Manger casher ou faire Kippour ? Eviter le bœuf le vendredi ou se confesser ? Faire le ramadan ou visiter la Mecque ? Pour l'aventurier de la religion intégrale, c'est le menu, rien que le menu, mais tout le menu...
Je découvre avec intérêt (via mon compère François Brutsch), l'histoire de ce journaliste new-yorkais ayant choisi de vivre, un an durant, en suivant les préceptes de la Bible. Tous les préceptes. Et des deux Testaments, par dessus le marché…
Ce type d’expérience n'est pas totalement original. Les exploits de quidams décidant de ne rien acheter de neuf (pour promouvoir la décroissance) ou de chinois (pour soutenir l’industrie locale) pendant quelques mois auraient même tendance à se multiplier outre-Atlantique. J'ai pourtant le sentiment que la démarche d’Arnold Jacobs est un peu plus impliquante que ces gimmicks pour consommateurs responsables. Bon, le gars avait bien quelques arrières pensées assez prosaïques en s'embarquant dans l'aventure : il en a tiré un livre qui est en train de devenir un best-seller et en avait déjà écrit un autre sur sa tentative de lecture des trente-deux volumes de l’Encyclopedia Britannica. Mais la manière dont il place les religieux de tous poils en face de leur inconséquence est assez réjouissante.
Pour être un « bon juif », par exemple, il ne suffit pas de manger casher, de se rendre à la synagogue pour Kippour et de respecter les dix commandements. Ça serait trop simple. Il convient en fait de suivre un corpus de règles et de contraintes complexes, allant de l’interdiction de mélanger viande et lait dans un même repas à celle de porter des vêtements en fibres mélangées (laine ou coton mais pas laine et coton). Ces consignes sont évidemment plus faciles à respecter que celles qui incitent à éviter les rapports sexuels pendant les règles et à lapider le coupable d’adultère, mais l’on apprend que notre ami s’en est tiré avec les honneurs sur ce dernier point en jetant du gravier sur un type qui lui avait avoué avoir trompé sa femme...
Le « bon chrétien », d’une certaine manière est plus chanceux. S’il doit lui aussi s’imposer tout un tas de règles directement héritées du judaïsme, il doit à Jésus (rendons à César ce qui lui appartient) de ne plus se casser la tête avec la « cacheroute », soit les interdits alimentaires que s’imposent les juifs : pas de porc et de fruits de mer pour l’essentiel. « Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l'homme impur. Mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l'homme impur », devait en effet expliquer le fils de l’Homme au chargé de la rubrique gastronomique du Jerusalem Times (Matthieu 15 :10).
Pour autant, et d’après l’ami Arnold Jacobs, qui s’est débrouillé pour réconcilier Ancien et Nouveau Testaments pour l’occasion, ce sont quelque 700 instructions, recommandations et prohibitions qu’il lui a fallu suivre tout au long de son calvaire (sic), son existence entière étant absorbée par sa pratique religieuse. Et encore : s’étant rendu compte de l’impossibilité concrète d’observer toutes les règles de manière vraiment stricte, il s’est rapidement construit un système permettant de n’en appliquer certaines que certains jours...
C’est d’ailleurs tout l’intérêt de l’expérience, cette décision consciente d’assouplir le régime ici et là. Personne, ni le rabbi de Loubavitch ni Benoît XVI, n’est vraiment capable de vivre en accord parfait avec la Bible. Et même si quelques règles étranges font parfois l’objet d’explications rationalisantes ridicules (le porc serait interdit pour des raisons d’hygiène et de conservation et la circoncision préserverait des infections), elles n’en sont pas moins le moyen élaboré par les prêtres pour prendre le contrôle du quotidien de leurs ouailles et renforcer l’esprit de groupe.
Par voie de conséquence, juifs, chrétiens et, très probablement, musulmans, se débrouillent comme ils peuvent pour faire entrer leur routine religieuse au chausse-pied dans leur mode de vie, appliquant telle règle, mais pas telle autre, observant ce jeûne, mais pas celui-là, patati et patata. « La religion cafétéria », s’exclament les fondamentalistes scandalisés rencontrés par Arnold Jacobs. Les « pharisiens scandalisés », rectifierait le chef de cuisine cité plus haut...
Mais parce qu’il n’existe pas d’autre façon de pratiquer une
religion que cette approche « à la carte », la pratique religieuse tout
court a-t-elle un sens ? Pas la foi, bien sûr, ou même le désir de se
retrouver dans un lieu spécifique pour y tailler le bout de gras avec
le Seigneur, mais la pratique pure et simple, le rituel, l’usage, le
folklore, you name it ! Le new-yorkais, dont je viens de
commander le bouquin pour prolonger ma réflexion du jour, démontre
qu'il est possible de pratiquer sans croire ; croire sans pratiquer
doit donc pouvoir se faire. Ah, on peut également ne faire ni l'un ni
l'autre, évidemment...
© Commentaires & vaticinations
L'interdiction visée n'est pas le mélange coton / laine, mais lin / laine.
Soyons précis :)
Rédigé par : DB | jeudi 13 mars 2008 à 14:49
DB,
On ne peut mélanger aucune fibres, en fait. C'est juste qu'à l'époque où Dieu inspirait si divinement les hommes, il ne savait rien de la soie, du coton, du Nylon et du Tergal. Cela dit, on pourra considérer qu'il faisait appel à l'intelligence des croyants et se contentait de prendre des exemples.
Rédigé par : Hugues | jeudi 13 mars 2008 à 15:20
Ca n'a rien à voir avec le sujet, mais j'introduis une nouveauté sur le blog avec cette note. Parce que l'on me dit que mes textes sont trop longs et que la page est lente à l'affichage pour les malheureux qui vivent encore à l'heure du modem à 56K, j'expérimente la possibilité de scinder les articles en deux : vous lisez le début en home page, puis vous cliquez sur "Lire la suite".
Moi-même, ça heurte mon sens esthétique. Dites-moi ce que vous en pensez (cette nouveauté ne concerne évidemment pas les lecteurs qui arrivent par un agrégateur ou un lien direct sur la note mais uniquement ceux qui commencent par la home page www.com-vat.com ou hugues.blogs.com)
Rédigé par : Hugues | jeudi 13 mars 2008 à 15:45
Hugues > Mmmm. Pas vraiment d’accord avec vous sur l’interdiction généralisée du mélange de fibres. Je sais que ce n’est probablement pas le lieu d’une discussion sur la question. Mais bon, juste pour dire que deux versets bibliques évoquent l’interdiction évoquée.
Le premier (Lévitique 19-19) nous dit : « qu’un tissu ‘chaatn’ez’ ne soit pas sur toi », sans définir ce qu’est ce tissu chaat’nez.
Et le second verset (Deutéronome 22 – 11) définit le tissu ‘chaatnez’ comme étant un mélange de lin et de laine.
Conclusion : seul le mélange lin / laine est prohibé, à l’exclusion de tout autre. Et c’est cette règle qui fait loi.
Mais bon, on va pas chipoter, hein !
Rédigé par : DB | jeudi 13 mars 2008 à 16:10
Soyons positifs : le Deutéronome est la première tentative de classification des animaux, un travail à la fois scientifique et religieux comme on aimait le faire à l'époque.
Sinon le rite est une entreprise collective, la foi une affaire individuelle. Ce peut-être l'un ou l'autre, l'un et l'autre, mais pour celui qui recherche l'efficacité du sacré jamais l'un sans l'autre.
Rédigé par : all | jeudi 13 mars 2008 à 16:52
Les adultes sont bien libres de se compliquer l'existence en pratiques absurdes s'ils en ont le loisir (encore que je doute fort que la majorité des professions dispensent une manne céleste à des personnes réduites à un absentéisme hors du commun pour suivre à la lettre des prescriptions bizaroides), mais quand il s'agit d'enfants, il est absolument inacceptable de permettre qu'on les oblige à y souscrire au détriment de leur santé et de leur apprentissage scolaire.
Et il n'y a absolument rien d'admissible dans la pagaille que sèment ces pratiques dans les cantines et les menus scolaires.
Rédigé par : Lory | jeudi 13 mars 2008 à 16:55
On peut considérer, comme je le fais, que la religion est un moyen de guider les hommes incapables de se guider tout seuls.
De guider moralement les hommes nés sans conscience.
De guider physiquement les hommes nés sans compréhension de leur corps.
Les commandements de toutes les religions disent en gros la même chose: Tu ne tueras point, tu ne volera pas, tu ne mentiras pas, tu ne jalousera pas ton voisin, tu ne seras point vénal, tu ne pratiqueras pas la luxure, etc. etc.
On pourrais résumer la chose en:
-Tu seras bon pour les autres et pas trop con avec toi même-.
Ainsi la diète de viande du vendredi comme le ramadan, ne sont que des principes de bonne santé et de contrôle de soi même.
La diète, comme le chat qui mange de l'herbe, sont des principes dépuratifs que l'hommo-consummus reproduit tant bien que mal en ingurgitant des masses de produits "allégés" dépourvus de gras comme de vitamines : des aliments placebo en quelque sorte...
La cupidité étant la religion à la mode (surtout depuis la chute du mur de Berlin) on peut dire sans exagération aucune que l’hommo-capitalistus n’a strictement aucune chance d’entrer au paradis si tant est qu’un tel endroit existe. Le paradis est un endroit où, bien sur, le vice et l’appât du gain n’existent pas, ou la luxure est interdite et où l’on doit se faire chier à 100 sous de l’heure, surtout si... Comme Sarkozy on ne pense qu‘au pognon (lol).
En conclusion, aller à l’église pour demander pardon de ses fautes, c’est bien, mais ne pas les commettre c’est mieux... Et quasi impossible à qui veut "réussir dans la vie".
A vous de choisir, le ciel ou la terre, mais vouloir les deux est en absolue contradiction.
Rédigé par : Ozenfant | jeudi 13 mars 2008 à 17:07
@ Ozenfant:
"Le paradis est un endroit où (...) la luxure est interdite et où l’on doit se faire chier à 100 sous de l’heure"...
Où diable (si je puis dire) avez-vous pris ça ? Vous confondez avec le purgatoire.
Rédigé par : Benoa, pape | jeudi 13 mars 2008 à 17:27
La plupart des religions mélangent des préceptes de haute volée emplis d'un humanisme de bon aloi (tu ne tueras pas, tu ne voleras pas...) avec des carabistouilles folkloriques (tu ne mangeras que du poisson le vendredi, et rien du tout avant d'avoir communié). Il est frappant de constater que les mécréants ont beau respecter parfaitement les premiers, ils restent le plus souvent considérés comme de sales mécréants, tandis que les croyants qui ne s'intéressent qu'aux seconds (et à côté de ça mentent et volent à longueur de journée) ne sont jamais dénoncés comme ce qu'ils sont, à savoir de foutus hypocrites dépourvus de sens moral. J'en arrive à penser qu'on a inventé les préceptes alimentaires et vestimentaires ridicules uniquement pour avoir une raison de faire front commun, authentiques parangons de vertus et foutus tartuffes, contre les braves gens des autres obédiences. Surtout ne jamais laisser dire qu'entre un athée honnête, pacifique et généreux et un adorateur du grand tamanoir blanc honnête, pacifique et généreux, il n'y a aucune différence significative; toujours affirmer qu'il y a des liens plus étroits entre coréligionnaires, fussent-ils pour certains d'entre eux paresseux, menteurs, voleurs, violents et égoïstes.
Les religions réunissent les hommes autour des conneries folkloriques. Ce qui les réunit autour de la vertu, c'est l'humanisme... mais surtout faut pas que ça s'ébruite.
Rédigé par : Poil de lama | jeudi 13 mars 2008 à 18:09
@ Ozenfant: "Le paradis est un endroit où (...) la luxure est interdite" : voilà une vision bien limitée ... convertissez vous à l'Islam et soyez martyr, je me suis laissé dire que les 70 vierges n'étaient pas là pour jouer à colin-maillard.
Rédigé par : Yogi | jeudi 13 mars 2008 à 18:22
Surtout ne pas oublier le tr`s important commandement "Tu ne prononcera point le nom de Dieu en vain": C'est mon préféré celui-là, celui qui m'offre la très confortable certitude que les m'as-tu-vu de la religiosité s'expose à de graves complications post-mortem.
Reste que ce genre "d'expérimetation" a un grand mérite: celui de démontrer que les intégristes de tout poils n'appliquent pas à eux-mêmes les règles qu'ils veulent imposer aux autres.
Rédigé par : Laurent Weppe | jeudi 13 mars 2008 à 18:24
à Laurent Weppe: pleinement d'accord avec vous.
à Poil:
les trois vertus théologales sont la foi, l'espérance et la charité; un humaniste a-t-il à y redire ?
Pour le reste, faites de votre mieux, et Celui dont il ne faut point invoquer le nom en vain reconnaîtra les siens.
Rédigé par : Benoa, pape | jeudi 13 mars 2008 à 19:04
Il est probable que les interdits juifs devaient correspondre à des rites d'autres religions, les juifs ayant fait le choix radical de refuser de sacrifier aux idoles (aux autres dieux).
La réforme d'Esdras au 7ème siècle avant JC accentue la rigueur des préceptes, à l'occasion du passage d'une culture orale à un écrit, et au moment où ce sont les intégristes religieux qui sont au pouvoir Ils espèrent ainsi résister à Babylone.
A noter cependant que les fouilles archéologiques ont montré une absence totale de reste de porcs dans les villages de l'Israël de l'époque pendant les 5 siècles qui ont précédé cette réforme.
Pour ce qui est du catholicisme, les préceptes formels sont assez limités et les moines s'en accomodent fort bien
Rédigé par : verel | jeudi 13 mars 2008 à 21:55
Tient, et tant qu'a en discuter, voici deux ecelentes discussions en lien avec le sujet:
Une qui parle des "faucons séculiers" des USA (ce qui tiennent un discours comparable à celui des néocons au nom de la laïcité triomphante):
http://www.salon.com/books/int/2008/03/13/chris_hedges/index.html
et un sur la rekigiosité en général:
http://www.salon.com/books/int/2006/05/30/armstrong/index.html
tention c'est en english.
Rédigé par : Laurent Weppe | jeudi 13 mars 2008 à 21:58
All,
Un peu primaire, tout de même, cette classification. Sabots et écailles, ça n’est pas super précis. Mais je dirais que, comme pour la circoncision, il faut se méfier de l’explication rationnelle d’une règle religieuse qui peut parfaitement n’avoir aucune signification autre que la cohésion du groupe par un comportement original.
Lory,
Pour le coup, je ne crois pas que les cantines scolaires soient particulièrement désorganisées par les prescriptions alimentaires.
Ozenfant,
A nouveau, c’est le contraire de ce que je pense. Les pratiques religieuses ne sont pas des codes de bonne conduite permettant d’améliorer l’hygiène ou la condition sanitaire des pratiquants. Les grands prêtres qui définissent les interdits alimentaires ne sont pas des « closet scientists » ayant découvert les normes de la préparation et du conditionnement agro-alimentaire avec 3 000 d’avance. Et la circoncision n’est jamais qu’une forme de scarification rituelle, même si elle peut être pratiquée pour d’autres raisons dans le monde moderne, et notamment aux Etats-Unis où elle est presque systématique.
Benoa,
Le paradis a des chances d’être un endroit où on s’emmerde si ce sont les témoins de Jéhovah qui ont raison : il n’y a que 144 000 places et ils seront les seuls à y être. Du coup, il vont effectivement s’ennuyer ferme s’ils ne peuvent plus faire de prosélytisme en porte-à-porte.
Poil de lama,
Très juste Auguste. Les parrains de la mafia sont d’ailleurs d’excellents catholiques.
Yogi,
Moi, j’ai lu quelque part que cette histoire de vierges était une mauvaise interprétation et qu’il s’agissait en fait de grappes de raisin. J’en connais qui ont du avoir une assez mauvaise surprise. Enfin, sauf s’ils aiment le raisin, évidemment.
Verel,
Oui, j’ai lu le fameux bouquin des deux archéologues « La Bible dévoilée », qui semble indiquer que d’autres peuples de la région du Jourdain avaient des comportements proches de ceux des Hébreux, y compris en ce qui concerne le monothéisme.
Pour les moines, il y a quand même le port de la sandale, qui est assez peu seyant tout de même, non ?
Rédigé par : Hugues | vendredi 14 mars 2008 à 09:57
@Hugues,
Mais je suis d'accord avec vous -vu du côté des prêtres- !
Moi, je ne faisais que dire qu'une personne douée de conscience, donc morale, suis naturellement et sans le savoir:
Les préceptes religieux !
Quand aux croyants par intérêt (le paradis), comme le disait mon copain Coluche: "La religion... c'est bien cette maladie qu'attrapent les pauvres ?". Enfin, comme je suis charitable, je ne parlerais pas des pratiques de nombre de curés !
@Benoa pape,
Ah! bon c'est le purgatoire !
Alors c'est comment au paradis des chrétiens ?
(Au paradis des musulmans, je connais, il y a 70 vierges qui m'attendent -les pauvres ! - )
Rédigé par : Ozenfant | vendredi 14 mars 2008 à 10:50
Au fait j'oubliais le principal.
Dieu et le paradis c'est formidable puisqu'on ne sait pas où ils sont, comment ils sont !
On ne sait rien, cela nous permet de tout imaginer à notre convenance.
Bien trouvé, le chef de pub !
Rédigé par : Ozenfant | vendredi 14 mars 2008 à 10:55
@ Hugues
Oui, vous avez raison dans la mesure où effectivement ce n'est pas particulièrement la demande de poisson à la place du hachis-parmentier traditionnel du vendredi à poser de problèmes.
Rédigé par : Lory | vendredi 14 mars 2008 à 11:41
ah, moi je réagis à la proposition Huguesque de scinder les articles en deux au motif que certaines lignes à bas débit se plaindraient du temps de chargement....
je vote : NON
cependant, si le choix inverse était fait, merci de faire s'ouvrir l'article dans une nouvelle fenêtre en cliquant sur "lire la suite"
Rédigé par : kkg | vendredi 14 mars 2008 à 12:19
bonjour, je suis en 56k (en fait 33,6 mais bon..)j'ai jamais trouvé l'ouverture trop longue mais enfin on s'habitue à tout et puis la qualité se paie par un peu d'attente.
Ne changez rien parce qu'en fait ça paraît deux fois plus long et peut-être même que ça l'est !!
Pour le reste la seule solution c'est d'éradiquer la religion à grand coups d'éducation: L'art, L'humanisme...
J'y arrive pas toujours!!
Encore merçi pour vos "petits" billets et bravo.
Rédigé par : jim klaus | vendredi 14 mars 2008 à 18:11
Lory,
Je ne vois pas comment ma vue du paradis pourrait être fausse... à moins que vous n'ayez l'obligeance de me le décrire !
Merci d'avance !
Rédigé par : Ozenfant | vendredi 14 mars 2008 à 19:12