Gauche moderne et « surmoi marxiste »
Jean-Marie Bockel me reste sympathique, mais sa stratégie n'a aucun sens. Le « surmoi marxiste » du PS ne se combat pas depuis l'UMP.
J'avais choisi de rester ouvert à la démarche des transfuges du PS, leur désir de faire au lieu de dire me semblant légitime. Six mois plus tard, je n’ai pas changé d’avis. Ces passeurs d'armes à droite ont effectivement l'opportunité d'agir dans le cadre d'un gouvernement dont je partage certains des objectifs, ma sarkocompatibilité relative n'étant, j'imagine, une surprise pour personne...
Car enfin, restée dans l’opposition, Fadela Amara ne travaillerait pas à la mise en œuvre du Plan Banlieues sur l’emploi et la formation des jeunes des « quartiers » : elle se contenterait de chanter les louanges de la police de proximité dans Libé. Martin Hirsch, lui, continuerait à publier des tribunes dans Le Monde sur les mérites du RSA : aujourd’hui, il explore concrètement le moyen de sortir des centaines de milliers de RMIstes de leurs trappes à pauvreté.
Evidemment, les choses sont moins tranchées pour un Bernard Kouchner avalant les couleuvres les unes après les autres, voire pour un Jean-Pierre Jouyet ou un Jean-Marie Bockel cantonnés au rôle de « prise de guerre » sans affectation réelle. Pour ne rien dire d’Eric Besson, cette espèce de félon de comédie dont le sort m’indiffère et que ses convictions à géométrie variable ont durablement disqualifié...
Mais voici que le secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie tente de transformer son parcours personnel en un « mouvement » et prétend incarner la « gauche moderne » depuis son strapontin gouvernemental. Est-ce crédible ? Tant qu’il était au PS, et qu’il en représentait l’aile social-libérale assumée, Bockel contribuait bel et bien à la diffusion d’idées « modernes » face aux archaïsmes dont d’autres étaient porteurs. En dehors du parti, membre d’une équipe de droite, quels leviers lui reste-t-il ?
La question n’est pas d’une terrible profondeur philosophique ; elle serait même du genre ras-des-pâquerettes. Une démocratie a besoin, pour fonctionner efficacement, d’une offre politique permettant l’alternance régulière des visions et des pratiques. Gauche et droite « de gouvernement » se sont peut-être rapprochées au fil des ans, au sens où un discours moyen supplantait progressivement les délires collectivistes des uns et les divagations réactionnaires des autres, mais c’est la marque d’une maturation du débat civique, pas d’une fusion des contraires. Ok, Le Pen et Besancenot parleraient plutôt d’une tombée des masques, mais qui s’intéresse vraiment à ce que ces gens-là ont à dire au-delà du cercle des lecteurs de Minute et du Monde Diplomatique ?
Si rénover la gauche peut désormais se faire depuis la droite, la question de l’alternance et des différences d’approche entre les deux rives est posée. Clairement, rien de ce que dit Bockel dans son manifeste ne l’éloigne vraiment des motions iconoclastes sur lesquelles ne se retrouvaient que 0,65% des militants du PS en 2005. Mais son discours est devenu indistinguable de celui d'un Manuel Valls, lequel n’a pas besoin de l’appui d’André Santini ou de Christian Estrosi pour s’attaquer au « surmoi marxiste » de la rue de Solferino.
Le maire de Mulhouse se retrouve donc dans la position de celui qui, lassé de prêcher dans le désert, abandonne la partie juste avant la pluie. Quittant un PS enfin contraint aux choix déjà opérés par les partis frères, il se prive stupidement de récolter ce qu’il a patiemment semé. Et il n’y gagne même pas les galons d’un player authentique au sein de l’équipe adverse, est-on forcé de constater...
Mais j’apprends par Le Monde que Ségolène Royal, en laquelle je continue moi-même de placer de sérieux espoirs, a renoué avec un Jean-Pierre Jouyet toujours proche des Gracques et qu’elle reste favorable au dialogue entamé avec le centre pendant la campagne présidentielle (du moins si le MoDem ne se transforme pas lui-même en secte du Mandarom au moment où les socialistes tentent leur mue). Bon, rien ne nous dit que la belle du Poitou, les Valls ou les Rocard finiront par prévaloir et nous offriront un jour un New-PS authentique : l’annonce d’accords électoraux avec Lutte Ouvrière n’est pas le meilleur des encouragements à l'optimisme. Mais tout indique que le club sans substance proposé par Bockel est une impasse idéologique autant qu'un cul-de-sac pratique.
La naissance d'une gauche moderne n'est pas certaine, mais elle est possible. Son émergence dans l'orbite présidentielle est une illusion.
© Commentaires & vaticinations

Le PS n'a tellement rien à dire en ce moment que même Bockel, dont le discours consiste à enfoncer les portes ouvertes, donne l'impression d'avoir plus de consistance. Je ne sais pas si ça intéresse les militants socialistes, mais j'ai fichtrement l'impression que ça fait à l'ensemble de la base électorale de la gauche la même impression qu'à moi: tout ça est totalement inintéressant, creux, vide, mort, c'est un robinet d'eau tiède qui laisse parfois tomber des gouttes bien que son réservoir soit à peu près intégralement tari. On va finir par être obligés de s'intéresser à ce que raconte la droite simplement pour éviter de mourir d'ennui...
Rédigé par: Poil de lama | le mercredi 05 décembre 2007 à 16:16
Poil de lama,
Si les portes qu'enfonce Bockel étaient ouvertes, on n'en serait pas là.
Mais je ne suis pas d'accord avec toi sur le robinet d'eau tiède de la gauche. Je pense qu'il s'agit d'une vraie période de mutation mais que ce côté "un pas en avant trois pas en arrière" est souvent frustrant et décourageant. Cela dit, on a le temps. 5 ans, peut-être dix, ça permet de se reconstruire.
Mais les affaires bockeliennes intéressent pas mal de monde si j'en juge par le nombre de gens qui sont en train de s'envoyer ma note par mail depuis tout à l'heure. J'ai même rétabli ma petite ligne de code "envoyer à un ami" pour leur faciliter la tâche. J'espère que Bockel ne va pas me rendre responsable de l'échec de son opération.
Rédigé par: Hugues | le mercredi 05 décembre 2007 à 16:27
La stratégie nationale de Bockel trouve peut-être ses fondements dans la gestion de sa situation locale. Beaucoup pensent qu'il n'agit ici que pour être mieux accepté par les électeurs de droite de son fief. L'Alsace en regorgeant bien plus qu'ailleurs, Bockel n'a eu de cesse, pour passer entre les gouttes, de marteler son espèce de libéral-socialisme. Hey, les municipales ne sont pas loin !
Rédigé par: Richard G. | le mercredi 05 décembre 2007 à 16:44
"Tant qu’il était au PS, et qu’il en représentait l’aile social-libérale assumée, Bockel contribuait bel et bien à la diffusion d’idées « modernes »"
et combien faisaient ses motions ? 1%, 2%, à vrai dire, je ne m'en souviens même plus...
Rédigé par: David | le mercredi 05 décembre 2007 à 16:46
Je pense moi aussi que c'est une importante période de reconstruction qui commence. Hors caméra, cela bouge plus que depuis longtemps. Difficile d'avoir une parôle unie et crédible, et encore plus audible, 6 mois après une défaite.
Le manifeste pour un socialisme nouveau des ex partisans de DSK est intéressant.
Rédigé par: jani-rah | le mercredi 05 décembre 2007 à 16:48
Cinq ans, ou dix, ou vingt... Le PS est dans l'état où se trouvait le parti radical à la fin de la IVe République: il a toujours des élus, des réseaux, des militants et même des électeurs (quoique de moins en moins et ça n'arrête pas de baisser), mais il n'a strictement plus rien à dire qui corresponde à son identité. Ce qui est inéluctable n'est pas sa transformation, mais bien sa disparition, qui prendra, comme pour le parti radical, un temps aussi indéfini qu'interminable. Comme la politique a horreur du vide, il finira bien par apparaître un parti d'opposition, probablement pas sur des bases marxistes mais certainement pas non plus sur un gloubiboulga aussi inconsistant que ce que Ségolène a essayé de nous vendre... Le plus vraisemblable est que rien ne se débloquera avant l'arrivée d'un leader charismatique, genre Sarkozy antisarkozyste (ce qui, selon toute vraisemblance, ne l'empêchera pas d'être de droite). Peut-être cet oiseau rare est-il déjà né, mais je parierais qu'à l'heure qu'il est il commence tout juste à avoir du poil au menton... Les quinquas du PS ont raison de chercher à se caser avec le pouvoir en place, car c'est leur dernière chance de terminer leur carrière sous les ors de la République. Quant aux quadras, ils quitteront le navire du PS pour je ne sais pas quoi ou... ils couleront avec -- auquel cas ils n'auront même pas la consolation de se dire qu'ils seront restés fidèles à leurs convictions. Il est vrai que de toute façon ils ne donnent pas l'impression d'en avoir jamais eu.
Rédigé par: Poil de lama | le mercredi 05 décembre 2007 à 16:50
Je ne m'intéresse guère au gadget G.M. de Bockel, en revanche il est en charge des questions africaines. J'aimerais bien savoir ce qu'il a l'intention de faire pour démanteler la Françafrique et mettre fin au néocolonialisme. "Cher père Noël, Je t'écris cette petite lettre pour..."
Rédigé par: melchior griset-labûche | le mercredi 05 décembre 2007 à 17:56
J'ai fréquenté plusieurs membres éminents du Club de JM Bockelau moment où ils ont présenté leur motion à Dijon puis ensuite
Ils étaient navré que beaucoup leur disait dans les couloirs approuver leur texte mais avoir l'intention de voter un texte avec lequel ils étaient moins d'accord, pour des raisons tactiques. de qui désespérer éffectivement
Ce qui était frappant, c'est que ce qui les retenait de passer dans l'autre camp était qu'ils ne pouvaient abandonner l'idée d'être à gauche
Rédigé par: verel | le mercredi 05 décembre 2007 à 20:17
Il y a quand même un point sur lequel je vous suis parfaitement, Hugues : c'est que lorsqu'on prétend avoir des ambitions à faire de la politique nationale, il n'y a que deux attitudes concevables face à l'action gouvernementale :
La première, comme vous le disiez, est d'y participer.
La seconde est de la commenter, l'analyser, prendre du recul, mettre en regard les différentes mesures.
Ce à quoi, cependant, ni Bayrou ni Royal ne se résolvent. Faute d'en être tout simplement capables, peut-être.
Rédigé par: Passant | le mercredi 05 décembre 2007 à 20:48
"agir"?
Jusqu'à présent j'ai surtout eu l'impression que le rôle des transfuges étaient d'obéir aux ordres, de tenir un rôle que n'importe quel sous-fifre de l'UMP aurait pu tenir de la même manière. À partir du moment où dans les faits "l'ouverture" n'offre ni autonomie aux ministres et sous-ministres, ni influence sur la politique de Sarko, la seule chose que ces transfuges ont gagné c'est d'être payés 150.000 euros annuels pour dire Amen de temps en temps.
Très franchement, le rôle des "gauches modernes", "nouveaux centres", "progressistes" et autres (notons quand même que la modernité y est revendiquée avec la même régularité que l'authenticité l'est chez les parasites de la politique du type LCR/FN) est surtout de fournir à l'UMP un ensemble de partis satellites complètement dépendants de sa direction mais qui permettent de démultiplier les étiquettes pendant sur les bulletins de votes et de donner une impression de diversité (pour le municipales, tel apparatchik UMP pourra se revendiquer comme la tête de liste de QUATRE partis, et tout de suite ça le fait plus qu'être le chef de trois douzaines de permanents et moitiés de notables). On me répondra bien sûr que le PS a ses propres satellites, et que de toute manière, des états clients de Rome aux filiales des grandes boîtes, cette pratique est vieille comme le monde, ce qui est exact, mais cela ne nous oblige pas non plus à simuler la naïveté dans l'histoire.
Rédigé par: Laurent Weppe | le mercredi 05 décembre 2007 à 23:37
"Jusqu'à présent j'ai surtout eu l'impression que le rôle des transfuges étaient d'obéir aux ordres, de tenir un rôle que n'importe quel sous-fifre de l'UMP aurait pu tenir de la même manière."
Ce n'est pas si vrai : un homme étiqueté de gauche peut plausiblement faire croire à l'électeur qu'il n'est pas un simple fonctionnaire zélé et obéissant, mais qu'il a une âme, une conscience, un libre-arbitre et qu'il l'emploie. Ou, du moins, donner le change.
Alors que le trop évident zèle des Moreno, Estrosi, Dati, Devedjian et Copé serait contre-productif aux yeux d'une opinion qu'il faut encore berner le plus longtemps possible.
L'anecdote la plus évidente à mes yeux de ce petit jeu de rôles est la récente prise de bec entre Moreno et Amara : Amara, comme le sait quiconque l'aura entendu parler, peut tout à fait parler un excellent parisien digne d'un oral de Sciences-Po : mais, pour donner le change à Moreno, elle coz comme une kaillera histoire de donner le change.
Savoir si elle trompe qui que ce soit est une autre affaire... : elle, au moins, en retirera les considérables avantages d'un passé ministériel et autant de fric en moins pour les idéaux qu'elle prétend défendre en collaborant à la passivité préméditée des services d'un état se réservant le monopole de l'intervention dans le secteur.
Rédigé par: Fresh | le jeudi 06 décembre 2007 à 10:26
Poil de lama,
"Le plus vraisemblable est que rien ne se débloquera avant l'arrivée d'un leader charismatique [...] je parierais qu'à l'heure qu'il est il commence tout juste à avoir du poil au menton..."
Un poil de machisme dans cette affirmation non ?
Rédigé par: mrk | le jeudi 06 décembre 2007 à 10:44
Bah l'opinion... Chirac était à 65% d'opinion favorable en Mai 95 et complètement impopulaire en Mars 96; Sarko n'étant ni plus habile ni plus honnête, il ne sauvera pas ses illusions d'ici les municipales.
Rédigé par: Laurent Weppe | le jeudi 06 décembre 2007 à 12:50
Richard G.,
Non, je ne pense pas que Bockel ait passé des années à exposer un message social-libéral à l’intérieur du PS dans le but d’asseoir sa position en Alsace. Je ne pense pas non plus que Tony Blair et Anthony Giddens aient développé la troisième voie pour permettre à Bockel de s’en revendiquer afin d’être réélu en Alsace.
David,
Ses motions faisaient 0,65%. C’est dans la note.
Jani-rah,
Six mois après la défaite, c’est sans doute difficile, mais il est tout de même temps.
Poil de lama,
S’il n’est pas déjà né, ton leader, le futur de l’UMP est effectivement radieux. Mais s’il s’agit juste de ne pas avoir du poil au menton, j’en connais une qui ferait l’affaire. Gloubiboulga ou pas.
Melchior,
Les affaires africaines, il y en a tout de même pas mal en ce moment, du Tchad à l’Algérie. Je crois malheureusement qu’il n’est pas en charge de grand-chose. D’où l’impasse dans laquelle il se trouve à titre personnel.
Passant,
Comme je viens de le dire : il est temps.
Laurent Weppe,
Oui, enfin, la modernité est aussi parfois revendiquée de manière légitime. Bockel l’avait fait, mais sans succès. Mais sa satellisation par l’UMP, ce n’est plus de la modernité, c’est de la quatrième République.
Fresh,
Pour Fadela Amara, tu fais du procès d’intention. Moi je ne vois pas en quoi elle fait aujourd’hui des choses qu’elle n’aurait pas pu défendre hier. Le bordel chez NPNS, il a lui aussi une dimension politique qui n’a rien à voir avec sa nomination.
Mrk,
Précisément.
Rédigé par: Hugues | le jeudi 06 décembre 2007 à 14:54
Ouhla !
Que d'erreurs sur le mouvement socialiste !
Il est symptomatique de votre caractere visionnaire et compassionnel que de prendre ces exemples et de vous imaginer que Fadela Amara, par exemple, ou Martin Hirsch, développent une action concrète.
Vous méconnaissez les réseaux dirigeants de ce pays, avec notamment leur "droit à l'expérimentation".
Vous méconnaissez le fait que cette histoire se résume à jeter ceux qui refusent de s'asseoir à la table, à une histoire de profits, de pouvoir et de domination...parisienne...
Je suis désolé de vous démentir : ces gens ne sont pas socialistes, car ils ne touchent pas à l'économie.
Vous ne connaissez pas cette phrase avide, je parie, qui nous vient d'Algérie : "le communisme, voilà l'ennemi !".
Vous interpréteriez cette phrase de 1930 à l'aide de données de 1953 ?
Vous êtes sûr d'avoir fait des études ?
Vous ne pensez pas que la science (politique) se nourrit d'induction ?
Pierre "le Belge" de Lille
Rédigé par: Belgo3.0 | le vendredi 07 décembre 2007 à 05:06
La démarche de Jean-Marie Bockel est double:
- Contribuer librement aux réformes dans un contexte d'ouverture. Il s'agit d'une action partagée à un moment donnée et pour un temps donné
- Rénover la gauche par la pratique et l'action en se substituant à un PS défaillant qui se réduit de plus en plus à un parti de notables et d'élus locaux.
La gauche moderne n'est rien d'autre que la gauche européenne dans laquelle Sarkozy pioche, depuis logntemps, l'essentiel de son ambition réformatrice et de ses outils.
La gauche française a abandonné le socialisme libéral à la droite réformatrice.
La gauche moderne assurera la relève ;-)
Rédigé par: silissambre | le vendredi 07 décembre 2007 à 10:26
Je suis d'accord avec Poil de Lama.
Les socialistes d'aujourd'hui se paient de mots et cherchent des positions de notables locaux, y compris voire surtout les "plus à gauche que moi tu meurs".
En pratique c'est la voie royale vers la marginalisation.
Comme si l'immaturité politique avait piqué ce qui fut un véritable parti de gouvernement.
Les réunions de section à cet égard sont aberrantes. On se croirait en AG du temps de l'unef-id. Non, à la réflexion, en fait, les AG de l'unef-id, de mon temps, étaient plus matures et plus réalistes.
J'attends beaucoup, personnellement, d'un Delanoë pour donner un coup de fouet à l'orgueil de parti. Il est peut-être antipathique, mais c'est un authentique tribun, lui.
Rédigé par: coco | le vendredi 07 décembre 2007 à 21:03
j'attendais sur ce blog
de savoir comment était vécue de ce côté ci était vécue cette plus belle histoire....
en un mot SR a telle mis dans le mille ou le retourne t elle à melle?
Rédigé par: faceB | le mardi 11 décembre 2007 à 13:21
Je trouve surtout extraordinaire de connerie que deux transfuges PS au gouvernement aient réussi l'exploit de monter leur parti chacun de leur côté... Histoire de délocaliser à Droite les divergences socialistes, seul marque de fabrique du socialisme français que Besson et Bockel aient jamais possédé. Car enfin, entre les "Progressistes" et la "Gauche Moderne", outre les bases fondatrices de la traîtrise, de l'égotisme et de la convergence vers la Droite, quel véritable intérêt revêtent ces deux émanations de la politique par le vide (hormis celui de nous faire bien marrer)? Hein, lequel?
Rédigé par: Chris79 | le vendredi 14 décembre 2007 à 13:39