Bloc-notes de fin de semaine : le PS rallume les Lumières ; les pêcheurs les éteignent ; le mercantilisme littéraire se porte bien…
Je suis assez d'accord avec Laurent Joffrin lorsqu'il s'offusque du cynisme de l'accueil réservé à la nouvelle « déclaration de principes » du PS. On s'amuse, on s'agace même, de l'archaïsme des socialistes français en leur reprochant de ne pas ressembler davantage à leurs cousins allemands, britanniques ou suédois, mais l’on multiplie pourtant les sarcasmes à l’heure de l’aggiornamento… « Les classes dirigeantes, décidément, ne seront satisfaites que lorsque la gauche rejoindra la droite », se décourage d’ailleurs le patron de Libé.
Moi-même, j'ai eu du mal à ne pas ironiser sur cette découverte un poil tardive des bienfaits de l’économie de marché par la deuxième force politique de la quatrième puissance mondiale. Mais je me réjouis finalement de ce qui est en train de se passer rue de Solferino : le congrès qui vient a toutes les chances d’être un excellent cru. Clairement, la fiesta blairiste n’est pas terminée et les social-traitres dans mon genre ont de bonnes raisons de se frotter les mains.
Pour autant, et parce que la logique qui m’a conduit à soutenir Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle reste valide, je n’envisage pas de changer de cheval pour la course au leadership. Enfin, disons que je vais faire comme tout consommateur averti, que je vais étudier l’offre globale avec circonspection, mais que je ne perçois pas vraiment d’avantage concret à lâcher la proie pour l’ombre. Les audaces libérales de Delanoë me conviennent, c’est sûr, tout comme les sorties de Manuel Valls contre le « verbiage gauchiste », mais puisque le pragmatisme est à la mode, autant s’appuyer sur la personnalité la plus susceptible de faire « bouger les lignes », comme on dit, chez les militants comme chez les électeurs.
Le PS a de toute manière quatre ans pour se refaire une santé doctrinale et proposer une vision du monde suffisamment enthousiasmante pour ne pas revenir aux commandes par défaut. Quatre ans, c’est bien assez. Et c’est même plus de temps qu’il n’en faut pour permettre aux Français de réaliser que, non seulement Sarkozy n’est pas un libéral, mais que ce qu’ils détestent en lui est précisément son absence de libéralisme politique et, oui, économique. Allez, on tient le bon bout : courez vite, camarades, le vieux monde est derrière vous.
*
La nouvelle crise de nerfs des pêcheurs, comme sa gestion bordélique par le gouvernement, est d’ailleurs une excellente publicité pour une approche vraiment social-libérale d’un problème économique. Voyons voir, Nicolas Sarkozy, dont les réflexes clientélistes et pusillanimes sont patents dès qu’il est question de filets de pêche, vient de transformer les chalutiers lorientais en autant d’écomusées à coup de millions d’euros.
« Votre activité est fondée sur des paramètres objectivement obsolètes, leur dit-il en substance. La surpêche a réduit les stocks de poissons de manière dramatique. Vos méthodes de travail et vos bateaux sont inadaptés puisque vous consommez trois fois plus de carburant que vos homologues européens. Le prix du gazole est totalement hors de notre contrôle et il n’est pas raisonnable de continuer à le subventionner et à vous dispenser de payer vos impôts et vos charges sociales ad vitam aeternam... » D’où la décision présidentielle de débloquer de nouveaux fonds pour prolonger l’agonie de la profession, de peser sur Bruxelles pour assouplir les quotas et décimer ce qui reste de morue sur la planète et, surtout, de rendre le poisson plus cher pour le consommateur en le taxant davantage et en freinant les importations trop compétitives…
Un social-libéral (ou un libéral-social, ou un libéral et social, comme on voudra..), se dirait peut-être que si la pêche mérite d’être préservée pour des raisons économiques et culturelles, elle est forcée d’évoluer. Irlandais et Ecossais s’en sortent en préférant les casiers aux chaluts, en consommant deux ou trois fois moins de carburant… Pourquoi ne pas consacrer les fortunes allègrement dispensées par Michel Barnier à la modernisation de la flotte française ? Les Français mangent de plus en plus de poissons, mais il s’agit de bestioles d’élevage importées. Pourquoi ne pas développer une vraie filière d’aquaculture raisonnée, dans laquelle les pêcheurs surnuméraires pourraient se reconvertir ?
L’un des éléments les plus controversés de la déclaration de principes socialistes consiste à se réclamer d’une « économie sociale et écologique de marché ». La pêche en serait le meilleur des labos. Las, il faudrait pour ça que des libéraux, des vrais, des socialistes, soient au pouvoir.
*
Ambiance très sociale et libérale, hier soir chez Libralire, la librairie parisienne qui m’accueillait pour la signature publique de mon bouquin. Sociale parce qu’il s’agissait surtout d’une occasion de faire la fête, libérale parce qu’il s’agissait aussi de vendre des livres. Réussite totale sur les deux plans. D’ailleurs, je remercie vivement les présents et j’excuse magnanimement les absents. Ah, et je me couvre la tête de cendres en repensant au manque flagrant d’originalité ou d’humour de mes dédicaces. Le prochain coup, je bachoterai un peu avant : les « amicalement », voire « très amicalement », manifestement, ça déçoit le lecteur…
© Commentaires & vaticinations
Surtout ne changeons pas une équipe qui perd...
Je ne sais pas si tu as remarqué, Hugues, mais le score de Ségolène n'a pas été décevant. Il a été *minable*. Certes, elle est allée jusqu'au second tour et tout le monde ne peut pas en dire autant, mais elle y est allée pour y réaliser un score minable, duquel il conviendrait d'ailleurs de déduire les voix des électeurs traditionnels de la gauche qui, comme moi, ont voté pour elle au second tour *principalement parce qu'ils savaient qu'elle n'avait pas la moindre chance d'être élue* (si elle en avait eu une, j'aurais voté blanc, et je serais très surpris d'être ultra-minoritaire sur cette explication de vote). Ségolène était une très mauvaise candidate, avec un discours aussi monstrueusement creux (voire, pas si rarement que ça, carrément stupide) que son ego était démesuré. Défauts qui auraient d'ailleurs eu plutôt tendance à s'aggraver depuis l'élection de Sarkozy. Si tu veux resservir le même repoussoir aux électeurs, c'est ton droit, mais personnellement ça me fait exactement le même effet que si on suggérait la nomination de Grouchy au poste de généralissime.
Y a vraiment vraiment qu'elle? Tous les autres sont vraiment pires qu'elle? Même si on en trouve seulement des pas plus mauvais, qu'au moins ça ait l'attrait de la nouveauté... Revoir Ségolène candidate, ça me ferait le même effet qu'au restau-U, quand on me resservait le mardi, froid, le gras double que j'avais refusé d'avaler le lundi quand il était encore chaud...
Rédigé par : Poil de lama | vendredi 23 mai 2008 à 17:23
"Je suis assez d'accord avec Laurent Joffrin".
Voilà qui résume toute la profondeur et l'originalité de vos positions.
Juste une question : c'est quoi la différence entre la droite sarkozyste qui, à en croire votre expertise, n'est pas de droite et la gauche socialiste qui n'est pas de gauche ? Vous reprenez aussi le refrain des "lignes qui bougent" et des clivages obsolètes ?
Et pour incarner cette posture — alors que n'importe quel porte-manteau ferait l'affaire, et il n'en manque pas —, vous refourguez Ségolène Royal… ?
Rôôô… pschiiit (comme disait l'autre)…
Rédigé par : Antoine Block | vendredi 23 mai 2008 à 17:41
@Hughes
"Il paraît que Delanoé aurait souhaité que les mots Gauche et libéralisme se réconcilient."
Eric Zemmour (du Figaro), lui aussi quelqu'un qui a des idées à rebrousse poil Emmanuel TODD, disait tout a l'heure sur -Ca se dispute- que le libéralisme avait toujours été socialiste. Ça se discute en effet !
Moi je me marre, parce que l'autre alternative au libéralisme (le communisme) n'est plus guère une option... là aussi la presse et le PSUMP se payent notre tête !!
Il a aussi dit que le nouveau livre de Delanoë "De l'Audace" n'avait d'audacieux que le titre et sentait le rance (quand aux idées)... Domenach et Robert étaient d'accord !
Quand les militants vont-ils arrêter de répéter comme des perroquets, les idées reçues qu'on leur insuffle depuis 20 ans ?
Maintenant ! lutter contre les excès du NÈO libéralisme, c’est très bien !
Un des leaders de cette tendance est Emmanuel TODD, qui recommande une dose de protectionnisme pour l’Europe.
Les éléphants du PS ont toujours été + que libéraux, puisqu’à l’inverse de TODD ils ont poussé à voter pour l’Europe du NÈO libéralisme de Giscard.
Alors, il faut être cohérent : Libéraux ? Personne ne veut être autre chose et revenir au régime de kolkhozes ?
Ultra libéraux ? C’est l’Europe d’aujourd’hui, celle dont Moscovici nous a fait maintes et mainte fois le panégyrique. L’Europe de Delanoë et de Hollande.
Anti-libéraux ? C’est quoi comme doctrine économique ! Cherchez voir dans la presse !
Réveillez vous ! Anti-libéral ça n’existe qu’en tant que slogan dénué de sens !
Il a fallu que Lolo (Fabius) et Riton (Le balâfré), trouvent ce slogan pour essayer de se refaire la cerise pour que les moutons tombent dans le panneau ! Bizarre que personne ne leur ait jamais demandé où l’on pouvait se procurer la doctrine économique fantôme de l’ANTI LIBERALISME !!!!!!
La seule arme efficace pour contrer les excès haïssables du néo libéralisme, c'est un social beaucoup plus fort que le nôtre et surtout beaucoup plus favorable aux travailleurs les plus pauvres, avec des plancher d'aides plus importants : minimum chômage élevé comme au Danemark (1500 euros) et smig à 1700 euros.
En échange les plafonds d'aides sont évidement plus bas, solidarité oblige !
Rédigé par : Ozenfant | vendredi 23 mai 2008 à 17:47
Tout ceci ne répond pas à la question essentielle : alors, mieux qu'Anna Gavalda ?
Rédigé par : Geabulek | vendredi 23 mai 2008 à 17:59
Dans mes bras Hugues. Je suis obligé de reconnaître que le traitement du problème des pêcheurs a été parfaitement anti-libéral. Et donc injuste, inefficace, anti-écologique et j'en oublie.
Là où je ne partage pas ton optimisme, c'est que les libéraux du PS tenaient là effectivement une superbe occasion de faire de l'opposition constructive... et qu'ils l'ont vendangée magnifiquement. Si les libéraux du PS n'ont pas le courage de faire de propositions libérales alors qu'ils sont bien à l'abri dans l'opposition, c'est pas hyper encourageant pour le jour où ils reviendraient (note le conditionnel) au pouvoir.
Rédigé par : Liberal | vendredi 23 mai 2008 à 18:01
Il est comme ça Sarkozy, il aime les pêcheurs bourrus qui sentent la morue, serrer la main pleine de graisse du tourneur-fraiseur, flatter le policier en uniforme ; mais il n'aime pas les magistrats, ni les profs. Mais souvent sa spontanéité vire à l'irréfléchi.
Néanmoins ta Ségo-cheval est allé leur porter 500 M€, aux pêcheurs, sur les comptes de sa région. C'est pas généreux, ça ?
Rédigé par : all | vendredi 23 mai 2008 à 18:33
@ Ozenfant :
Zemmour est l'exemple parfait du réac anti-libéral. C'est ce genre de zigoto qui me rend encore plus libérale. Je ne sais pas si vous avez remarqué que, sur les plateaux de ruquier, il s'entend comme larron en foire avec les gauchistes invités, rarement avec les socialos!
@ Libéral :
Le problème du PS c'est qu'il refuse d'être de gauche au sens révolutionnaire (pré marxiste) du terme, à savoir : démolir les barrières et les privilèges. Il existe une tonne de corporatismes privés sans aucun rapport avec les cheminots-profs-etc dont la droite nous rebat les oreilles. Ces corporatismes bouffent le pays.
La mission historique de la gauche serait de les passer au bazouka en ouvrant les barrières, voilà qui serait dans la lignée révolutionnaire. Songez aux taxis, coiffeurs, pharmaciens, avoués, etc, une clientèle traditionnelle de la droite d'ailleurs.
Le vrai libéralisme, celui qui explose les barrières injustifiées, est définitivement de gauche et la droite française pour cette raison ne l'a tout simplement jamais appliqué sous la cinquième (pour les périodes antérieures joker, je manque de connaissances précises sur ce point).
Rédigé par : coco | vendredi 23 mai 2008 à 18:34
"Pour autant, et parce que la logique qui m’a conduit à soutenir Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle reste valide"
ben vous avez la santé! impressionnant.
moi elle m'a fait rendre ma carte fissa et voter pour Sarko, vous savez le libéral pas libéral. (gouverner en libéral en France : mission impossible, on aurait 12 mois de mai par an!)
Je vous trouve bien indulgent aussi quand vous dites que le ps a 4 ans pour se refaire une santé doctrinale. Si je ne m'abuse, ils s'y collent depuis 2002 non?
çà doit être leur époustouflante et riche opposition qui les fatigue.
Rédigé par : jane | samedi 24 mai 2008 à 09:00
transformons les pêcheurs en guides de mer et aquaculteurs, : les uns emméneront les touristes voir le large et les poissons, les autres élèveront les ressources halieutiques de demain...
pour le libéralisme du PS, et de BD, je vais d'abord lire son bouquin(oui, j'en profiterai pour acheter celui de l'Hôte de ces Lieux, mais je n'ai pas encore fini celui de JC Lagarde au titre presque homonyme...
car quand on regarde le mot liberal,sur wiki, en anglais comme en français, c'est un peu compliqué...
mais cela incite à pense, réfléchir, débattre...
et pour sego,il faut que j'aille voir "pouruncongresutiletserien"
Rédigé par : faceB | samedi 24 mai 2008 à 09:29
Coco,
Quand tu parles de "socialos", parles tu de gens réellement solidaires, prèts à partager avec les smicards et le quart-monde du travail, un peu de leurs privilèges, ou bien plutôt de la clientèle du PS-caviar ?
Il me semble qu'il suffirait de sortir des préjugés, des bons vieux poncifs et des étiquette surrannées pour que comme dans certains pays d'Europe modernes
"SOLIDARITE" et "LIBERALISME non néo-libéral" puisse être harmonieusement combinés.
Helmut Schmidt: «La finance folle ne doit pas nous gouverner». http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/05/helmut-schmidt.html ou quand le microcosme politique s’aperçoit qu’" Un con croit vraiment que si la chemise de Paul est plus blanche que la chemise de Pierre, c‘est parce que PERSIL LAVE PLUS BLANC" (Pierre DESPROGES)
Rédigé par : Ozenfant | samedi 24 mai 2008 à 10:25
Moui je l'ai pas très sentie libérale sur le coup la Ségolène, mais plutôt du même niveau que Sarkozy.
Le problème maintenant c'est qu'en ayant accepté les caprices des pécheurs, la contagion, se propage au retse des secteurs : les transporteurs notamment, qui voit qu'il suffit de gueuler trois jours pour avoir des promesses faramineuses.
La gauche et la droite sont devenu Mère Thérésa.
Rédigé par : Bob | samedi 24 mai 2008 à 11:27
"la logique qui m’a conduit à soutenir Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle reste valide"
Heu, vous êtes sûr là ? J'aime bien trouver sur ce blog des arguments surprenants qui font réfléchir un peu plus que la moyenne, mais bon... J'ai été voir votre billet de novembre 2006. Avec les infos disponibles à l'époque, il est plus que défendable. Mais lors de la campagne, et encore plus depuis l'élection, Ségolène Royal a montré à quel point était superficielle la capacité à "reprendre les problèmes à la base" dont vous l'aviez créditée à l'époque. Dernier exemple, cette semaine:
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080522/tpl-assemblee-institutions-reforme-royal-cfb2994.html
@Poil de lama: +1 sur l'équipe qui perd. Quand à l'explication de vote, je reconnais que j'aurais beaucoup plus hésité à choisir un bulletin Royal si le résultat avait été incertain.
Chez la plupart de nos voisins, les politiques qui échouent n'ont que très rarement une seconde chance après une défaite. En France nous avons une sentimentalité un peu bêta pour ceux qui "font leur traversée du désert" censée leur apporter la sagesse. Dans le cas du PS, il est grand temps d'oublier cette tradition et d'essayer quelqu'un d'autre.
Rédigé par : gwynfrid | samedi 24 mai 2008 à 13:17
@Gwynfrid,
Bravo pour le commentaire écrit à l'aune du bon sens !
@Bob,
Merde pour une fois je suis d'accord avec ce que tu dis ! étonnant non ?
Rédigé par : Ozenfant | samedi 24 mai 2008 à 16:44
Poil de lama : le problème, c'est que tu parles à une partie de la gauche qui a pour stratégie politique de forcer les gauchistes à voter pour un centriste plutôt que s'abtenir en mettant en avant l'idée selon laquelle un centriste serait moins pire à leurs yeux qu'un bonapartiste.
Donc, dans l'univers de raisonnement que tu commentes, ton rôle est de voter pour un candidat centriste pendant que les centristes s'abstiennent de voter pour un bonapartiste.
à quoi bon débattre, alors ? Qu'ils aillent tous se faire ... : le mois de mai est trop joli pour qu'on s'y fasse e.... de plein gré.
Tu remarques d'ailleurs que ces pervers, faute de culture politique, finissent par se choisir comme champion/ne le plus ambitieux, lequel est rarement le plus compétent, lequel ne rallie jamais les votes de cette infime minorité de français encore politisés. Tôt ou tard, d'ici cinquante ans peut-être, ils se fatigureront.
Rédigé par : Fetronco | dimanche 25 mai 2008 à 06:27
Fetronco,
Pas dénué d'intéret... sous sa carapace rugueuse !
Rédigé par : Ozenfant | dimanche 25 mai 2008 à 11:10
Alors Hugues, est-ce que la logique qui t’a conduit à soutenir Ségolène Royal reste toujoursd valide après sa dernière déclaration: ""Libéral et socialiste, c'est totalement incompatible"
Ca va être le moment de choisir ton camp: libéral ou Ségolène?
Rédigé par : wavrill | dimanche 25 mai 2008 à 22:23
Bah oui, difficile de ne pas penser à toi quand ton "cheval pour la course au leadership" déclare : «Je ne pourrais jamais dire : je suis libérale. Je ne crois pas qu’il faille réhabiliter ce mot et ce concept. C’est le mot de nos adversaires politiques», à ses yeux «synonyme de capitalisme débridé, d’écrasement des bas salaires, de violence».
Rédigé par : aymeric | lundi 26 mai 2008 à 11:39
Il a fallu que Lolo (Fabius), la Méluche et Riton (Le balâfré), trouvent ce slogan pour essayer de se refaire la cerise pour que les moutons tombent dans le panneau !
Bizarre que personne ne leur ait jamais demandé où l’on pouvait se procurer la doctrine économique fantôme de l’ANTI LIBERALISME ???????
Bizarre que tout le monde reste muet devant cette question ESSENTIELLE !
Rédigé par : Ozenfant | lundi 26 mai 2008 à 11:56
"la deuxième force politique de la quatrième puissance mondiale."
Hmmm : vos données sont probablement devenues obsolètes. Cela a son importance : une fois bien positionnée parmi les pays en voie de developpement, la France gagnerait à devenir socialiste.
Rédigé par : Passant | lundi 26 mai 2008 à 16:49
Cette réabilitation sémantique, au dela de l'effet d'audace, est une mystification. Il dit qu'il est pour le libéralisme politique (comme tout le monde y compris les communistes aujourd'hui) et elle répond qu'elle est contre le libéralisme économique (contre ce qu'elle avait énauchée avant)
Un vrai cirque auquel ils ont chacun intérêt pour se rendre incontournable.
C'est vraiment médiocre. Ils le paieront sans doute, leur popularité va décliner.
http://lebavost.wordpress.com/2008/05/25/delanoe-royal-un-grand-numero-de-theatre/
Rédigé par : chouka | lundi 26 mai 2008 à 20:59
Pareil que poil de lama, j'ai pas voté Ségo malgré le PS, j'ai voté socialiste malgré ségolène, en sachant toutes les décisions bouseuses que NS aurait (et a) prises.
Le PS a de la chance d'avoir des électeurs comme moi qui voteraient pour un perroquet empaillé s'il avait l'étiquette PS. En même temps ya bien des pauvres qui votent pour l'UMP, chaque côté doit avoir ses aveugles...
Rédigé par : xuelynom | mardi 27 mai 2008 à 17:23
La Royal dit qu’on ne peut être à la fois libérale et socialiste ?
Dans la bouche de La Méluche, ce propos n’aurait rien eu de surprenant, dans la bouche de celle qui au nom du néo-capitalisme triomphant insiste (avec son ami Sapin) pour faire rentrer plus facilement les produits Chinois en France en baissant les taxes: CELA TIENT DU GAG !
Elle (et ses économistes de salon du moment) considère les délocalisations comme les victimes expiatoires du néo-libéralisme. Ils imaginent un monde où la matière grise française, bénéficiant soudain d’un enseignement qui ne serait plus le 27ème mondial, mais de nouveau un des tous meilleurs du monde, nous permettrait de dispenser (sans avoir à les construire) nos sublimes technologies au reste du monde. Monde virtuel ou ces simplets d’asiatiques esbaudis attendrait d’être illuminés par notre intelligence supérieure... et cela au moment précis ou l’on vient d’apprendre que les Chinois viennent de présenter leur propre marque d’avions de tourisme.
Hallucinant !
Pour peu l’on se penche sur ce que dit depuis deux ans, la candidate pour qui je me suis forcé à voter au deuxième tour des présidentielles, on voit bien qu’elle n’a qu’une perception très vague de l’économie.
Je ne lui reproche même pas de changer d’avis à chaque nouvelle expérience c’est le seul trait positif de la dame : Libérale molle début 2006, pour l’économie Suédoise au son retour de Suède, ultra libérale (tout en disant l’inverse) par sa volonté de faire rentrer un maximum de produits étrangers en France aujourd’hui, il semble qu’elle navigue à vue.
Delanoë, ce brave garçon organisé et travailleur semble tout a fait aussi incapable de dégager une stratégie économique au delà des poses d’étiquettes conventionnelles collées çà et là en trompe l’oeil.
Quand fera t’on enfin appel à notre homme d’état socialiste, doté d’une vue expérience planétaire, d’une capacité d’analyse calme, et d’un vue synthétique globale sur le monde ?
Rédigé par : Ozenfant | mardi 27 mai 2008 à 17:43
mais pourquoi diable espérez-vous un homme d'Etat socialiste, puisque vous votez de toutes façons pour n'importe quel candidat PS! Vous feriez le distingo dans votre vote, ils le feraient (peut-être) dans leur processus de sélection...
Rédigé par : jerome | mercredi 28 mai 2008 à 09:07
Jerome,
On voit le monde comme l'on est fait !
J'ai voté Bayrou au 1er tour , principalement pour ses 2 embauches détaxées par entreprise. J'aurais pu voter NDA s'il avait eu ses signatures.
J'au finalement voté pour l'Ânesse du Poitou à contre coeur.
Si Sarkozy ne s'était pas dégonflé au sujet du Plan de relance de l'économie de Borloo, j'aurais même pu voter pour lui.
Mais bon, il avait déjà tellement prouvé qu'il était un gros menteur pendant ses 4 années à l'intérieur, que j'avais du mal à tomber dans ce cas extrême de crédulité maladive.
Au sujet des candidats à la présidence du P.S. rappelons qui nous a mis dans la merde:
FABIUS :
" En ce qui concerne LOLO, rappelons le titre de quelques unes des indiscutables oeuvres majeures du maître : D’abord l’ouvrage phare d’un pugnace partisan indéfectible du - OUI - à l‘Europe : TOME 1° -"Je dois saluer les efforts qui sont faits et féliciter ceux qui font avancer l'euro ." - TOME 2° -" Non à l’Europe libérale". Puis: "Il est plus facile de céder son siège à une femme dans l’autobus qu’à l’Assemblée nationale" dont on nous dit que la suite s‘intitulerait: -...Et surtout si elle s’appelle Ségolène- . On se souvient également de cet essai philosophique de haut vol: " On me croit PETIT, mais je suis GRAND." Vient enfin une réflexion profonde sur l’économie populiste: "La TVA Sociale... tout ceci sont des Paroles verbales !".
http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/05/fabius-responsa.html?cid=116637652#comment-116637652
Rédigé par : Ozenfant | mercredi 28 mai 2008 à 17:27
je peut avoir des livres sur le socialisme sur mon adresse postal qui est :
hamza azizou guendouze ait r'zine bejaia 06251 algerie
Rédigé par : azizou hamza | samedi 07 juin 2008 à 02:03
« Les classes dirigeantes, décidément, ne seront satisfaites que lorsque la gauche rejoindra la droite », se décourage d’ailleurs le patron de Libé.
Looll !!!
Vivement que Rotschild rachète aussi le parti "socialiste" !
Rédigé par : coco-islamo-archaico-facho-terroriste | samedi 05 juillet 2008 à 05:44