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jeudi 15 mai 2008

Commentaires

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Ce qui pose un peu plus problème, c'est la désinvolutre avec laquelle l'état, qui impose son organisation scolaire aux communes, s'exonère de toute responsabilité lorsque son infaillible organisation défaille.

à minima, l'éducation nationale pourrait laisser les communes libres d'assurer la continuité du service d'enseignement (et pas une simple garderie) et payer la facture fataleusement coûteuse d'un véritable service d'enseignement, par opposition à une simple garderie.

à moins bien entendu d'aller un peu plus vite vers la désoviétisation du système éducatif.

Pour ce qui est de la garde des enfants par des employés municipaux, cela me semble relativement logique, de plus les gens seraient peut-être plus sensible à ce combat tout à fait légitime.

Pour ce qui est de la suppression de la pub sur le service public et de l'augmentation de la redevance, je suis totalement d'accord avec vous.

Maintenant, il faut que cela soit accompagné de sévères restructurations, notamment dans le systême des productions externalisées aux sociétés d'animateurs-producteurs, qui se fond doublement des couilles en or : en se goinfrant auprès du service public, et en arnaquant la caisse des intermittents du spectacle en ne prenant quasi-pas de CDI. Et là, voyons si la redevance est toujours si insuffisante pour un service public de qualité.

l'extraordinaire dans cette affaire de la grève dans l'éducation nationale, c'est que l'école est vraiment vue comme un mode de garde des enfants. j'entends peu de parents raler quand ils font sécher les cours à leurs enfants à l'occasion d'un pont. l'arnaque du service minimum d'accueil version Darcos est aussi cette défausse qui veut que les collectivités territoriales règlent un conflit social au sein de l'éducation nationale, qui plus est à moindre coût puisque le remboursement alloué par le ministère ne semble pas se faire sur les mêmes critères que ceux voulus pour l'encadrement des enfants (en centre de loisirs notamment).

pour le reste, je n'ai pas la télé, me moque du niveau de la redevance et m'en porte à merveille.

Tu as oublié un indice encore bien plus flagrant de ta droititude, mon cher Hugues: tu lis Libé, c'est donc que tu n'en as pas été définitivement dégoûté par ses éditos ouistes... Eh ouais, c'est bien à l'époque du référendum sur le TCE que Libé a vraiment fâché le lectorat qui le lisait par militantisme, et qui jusque là lui pardonnait (bien à tort) ses sempiternels jeux de mots à la con, sa mise en page imbitable, son goût des cadrages absurdes et des photos sous-exposées artistement disposées sur un papier déjà "richement encré"... sans parler des fautes d'orthographe, de l'indigence des pages étranger, de son inculture crasse et du mépris pour tout ce que le web produisait d'infiniment plus intéressant (dont ton blog, d'ailleurs).

Ben ouais, en effet, y a plus que la gauche bockélienne pour lire Libé. Et franchement, elle a bien tort de s'infliger ce pensum, vu que c'est un assez mauvais journal, surtout depuis qu'il s'est défait des rares collaborateurs de talent qui lui restaient (et Dieu sait pourtant s'ils n'étaient pas au niveau de l'estime qu'ils se portaient).

@Hugues : quel intérêt trouves-tu à supprimer la publicité ?

La télé, la presse c'est dépassé : internet et pépère-view pour tous !

D'ailleurs, sans doute les petits enfants de France apprendront-ils plus vite tout cela gardés par des volontaires qu'aux mains d'un système éducatif désespéremment fasciné par sa propre conservation.

D'accord avec vous sur la garde d'enfant.

Oui, la fin de la pub sur la télé publique, ce serait plutôt de gauche, comme d'augmenter un impôt (la redevance) que les pauvres ne payent pas.
Mais surtout , c'est une mauvaise mesure qui coûte cher et ne sert à rien ou pas grand chose. Et puis la méthode est lamentable.

Sarko fait ses plus belle connerie avec ses coups (on peut citer aussi, plus modiquement, l'enseignement de la shoah, et de l'esclavage, au primaire...), sensés plaire à la gauche.
En pure perte : la gauche se définit aujourd'hui (et depuis déjà quelques années) à 99%, par opposition à la personne de Nicolas Sarkozy. Etre de gauche, c'est s'opposer à Sarko !

Disons que le PS n'a rien de mieux à se proposer pour se définir que de s'opposer à Sarkozy.

Avec, suprême avantage, l'intérêt de ne même pas s'aliéner Bayrou : non pas qu'il compte, mais on aime à la croire aux pays de celles et ceux qui comptent encore moins que lui, au PS.

Je m'étonne cependant qu'on ne perçoive pas à quel point l'éradication de ces états dans l'état que sont l'éducation national et la presse servirait l'intérêt de la gauche (la vraie)

Une manière marrante et imparable de faire grève, ce serait d'être présents en classe mais de parler d'autre chose que des cours prévus dans le programme; par exemple, de parler de tas de trucs super intéressants et en toute liberté. Les élèves n'avanceraient pas dans le programme (= effet grève bien chiant pour la fin de l'année, surtout si bac ou si brevet), mais ils seraient dans une bonne atmosphère et le mouvement de grève ne serait pas rejeté en bloc. C'est naïf comme idée?

"en quoi l'accueil des enfants dans les écoles un jour de grève est une atteinte aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales du citoyen" ?

Homme de paille...

L'accueil des enfants dans les écoles un jouir de grève des enseignants n'est pas une atteinte à un quelconque droit de l'homme.


Par contre, dire que le service minimum dans les écoles consiste à garder les enfants est une énorme vacherie faite aux enseignants. En gros, l'école, c'est une garderie améliorée. Et les enseignants, quand ils ne sont pas là, peuvent très bien être remplacés (avantageusement, même, du point de vue financier) par des aides éducateurs ou des assistantes maternelles.

Le "service minimum", cela consisterait à faire un service minimum d'éducation. Ce qui est difficile à envisager, sauf à considérer qu'on peut enseigner à 200 élèves par classe, élèves d'âge et de classes différentes. Un peu comme dans des classes africaines, en fait...

Mais le "service minimum" version Darcos, c'est juste permettre aux parents d'avoir un point de chute pour leur marmaille qui les encombre pour aller bosser. Rien à voir avec un service minimum de l'éducation.

Pas grave, le service minimum dans les transports, dont le président veut s'inspirer, n'en est pas un, puisqu'il n'y a pas de service minimum, mais juste une désincitation à faire grève. Mais si la grève est suivie, de service minimum, point. Encore une grande réussite du président qui fait ce qu'il a dit...

Lix,
Si le gouvernement proposait, plutôt qu'une garderie, la « continuité du service d'enseignement », il s'agirait effectivement d'une atteinte au droit de grève. Et l'on voit mal, de plus, d'où il tirerait cette armée de réserve capable de prendre le train en marche dans des milliers d'établissements, pour des dizaines de matières.


Moktarama,
Pour prendre l'exemple de la BBC, elle produit ses émissions et surtout, elle est capable de les vendre. Ce qui sous-tend de fabriquer autre chose que du Patrick Sébastien ou du Michel Drucker au kilomètre dont même la rediffusion est impossible (qui va nous acheter quatre heures avec Besancenot ? La Corée du Nord ?). Mais la redevance actuelle ne suffirait pas, même depuis que son système de collecte a été simplifié. Auparavant, lorsqu'existait un service dédié à Rennes, il coûtait 30% du produit de la taxe.


David,
Sur Internet, on ne sait pas qui sont ses interlocuteurs. S'ils sont grands, petits, jeunes, vieux... Mais je subodore que tu n'as pas vraiment idée de ce que signifie l'organisation de parents qui doivent aller bosser et ne savent pas où mettre leurs enfants pour la journée. Je ne crois pas que la caissière de Franprix puisse les amener au travail avec elle. Je ne crois pas non plus que la même caissière ait l'habitude de leur faire louper l'école pour faire le pont et filer en vacances à Chamonix.

Maintenant, si tu penses que le fait que les enfants soient admis à l'école un jour de grève, indépendamment de la mission d'enseignement, soit un dévoiement du système, renseigne toi sur la situation des mères de famille allemandes qui doivent arrêter de bosser à cause de la faible durée des journées d'école.
L'école sert à enseigner, mais elle est aussi l'endroit où les enfants vivent dans la journée. Suggérerais-tu de fermer les crèches puisque les bébés n'y font pas de maths ?


Poil de lama,
Oh, des indices de ma droititude, il doit y en avoir un par article de ce blog. Tiens, en voici un : je suis membre du PS (enfin, plus vraiment en fait).

Eclipse,
Je n'ai rien contre la pub en soi. Je l'apprécie même souvent dans certains contextes. Mais je pense qu'il est bon que certaines sphères en soient débarrassées. D'abord parce que ça repose, ensuite parce que ça impose fatalement des obligations en termes de contenus des programmes. Pas parce que les publicitaires sont des méchants mais parce que c'est la nature du système.

Corto,
Moi, non seulement je veux augmenter la redevance, mais je veux que tout le monde la paye d'une manière ou d'une autre, tout comme l'impôt sur le revenu.

Coco,
Oui, pourquoi pas. C'est une idée. Une autre serait de négocier lors des conflits et d'accepter de sortir du dogme de temps à autre. Les grèves sont une constante du système et les profs sont déprimés depuis toujours, c'est donc qu'ils n'obtiennent rien de cette manière, non ?


Yr,
Tiens un autre pur esprit qui ne semble pas avoir eu souvent à s'occuper d'enfants et mener une vie professionnelle. Mais non les profs ne doivent pas être remplacés, même « avantageusement », par des assistantes maternelles. Idéalement, ils seraient à leur poste et enseigneraient.

Et oui, le système Darcos est bien un point de chute pour la marmaille, comme tu dis avec le mépris de l'ignorant. Un point de chute pour la marmaille... Mais quel âge as-tu ? 12 ans ?

C'est rigolo parce que le service minimum existe déjà dans le 2° degré et cela ne semble gêner personne.
Qu'on garde les moutards sans leur donner de cours est plutôt dans le sens des grévistes, personne ne se substitue à eux. Ils font grève, leur service n'est pas rendu. Ils ne sont pas payés. Le budget récupéré dédommage les communes. C'est un beau bouclage.
On peut quand même s'étonner des réactions anti service minimum. On atténue les effets pour les familles, ce qui ne plait pas et qui prouve donc qu'il s'agit d'abord d'emm... les parents.
Dans une entreprise privée - ouh là là la comparaison ! - l'ouvrier ne bosse pas. Les effets concernent le boss, pas les clients...
Bon enfin tout ça va être réglé par la petite loi qui se profile à l'horizon. Déclaration obligatoire 48 heures avant, on organise le machin et les communes sont obligées de s'y mettre. Génial ! J'ai hâte de voir ça.

Je ne comprends pas très bien où est le problème.

Pour faire fonctionner l'hôpital en cas de grève, il y a un système de réquisitions.

Pour faire fonctionner EDF après la tempête de 1999, on a rappelé les retraités.

Et rien de cela ne serait possible à l'Education Nationale : non, bien sûr, il faut inventer autre chose... et laisser l'état gerber sa merde sur les communes...

C'est assez rigolo, ces arguments et contre-arguments vis à vis de la nouvelle idée présidentielle.

Nouvelle ?

Dès mardi matin (soit dans les 48 heures avant le jour de grève), je savais quel enseignant serait absent (et donc lesquels seraient présents) et je savais aussi que les présents s'arrangeraient pour accueillir les enfants sans profs dans leur classe. Et ce phénomène se répète (dans ma commune à gauche depuis...) à chaque mouvement de gève dans l'EN. Et je sais que la majorité des communes de gauche alentours font de même.

Vraiment nouvelle, l'idée ? (comme le dit, d'une plus belle façon, Radical Chic).

Comme le démontre de manière lumineuse votre ami Jules, le discours gouvernemental en matière de service minimum repose sur une confusion pernicieuse entre service d'enseignement et service de garde. Il ne devrait pas être possible d'invoquer le grand principe constitutionnel de continuité du service public sur un autre terrain que celui de l'enseignement : le pathos entretenu avec une démagogie complaisante autour du désarroi des familles modestes dont les enfants seraient livrés à eux-mêmes est une tentative de culpabiliser les enseignants en leur imposant des obligations exorbitantes, qui à aucun moment n'ont fait partie de leurs missions. Les commentaires montrent bien que le problème n'est pas particulièrement aigu, et qu'il a été assez artificiellement créé.

J'ajoute ceci : il se trouve qu'en matière d'enseignement, la grève n'a jamais représenté la moindre entrave à la continuité du service public : celle-ci se mesure exclusivement au bouclage des programmes, voire, lorsque ceux-ci offrent une certaine souplesse, à l'appréciation souveraine de l'enseignant quant à la réalisation des objectifs pédagogiques de l'année.

Et ayez la grâce de reconnaître que les enseignants peuvent être grévistes, ils n'en prennent pas moins sur leur temps pour offrir aux élèves des moyens alternatifs de travail PENDANT la grève, en préparant des polycopiés et en proposant des travaux supplémentaires, AVANT et APRES la grève (et parfois même pendant).

Alors, il est assez insupportable de vous voir faire chorus avec les éternels détracteurs de la prétendue paresse, de l'égoïsme prétendu des profs. C'est cela qui fait de vous un type de droite, en effet, car cela vous aveugle au fait que ces grèves ont précisément pour objet essentiel de défendre cette fameuse continuité du service public : quand j'étais prof pendant le dernier quinquennat, j'ai constaté que c'étaient le gouvernement et les rectorats qui mettaient à mal ce principe, en fermant des options au nom de principes comptables étriqués, laissant soudain sur le carreau des élèves qui les avaient commencées , ou même laissant s'inscrire des élèves pour ces options, avant de juger qu'ils étaient trop peu nombreux (alors même que le prof compétent était disponible pour assurer l'enseignement).

Cela dit sans aucune acrimonie, seulement avec la vivacité inhérente à un débat important, car j'apprécie beaucoup votre blog, et la personnalité qui se dessine à travers vos textes.

Hugues :

En parcourant les sites d'associations comme "sauver les lettres" ou de JC Bringhelli (auteur de "la fabrique du crétin"), on comprend l'exaspération du corps enseignant face à la bureaucratie de l'EN. En réalité, plus ça va, plus je pense que le dogme et l'immobilisme "de gôche" sont très peu présents sur le terrain, et qu'ils envahissent, pour l'essentiel, les bureaux de la rue de grenelle et de quelques syndicats.

De nombreuses "réformes" imposées aux enseignants n'ont rien de luttes contre le dogmatisme, c'est exactement le contraire : elles procèdent du placage d'idées pédagogistes (meirieu et compagnie), bref, du DOGME pédagogiste, envers et contre l'expérience de terrain des profs, superbement méprisée par ces apparatchiks experts autoproclamés en "sciences de l'éducation".

Lu également dernièrement "la ferme des professeurs" de F. Vermorel (ex étudiant en IUFM), c'est toujours dans la même veine, édifiant.

La maladie de l'EN ce ne sont pas les profs, mais cette bureaucratie tentaculaire, dogmatique et sourde qui fait la pluie et le beau temps dans la profession. Pire : quand on regarde l'évolution des salaires à poste équivalent depuis 20 ans, ils ont baissé. Ce n'est pas une vie de l'esprit : non seulement cette population se prend dans la figure réformes débiles sur réformes débiles depuis 20 ans (tout le volet "pédagogo"), mais, enplus, elle doit affronter une dégradation objective de ses conditions de travail pour un salaire moindre, dans l'indifférence absolue des bureaucrates de la rue de Grenelle, qui se foutent absolument de la réalité de terrain, mais qui, pour s'en sortir à CHAQUE fois, font croire que ce sont les profs, décidément, qui ne veulent jamais évoluer.

NB : je ne suis pas prof mais profession libérale, et je me considère comme clairement libérale sur le plan économique; ce message n'est donc pas celui d'une syndicaliste déguisée en coco!)

Hugues, Hugues... tu tiens un discours raisonnable, est-ce bien raisonnable? "Seule la vérité est révolutionnaire" avait rétorqué Montgolfier à Mélick, en pleine audience, alors que le maire de Béthune se perdait dans ses tickets de péage, à une autre époque...
Que vas-tu leur laisser, à ceux qui déjà discutent de ta mise à l'index?

Hugues, j'ai deux enfants, mais leur maman est enseignante alors ça aide, c'est sur.
pourquoi veux-tu comparer des écoles et des crèches ? leurs missions ne sont pas les mêmes. que les mairies mettent en place des systèmes de garde pour les jours où il n'y a pas école (jours normaux ou jours de grève) pourquoi pas et nombre le font (exemple à Etampes dans le Figaro). ne me fais pas croire que tu ne comprends pas l'enjeu de la polémique suscitée là par le gouvernement et sur laquelle revient un canard dans la rivière.

Hihi.

Tu n'es pas de droite, tu es libéral. Il n'y a qu'en France, pour une raison qui m'échappe totalement, que souhaiter une gestion efficace des fonds publics est jugé contraire à l'intérêt des pauvres.

Sinon, 1000 fois d'accord avec coco 10.55. Comme dans toutes les organisation mal ou pas gérées, l'administration préempte les ressources aux dépends des équipes opérationnelles. Les enseignants se font niquer depuis des décennies à se battre pour des augmentations de crédits qui sont interceptés par leur administration et dont ils ne voient jamais la couleur.

Mais comme c'est "de droite" de demander des comptes à une administration, personne n'arrive à sortir de ce cercle vicieux. Les enseignants sont de plus en plus déprimés, ils travaillent de moins en moins bien, la population est de moins en moins satisfaite du service rendu et ce dernier lui coûte de plus en plus cher.

Il faudrait que les profs fassent grève pour qu'on réduise les effectifs dans les académies et au ministère. Ca serait une vraie révolution vachement plus marrante que mai 68.

Puisque le service minimum existe dans le second degré, pourquoi ne pas mutualiser les locaux et personnels de service minimum entre écoles primaires et collèges ?

Ce qui permettrait de surcroit de belles économies.

Que l'état pourrait d'ailleurs reverser aux parents au titre du préjudice qu'il leur cause à se révéler incapable d'assurer le service public .... et leur permettre de financer des cours supplémentaires privés pour rattrapper le retard accumulé, mais, là, je rêve.

Pourtant, les parents qui chaque année subissent la fin anticipée des cours par manque d'enseignants parfois dès la seconde semaine de juin ont, là aussi, à s'organiser alors même que personne n'est en grève !!

pour dire ici que j'approuve Jules là-bas.
je ne crois pas que les enseignants grévistes aient quoi que ce soit à craindre de ce service minimum. ils se dispenseront d'enseigner, les enfants seront gardés. y perdront les municipalités (encore qu'effet induit, les petites communes pourraient voir d'un meilleur oeil les fermetures de classes et d'écoles sur leur territoire, n'ayant plus alors à trouver le personnel éventuel pour assurer les garderies des jours de grève). pour les parents d'élèves, y gagneront les employés mais y perdront les contribuables tant l'expérience tend à prouver que l'Etat ne compense jamais les charges qu'il reporte sur les collectivités (et les critères de financement du ministère ne semblent pas être ceux des centres de loisirs).
à la fin, je reste persuadé que sera pris qui croyait prendre. et que l'idée n'est pas si bonne qu'elle y paraît. d'autant plus, comme le montre un papier du Figaro, c'est dire, que l'annonce ne vise pour le président qu'à brosser l'opinion dans le sens du poil et retrouver le contact de son électorat.

Hugues Serraf serait-il une perle rare : le journaliste (Auteur ! pardon maître...) doté d'un sens du réel ?

Il semble que oui !

Ma chère et tendre a passé sa vie de directrice d’école de village à faire l’accueil des enfants de paysans qui sont aux champs, entre midi et 14h, le soir tard, qu’il y ait grève ou pas, qu’il vente ou qu’il grêle, qu'il y ait "grève" ou non.... et présente une heure avant l’ouverture officielle de l'école pour tout bien préparer:
49 H 30 de présence à l'école, plus le transport plus la préparation à la maison et nos trois enfants dont ils fallait (aussi) s'occuper.
Elle a adoré cette période de sa vie...
Est-ce une tare de rendre service aux parents de ses élèves ?
Pour ce qui est des quatre jours au lieu de 4 jours ½ par semaine, c’est le monde à l’envers, il eut mieux valu revenir à 5 jours : Une concession de Darcos aux profs... qui devraient être contents !

"Tiens un autre pur esprit qui ne semble pas avoir eu souvent à s'occuper d'enfants et mener une vie professionnelle."

Après l'homme de paille, le mépris. Belles recettes !

"Mais non les profs ne doivent pas être remplacés, même « avantageusement », par des assistantes maternelles. Idéalement, ils seraient à leur poste et enseigneraient."

C'est exactement ce qui n'est pas possible en cas de grève, sauf réquisition ou autre type d'atteinte au droit de grève : le masque tombe, M. Serraf !

"Et oui, le système Darcos est bien un point de chute pour la marmaille, comme tu dis avec le mépris de l'ignorant. Un point de chute pour la marmaille... Mais quel âge as-tu ? 12 ans ?"

Encore un peu de mépris ? Et un tutoiement rabaisseur pour faire bonne mesure. Aucune envie de discuter, donc, j'en prends note.

Et j'insiste. Ce que propose le gouvernement est bien d'organiser un système de garderie dans les écoles. Pas d'assurer la continuité du service public, qui supposerait la continuité de l'EDUCATION. L'objectif annoncé à grands trémolos (rimant avec démago) est de permettre aux parents de pouvoir faire garder leurs enfants gratuitement les jours où ils devraient être gratuitement en train d'étudier, pour qu'ils puissent aller bosser ou faire ce que bon leur semble.

N'est-il donc pas permis d'appeler cela "un point de chute pour la marmaille" ?

Pas sur ce blog, on dirait...

Quant aux détails pratiques d'une telle mesure, le transfert de responsabilité aux maires étant contraire au principe constitutionnel de libre administration des collectivités locales, on imagine donc qu'il y aura une nouvelle modification opportune de la Constitution ? C'est vrai, quoi, c'est quoi ce texte archaïque ? Il est vraiment temps de le "moderniser" au Kärcher!

Faut-il que cette idée puisse vraiment faire flipper les profs pour qu'elle les agite autant.
Je trouve ça assez génial d'organiser un bidule qui annule d'un coup ce qu'on cherche en réalité dans la grève : emm.. les parents pour augmenter la pression. Avec cette innovation, il ne reste plus que le tout bête arrêt de travail qui n'ennuie personne hors le type qui perd sa journée pour réclamer ces fameux "moyens" qui, dit en passant, augmentent l'année prochaine dans le 1er degré.
J'adore la conclusion d'YR. Il va falloir au nom de la constitution interroger la loi Guizot (1833...) qui donne aux communes la responsabilité des écoles. Il fa falloir aussi se poser de grosses questions sur les cantines et autres études assurées depuis bien longtemps par les dites collectivités. Mais alors elles contrevenaient à la
"libre administration des collectivités", bigre.

Yr,
Hé hé, ton histoire de karcher, c'est très "homme de paille", non ?

Evidemment, il s'agit de casser les mouvements de grève (pour l'instant les professeurs, bientôt les conducteurs sncf et ratp, puis le reste…) et de trouver un point de chute aux mômes.

Comme leurs parents s'imaginent que si leur bambin rate deux jours de CE2, cela va compromettre gravement ses chances de devenir Président de la République (et oui, grâce à Nicolas Sarkozy-ensemble-tout-est-possible, les beaufs ne limitent plus l'ambition pour leurs lardons à Sciences-Po ou l'Essec), le droit de grève — fut-il dans l'intérêt des élèves — est regardé comme un insupportable privilège corporatiste (si, si, tout ce que l'on n'aime pas chez le voisin est un privilège et tous les privilèges sont corporatistes).

Donc, le pourquoi du comment importe peu, pourvu que l'on n'ait pas les mômes dans les pattes.

"Assurément, Commentaires & vaticinations est devenu un blog de droite."
Il ne l'a pas toujours été ?!?

"Com-vat est de droite, on vous dit !"
Ok, ok, mais je on le savait déjà. Où est le scoop ?

"Il fa falloir aussi se poser de grosses questions sur les cantines et autres études assurées depuis bien longtemps par les dites collectivités. Mais alors elles contrevenaient à la
"libre administration des collectivités", bigre."

Non, bien sûr. Les communes sont libres de proposer ou pas des services de repas et de garderie.

Certains assurent même déjà un accueil les jours de grève avec du personnel municipal, vous imaginez ?

Mais il n'y a là aucune obligation et aucun droit à la cantine ou droit à la garderie.

Par contre, il est bien question d'obligation d'accueil (droit opposable, j'imagine, hé, hé...) dans le discours du président donc de caractère OBLIGATOIRE d'organiser un accueil avec des moyens municipaux pour répondre à une insuffisance de l'Etat. Et ce n'est plus pareil : la libre administration est alors touchée. Mais vous le saviez, non ?

Mais le plus dramatique reste cette idée que l'école serait, avant même toute mission d'éducation, un endroit où mettre les enfants pendant le temps de travail de leurs parents. A ce compte, pourquoi payer des profs ? De simples assistantes maternelles pour les petits et des pions pour les grands suffiront bien... C'est aussi ce que cache le discours du président, discours habile qui parle à tout parent, qui se sent concerné même quand il fait garder ses enfants par la famille.

Pourtant "Commentaires & Vaticinations" évoque un blog intelligent dont le maître, doit faire preuve d’objectivité d’une certaine vision du futur, donc d’un certain niveau de réflexion.
En tant que représentant auto-déclaré des français d’en- bas je dois avouer, qu’à part le côté un tantinet bobo qu’il revendique, Hugues m’a bluffé plusieurs fois par son honnêteté intellectuelle et sa vision non manichéiste des choses.... Qualité rarissime dans cette blogosphère de la pensée unique PSUMP, du préjugé et de l’idée reçue.

Hugues Serrai a le tort de l’objectivité, et comme tous les gens objectifs, il est considéré comme un homne de gauche par les militants sectaires de l’UMP.
Comme tous les gens objectifs, notre tôlier est considéré comme une homme de droite par tous les militants sectaires (pléonasme) de gauche. Quand on en est encore dans le préjugé post soixante-huitard pré pubère, quand à l'instar des potaches on pense qu'il n'existe que le blanc et le noir.... ou la gauche et la droite : Je croyais qu’on essayait plutôt de tout faire pour le cacher.
Je que constate que non... Certains n’ont même pas honte !
Le facétieux Albert disait : "il est plus difficile de désintégrer un préjugé, qu’un atome".
" Marianne " titre cette semaine sur les idées reçues ou préjugés véhiculés par la caste de la pensée unique du PS/UMP et de sa médiacratie: Vous devriez lire... çà concerne tous les monomaniaques compulsifs !
Pour finir, une phrase du très raisonnable Romain Rolland :
"Une discussion est impossible avec quelqu'un qui prétend ne pas chercher la vérité, mais déjà la posséder." (lol)
Venez vous chercher le vérité chez Hughes ? Elle est souvent là, pourtant ! Pas toujours, bien sûr, mais infiniment plus souvent qu’au PS ou qu’à l’UMP !

vous avez parfaitement raison, et il est assez ignoble de prendre les français en otage en leur faisant gaspiller une journée de rtt pour garder leur progéniture.

Tout ça pour des grèves enseignantes parfaitement inefficaces.

Non,non, la France doit aller travailler. Donc, pour qu'enfin les grèves enseignantes soient efficaces et leurs revendications entendues, sans pour autant prendre en otage, telle Ingrid Bettencourt, l'honnête travailleur sarkozyste, je propose que les profs se mettent en grève en fassant leur boulot... presque jusqu'au bout. Présents dans les cours, accueillant les enfants, dispensant l'enseignemennt. Mais ne distribuant plus aucune note, ni n'assurant plus aucun examen.

Voilà, voilà, voilà. Ah oui, les enfants "du privé" ne pourront donc plus compter que sur la validation des profs non grévistes "du privé" itou, hein.

Clopine

@ clopine :

on sent poindre l'ironie.

les journées RTT sont parfois posées depuis longtemps quand la grève est annoncée. Et puis vous dites quoi au chef quand toute l'équipe veut sa JRTT en même temps que vous (puisque tous les profs font grève le même jour)? Que vous avez déjà cramé quatre JRTT pour cause de grève du métro?

Plus largement, il y a plein de travailleurs qui ne sont pas salariés (scoop!) : les professions libérales, les artisans, etc(allez demander ce qu'ils pensent de votre intervention à un plombier, un boulanger, ou encore à un avocat qui touche ses clopinettes chargées à bloc aux urssaf - si, si, le métier d'avocat se paupérise terriblement, renseignez-vous avant de ruer dans les brancards).

Welcome to reality! Et je ne vous souhaite pas d'élever des enfants tout en vous mettant à votre compte... On verra, ce jour-là, ce que vous dites aux présomptueux qui vous rient au nez en vous disant que "vous n'avez qu'à" prendre un JRTT...

(NB : lisez mes posts précédents avant de m'accuser de détester les profs nianiania... En fait c'est tout le contraire, mais votre réaction est d'un tel mépris pour les personnes comme moi qui n'ont pas droit aux RTT!!).

"un tel mépris pour les personnes comme moi qui n'ont pas droit aux RTT"

Il y a un "droit aux RTT" ? Les français ont le droit de savoir ! Le droit opposable aux RTT a été inscrit dans la refonte du code du travail ? Quelle bonne nouvelle !

Parce que des salariés sans RTT, M. Serraf, çà existe aussi vous savez.

Et dans profession libérale, il y a... libéral. Qui signifie très souvent : organiser son temps comme bon vous semble.

Vous voyez que les clichés sont faciles... Et que le mépris semble exister aussi chez certains libéraux...

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