Game over. Press start to continue
Ultime bloc-notes de l'année : tabac, chicha, primaires US, voeux...
Il est sans doute superflu d'en rajouter sur la fin du tabac dans les lieux publics : tous les arguments pour et contre ont été longuement exposés, en France comme dans la ribambelle de pays où l'interdiction s'applique déjà. Pour les uns, il s'agit d'un nouvel assaut contre les libertés civiles, une énième attaque contre le droit de gérer sa vie (ou sa mort) de manière autonome. Voyons voir : il y avait eu la ceinture en voiture, les radars sur les routes, les dates de péremption sur les yaourts... Enter le sauvetage obligatoire des poumons !
Mais pour les autres, c'est la preuve qu'une minorité de Français (tout juste 30% de la population adulte), aliénée par une poignée de multinationales cyniques, n'a pas à imposer ses choix sanitaires à la majorité. Ancien fumeur plutôt hostile à la clope, je me serais moi-même accommodé d'un système flexible, fondé sur la création de véritables espaces sans fumée dans les bars ou les restaurants. Clairement, cette idée de l'auto-discipline n'a jamais fonctionné chez nous et la petite table branlante posée près des toilettes et surmontée d'un panneau « Section non-fumeur » n'avait pas précisément pour vocation d'attirer le chaland amateur d'air pur...
D'ici quelques heures, les non-fumeurs pourront réinvestir les lieux de détente dont ils étaient pratiquement bannis. Il y aura bien quelques grincements de dents ici et là, quelques manifs de buralistes en colère auxquels l'Etat concédera je ne sais quelle contrepartie absurde, quelques rébellions retentissantes mais, au final, les cendriers finiront par rejoindre les crachoirs au paradis des accessoires un temps perçus comme indispensables à toute vie sociale. On parie ?
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Si l'éradication du tabac « standard » ― absorbé sous forme de feuilles de nicotiana broyées et roulées dans du papier fabriqué par le transporteur officiel de l'hyperprésident ― est programmée dans les lieux publics, l'élimination de son cousin oriental n'est pas gagnée. Les « bars à chicha », c'est à dire les bistrots centrés sur l'usage du narguilé, dont plusieurs dizaines sont recensés sur la seule ville de Paris, n'entendent pas s'écraser comme un vulgaire mégot.
Que l'on ne s'y trompe pas, et en dépit des controverses sur les pouvoirs de nuisance comparés de la cigarette et de la pipe à eau, les amateurs de l'une et de l'autre sont soumis aux mêmes risques sanitaires. Et le débat sur la possibilité d'une dérogation à la règle pour motif culturel a déjà été tranché ailleurs : de New York à Londres, fumer dans un lieu public, c'est fumer dans un lieu public, point à la ligne.
Mais la France cultive, on le sait, l'exceptionnalisme en minuscule, et je ne serais pas surpris de voir éclore un conflit de nature politique sur le thème du « contexte spécifique » du bar à chicha. Ouverts et fréquentés, pour la plupart, par des jeunes d'origine maghrébine, ces cafés peuvent objectivement être considérés comme d'intéressantes initiatives de création d'entreprise et de développement économique en même temps que l'expression d'une certaine « tradition culturelle ».
Pour autant, ces arguments étant rigoureusement superposables à ceux que diffusent les buralistes, fréquemment électeurs du FN, ils ne sont pas recevables. Gauloise et chicha : même combat d'arrière-garde.
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2008 ne sera pas seulement l'année de l'interdiction du tabac au rade du coin (avouez que ça ferait peu pour douze gros mois). Non, 2008 sera également l'année de l'élection présidentielle US et de la fin de l'intermède Dabeuliou. Les primaires qui s'ouvrent cette semaine devraient d'ailleurs permettre de se faire une idée de la distance que les Américains souhaitent prendre avec cette période troublée.
Mon pari : la Ségolène locale emportera l'investiture démocrate et finira à la Maison-Blanche. Elle mettra en place le système de couverture médicale universelle dont elle rêve depuis des lustres, élaborera un plan de sortie d'Irak pour ses boys, initiera une vraie stratégie environnementale ridiculisant les Grenelle à la française et fera un sort à l'idée qu'une femme est nécessairement incapable de prendre les rênes d'un grand pays moderne pour le faire avancer.
Mon pari bis : la culture antiaméricaine de la gauche française n'en sera pas affectée. Bush, Clinton, Washington, Lincoln, Reagan et Ronald McDonald, c'est du pareil au même, écrira Ignacio Ramonet dans le Monde Diplomatique.
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Je ne sais pas ce que 2007 a été pour vous, mais je n'ai pas été trop mal traité moi-même. 2008 devrait justement voir se concrétiser certains projets auxquels je tiens et j'imagine que vous avez tous, les uns et les autres, l'espoir de faire aboutir ceci ou cela dans les mois qui viennent. C'est tout ce que je vous souhaite. Ce n'est pas parce que nous vivons dans un pays globalement dépressif que nous sommes obligés de consolider le trend à un niveau individuel. Bonne année à tous !
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