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lundi 19 mai 2008

Taper utile

Nicolas Sarkozy est bien un problème pour la gauche, mais il n'est pas le problème.

Marteau « Tu passes ton temps à taper sur l'extrême-gauche, constate mon ami Michel B. en écho à de nombreux commentaires de lecteurs. N'y a-t-il pas de combat plus important pour un blog de gauche ? » Mais non, il n'y en pas. Et c'est même la bataille la plus pertinente à mener pour qui est convaincu, comme c'est mon cas, qu'un parti socialiste « modernisé » et débarrassé de ses références à la gomme est le seul outil capable de sortir le pays de son ornière auto-creusée...

D'abord, j'aurais certainement l’impression de perdre mon temps à cogner sur l’extrême-droite. Je ne suis pas à la recherche du consensus à tout prix mais j’ai la faiblesse de penser que les gens qui me lisent régulièrement se retrouvent, grosso modo, sur le refus du racisme, de la xénophobie, du nationalisme patriotard et de la bêtise qui servent de socle idéologique à la galaxie lepéniste au sens large. Je ne ressens pas non plus le besoin de m’en prendre à la droite « standard » trop systématiquement : un énième blog anti-sarkozyste n’apporterait pas grand-chose au débat et je ne m’impose aucun devoir d’opposition permanente. Mieux (pire ?), je suis aussi à l’aise avec l’autonomie des universités et la réforme des régimes spéciaux de retraite qu’hostile à la transmutation de « l’identité nationale » en une liasse de formulaires administratifs. Mais parce que je n’attends rien de l’agrégat bonaparto-réactionnaire qu’est l’UMP, parce que je vois mal les Devedjian, les Darcos, les Copé, les Alliot-Marie, les Raffarin, changer la France en mieux, je vis très bien sans commenter au quotidien les faits et gestes d’une majorité terne et sans projet.

Reste la gauche « réformiste » et le potentiel que je lui reconnais sur la foi de ses valeurs, de son histoire et, surtout, de ses succès économiques ou sociaux en Grande-Bretagne, en Scandinavie, en Espagne… Cette gauche qui, si elle réussissait à s’affranchir totalement du bové-besancenotisme ayant supplanté le stalinisme comme benchmark de la conscience sociale, remplirait à nouveau la fonction de « force de progrès » dont elle aime se gargariser.

Donc, oui, je tape sur l’extrême-gauche. Je m’en prends aux révolutionnaires en peau de lapin dont je ne souhaite absolument pas qu’ils se transforment en révolutionnaires authentiques, mais dont j’aimerais qu’ils rejoignent l’extrême-droite aux marges du système et qu’ils cessent d’être considérés, dans « mon camp », comme les gardiens de je ne sais quelle flamme doctrinale.

Il y a quelques mois, je me réjouissais de l’incapacité de José Bové à jouer les Le Pen de gauche et à rassembler autour de lui tout ce que le pays comptait de trotskistes, communistes, altermondialistes, fondamentalistes écologiques, à la manière dont le borgne avait regroupé petits blancs, nostalgiques de l’Algérie françaises, intégristes catholiques et nazis. Je m’inquiète désormais de voir le facteur joufflu réussir ce tour de force ― empêchant durablement le PS de se rénover et de revenir au pouvoir.

Donc, oui, je vais continuer à taper sur l’extrême gauche ; je vais continuer à m’en prendre à ses agents au sein du PS ; je vais continuer à m’intéresser à ceux qui, chacun dans leur genre, sont susceptibles de faire bouger les choses dans la direction que je crois être la bonne. Mais pour l’anti-sarkozysme pavlovien, il faudra chercher ailleurs (ce qui ne devrait pas être trop difficile je crois)…

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Commentaires

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>>Je m’inquiète désormais de voir le facteur joufflu réussir ce tour de force ― empêchant durablement le PS de se rénover et de revenir au pouvoir.

J'ai du mal a comprendre comment Besancenot (que je n'apprecie pas particulierement) peut empecher le PS de se renover.

D'abords, il conviendrait de cerner ce que cela veut dire être de gauche ?

Est-ce la gauche de Libé ?
Est-ce la gauche des intellectuels assis ?
Est-ce la gauche du sketch d'Alex Métayer ?
C'est quoi donc qu'est-ce t'y ?

Voilà ce que je viens de répondre à une personne qui trouvait Manuel Valls "Peu de gauche" :

"En tant que représentant auto-déclaré des Français d'en bas, je voudrais bien savoir ce que vous appelez être de gauche ?
Quand même pas la ligne de la caviar-bobocratie, pro-Europe de la mondialisation néo-capitaliste, qui depuis 1983 a laissé tombé les travailleurs et employés pauvres de ce pays ?
Quand même pas le gang de Solferino dont le credo est de laisser tomber les entreprises françaises et de caresser l'illusion que notre intellect supérieur et notre enseignement génial (27ème au monde) va nous permettre de penser pour ces pauvres crétins de sous hommes que sont les Chinois, les Indous et les Arabes ?
Voilà le credo méprisant de votre "gauche" défendue par ses économistes de salon : Olivier Olga Boulba et Liêm Hoang-Ngoc ! http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/05/olivier-olga-bo.html

Aveugles au fait que nous délocalisons même nos bureaux d'études (sous traitants d’Airbus) et que les Chinois viennent de dévoiler leur propre marque d'avions !
Ce sont ces gens de là... de l'aristocratie bien pensante de la bobocratie PS que vous appelez "la gauche" ?

Alors continuez à nager dans vos préjugés... et rien ne changera ! "

Albert Einstein : "Il est plus difficile de désintégrer un préjugé qu’un atome"
http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/05/albert-einstein.html#comments

Voilà qui expliquera utilement à l'électeur le peu d'opposition dont est capable le Parti Socialiste face aux projets les plus sécuritaires et liberticides de Naboléon.

Vous n'avez pas un peu l'impression d'être dans la position de l'éléphant cornaqué chassant trois mouches avec sa queue ?

Passant, si pour vous la perspective d'une opposition cannibalisée par les membres de la secte autoproclamée "vraie" gauche ne vous dérange pas, peut-on au moins savoir pourquoi? Il semble que c'est l'objet de ce post.

Perso ça me fait marrer les gens "de gôche" qui viennent ici pour dire à Hugues qu'il est "de droite".

Ce sont eux les droitiers, les sociaux-traîtres intégraux, qui se foutent ABSOLUMENT de savoir si leurs "solutions" sont viables. Comment prétendre vouloir aider les gens quand on se FOUT du fait de savoir si on peut vraiment faire quelque chose et quand on REFUSE de prendre des responsabilités politiques?

rappelons que le projet de taxe Tobin a été rejeté par KRIVINE au parlement européen...

Ces DROITIERS ne veulent pas le bien du peuple, ils veulent se faire mousser l'égo.

Rien à foutre de me faire traîter de femme de "droite" par des gens obnubilés par leur égo.

Si on est "de droite" parce que l'on constate que l'argent ne pousse pas aux arbres et que la planification à toutes les sauces est nocive, alors fuck, tout le monde est de droite sauf les curés gardiens du temple de la pureté (et surtout pas de la Justice qui leur est une notion parfaitement étrangère, à moins qu'elle ne leur permette de se flatter l'égo à bon compte).

Claude,
La perspective de la constitution d'un "grand parti antilibéral" est le meilleur des arguments des archéos pour bloquer tout changement à l'intérieur du PS.

"Si Besancenot a du succès, c'est que nous ne sommes pas assez à gauche", expliquent-ils en reprochant les échecs successifs de la gauche aux "réformistes" et aux social-démos.

D'ailleurs, leur point de vue se défend. Mais pas plus que celui d'un UMP qui penserait qu'il faut plus de xénophobie dans le parti pour récupérer les voix du FN, si tu vois ce que je veux dire.

Ozenfant,
Ma foi, en tant que "caviar-bobocrate" je crois comme les "économistes de salon" que la mondialisation crée plus de richesse que de pauvreté.


Passant,
Trois mouches tout à fait capables de faire perdre toutes les élections à venir aux éléphants(sans parler des référendums).


Coco,
Moi je n'ai pas envie de ne pas être de gauche. Mais peut-être que ça me passera même si l'apostasie est très très mal vue par les temps qui courent.

Tu nous dis: "Reste la gauche «réformiste» et le potentiel que je lui reconnais sur la foi de ses valeurs, de son histoire et, surtout, de ses succès économiques ou sociaux en Grande-Bretagne, en Scandinavie, en Espagne…"

Pourquoi des guillemets à "réformiste"? Tu penses qu'en fait cette gauche est restée révolutionnaire au fond de son âme... ou au contraire qu'en fait elle ne veut rien réformer de bien profond? Je me moque, mais je ne connais réellement pas ta réponse à cette question.

La gauche, fût-elle réformiste, ça n'existe pas plus que n'importe quelle abstraction. Le Parti socialiste, en revanche, existe bel et bien, et franchement, je ne vois pas trop pourquoi lui reconnaître ce potentiel que tu crois déceler.

- Ses valeurs: le parti socialiste est paraît-il attaché à la liberté, à l'égalité, à la fraternité, à la démocratie et à l'économie sociale de marché. A supposer que ce soit vrai pour lui (et au moins en ce qui concerne la démocratie, je n'en suis pas convaincu), pourrais-tu m'expliquer en quoi c'est moins vrai pour les partis de droite?

- Son histoire: Ne remontons pas à Robespierre, envisageons seulement Jaurès, Blum, Mollet, Mitterrand (et non, pas PMF: c'était un homme fort estimable, mais il n'était pas de cette chapelle-là). L'histoire du PS résumée par ces quatre noms donne-t-elle le sentiment d'une continuité, d'une progression, d'un affaissement... ou tout simplement d'une succession chronologique? Le PS d'aujourd'hui est autant l'héritier de Jaurès que Sarkozy est le successeur de René Coty: c'est vrai, mais ça ne permet de préjuger de rien sur le fond.

- Ses succès économiques "ou" sociaux (j'aime bien le "ou"; il est exclusif ou inclusif?): Marrant que tu ne trouves à citer que des exemples étrangers, d'ailleurs moyennement convaincants si l'on en juge par les réactions des électeurs de ces pays. En somme, ce qui prouve que les socialistes français ont du potentiel, c'est que leurs homologues étrangers font nettement mieux qu'eux. Moyennement convaincant, comme argument... J'ai un peu l'impression de lire: si ma tante (Ségolène Royal) en avait, on l'appellerait mon oncle (Tony Blair).

Et si le problème du parti socialiste était beaucoup moins son gloubiboulga idéologique (de plus en plus inexistant de toute façon) que l'extrême médiocrité de son matériel humain? Si le problème n'était pas que les socialistes français ont de mauvaises convictions, mais tout simplement qu'ils n'en ont pas et font tout à partir de leurs seules ambitions électoralistes à très courte vue?

A vrai dire, je ne crois pas que les socialistes français soient de gauche (si tant est que ce mot ait un sens), mais je le leurs pardonnerais somme toute assez facilement s'ils avaient quand même quelque chose dans le ventre. Ce qui me gêne, c'est qu'ils sont à peu près tous superlativement médiocres, qu'en dehors des querelles d'écuries présidentielles à peu près rien ne les intéresse. Le problème avec ce parti n'est pas qu'il soit de gauche ou de droite, c'est qu'il soit un rassemblement de convictions ou une machine électorale. Aujourd'hui, ce n'est assurément qu'une machine électorale. Et en plus, elle est en panne.

Tiens, lire le point de vue inverse, émis d'un position également inverse, soit de "l'autre coté" de la gauche :

http://www.bakchich.info/article3811.html

Et je partage peut-être plus ce point de vue que le tiens : la priorité de la gauche, ce n'est pas de marginaliser Besançenot, mais de tenir des propositions qui soient crédibles, et pas seulement des appels à la compétitivité.

Meme : c'est parce que le PS a perdu son âme de gauche que les troskards viennent nous emmerder et nous donner des leçons ; on peut les rembarrer en prétextant de leur irréalisme (dont ils font justement la garantie de leur pureté) mais on le fera d'autant mieux qu'on parlera autrement au petit peuple qu'avec des logorrhées technocratiques.

Le succès social et économique de la gauche en Espagne, il est où? Le smic est encore à 650 euros, le plus faible d'Europe occidentale. Surtout, Zapatero n'a jamais modifié l'axe principal de la croissance ordonné par ses prédécesseurs, à savoir la construction. L'économie en paie un lourd tribut aujourd'hui que le marché est (sur)saturé et ne trouve pas ses voies de diversification, faute d'investissement à temps. Et, ceci expliquant notamment cela, le pays reste l'un des plus grassement subventionné par Bruxelles...

Ozenfant, vous refaites la même erreur dyslexique que chez Versac... on ne vous a jamais dit que perseverare c'était diabolicum ?

C'est Bouba-Olga, faites un effort. Ou dites OBO, si c'est vraiment trop compliqué. [Par ailleurs, il est tout sauf un économiste de salon, mais j'ai cru comprendre que c'était à la mode de rabaisser les "sachants". Et puis c'est tellement plus confortable de cracher sur les vilaines délocalisations.]

Juste comme ça, et sans vouloir justement mettre d'étiquette, comment se dire "je suis de gauche" et dire deux lignes plus loins "Blair a fait ce qu'il fallait en Angleterre"...

Blair, l'Angleterre, il l'a prise après Thatcher, et il a continué dans la même voix. L'Angleterre, aujourd'hui, c'est des inégalités similaires à celles rencontrées aux USA, ce sont des bénéfices dont les courtiers de la City se goinfrent mais dont ils ne sont pas près à assumer les positions, avec une renationalisation à grand frais de la Northern Bank (c'est ce que je préfère, la socialisation des pertes) . C'est aussi des services publics tout simplement absents, des milliers de retraités modestes qui se retrouvent trahis par celui là même qui avait promis de les protéger...par ailleurs la situation politique actuelle de Brown en dit assez long sur l'état intérieur lamentable du pays, nonobstant les grandes déclarations sur la finance mondiale.

Alors dites le : je n'ai pas d'appartenance idéologique ou politique et j'estime que ceci est bon et cela non. Mais se proclamer "de gauche" quand on a Blair comme maître à penser, c'est quand même insulter toute l'histoire de la "gauche française" dans les grandes largeurs. Je ne me considère pas de gauche, c'est bien pourquoi vos simagrées de caliméro - et ça s'applique à un grand nombre de militants PS - me gavent fortement. Non, vous n'êtes pas de gauche.

La gauche - de la part d'un mec qui ne se définit justement pas - , c'est considérer qu'il est insupportable que dans une société (selon votre point de vue, la France, l'Europe ou le monde) qui a les moyens de faire vivre de manière acceptable tous ses membres on en exclue certains. Point barre. A partir de là, on peut considérer plein de choses, mais pas que Blair ou le PS français pratiquent ce genre de politique. Point barre. Par contre, OB le fait. On peut ne pas être d'accord sur les solutions qu'il apporte ou la violence des militants LCR dans leur propos - et je ne le suis pas - , mais politiquement il est le seul à être "de gauche".

Ben laissez-moi vous dire : je fais partie du très grand nombre de ceux qui ont voté Royal en 2007 la larme à l'oeuil, parce que vraiment Sarkozy c'était pas possible. Ben ce vote, il sera blanc la prochaine fois, et ptêt même rouge au premier tour. Parce que j'ai pas l'intention d'être pris pour un con toute ma vie, et c'est ce que vous nous préparez avec votre volonté de bipartisme à la mord-moi-le-noeud. L'UMP peut se frotter les mains de voir que les socialistes font le boulot à leur place.

Intéressant.

Il est en effet important de démythifier la gauche qui s'affuble du qualificatif sordide de "radicale".

Cela ne règlera pas les problèmes du PS, à nous de nous en charger.

Quand à Liem Hang noc, l'économiste, il est Emmanueliste, pas vraiment caviar bobo.

Ce qui est pénible c'est effectivement tous ces gars qui viennent sans arguments mais avec des catégorisations/insultes, exemples faits lois, prêt à penser etc...

Ils sont à la gauche radicale, mais d'autres sont aussi dans le centre mou social-libéral, qui pense qu'il y a des vérités scientifiques en politique, "si on réfléchit un peu, il est évident que...", qui vantent des réformes "nécessaires" pour les autres etc. (concept de la nouvelle aristocratie de Jospin)

Nous on doit être entre les deux, exigeants, réalistes, ambitieux, créatifs, pédagogues etc...

coco : pour une raison simple : la "vraie gauche" pour utiliser vos termes ne se fixe pas pour objectif de "gouverner" (je reste simple, ce serait compliqué d'expoliquer en quoi la conquête du pouvoir politique français n'a aucune importance, en regard, par exemple, des enjeux européens...), là où l'unique objectif du PS est de gouverner. Il n'y a donc aucun risque de phagocyatge.

Maintenant, si on peut effectivement concevoir que les objectifs politiques importants ne sont pas nationaux, on peut aussi admettre que rien ne garantit à un instant donné qu'il faille soutenir le PS à telle ou telle élection, notamment nationale.

@Poil de lama:
« Ses valeurs: le parti socialiste est paraît-il attaché à la liberté, à l'égalité, à la fraternité, à la démocratie et à l'économie sociale de marché. A supposer que ce soit vrai pour lui (et au moins en ce qui concerne la démocratie, je n'en suis pas convaincu), pourrais-tu m'expliquer en quoi c'est moins vrai pour les partis de droite? »

À droite ils ont oublié ce qu'était la fraternité. Voir par exemple les franchises médicales.

@Ozenfant : OBO est certainement moins un économiste de salon que vous, qui pensez que la TVA sociale permettrait de réduire les délocalisations. Vis-à-vis des délocalisations vers nos voisins européens peut être (ex de l'Allemagne), mais certainement pas dans une mesure permettant de concurrencer le cout du travail chinois (ou même turque ou marocain). Surtout que dans vos raisonnements vous négligez totalement le type d'entreprise, notamment si elle utilise beaucoup ou peu de main d'œuvre.
Vous négligez aussi le fait que la TVA sociale rapporte à peine 1/3 de l'argent nécessaire pour financer nos prestations sociales.

@ Passant : Le PS en interne est devenu incapable de gouverner (en Franc, en Europe, sur la planète mars, où vous voulez), parce que la pratique en interne est fagocitée par le chantage "plus à) gauche que moi tu meurs". C'est dramatique.

Quant à dire que rien ne se fait plus dans un gouvernement national, je me demande, dans ce cas, par exemple, pourquoi nous avons encore un système de retraites différent de celui de nos voisins (exemple pris au hasard!).

En réalité il reste une tonne de chantiers purement NATIONAUX qui seraient engagés dans le bon sens si le PS cessait de fuir les responsabilités nationales comme il le fait depuis cinq ans en se payant de mots et de formules empruntés à Besancenot and Co (notre inconscient de parti??).

Je ne sais pas ce que je fous encore dans un parti qui a décidé de tout faire pour ne rien faire.

En ce sens, on peut dire que le PS se besancenotise à vitesse grand V.

Alos oui je rejoins Hugues sur son analyse! Il est grand temps d'assumer un grand "oui je suis de gauche et je n'aime pas Besancenot ce social-traître qui ment aux classes défavorisées!"

Je ne dis pas que rien ne s'y fait : je dis que le plus important n'est pas ce qui s'y passe. Me reconnaissant bien volontiers d'extrème-gauche, je dirais même que je serais prêt à laisser les affaires nationales à des gens qui souhaiteraient "s'y consacrer", pour peu que leur action s'inscrive dans une logique plus générale de gauche, c'est à dire, de recherche d'une certaine forme de progrès partagée par tous : et notamment, cette fraction relativement conséquente de la planète qui vit hors des frontières nationales.

Pour répondre à votre question sur les retraites, je suppose que si le système existe encore, c'est parce que tant le PS que l'UMP disposent d'assez d'énarques vicieux pour inventer des systèmes plus tordus les uns que les autres pour faire plausiblement croire à ceux qui ont envie de croire que ça pourrait encore tenir debout assez longtemps pour qu'ils prennent leur retraite.

Mais je suis d'accord avec vous sur un point : le PS gagnerait à s'instruire un peu plutôt que de singer (le plus souvent, assez mal) les discours de leur voisins malgré eux.

leur irréalisme (dont ils font justement la garantie de leur pureté) : cela me rappelle une citation de JF Revel qui résumait l'extrème-gauche à la conviction que : "Le réel est beaucoup trop impur pour pouvoir être réformé" ;o)

En tout cas, si l'extrème gauche, ce ne sont que des mots et des discours, je me demande quel espoir peut incarner ce parti effrayé par de simples mots, de simples discours.

Peut-être faut-il se méfier des saltimbanques et des caricaturistes, après tout...

Coco: Je suis de gauche dans la mesure où ce mot a un sens (je n'en suis pas très convaincu), je n'aime pas Besancenot ni surtout ses références prétendument romantiques et bel et bien sanguinaires... mais je n'aime pas non plus un parti qui continue de se prétendre l'héritier de Jaurès alors qu'il est totalement incapable d'expliquer ce qui le sépare de Giscard d'Estaing. On peut être de gauche en détestant ET l'extrême-gauche ET le Parti socialiste (même si, je vous l'accorde, on se sent alors un peu abandonné à soi-même et condamné à l'opposition pour l'éternité).

Cela dit, je n'exclus pas absolument quelques parcelles de sincérité chez Besancenot et les plus incultes de ses électeurs (les livres d'histoire, c'est pas fait pour les chiens, mais tous les électeurs des trotskistes ne sont pas au courant) -- alors que je ne crois pas qu'il s'en trouve la moindre trace ni chez Ségolène, ni chez DSK, ni chez Dray, ni chez Montebourg, ni chez Fabius (qui, cela dit, est quand même le moins répugnant de la bande). Il reste peut-être un peu de sincérité chez Jospin, mais ensevelie sous des tonnes d'amour-propre très mal placé.

Le problème étant, je le craisn, qu'aux yeux des "réformateurs", Fabius, voire même Montebourg ne soient classés à l'extrême-gauche. Je ne sais même plus s'il faut en rire... : mais bon, après tout, on a bien entendu dire que Ségolène était capable de gouverner.

@Hugues,
La mondialisation crée plus de richesses pour les caviar-bobocrates et l’état chinois, ça ne fait aucun doute.
Pour les 15 millions de français pauvres... cela m'étonnerait fort. Mais j‘allais oublier, ces cons de pauvres ON LES EMMERDE, surtout s’ils bossent !
Et puis ne sois pas manichéiste: il ne s'agit pas de détruire la mondialisation mais seulement de l'humaniser... Hugues !

@Emmeline,
Comme disait Einstein :
"Quand les gens savent... ils "font", quand ils ne savent pas... ils enseignent !".
Les "sachant" dont vous parler sont ceux qui entendent nous régenter avec la pompeuse assurance que seule procure l'inexpérience ?
Mais peut-être ne comprenez vous pas les phrases simples de notre ami ALBERT, vous devriez lire ses livres de vulgarisation.
Il sont très faciles à lire et remettent l’esprit en place, surtout ceux des étudiants qui croient "savoir" et qui ne connaissent que les idées reçues à l'école...
Si c'est çà.... que vous appelez savoir ?

Mais quel âge avez vous donc ?

Ne me répondez pas, il n'est pas correct de demander son age à une femme, mais sans doute, avez vous encore l'age de l'innocence.
Venez discuter à l'électron libre, on y taille les illusions en pièces (lol).

Tiens Emmeline !

Tu n'as pas dû lire ce que je disais hier dans le blog de maître Serraf:


"Pourtant "Commentaires & Vaticinations" évoque un blog intelligent dont le maître, doit faire preuve d’objectivité d’une certaine vision du futur, donc d’un certain niveau de réflexion.
En tant que représentant auto-déclaré des français d’en- bas je dois avouer, qu’à part le côté un tantinet bobo qu’il revendique, Hugues m’a bluffé plusieurs fois par son honnêteté intellectuelle et sa vision non manichéiste des choses.... Qualité rarissime dans cette blogosphère de la pensée unique PSUMP, du préjugé et de l’idée reçue.
Hugues Serrai a le tort de l’objectivité, et comme tous les gens objectifs, il est considéré comme un homne de gauche par les militants sectaires de l’UMP.
Comme tous les gens objectifs, notre tôlier est considéré comme une homme de droite par tous les militants sectaires (pléonasme) de gauche. Quand on en est encore dans le préjugé post soixante-huitard pré pubère, quand à l'instar des potaches on pense qu'il n'existe que le blanc et le noir.... ou la gauche et la droite : Je croyais qu’on essayait plutôt de tout faire pour le cacher.
Je que constate que non... Certains n’ont même pas honte !
Le facétieux Albert disait : "il est plus difficile de désintégrer un préjugé, qu’un atome".
" Marianne " titre cette semaine sur les idées reçues ou préjugés véhiculés par la caste de la pensée unique du PS/UMP et de sa médiacratie: Vous devriez lire... çà concerne tous les monomaniaques compulsifs !
Pour finir, une phrase du très raisonnable Romain Rolland :
"Une discussion est impossible avec quelqu'un qui prétend ne pas chercher la vérité, mais déjà la posséder." (lol)
Venez vous chercher le vérité chez Hughes ? Elle est souvent là, pourtant ! Pas toujours, bien sûr, mais infiniment plus souvent qu’au PS ou qu’à l’UMP !"

Bob,

Si gérer deux Sarl puis être pdg d'une S.A. est une activité de salon, alors, mon bobby, bien sûr que faire des cours magistraux sur l'histoire de la macro-économie doit donner une immense connaissance de l'entreprise et du monde du travail.

Mais vous êtes visiblement un idéaliste... "Un homme qui, parce qu'une rose a meilleure odeur qu'un chou, en conclut qu'elle fera un meilleur potage."

Hé bien rêvez Bob !

Puisque vous aimez les citations "je suis jeune, il est vrai...". Ce que j'appelle "savoir", c'est par exemple ne pas utiliser de chiffres faux (15 millions de Francais pauvres), ou encore refuser les simplismes du type caviarbobocrates ou miracles protectionnistes. C'est reconnaître que parfois les experts (au nombre desquels je suis loin de me ranger) en savent plus que vous dans leur domaine, même si vous pouvez certainement leur en remontrer dans le vôtre.

Je suis ravie que vous m'ayez jugée digne de la prose de Romain Rolland, mais quel est le rapport entre ce panégyrique, certainement justifié, du maître des lieux et votre refus d'orthographier correctement le nom d'Olivier Bouba-Olga ?

Et, non, votre activité de chef d'entreprise, quelque certainement respectable qu'elle soit, ne fait pas de vous un économiste. Pour info, OBO n'est d'ailleurs pas spécialiste d'histoire de l'économie ou de macro-économie.

@Ozenfant : le soucis c'est que vous pensez qu'avoir gérer une entreprise vous donne une vision globale du fonctionnement du fonctionnement des entreprises et de l'économie française. Vous ne raisonnez que sur votre cas particulier alors que vous êtes juste une composante d'un système plus global et plus complexe.
Contrairement à vous, je n'ai pas la prétention de tout savoir et de donner des leçons d'économie à de vrais économistes qui ont publié des vrais papiers dans de vrais revues internationales d'économie et qui sont un minimum considéré par leurs pairs.

Superbe billet

>"sur le refus du racisme, de la xénophobie, du nationalisme patriotard et de la bêtise qui servent de socle idéologique à la galaxie lepéniste au sens large"

Vous auriez pu rajouter le poujadisme et le populisme , autres caractéristiques du discours (simpliste) lepéniste.

"Those who can, do, those who can't, teach" est un vieil aphorisme US tout-à-fait typique de la mentalité de businessman ; l'attribuer à Einstein est étrange !

Poujadisme :

Le terme « poujadisme » est utilisé aujourd'hui de manière indistincte pour qualifier négativement certains types de populisme, de corporatisme et de démagogie qui n'ont pas forcément de rapport avec le mouvement initié par Pierre Poujade lui-même.

On emploie ce terme pour qualifier une attitude démagogique en faveur des petits commerçants vis-à-vis des gros (d'abord nationaux puis multinationaux) ou encore pour parler d'anti-parlementarisme, de corporatisme, voire de façon plus franche d'extrême droite. Il incarne la défiance d'une partie de l'électorat français, fatiguée de l'instabilité et de l'impuissance de la quatrième république. Le mouvement affirme dépasser le clivage droite-gauche, thématique que le Parti populaire français de Jacques Doriot, seul mouvement d'importance ouvertement pronazi en France et inventeur du slogan "ni droite, ni gauche", revendiquait quelques années plus tôt. Il reprend ainsi à son compte une partie du fond commun de la « vraie » droite française. En ce sens, le poujadisme désigne un populisme réactif et réactionnaire.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Poujadisme

Stigmatiser comme cause signifiante des maux de la France les propriétaires de chiens dangereux, de mini-motos, les enseignants ou les fonctionnaires en général, voire l'extrème-gauche, les musulmans ou les étrangers me semble être une implémentation typique du poujadisme.

Même s'il est parmi ceux énoncés des publics que jamais même Jean-Marie le Pen n'osa accuser des maux de la France, l'analogie me semble extraordinairement frappante.

Chère petite Emmeline,
Vous semblez avoir fait des études ?
Vous avez donc probablement étudié les grands auteurs, philosophes et savants de des 3 derniers millénaires ?
Vous avez donc étudié Socrate, puis Aristote "Le doute est le commencement de la sagesse." en passant par Rabelais La Fontaine, Molière, Diderot, Montesquieu, Montherlant "La mémoire est l'intelligence des sots.", Pascal, Nietzsche, "Mieux vaut ne rien savoir que beaucoup savoir à moitié", Voltaire "Toute secte, en quelque genre que ce puisse être, est le ralliement du doute et de l'erreur". Bernard Shaw "Il y a deux sortes de savants : les spécialistes, qui connaissent tout sur rien, et les philosophes, qui ne connaissent rien sur tout." Paul Valéry, Les Goncourt, Roger Martin du Gard "La pensée ne commence qu'avec le doute." Oscar Wilde, "La suite dans les idées est souvent le dernier refuge des gens sans imagination." André Gide,"Celui qui agit comme tout le monde s'irrite nécessairement contre celui qui n'agit pas comme lui." Pour en arriver à Henry Laborit et Einstein, "L'imagination est plus importante que le savoir."

Vous avez étudié pour comprendre ce qu’ils disent, je suppose ?
Que nous disent TOUS, ces grands hommes ?
Ils nous disent que le savoir est une illusion !
Sans aller jusqu’aux provocations de Cioran qui déclare : " Dès que quelqu'un me parle d'élites, je sais que je me trouve en présence d'un crétin", ou de Samuel Butler qui avait sa manière de décrire les idées reçues dans l‘enseignement.... "Il était né stupide et avait considérablement développé ses dons naturels." ... les plus grands philosophes ont compris l’illusion du savoir !
Tous les êtres humains qui ont tutoyé le sommet du savoir de leur époque, même dans le créneau le plus banal et restreint ont pu constater que plus on avance dans cette compétence et plus les inconnues deviennent nombreuses. (Je peux donner plus de détails et des exemples concrets !)

La question, aux lecteurs du camarade Serraf est comprenez vous que cela est une vérité absolue ? Ou avez vous besoin d’explications ?

Ah, si c'est une posture philosophique, alors... je ne dis plus rien !

(mais tout de même, la philosophie n'empêchant pas la courtoisie - j'ai vu que dans votre liste de mentors vous ne citiez pas Diogène, la prochaine fois que vous parlez d'OBO, faites un tout petit effort, écrivez bien son nom !)

@ Passant

Oui dans ce cas c'est du poujadisme élargi.
Le poujadisme c'est l'anti parlementarisme, l'anti-intellectualisme (anti-élitisme, haine des idées), l'opposition à la classe politique ...

Enfin bref quand on voit quel fut l'enfant du poujadisme il y a de quoi prendre un certain recul face aux discours anti-intellectuel, anti-élitiste et autre anti-parisianisme (élites forcément parisiennes) que nous servent les populistes de service, ceux qui prétendent s'exprimer au nom du peuple lui faisant croire que c'est à lui de s'emparer du pouvoir (en vantant le fameux bon sens populaire, le bon sens paysan, le bon sens du petit commerçant etc).

Le poujadisme est toujours bien ancré en France. Résultat : la défiance règne à tous les étages

Quel pourcentage des micro-exceptions française est-il imputable à l'action sournoise de l'extrème-gauche ?

@Hughes,

Assailli de toutes part par les thuriféraires de notre malheureuse "élite", je n'ai pas eu le temps de te dire que je suis entièrement d'accord avec ce que tu dis dans ce texte et notamment sur l'extrême gauche.

@Emmeline,
Si tu parles de posture idéologique pour ce qui concerne une pareille évidence concrète que partagent tous les grands savants et philosophes depuis 2500 ans, c’est que tu ne saisis pas bien qu’il s’agit d’une des bases de la COMPRÈHENSION DU MONDE.

Tu t’es bien gardé de répondre à ma question : Comprends-tu vraiment le sens PRIMORDIAL de "La pensée ne commence qu'avec le doute" ?

J’ai eu la chance de pouvoir mener des recherches appliquées dans un domaine (modeste et réduit), et de me retrouver avec un confrère Allemand à la pointe de la technologie mondiale concernée, posant une demi douzaine de brevet internationaux.
Quand tu te retrouves à utiliser 12 paramètres dans un domaine où tous les bureaux d’études au monde en utilisent 7 (et les profs d’Université 5)..... C’est pour s’apercevoir que 12 paramètres n’est que le balbutiement... Le commencement du développement de ce domaine.
Les livres écrits sur le sujet, ont dix, vingt; trente ans de retard sur les chercheurs... Et je ne te parle pas des professeurs (lol). Les chercheurs qui trouvent, sont rares, ils possèdent une avance colossale sur les enseignants.... Et pour cause !
La différence est que les chercheurs (Les "ceux qui font, savent" d’Einstein) apprennent sans cesse, mais sont conscients qu’ils ont encore tout à apprendre.

Les profs eux (Les "ceux qui ne savent pas, enseignent" d’Einstein) ne sont bons que quand ils mesurent leurs limitations et savent que le "savoir" contient 50% d‘idées reçues fausses ou bientôt obsolètes.

Tu penses vraiment encore, que c’est une posture, petite fille ?

>>"Si Besancenot a du succès, c'est que nous ne sommes pas assez à gauche", expliquent-ils en reprochant les échecs successifs de la gauche aux "réformistes" et aux social-démos.

Ah, d'accord je comprends mieux. Empecher le PS de se reformer c'est l'empecher de se reformer par le centre/droite. Et en focalisant l'attention sur un parti qui fait au (tres) grand maximum un tiers des voix du PS. Si c'est vraiment (uniquement) ca qui empeche les dirigeants PS de se reformer (par la droite ou la gauche ou ailleurs, hein, c'est leur souci, moi je sanctionne a la fin), c'est un tout petit peu a pleurer, non?

Mon toto,
Il y a confusion sur le mot "élite".
Quand Butler dit d'une élite "Il était né stupide et avait considérablement développé ses dons naturels"...
Il parle du fils de bourgeois, poussé jusque là par les moyens financiers de papa, limité mais doté d’une bonne mémoire et capable de sortir major de l’ENA avec un énorme bagage d’idées reçues.
Ils ne parle évidemment pas des grands philosophes qui sont tous assez intelligents pour se méfier des idées reçues de l'acquis, ni des chercheurs qui trouvent, ni des scientifiques qui pensent, ni des ingénieurs qui créent (voir le texte précédent le tiens, que tu n’as pas semblé avoir envie de comprendre, mon toto) .

@Claude,

Depuis 1983, mon parti se complait dans un dilemme tragi-comique :
Aller vers cette vieille chose : le centre social démocrate. Ou aller vers cette autre vieille chose: La gauche prolétaire révolutionnaire.
LAPALISSADE:
Quand tu vas vers le centre, tu te retrouves amputé de la main gauche !
Quand tu vas vers la gauche, tu te retrouves amputé de la main droite !
Il faut donc innover !
Blème ! Les militants sectaires on une peur maladive de tout ce qui sort de la dialectique qu’ils entendent depuis toujours !
Dommage ! Car il n’est pas incompatible de conjuguer une politique sociale bien plus solidaire que la nôtre comme dans nombre de pays d’Europe où le parti socialiste a déjà effectué son aggiornamento... Avec une technique économique et fiscale efficace, moderne, incitative à l’investissement et à l’embauche !

Je n’ai pas lu le livre de Manuel Valls, mais dans une interview d’hier, c’est, me semble t-il, ce qu’il a l’air de suggérer :
Pour éviter un affrontement violent, on nous propose une présynthèse destinée à empêcher tel ou tel, et à arranger tous ceux qui veulent préserver leurs chances pour 2012. Mais la troisième voie ne peut être le syndicat de tous ceux qui ne veulent ni Delanoë ni Royal, tout en espérant le retour de Fabius ou de DSK. Elle doit être basée sur un devoir de vérité : assumer le réformisme, réconcilier la gauche avec le libéralisme, conjuguant, ainsi, solidarité et responsabilité individuelle. http://www.valls.fr/

Moi, j'ai une idée : délocaliser la totalité des militants PS sur mars pour éviter que le spectacle du monde, voire, les discours réducteurs et démagogues des non-socialistes ne troublent le jeu interne de la refondation interne du PS.

Au moins jusqu'à la pré-synthèse.

à défaut, le PS pourrait envoyer une mission d'observation au Vatican voir comment se fait l'élection des papes.

@Passant,
Amusant !
Mais depuis quand le PS serait-il redevenu socialiste ?
C'est un scoop ?

Très marrant ce blog, je ne connaissais pas.
On dirait du Bayrou.
Si l'entièreté de votre argumentaire contre la LCR, c'est "nous, on est réaliste, on gouverne, on ment pas au peuple". J'ai peur que le PS reste dans l'opposition pendant les 20 prochaines années.
C'est Jospin et ses renoncements qui m'ont amené à sympathiser avec la LCR. Je ne me sens pas fanatique ni borné ni violent. La théorie léniniste ou les grands textes de Trotski ne guident pas mon action quotidienne.
La Ligue regroupe surtout des militants & sympathisants, des vrais. Des gens qui font plus qu'un post sur internet par jour ou distribuer trois papiers sur un marché, 2 semaines avant les élections tous les 5 ans. Des gens qui se mobilisent pour défendre les sans-papiers (sujet sur lequel le PS n'ose plus s'exprimer, mais c'est vrai il faut être "réaliste" et adopter la politique de Sarkozy, non? chopper les gamins à la sortie des écoles c'est ok, pour vous?) pour aider les sans logis (et pas dire comme cet adjoint au maire PS, récemment, "on ne peut plus construire de logement social dans Paris") aider les profs, les étudiants contre la loi LRU qui donne (eh oui) en fait la capacité à un conseil d'université restreint d'augmenter les frais d'inscription des étudiants de manière radicale (mais certains "modernes" pourraient trouver ça très bien, non?)

Voilà au moins 3 chantiers sur lequel vous trouverez toujours une opposition, petite, ringarde sans doute pour vous, mais déterminée. Sur des positions à gauche.

Si votre discours "moderne" ne peut pas répondre à ces questions de bases, les classes populaires resteront chez elles ou voteront à droite comme chez nous ou en Italie récemment.

@ Simon

Perso je suis avec intérêt la création du nouveau parti censé remplacer la LCR.
Le nom n'est pas encore vraiment trouvé et il n'est même pas dit que Besancenot en soit désigné le chef, la direction pouvant être collégiale.
Les statuts sont en cours de discussion.

Très beau texte, merci à CSP de me l'avoir fait découvrir...

"je vois mal les Devedjian, les Darcos, les Copé, les Alliot-Marie, les Raffarin, changer la France en mieux". Certes. Tandis que les Emmanuelli, les Aubry et les Ménenchon ont toutes les chances de réussir...

Au temps pour moi : une lecture plus attentive des pages précédentes du blog m'a fait discerner toute l'ironie du commentaire de Passant. Je lui adresse mes excuses pour être tombé bêtement dans le piège de l'antiphrase.
Sur le fond, donc, je vais dans le même sens que lui : la dégradation de l'image des profs, même chez des gens éclairés comme le tenancier du blog (sans ironie, cette fois), a quelque chose de très inquiétant et malsain. Faire du soutien à leurs revendications altruistes le critérium de l'archaïsme de la gauche me semble vraiment désolant.

Canard d'eau douce,
L'image des profs ne s'est pas brusquement dégradée dans mon esprit. Passons de l'antiphrase au cliché : il y a de bons profs et de mauvais profs, mais il n'y a pas de bonne "corporation".

@ Simon :

Sur les profs j'aurais tendance à être d'accord (voir mon post dans le sujet sur les profs sur ce même blog).

En revanche sur les frais d'inscription à l'université, je n'ai pas de religion : si un système favorise mieux l'accès des défavorisés, voilà mon citère. Or la France, du haut de ses droits d'inscription minables, a l'un des scores les pires dans ce domaine. Certains pays qui pratiquent des droits d'inscription nettement plus élevés, et pourtant, les CSP les moins favorisées sont beaucoup plus présentes parmi les diplômés de l'enseignement supérieur. Je n'établis pour l'heure aucune corrélation, mais j'en conclus simplement qu'il est absurde de condamner PAR PRINCIPE une pratique, indépendamment de son résultat. Si le résultat est meilleur pour l'égalité et la justice sociale, peut m'en chaud d"augmenter les droits d'inscription.

Je réitère que je n'ai pas (encore?) de religion sur ce point précis. Mais il me semble dramatique, en France, que la gauche se soucie davantage de principes que de justice sociale (laquelle devrait être l'unique et ultime principe).

Qui ne dit mot, consent !

Acceptez qu'en retour, d'autres tapent sur la fausse gauche que vous incarnez !
Une gauche "moderne", dites-vous. Amusant : la droite met toujours en avant la même chose : être moderne, c'est donc être de droite ?
Ce n'est pas en courant après la droite que vous sortirez le pays de l'ornière antisociale.

@ Olivier Bonnet :

Décidément, il y aura toujours des gens pour se croire autorisés à donner des brevets de "gauche" (c'est une AOC? Vous détenez le label?).

Surtout, lisez les commentaires. ça vous évitera de vous ridiculiser une seconde fois.

Une gauche moderne c'est une gauche libérale : vive Delanoé qui a tout compris !

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