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mardi 20 mai 2008

Commentaires

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Sans ne rien retirer à l'essentiel de ce que vous affirmez, il y a quand même un truc qui me dépasse : pourquoi attendez-vous ce que vous dites attendre d'un parti intégrant en son sein et à vie la totalité des enseignants corporatistes statutaires recrutés par le premier employeur du monde depuis la fin de l'armée rouge, j'ai nommé l'Educnat.

Il me semblerait infiniment plus simple de partir de l'une ou l'autre des baudruches existantes (valoisiens, radicaux de gauches, adorateurs de Bayrou, Nouveau Centre, voire, PCF) pour réussir la rénovation que d'espérer voir instits et agrégés abjurer à la soixantaine passée leur foi en un système qui les aura nourri, qui leur aura permis de payer leur maison, les études de leurs enfants, et leur assurera des services publics à grands coups de contrats aidés pour leur torcher le cul dans les campagnes pourries dans lesquelles ils se retireront pour jouir enfin d'une vie saine et sans OGMs.

Vous ne m'avez pourtant l'air ni cynique, ni pervers... alors, quoi ?

@ passant:
L’UMP est un ramassis de cypto-racistes autoritaires et réacs, et c'est pourtant l'UMP qui aura fait passer l'actuelle réforme des institutions... Peu importe l'avis des militants, le plus important, c'est de conquérir le pouvoir.

ça n'a rien à voir : même si Laguiller était élue présidente de la république, ça ne changerait rien à la composition sociologique du PS et au fait qu'il ne prendra plus jamais le pouvoir du seul fait de sa composition sociologique (du moins, tant que le coeur de ses militants, voire, de leurs enfants eux-mêmes devenus enseignants ne seront pas devenus grabataires)

A propos du Coup d'Etat permanent sauce 2008, serait-ce une allusion à l'opuscule de L. Joffrin ? Tu as lu ? C'est pareil que l'original mais plus médiocre, non ?

D'ailleurs, à propos d Mitterrand et de cette réforme, le plus plausible est qu'ils agiront comme leur Grand Inspirateur : ils vont la torpiller avant d'oublier de s'y atteler une fois revenus au pouvoir. Mais quand ?

Ce que tu dis se tient, camarade Hughes, mais ce que dis le camarade Passant également.

Cela rejoint d'ailleurs des commentaires entendus hier dans le poste !

A savoir que la tendance DELANOË serait de s'appuyer sur le corporatisme enseignant des militants pour conquérir le pouvoir au PS.
La tendance Royal étant de s'appuyer sur les sondages
Sur notre blog coopératif, un des blogeurs propose un texte sur l'enseignement
AH ! L’ECOLE !
http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/05/ah-lecole.html#comments

La sauvegarde du PS ne passe t-elle pas par sa sortie 1° de son addiction au compromis artificiel et 2° de son habituel "IL EST URGENT DE NE RIEN CHANGER" ?

En cela, Ozenfant, Delanoé se présente comme le digne héritier de Jospin : libéralisme, OGM, compétitivité, gains de productivité pour tout le monde, sauf les fonctionnaires, et notamment, les enseignants, et quelques autres....

Je voudrais pas dire, mais, à force, ça se voit. Et, incidemment, ça ne marche pas : outre ce qu'il en coûte d'inciter l'élite de notre pays à préférer devenir prof ou CRS plutôt que d'aller créer de la valeur dans l'économie, la pénalité infligée par une puissance publique gloutonne interdit à nos entreprises de jouer leurs chances dans la compétition mondiale.

Je comprends qu'en démocratie on s'inquiète de l'abis des lobbies. Qu'ils prennent ou non l'apparence d'ONGs ou s'organisent en partis politiques. Mais de là à tenir compte de leur avis sur les questions institutionnelles ou de société, il y a un pas que l'électeur ne franchira sans doute plus jamais.

Sur son blog Moscovici dit qu'il ne souhaite pas empêcher cette réforme, et, s'ils arrivent à obtenir quelque chose, même si ce n'est pas toutes leurs conditions, ils pourraient s'abstenir plutôt que voter contre.

En général, dans toute décision, il faut peser le pour et le contre... Reste à savoir quel (troupeau d') éléphants(s) surcharge le plateau du contre.

vous vous inquiétez pour rien : la réforme des institutions, ils la voteront. ce que l'UMP sait très bien, en refusant d'accéder aux modifications demandées par les socialistes.
pour ce qui est du parti lui-même, d'accord avec Ozenfant : il faut que le PS sorte de cette "addiction au compromis artificiel". bref, il faut qu'il y en ait un avec le courage de prendre une ligne tranchée (qu'elle soit à gauche, à droite ou même au centre de la gauche !!!) et de s'y tenir sans chercher des compromis à tout prix. les autres pourraient alors faire de même. et si alors, les militants eux mêmes se gardaient de faire dans leur froc à l'idée que le parti se déchire et parte à l'eau (ce qu'il fait de toute façon), il pourrait sortir quelques lignes directrices autour desquelles se positionner. mais la culture et l'inertie du parti font que ce sera très difficile (en tout cas impossible pour un militant de longue date comme le sont tous les leaders).
si je voulais donner un exemple mais il est très relatif, le NPS à sa création a pu être cette tentative de franchise mais à chaque fois, il a été sous-mariné, coulé et noyé dans la masse du parti et des synthèses, d'abord par Dray ensuite par Emmanuelli.

Cessons un peu les jeux de dupes :

une réforme des circonscriptions électives, exigée par le Conseil Constitutionnel, est en cours. Après tout, il y aurgence : certains députés ont été élus avec douze fois moins de voix que d'autres.

Arnaud Montebourg, élu d'une circonscription qui aurait pu disparaître il y a fort longtemps le sait d'ailleurs très bien, quelles qu'aient pu être les justifications tordantes qu'il a pu donner à son soudain désir de cumuler un mandat de président du conseil général avec son mandat de député.

L'addiction au compromis n'a hélas rien d'artificiel. Vous entendrez gauche comme droite vous expliquez doctement que tout pas en avant, aussi petit soit-il, même lorsque les conséquences négatives ne sont pas pesées est bon à prendre. Il ne me semble pas illogique que les politiciens "sérieux" du PS appliquent cette règle à leur mode de fonctionnement interne. Par contre, niveau stratégie d'ensemble, il suffit de lire le commentaire numéro 2 : "en prenant le pouvoir tout devient possible"...

Je ne vais pas m'exprimer sur la réforme constitutionnelle (assez d'accord avec le fond du billet), parce qu'il faut bien que quelqu'un se dévoue pour dire haro à Passant et Ozenfant : leur hargne contre les profs pourrait être pénible, sa lourdeur caricaturale la rend surtout comique.
J'ai bien des critiques à adresser à l'Education Nationale, mais, quand on lit ça, on choisit son camp sans état d'âme. Se rendent-ils compte que leurs diatribes ont un petit parfum "prochinois" assez savoureux : dans une autre vie, ils auraient pu faire de zélés satellites de la révolution culturelle : foutez-moi tous ces branleurs de profs, étudiants et intellos dans les champs ou les usines, là où on produit la seule vraie valeur, n'est-ce pas!

Ne pas confondre compromis et non-choix. Le premier permet d'agir, le second paralyse. Les fractures idéologiques qui traversent le PS provoquent les séismes qu'on connaît, régulièrement. Entre deux séismes destructeurs, il perd quelques habitants.
Le PS n'a d'existence, aujourd'hui, qu'en référence à Sarkozy et son gouvernement et non par rapport aux enjeux du pays et son environnement. Plus d'un an après les présidentielles, ses maréchaux estiment qu'il "est urgent de se mettre au travail et de réfléchir". Certes.
Mais est-ce possible? Réflechir sur une plate-forme politique au PS aujourd'hui, n'est-ce pas à coup sûr le tuer?
L'abscence de leadership clair (ou la confusion) s'ajoutant au désordre idéologique, on voit mal comment ils pourrait s'arracher au néant. Considérer que les gains engrangés aux municipales sont une victoire socialiste, c'est se payer de mots.
Le PS n'est plus réformateur, dans un sens moderne du terme. Et cela depuis longtemps.
Il me semblent qu'un bon nombre de ceux qui "pensaient" (au-delà de la mécanique électorale) au PS ont pris quelque distance.

Et où se trouvent-ils donc, désormais, ceux ayant pris quelque distance ?

Passant,
Tu mélanges tout : C’est Wal-Mart qui emploie plus de monde que l’Education nationale française. L'armée russe est loin derrière.


François X,
C’est surtout une allusion à l’opuscule mitterrandien lui-même, qui dénonçait la Ve comme un hybride de dictature monarchique. Mais note que les vieux admirateurs du général menacent également de ne pas voter la réforme : le conservatisme et le calcul politicard son des notions très universelles.


Chouka,
Franchement, même l’abstention serait indéfendable en l’espèce. Il faut se bagarrer pour obtenir plus, évidemment. Mais ne pas voter la réforme est irresponsable.


David,
« Vous vous inquiétez pour rien : la réforme des institutions, ils la voteront ».
C’est comme le traité constitutionnel alors ?


Charles’,
Bah, même les tories sont revenus d’entre les morts. Moi, je garde la foi, celle qui déplace les montagnes et les éléphants.


Dv,
A Washington ? A Evry ? A Melle ? Sur ce blog peut-être…

Hugues,
le traité constitutionnel a été rejeté par les citoyens. les parlementaires l'auraient accepté (la majorité du PS faisait campagne pour).

Alors, au PS ?
Ne jamais choisir !
Surtout ne rien inventer pour sortir du sempiternel piège droite/gauche.
Toujours répéter les mêmes erreurs ?
Again and over again ?

Hé, Mr Hugues, tu t'défiles un poil, là.

Permets-moi de t'infliger mon avis : jamais tu ne parviendras à le réformer, ton cher PS, s'il n'existe pas une sorte de parti de gauche bien démago pour ramasser les corporations en déshérence ainsi que leurs potes chevènementistes et assi-mimilés. Sans cela, ils vont continuer à squatter le parti auquel tu sembles indéfectiblement attaché pour mener la réforlution.

Après, c'est toi qui voit...

Quelqu'un peut-il me dire si le projet de réforme prévoit quelque chose sur la limitation des mandats (pas le non-cumul au cours d'une même période, mais la limitation dans le temps : par exemple, interdire plus de deux mandats successifs pour les députés, maires, etc)??

j'avoue avoir eu la flemme de chercher, et je trouve que c'est un sujet important (ou : comment cesser d'être une quasi-gérontocratie sans limiter enfin les mandats?).

Avec une bonne épidémie de grippe aviaire ?

le projet ne prévoit rien sur le cumul des mandats, cette particularité française que personne ne nous envie mais que le piuvoir se garde bien de modifier pour garder ses affidés, il ne prévoit rien pour le mode d'élection des sénateurs,
voter non à ce texte pour en obtenir un meilleur plus tard me paraît défendable...

Bravo à :
Patricia Adam, députée du Finistère;
Patrick Bloche, député de Paris;
Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris;
Christophe Caresche, député de Paris;
René Dosière, député de l'Aisne;
Paul Giacobbi, député de Haute-Corse;
Guillaume Garot, député de la Mayenne;
Jean-Patrick Gille, député d'Indre-et-Loire;
Gaëtan Gorce, député de la Nièvre;
Danièle Hoffman-Rispal, députée de Paris (ma députée !) ;
Jean-Marie Le Guen, député de Paris;
Armand Jung, député du Bas-Rhin;
Sandrine Mazetier, députée de Paris;
Didier Migaud, député de l'Isère;
Dominique Raimbourg, député de Loire-Atlantique;
Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère;
Manuel Valls, député de l'Essonne.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/05/22/dix-sept-deputes-socialistes-jugent-la-reforme-des-institutions-prometteuse-et-se-disent-prets-a-la-voter_1048025_823448.html

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