes partisan de la gratuité des soins selon des modalités d'organisation restant à définir, êtes-vous également partisan de la gratuité de la nourriture, de la fourniture d'énergie ou d'autres services essentiels comme l'eau buvable, l'air assez pur, l'assainissement des eaux usées et un sol à peu près propre et sain (modalités d'organisation restant à définir) ?
Rédigé par : Passant | mercredi 18 juin 2008 à 12:23
Spurinna,
Absolument ! Assez d’angélisme à gauche !
Gemini,
Rejoins donc le comvatisme !
Melchior,
Tu n’as pas besoin de dissider. Le comvatisme reconnaît l’existence de courants.
Corto,
Je ne cherchais pas à être courageux ou iconoclaste en m’affichant comme antiraciste. Mais tu m’indiques que le racisme n’est plus un souci et j’en prends bonne note…
Bilasou,
Je suis antiraciste ET anti-communautariste.
Nollipap,
Bon sang, le mouvement existe depuis cinq minutes et il y a déjà trois courants !
Poil de lama,
Rome ne s’est pas construit en un jour. Le fédéralisme reste le projet ultime.
Ulpien,
Moi, ce qui m’intrigue, c’est la manière dont certains savent intuitivement si ceci ou cela est de « gauche ». Un problème se pose, une prise de position est émise, bing, ils appliquent le filtre et savent. Il doit y avoir des codes subtils que je ne maîtrise pas totalement. Le changement de ton sur la décentralisation (d’abord de droite, puis de gauche, puis re de droite est un bon exemple).
Passant,
Il n’y a pas de juges de gauche alors ? Je croyais que le syndicat de la magistrature était un repère de gauchistes…
Yogi,
C’est une donnée fondamentale du comvatisme comme l’antiracisme. Mais ça n’empêche pas la rigueur, le recours aux génériques, le déremboursement des médicaments inutiles et la pression sur les toubibs et les pharmaciens…
Liberal,
Toi aussi, tu vas créer ton propre courant ?
All,
C’est tout le problème, cette grille de lecture gauche française. Quid des gens de gauche en Israël et aux Etats-Unis ? Faut-il être français pour être vraiment de gauche ?
Passant (bis),
Non.
Rédigé par : Hugues | mercredi 18 juin 2008 à 12:40
Mon commentaire est pourtant explicite, mais je le répète. Loin de moi d'affirmer que les discriminations, agressions, ect... au fondement plus ou moins raciste ou xénophobe, n'existent plus (enfin, c'est pas non plus très courant).
Je dis seulement que c'est en aucun cas un caractère de différenciation entre partis de gouvernement, et ça depuis longtemps. D'où ma perplexité quand je vois ça arriver en premier…
Bilasoul, je crois voir ou vous voulez en venir. Des races "pures", ça n'existe pas, mais il y a quand même certaines caractéristiques génétiques plus courantes chez certaines populations que d'autre, ce qui permet de retracer le parcours des populations...
Honnetement, je ne pense pas que ça change grand chose.
Rédigé par : Corto | mercredi 18 juin 2008 à 13:12
@Corto : je ne sais pas trop où je voulais en venir.
Je voulais juste dire :
1- Prétendre que les races n'existent pas, c'est très bien, très joli, mais la plupart des gens sur cette planète classent les gens en ethnies (si l'on préfère ce terme) ou en groupes différents.
Dans une boîte où je travaillais, les employés étaient très forts à repérer qui était peul ou mandingue ou que sais-je (moi, j'avoue que je ne voyais que des Noirs, tout comme je ne vois souvent que des Asiatiques là où d'autres sauraient distinguer différents groupes plus finement).
2-Et en plus, ces caractéristiques sont identifiables par test génétique !
En fait, je n'ai pas vraiment de conclusion.
Rédigé par : Bilasou | mercredi 18 juin 2008 à 13:33
Hélas ! Cette sanctuarisation des dépenses de santé signe selon moi la faillite du comvatisme comme parti de gouvernement !
Je crains que ce ne soit pas en décidant que certains médicaments sont "inutiles" (bon courage) ou en faisant appel aux génériques qu'on étanchera la soif de santé de nos concitoyens et qu'on viendra à bout de toutes les maladies existantes et à venir, requérant tous les moyens de diagnostic et de soins existants et à venir auxquels chacun se targuera d'avoir droit !
Rédigé par : Yogi | mercredi 18 juin 2008 à 13:35
Il me semblait pourtant que Bourdieu, dans une célèbre vidéo, avait bien défini la différence entre la gauche et la droite. Tout est dans la façon de s'habiller.
A part ça je dois bien être d'accord avec 50% de votre truc et farouchement contre le reste, parfois tout contre d'ailleurs.
Essentiellement parce que les bonnes intentions (mariage homo, SDF, sans papiers, etc.)sont souvent le cache sexe de l'hypocrisie la plus totale; et que du coté de l'hypocrisie il faut bien dire que les Français savent marquer plein de bus.
Rédigé par : Merlin | mercredi 18 juin 2008 à 13:40
Corto,
Ça vient en premier parce que c'est important (dans le comvatisme historique). Ok, le racialisme de type Gobineau n'est plus de mise, mais je pense que ça reste une question de base qui impacte (presque) tout le reste.
Yogi,
Mais le comvatisme n'aspire pas à gouverner (tiens, il est un peu comme le trotskisme alors). Il entend seulement organiser la diffusion de ses valeurs à travers la société afin de la réformer. Le comvatisme est un humanisme.
Merlin,
Si la manière de s'habiller est un indice de son positionnement politique, je me demande ce que Bourdieu aurait fait de mon habitus de porteur des mêmes jeans-T-shirts made in China depuis l'âge de 16 ans.
Mais je crois que tu te fourvoies la position du comvatisme en matière de SDF et de sans-papiers. Si tu te rapportes aux textes originaux de la doctrine, tu seras surpris :
http://hugues.blogs.com/commvat/2006/12/les_misrables_l.html
http://hugues.blogs.com/commvat/2006/05/immigration_nou.html
Rédigé par : Hugues | mercredi 18 juin 2008 à 14:01
Amusant credo comvatiste :
Credo in unum deum et Patrem omnipotentem: "l’économie de marché est un excellent système".
Et in unum Dominum Filium Dei unigenitum : "la concurrence".
Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum :
"je préfère la solidarité à l’assistanat."
Agostique ? Pas vraiment...
A gauche ? A droite ? Le comvatisme comme nouveau centrisme, traçant le sillon du PS dans le champ centriste...
Ni droite, ni gauche : comvatiste !
Rédigé par : YR | mercredi 18 juin 2008 à 14:08
Un peu courte, ta réponse, mon cher Hugues. Rome ne s'est pas faite en un jour, mais le traité de Rome, c'était en 1957; depuis lors, l'Europe n'a pratiquement pas fait un pas pour passer de la confédération à la fédération, et le seul demi-pas tenté par le TCE a été aussitôt écrabouillé par ton homme politique préféré, sous tes applaudissements. Faut pas confondre "objectif à terme" et "promesse électorale pour la saint-Glinglin n'engageant que ceux qui l'écouteront" (et d'autant plus qu'à part com-vat, personne ne la fait plus...).
Rédigé par : Poil de lama | mercredi 18 juin 2008 à 14:26
Poil de lama,
M'en fiche : les demandes d'adhésion au comvatisme affluent. Je pense désormais éditer une carte de membre histoire de faire fonctionner l'économie de marché.
Rédigé par : Hugues | mercredi 18 juin 2008 à 14:30
Excellent texte! Je m'y retrouve en grande partie.
Je vais fonder la branche helvétique de ce mouvement, j'ai été dégouté par la position de notre gauche sur les jeux vidéos violents.
(Et je ne comprends pas pourquoi certains fédéralistes rejettent le Traité de Lisbonne. C'est un pas dans la bonne direction, pourtant.)
Rédigé par : Luk | mercredi 18 juin 2008 à 14:56
Je peux adhérer ? Je partage à peu près tout, sauf l'agnosticisme - et j'espère bien qu'on se rejoindra pour dire que cet aspect n'a rien à faire dans une liste d'options politiques.
Ah, et si on veut pinailler, non, je n'aurais pas mis l'antiracisme en premier. Ca ne doit pas suffire à justifier la création d'un courant, quand même.
Je ne veux pas dire que je doute de la nécessité de courants et de sous-courants : par exemple, je vois avec plaisir que Liberal adhère lui aussi. Vivement les futurs congrès comvatistes, qui seront largement aussi animés que ceux des Verts !
Rédigé par : gwynfrid | mercredi 18 juin 2008 à 15:17
Bon allez j'adhère également, ne pinaillons pas ... le comvatisme me vat très bien ...
On commence par quoi ? On créé la définition du comvatisme sous Wikipédia avec un copier coller de ton billet :) ?
http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Comvatisme&action=edit&redlink=1
Rédigé par : Gemini | mercredi 18 juin 2008 à 16:01
Je suis très très proche du comvatisme dans ce cas.
Quelques points où je diffère :
- l'interdiction du port de signes religieux ne devraient s'adresser qu'aux fonctionnaires et non pas aux usagers ;
- le sionisme, très peu pour moi, mais il faut forcément sans accommoder maintenant, tout en retournant aux anciennes frontières ;
- l'atlantisme, d'accord sur la coopération dans divers domaines, mais au niveau de la politique internationale, on n'est pas vraiment sur la même longueur d'onde (l'axe du mal et tutti quanti) ;
- la légalisation du cannabis : une fausse bonne idée, très dangereuse. Quoiqu'on en dise la dépendance est facile et les conséquences désastreuses pour ceux qui ne savent pas maitriser leur consommation.
Rédigé par : Bob | mercredi 18 juin 2008 à 17:16
s/sans accomoder/s'en accomoder/
Rédigé par : Bob | mercredi 18 juin 2008 à 17:19
Si je puis me permettre alors de vous poser une autre question, Hugues : estimez-vous que le système marchand de la médecine libérale, éventuellement soutenu par un système d'assurance-maladie privé obligatoire selon un régime proche de l'assurance obligatoire pour les conducteurs de voitures (liberté de choix de l'assureur et de certaines clauses du contrat) ne suffirait pas à garantir un accès raisonnablement universel et raisonnablement gratuit aux soins ?
Rédigé par : Passant | mercredi 18 juin 2008 à 17:30
@passant : ça peut poser des soucis vis-à-vis de maladies chroniques tel le diabète, ou des primes d'assurances plus élevées en cas de prédispositions génétiques, travail favorisant certaines pathologies
Rédigé par : Bob | mercredi 18 juin 2008 à 17:42
Il y a plusieurs points où on peut penser que la doctrine n'est pas vraiment "de droite", notamment sur la légalisation de la drogue, la régularisation des sans papiers, l'augmentation des impôts sur les revenus... Mais bon, le concept est probablement aussi fluctuant que celui de la gauche.
Poil de lama > Difficile de regretter le recul sur le fédéralisme et de s'en prendre aux "ouistes" en même temps. Ils ont toujours affirmé que le rejet du TCE n'apporterait rien de mieux, bien au contraire. S'il y a vraiment eu des fédéralistes "nonistes", ils se sont tout simplement tiré une balle dans le pied.
Rédigé par : xerbias | mercredi 18 juin 2008 à 18:10
Vous savez, bob, l'alcoolisme, le tabagisme, la consommation de drogues, l'âge, le stress au travail influent aussi grandement les performances d'un conducteur automobiles, sans que cela influe sur le montant des cotisations. Par ailleurs, les préjudices qu'on peut causer au volant d'un véhicule de 9 chevaux éligible à l'éco-bonus sont supérieurs d'un ordre de magnitude au coût de la plus longue et couteuse thérapie d'un individu donné, puisqu'on peut tout à fait causer des torts considérables à *plusieurs* personnes avec une seule voiture : donc, cette objection n'est pas réellement fondée.
Mais j'avoue que l'opinion d'Hugues m'intéresserait quand même beaucoup : par curiosité.
Rédigé par : Passant | mercredi 18 juin 2008 à 19:00
Xerbias: Il y a effectivement eu des ouistes pour dire ça, et ce sont les seuls à qui je n'en veux pas quoique ne partageant pas leur optimisme façon docteur Coué ni leurs choix tactiques. Mais ces ouistes intellectuellement honnêtes étaient très minoritaires parmi les ouistes, le gros des troupes se contentant, comme Hugues, de nous traiter de trotskistes attardés en se réjouissant sotto voce du sabotage du fédéralisme par Blair. Ce que je ne leur ai pas pardonné et ne leur pardonnerai sans doute pas de sitôt.
Quant à mon pied, il se porte bien: car après que la France a eu dit oui au TCE déguisé en traité de Lisbonne (d'ailleurs grâce à la trahison de leurs promesses les plus solennelles par mes ex-camarades socialistes), on constate, ô surprise, qu'on n'est pas plus avancés qu'avant car l'unanimité à 27 est pratiquement impossible sur la quasi-totalité des sujets. Le vrai facteur bloquant, ça n'a pas été le non français, mais l'unanimité à 27 requise par le traité de Nice. Sur lequel on n'a pas demandé l'approbation de l'électorat, et c'est bien dommage: ça aurait évité une immense connerie dont l'Europe ne se dépatouille visiblement pas.
Rédigé par : Poil de lama | mercredi 18 juin 2008 à 19:03
Quel fourre-tout !
Avant de se revendiquer de gauche, il faudrait comprendre ce que c'est.
Par exemple Jules Ferry était de gauche mais c'était aussi un colonialiste.
Bien sur vous avez le droit d'être libéral et de gauche. Mais quel est votre hiérarchie des valeurs ?
Une analyse quantitative des arguments ne me laisse pas de doute.
Personnellement je suis anticolonialiste avant d'être de gauche (question d'efficacité). Ainsi Je suis contre le bombardement de l'Afghanistan afin de leur apprendre l'émancipation sans les Talibans.
Etre pro-palestinien et sioniste, quelle blague, quel bien-pensant ce Hugues. Hiérarchisez et assumez non de dieu !!
Rédigé par : Eric Lauriac | mercredi 18 juin 2008 à 19:06
Eric Lauriac,
Ah tout de même ! Plus de 30 messages avant qu'un authentique gentil ne vienne me remettre à ma place !
Rédigé par : Hugues | mercredi 18 juin 2008 à 19:44
Camarade Hugues,
Pour 90% je suis d'accord avec toi. Dommage que tu n'ais jamais géré de société, çà t'éviterais d'être aussi naïf en matière de fiscalité et donc sur l'économie où visiblement tu es complètement largué et ne fait que répéter les propos de Libé/le Monde et de leurs journalistes économiques n'ayant (heureusement pour nos entreprises jamais rien géré).
Dommage que cela ne t'intéresses pas assez (la fiscalité) pour que tu essayes seulement de comprendre.
Rédigé par : Ozenfant | mercredi 18 juin 2008 à 20:10
@Ozenfant : pour avoir lu ta prose, en économie je crois qu'il ne faudrait pas trop t'avancer…
Rédigé par : Bob | mercredi 18 juin 2008 à 20:12
Il y a des différences entre humains (peau, performance au 100 mètres, d'autres à venir, progrès de a corrélation phénotype/géntotype en plein boom), que l'on peut relier, pour partie, à des différences ethniques.
La notion de race est assez relative (on parle de aces de chiens là où on refuse de le faire pour les humains...).
Le débat n'est pas à ce niveau, me semble t'il. C'est précisément parce qu'il existe des "différences" entre humains (dont nombre de purement culturelles certes) que l'anti-racisme a un sens.
Un humain ne se réduit à son déterminisme, culturel ou génétique.
Non ?
Rédigé par : Eviv Bulgroz | mercredi 18 juin 2008 à 20:54
Ce que tu dis me va.
Ca me va tellement bien que si tu avais un moment de libre, en fin de matinée, chaque lundi, tu pourrais être premier secretaire du PS ?
Si tu ne veux pas, t'es un sale facho !
Rédigé par : Sal Paradise | mercredi 18 juin 2008 à 22:26
Hugues Serraf,
Je vous en prie, tout le plaisir est pour moi. Pas besoin de vous lire longtemps avant de comprendre que vous aimez le fouet. C'est, parait-il, une pratique courante parmi les élites bobo parisiennes. Leurs mœurs sont raffinés pour certains libéraux, douteux pour d'autres, progressistes coincés. Du reste, est-il encore besoin d'un référendum pour montrer que le ouiste aime se faire fesser ?
Rédigé par : Eric Lauriac | mercredi 18 juin 2008 à 23:08
« Un humain ne se réduit [pas] à son déterminisme, culturel ou génétique.
Non ? »
C'est ce que je pense, oui.
Mais prétendre que ça ne compte pas est aussi erroné à mon avis que prétendre que ça dit tout.
Rédigé par : Bilasou | jeudi 19 juin 2008 à 11:06
L'hameçon est un peu épais, Hugues. Aussi n'y mordrai-je pas…
Rédigé par : Antoine Block | jeudi 19 juin 2008 à 11:14
@Bob,
Tu dis : "@Ozenfant : pour avoir lu ta prose, en économie je crois qu'il ne faudrait pas trop t'avancer…"
Je suppose que tu es un adulte et tu sais donc parfaitement que cette phrase est un simple jugement de valeur.
Contrairement aux "sachant" qui savent tout sans ne jamais avoir rien fait :
Je ne prétend pas savoir !
Je dis seulement être capable de décrire ce que j'ai expérimenté en matière de fiscalité dans la vie réelle de la GESTION et du monde du travail: Trop compliqué à comprendre ?
Ou bien le réel est-il si effrayant, dès lors qu'on préfère garder ses certitudes et son idéologie à vie ?
Dans toute discussion, l'honnêteté intellectuelle MINIMUM, voudrait que celui qui ne veux pas changer d'avis puisqu'il pense détenir la vérité le dise à l'avance.
Par exemple :
"Ozenfant, je suis un convaincu, je suis sûr que les économistes de salon du PS qui n'ont jamais géré quoi que ce soit n'en détiennent pas moins la vérité infuse. TOUTE EXPèRIENCE CONCRETE DE GESTION M'INDIFFèRE, car moi aussi, JE SAIS !
Rédigé par : Ozenfant | jeudi 19 juin 2008 à 11:24
Un seul mot : bravo.
Rédigé par : nucnuc | jeudi 19 juin 2008 à 11:25
Luk,
Trois courants, une branche belge et une branche helvétique ! On va bientôt rattraper Bayrou…
Gwynfrid,
La question de l’agnosticisme n’a rien à voir avec la déclaration de principes du comvatisme ? Hum, faut voir. A l’heure où le président veut nous transcender, on peut parler de ces choses. Surtout s’il s’agit d’insister sur l’une des seules exceptions françaises à préserver coûte que coûte : la laïcité.
Gemini,
Pour l’encyclopédie, c’est tout de même un peu prématuré. Attendons de remporter notre
Bob,
Je n’ai jamais dit que les insignes religieux devraient être interdits aux usagers des services publics. Mais si tu veux dire qu’un écolier ou un lycéen est un « usager », alors là, désolé. Pas d’accord, voiles, kippas, kriss malais restent à la porte du bahut.
Passant,
Non. Je pense que le seul système viable est un système obligatoire et universel mutualisant le risque médical à l’échelle d’un pays. Ca ne veut pas dire qu’on ne peut pas y accepter des acteurs privés (comme la médecine libérale, les mutuelles ou les cliniques), au contraire, mais ça interdit le recours à un système où le malade chronique ou coûteux est forcément perdant. Je pense néanmoins que la bobologie peut se soigner en OTC, c'est-à-dire en allant s’acheter de l’aspirine chez Leclerc (oui, chez Leclerc).
Xerbias,
Je ne parle pas de l’augmentation des impôts en général mais d’un rééquilibrage équitable entre TVA et IR.
Ozenfant,
Attention de ne pas tomber dans les travers que tu passes ton temps à dénoncer. Ton expérience personnelle ne disqualifie pas celle des autres. Donc, non, je n’ai jamais géré de PME, mais j’ai passé pas mal d’années à enquêter et à écrire des papiers sur le monde de l’entreprise ce qui donne tout de même quelques billes au moment de régurgiter tout ça. Cela dit, je ne parle même pas de PME ici. Par contre, si tu veux un point de vue fiscal de salarié, je te conseille cette note :
http://hugues.blogs.com/commvat/2005/09/fiscalit_les_ch.html
Eviv Bulgroz,
Evidemment qu’il y a des différences. Mais ces différences ne sont pas telles que l’on puisse construire sa vision des rapports humains autour d’elles. La génétique nous montre qu’il n’existe qu’une seule espèce humaine, mais le sens commun nous permet de distinguer des spécificités ethniques qui vont de la taille à la couleur de la peau. On sait aussi que ces caractères superficiels incitent l’ignorant à la xénophobie. Instruisons les ignorants.
Sal Paradise,
Le lundi, c’est compliqué. Dommage.
Antoine Block,
Vous autres authentiques, vous vous sentez toujours visés.
Nucnuc,
My pleasure.
Rédigé par : Hugues | jeudi 19 juin 2008 à 11:53
Je vous remercie sincèrement de votre réponse. Mais j'ai encore une question : puisque vous êtes partisan d'un système de soins gratuit notamment pour les pathologies lourdes, verriez-vous une objection à ce que ce système soit trans-national, c'est à dire, notamment, indépendant de tout état: par exemple, européen ou beneluxien ?
Rédigé par : Passant | jeudi 19 juin 2008 à 12:12
> Pas d’accord, voiles, kippas, kriss malais restent à la porte du bahut.
J'ai assez de mal à saisir la raison à cela. Pourquoi les élèves devraient-ils mettre de côté leurs croyances dans l'enceinte d'un établissement ? Ça ressemble plus à une atteinte à la liberté de culte de mon point de vue.
Rédigé par : Bob | jeudi 19 juin 2008 à 13:16
Je ne crois pas nécessaire d'être agnostique pour être favorable à la laïcité à la française, à moins qu'il n'y ait incompréhension sur le sens de cette expression. Me trompé-je ?
Rédigé par : gwynfrid | jeudi 19 juin 2008 à 13:36
Bonjour Hugues, tu comprends apparamment l'absurdité des référentiels politiques français tels qu'on les conçoit actuellement, c'est-à-dire "Droite vs Gauche", alors que même à l'intérieur de ces deux pôles politiques respectifs, on trouve une division à mon sens bien plus pertinente, à savoir "Conservatisme vs Progressisme". En effet, le conservatisme n'est pas selon moi le monopole de la droite française, de même que le progressisme n'est pas le monopole de la gauche française.
En tant que libéral (au sens authentique du terme, c'est-à-dire 100% garanti sans agent Conservateur)je me considère comme progressiste.
D'ailleurs, ne serais-tu pas toi même un peu libéral?
Peut-être que ce petit test t'aiguillera vers de nouveaux horizons et réflexions politique.
http://www.questiondeliberte.fr/limesurvey/index.php?sid=72461&lang=fr
Bien à toi
Rédigé par : Antoine | jeudi 19 juin 2008 à 13:40
Je m'étonne chers Hugues que personne ne fasse état de la compatibilité évidente entre le comvatisme et le bayrouisme. Je retrouve dans le comvatisme beaucoup d'éléments de discours ou positions du candidat que j'ai soutenu lors de la dernière présidentiel, position dans lesquelles je me retrouve très bien.
Où l'on voit que le terme "de gauche" est bien trop étroit.
Rédigé par : CedricA | jeudi 19 juin 2008 à 13:46
Antoine,
Je suis effectivement très libéral, comme dit Delanoë. Mais pour le petit test d'AL, je te renvoie au commentaire de mon ami Pikipoki ( http://piki-blog.blogspirit.com/archive/2008/06/19/alternatives-liberales.html ). A la limite, ce test manque passablement de libéralisme.
CedricA,
Moi-même, je me suis demandé si le comvatisme était compatible avec le bayrouisme. La réponse est : bof. Il en est sans doute assez proche, mais de là à fusionner, il y a un grand pas. La question est étudiée dans ces notes :
http://hugues.blogs.com/commvat/2006/08/sousmarin_bayro.html
http://hugues.blogs.com/commvat/2006/09/universit_dt_de.html
http://www.com-vat.com/commvat/2006/09/labc_de_ludf.html
http://hugues.blogs.com/commvat/2007/02/limpasse_bayrou.html
On ne pourra pas dire que les instances dirigeantes comvatistes n'y ont pas réfléchi. Mais le culte de la personnalité qui a court au MoDem est assez rédhibitoire.
Rédigé par : Hugues | jeudi 19 juin 2008 à 14:44