Notre actualité politique est-elle scénarisée depuis Hollywood ? Et si oui, les épisodes de la guerre scolaire à venir sont-ils déjà disponibles sur YouTube ?
Troublant, l’ultime épisode de l’avant-dernière saison de West Wing, la fameuse série US centrée sur la vie quotidienne à la Maison Blanche. Figurez-vous que, dans leur incroyable prescience de ce qui devait se produire en France quelques mois plus tard (il s'agit de la saison 2005), les scénaristes ont imaginé une compétition présidentielle opposant un parti Républicain rassemblé sous la bannière d’un spécialiste de l’ouverture à un parti Démocrate balkanisé par ses principaux caciques — du pragmatique cynique au latino iconoclaste, en passant par le partisan d’un retour aux fondamentaux de la gauche éternelle. Ca ne vous rappelle pas quelque chose ?
Toujours comme chez nous, il reviendra d’ailleurs à l’idéaliste hors-norme d’être investi par les militants, Matt Santos (Jimmy Smits, en photo) devenant le tout premier candidat non-WASP à la fonction suprême. Et le plus amusant, c’est que cette espèce de Ségolène Royal en pantalons avait bien failli voir sa montée en puissance bloquée par les syndicats d’enseignants, choqués par son peu de respect pour les performances de leurs ouailles ! Oh, il ne proposait pas, à l’instar de la belle du Poitou, l’augmentation de leur temps de présence dans les établissements (ça, il y a bien longtemps que les Américains ont découvert le tutorat), mais préconisait tout simplement la fin de l’emploi à vie pour les profs et la possibilité de rompre les contrats de plus incompétents...
N’empêche, ce marginal, amateur de démocratie participative (il privilégie les choix de la base sur les manœuvres politicardes à l’intérieur du parti), sera bel et bien placé sur orbite présidentielle même s’il me faut encore attendre d’entamer la saison 7 pour savoir qui, du républicain d’ouverture ou du démocrate chamboule tout, emménagera dans la fameuse West Wing.
Mais avant d'en profiter pour découvrir à quelle sauce nous serons nous-mêmes mangés, du moins si les capacités prédictives des plumitifs californiens restent aussi affûtées, je constate que les enseignants sont toujours au centre des préoccupations du pouvoir malgré la défaite de la Matt Santos gauloise. Car voici que François Fillon, emporté par sa fougue réformatrice, se propose d’instaurer un service minimum en cas de grève scolaire. C’est que ce n’est pas rien, les jours de grève des enseignants : Le Monde rapporte ainsi que nous leur devons plus de la moitié des 952 364 journées de relâche revendicative recensées en 2006 pour l’ensemble de la fonction publique (668 133), soit la bagatelle de 0,6 jour par personne et par an.
Il était logique qu'une telle suggestion fasse du bruit et que l’on évoque à nouveau, quelques jours après le débat sur le service minimum dans les transports, « d’intolérables restrictions au droit de grève ». Je ne me prononcerai pas, moi-même, sur la réalité de ces restrictions. La possibilité de cesser le travail en guise de protestation doit être défendue, c’est une évidence, même si les enseignants ont tendance à oublier qu’il s’agit d’un recours ultime plutôt que d’une entrée en matière en cas de désaccord. Mais l’idée que les grèves puissent être annoncées à l’avance et que les écoles soient forcées d'accueillir les enfants de ceux qui n’ont pas la possibilité de prendre une journée de congé au débotté me parait tout à fait légitime.
Je lis pourtant dans Libération que la FCPE considère qu’il n’y a guère « que 2 ou 3 jours de grève par an » et que « les parents le savent et peuvent s’organiser ». Je ne sais pas si Laure Equy et Salomé Legrand, les journalistes ayant recueilli ces propos, ont elles-mêmes des enfants, mais ma propre expérience m'incite à remettre en perspective le point de vue de cette association de parents d'élèves plutôt à gauche. Les grèves locales sont généralement annoncées la veille pour le lendemain (les enseignants n’ont justement aucune obligation de préavis, d’où la proposition Fillon) et ont pu durer jusqu’à trois mois en 2003, lorsque les profs luttaient contre le recrutement régional des personnels techniques du secondaire de peur d’être un jour rattrapés par la décentralisation...
La question de base est tout de même de savoir si la spécificité des services publics s'appréhende de manière bilatérale ou pas, et si le statut ad hoc des fonctionnaires leur confère ou non des responsabilités particulières à l’égard du, hum, public. Fillon le pense. Matt Santos également, tout démocrate qu’il soit. Et une Ségolène en forme ne se mettrait probablement pas en travers de leur route sur ce point. Qui suis-je, dans ce cas, pour m’élever contre une petite remise à l’heure des pendules scolaires, a fortiori lorsque j’avais justement délocalisé mes propres rejetons pour ce genre de raisons.
Cela dit, je ne crois guère à la possibilité d’un conflit massif pour la rentrée, la conflictualité scolaire ayant régressée de manière drastique dans la foulée des mouvements de 2003, pour la première fois non-rémunérés. Enfin, je dis que je n’y crois pas mais, à la vérité, je n’en sais rien du tout. Laissez-moi juste le temps d’aller faire un tour sur YouTube histoire de visionner les derniers épisodes de West Wing et je vous confirme tout ça...
© Commentaires & vaticinations
Ah ben dis-donc, pour un blog en vacances, c'est un blog en vacances ça ! Et une dérive droitière de plus, une ! Mais bien sûr, pour Hugues, être d'accord avec la droite est une façon d'être de gauche...
Rédigé par : François X | jeudi 19 juillet 2007 à 17:05
François X,
Manifestement, tu ne comprends rien à la gauche moderne. C'est pour ça que tu es de droite. Et le blog n'est plus en vacances (même s'il va l'être à nouveau d'ici peu).
Rédigé par : Hugues | jeudi 19 juillet 2007 à 17:07
Pour avoir un père chef d'établissement, il me semble que les établissement scolaires sont tenus d'accueillir les élèves. Les jours de grève, mon père va au bahut et joue au GO pour les gamins. Donc, encore une fois, les textes existent déjà, il suffit de les appliquer.
Sur le fond, je pense qu'il y a quand même une différence majeure entre les transports en commun (nécessaires pour aller travailler pour certains) et l'école. Le service public d'éducation, ce n'est pas le service public de halte garderie. Sinon, pourquoi s'arrêter et ne pas établir le service minimum pour les centres aérés, les écoles de musique, les piscines, les clubs sportifs ?
Rédigé par : Tom Roud | jeudi 19 juillet 2007 à 17:34
Oh, et tu trouveras dans la dernière saison de TWW encore bien d'autres points de comparaison avec les élections françaises passées ... et même un peu plus encore : les conseillers de Chirac avaient à plusieurs reprises confessé leur passion pour TWW, je te fiche mon billet que certains dans l'entourage de Sarkozy l'ont également visionnée.
Il est urgent d'imposer une projection rue de Solférino.
Rédigé par : article33 | jeudi 19 juillet 2007 à 17:37
Tom Roud,
"Sinon, pourquoi s'arrêter et ne pas établir le service minimum pour les centres aérés, les écoles de musique, les piscines, les clubs sportifs"
Pourquoi pas, effectivement...
Article33,
Rue de Solferino, on joue plutôt Desperate housewives
Rédigé par : Hugues | jeudi 19 juillet 2007 à 17:42
En considérant que l'école est obligatoire, en situation de non-concurrence et d'un rendement éminemment perfectible, je n'ai jamais considéré comme un inconvénient le fait que mes rejetons puissent employer leur temps de meilleure façon qu'en s'y rendant.
Le plus drôle est que nous disposions jusqu'à présent de la possibilité de choisir l'enseignant de nos enfants à partir de 16h et tout le moins de juin (les enseignants étant semble-t-il tous monopolisés par l'organisation des examens un mois avant les vacances), voire même, de les envoyer en séjour à l'étranger 3 semaines chaque année pour compléter l'enseignement "IUFM-compliant" des langues des pays de l'U.E.
Mais qui, bon dieu, qui a demandé à Sarkozy de renforcer le monopole des anciens élèves de l'IUFM sur l'éducation de nos chères têtes blondes ? De la part de Royal, cela ne m'étonne guère. Mais si même la droite libérale s'y met, c'est à désespérer....
ça m'inspire un slogan façon LCR : "Nos gosses valent mieux que vos méthodes IUFM"
Rédigé par : Passant | jeudi 19 juillet 2007 à 17:51
(Attention Spoiler) :
La dernière saison de TWW va vous décevoir je crois. Sauf à imaginer bien sûr que MS (plutôt très à gauche tout de même dans le contexte US) est NS et que SR prendra bientôt la place de BK.
Rédigé par : mrk | jeudi 19 juillet 2007 à 18:03
Je pense qu'il existe une manière extrêmement simple qui permettrait de réduire à néant le nombre des jours de grève du corps enseignant, et je suis même surpris que l'inaudible Fillon, si intelligent soit-il, ne l'ait pas trouvée. Cette solution miracle la voici : augmenter le nombre de poste au lieu de le réduire, fournir des locaux et un matériel décent à tous sans discrimination géographique ou économique, cesser de considérer que le temps de travail d'un professeur se limite à 18 heure par semaine... J'en oublie quelques unes !C'est tellement simple, vous même n'y aviez pas pensé, cher Hughes !?!?
Rédigé par : l'oncle Dick | jeudi 19 juillet 2007 à 18:19
Oncle Dick,
Tu veux dire qu'il suffit de consacrer encore davantage en termes de parts du budget de l'Etat du premier poste de dépenses et du premier budget mondial en termes de pourcentage du PIB par hab pour que tout aille mieux et que les gens soient enfin satisfaits ? Oui, tu as raison, je n'y avais pas pensé. D'autant plus que l'on pourrait faire exactement la même chose avec la RATP, la SNCF, EDF, GDF, les fonctionnaires des administrations centrales et territoriales : accepter toutes les demandes sans exceptions sans renacler et là, oui, évidemment, c'est la fin des grèves et c'est le paradis.
Un doute m'assaille néanmoins. Ce système n'est-il pas une terrible atteinte au droit de grève si les raisons de faire la grève disparaissent ?
Rédigé par : Fin stratège | jeudi 19 juillet 2007 à 18:31
Oncle Dick : les faits vous donnent tort.
Sans même parler de tous les personnels nommés par les collectivités territoriales dans les établissements, sans même parler les emplois-jeunes, EVS, AVS, et autres innombrables dispositifs gerbant des emplois aidés dans les écoles par dizaines de milles, le nombre d'enseignants (statutaire, etc.) par élève a été multiplié par 2 depuis 1989 sans effet sensible sur le nombre de jours de grèves.
Rédigé par : Passant | jeudi 19 juillet 2007 à 19:07
Je saisis ce billet pour parler du droit de grève tel que le gouvernement entend l'aménager dans les transports.
Je suis un peu énervée vis-à-vis de la gauche qui critique indistinctement plusieurs mesures de portée différente. Le principe du préavis ne me choque pas, pas plus que le vote à bulletin secret de la reconduction du mouvement.
En revanche, devoir indiquer à l'avance QUI va faire grève, et prévoir des sanctions disciplinaires qui peuvent avoir de lourdes conséquences pour une carrière, ne me semble pas de bon augure. C'est même très inquiétant.
Mais à force de mélanger ce qui est anodin (le préavis, le vote à bulletin secret), et ce qui ne l'est pas (le risque de discriminations liées à la grève), on crie dans le désert, et la caravanne passe. C'est bien triste.
Rédigé par : coco | jeudi 19 juillet 2007 à 19:45
La qualité d'un service ne dépend pas de son seul financement, le premier béotien venu saurait vous l'expliquer. Repensons en profondeur ce système tant qu'il est temps. Je dirais même pansons ce système tant qu'il est temps. La gestion des gouvernements de tous bords depuis trente ans est largement défaillante. La preuve en est la perception générale éronée que certains peuvent avoir de notre système éducatif. Mais il n'est après tout que le reflet de notre société. Quand on argue que les dépenses sont déjà "anormalement" élevées au vue des chiffres (contestable, 2003 grève de tout les fonctionnaires pour cause de réforme Fillon !!), autant se fier au seul compteur kilomètrique pour savoir si on va dans la bonne direction... Vous ne trouvez-pas ?
Rédigé par : l'oncle Dick | jeudi 19 juillet 2007 à 20:16
En parlant des faiblesses de l'éducation nationale, quand je lis... "le tout premier candidat non-WASP à la fonction suprême", je me pose des questions.
Et le catholique John F. Kennedy, il compte pour du beurre ? Ou bien le niveau baisse t-il tellement qu'on a oublié ce qui signifie WASP ? (White Anglo-Saxon Protestant).
Rédigé par : N. Holzschuch | jeudi 19 juillet 2007 à 21:30
Disons que JFK était un WASP "honoraire", le fils d'une bonne famille de patriciens bostoniens. Il n'était effectivement pas protestant, mais cette remarque pédante et ultimement assez inutile n'est pas non plus du meilleur niveau.
Rédigé par : Hugues | jeudi 19 juillet 2007 à 22:04
Bah, Hugues n'est pas le seul blogueur socialiste à mater West Wing.
N'empêche que là tu dépasse les bornes:
Après avoir blasphémé Pyramide (À cause de son arrêt, on ne peut pas parler de péripatéticienne lyonnaise ni de retraité québécois en deux deux briques, sans oublier le premier ministre fictif en trois) tu me raconte la fin de West Wing, on t'as jamais appris à mettre une alerte au spoiler? J'en suis toujoursà Bartlet qui se démène avec son scandale à la sclérose (et soit dit en passant, dans la série, le président incarné par Martin Sheen ne peut pas être Wasp, vu qu'il est catho (et que par dessus le marché, l'acteur s'est appelé Ramon Estevez dans une vie antérieure)
Sinon, cette histoire de service minimum est à mon avis complètement débile: j'ai la sale impression que quelques stratèges pas bien futés ont pensé qu'imposer un service minimum rendrait peut-être les grèves indolores et inefficaces en terme de revendication.
Or autant les grèves conçues comme préavis à la négociation sont un contresens, autant il faudrait peut-être se rappeler que les premières grèves ont eu lieu à une époque où celles-ci étaient illégales, et je vois mal ce qui empêchera des employés de n'importe quel secteur d'enfreindre la loi le jour où un gouvernement un peu trop prompt à confondre héritage et mérite leur fera définitivement perdre patience. (À ce sujet, ma mère, elle aussi chef d'établissement, mais ayant en plus eu le plaisir d'officier aux USA trouvait le système US aps mauvais, dans le sens où un employé d'un établissement est relativement aisément licensiable sur le plan de la paperasse, mais protégé par de puissants syndicats peuvent "faire rouler la tête du chef d'établissement ou des membres du board si leur comportement est abusif" (sic) ce qui n'est pas forcément éloigné de certaines considérations ségoléniennes sur l'utilité d'avoir des syndicats suffisamment massifs pour pouvoir être pris au sérieux sans avoir besoin de brandir la menace de manifs et de grèves à tout bout de champs)
Rédigé par : Laurent Weppe | jeudi 19 juillet 2007 à 22:19
Hugues,
La gauche moderne est en effet un concept qui me dépasse. Ségo envisagerait le service minimum dans l'éducation que son parti lui claquerait entre les doigts. Sarko, lui, va peut-être le faire passer. Comme je trouve ça normal et que NS est généralement tenu pour être de (extrême ?) droite, j'en conclus naïvement que je suis de droite. Quant à toi, tu soutiens 90% des mesures d'un gvt de (extrême ?) droite, et tu en conclus que tu es de la gauche moderne. Je dis bravo à tant de subtilité !
Rédigé par : François X | jeudi 19 juillet 2007 à 23:19
Emploi à vie, monopole, droit de grève, choisissez en 2, pas les 3.
Rédigé par : Liberal | vendredi 20 juillet 2007 à 00:12
A liberal,
Emploi à vie et un meilleur salaire, voilà, j'en ai choisi deux. Droit de grève et monopole, le Snes prend, pas moi.
Rédigé par : François X | vendredi 20 juillet 2007 à 00:46
En fait, il me semble que vous fate un contre sens sur le droit de grève : oui, le but de la grève est d'empêcher le fonctionnement normal de l'organisme qui emploie le gréviste. Bien sur que c'est chiant, mais c'est le but. Si on suit votre raisonnement, il faut un service minimum dans le privé parce qu'il n'est pas normal qu'une personne morale ou physique paie les pots cassés d'un conflit social qui ne le regarde pas ... Or, le droit du travail interdit de remplacer un gréviste. pour un peu, vous soutiendriez l'AMI qui prévoyait une indemnisation des entreprises pour fait de grève.
Que les jours de grève ne soient pas payés, quoi de plus normal, mais la négociation d'un échelonnement d'une retenue sur salaire ne m'apparait pas scandaleux. Qu'il y ait une prévention des conflits, oui, mais la déclaration de grève 2 jours avant ouvre la possibilité de pressions ... Quand à la grève, c'est un droit individuel : en admettant que seuls 10% des employés veuillent la poursuivre après dix jours, ils doivent pouvoir le faire (et dans la majorité des cas, il n'y a pas 50% de grévistes, et les grèves ne durent pas 8 jours, mesure démagogique et populiste).
En Italie, il y a eu des grève sauvage dans les transports en communs Milanais, malgré une loi sur le service minimum. Et je pense que cette loi ne sera pas applicable : comment empêcher un mouvement spontané des contrôleurs et des conducteurs après l'agression d'un collègue ? Vous envoyez les flics chez eux ?
Evidemment que les fonctionnaires ne sont pas garants de l'intérêt général, mais ils ont, comme tout autre, le droit de défendre leur point de vu. on ne peut pas démonter tous leurs avantages sans penser aux désavantages qui ont suscités ces avantages. Parfois, la balance s'est déséquilibrée, dans un sens comme dans l'autre, ce qui mérite révision. Parfois il y a besoin de réorganisations. mais je pense que les changements passeraient mieux par l'explication que par la stigmatisation. Après, cela fait quelques temps que les grèves n'empêche plus beaucoup les réformes, et si certaines réformes méritent d'être défendues envers et contre tout, le fait qu'une réforme fasse hurler les syndicats ne veux pas dire qu'ele est systématiquement bonne ...
Enfin, Hugues, j'ai une question. je lisais que les gars d'IES ont rejoint le Nouveau Centre. Dis moi ce qui te sépare d'eux, puisque la gauche t'énerve tant que ça ...
Rédigé par : Simon | vendredi 20 juillet 2007 à 01:05
Simon,
Dialoguer avec des syndicats de profs, pffff....., plutôt essayer de convaincre Hugues qu'il est chrétien-démocrate sans le savoir, c'est peine perdue.
Exemple : Jospin met des emplois-jeunes à l'Educ nat ? Grève contre les emplois-jeunes. Raffarin les supprime ? Grève contre la suppression. A un certain moment, quand on se fout vraiment du monde, il n'y a plus que les coups de pieds aux f... qui se comprennent.
Rédigé par : François X | vendredi 20 juillet 2007 à 02:19
Laurent Weppe,
Désolé, je n'avais pas pensé à ça. Mais les épisodes datent tout de même de 2005 !
Rédigé par : Hugues | vendredi 20 juillet 2007 à 09:36
"lorsque les profs luttaient contre le recrutement régional"
Si tu pouvais bannir
le verbe lutter stp, on se dirait sur Le Monde ou à écouter France 3 Provence Méditerranée.
Rédigé par : all | vendredi 20 juillet 2007 à 09:40
je ne suis pas chqoue par le prévis et le vote, je pense qu'ils seront peu utiles...dans les afits beaucoup de grèvistes se déclaraient déjà 48h avant, les gréves de 8 jous sont rares...
cela n'empêchera paas, comme il a été signalé,
les grèves "spontanées", et incitera beaucoup d'employés à poser un jour de congés ou à être en maladie le jour du conflit pour "gêner la direction sans participer au conflit", voire être payé...
Rédigé par : francis | vendredi 20 juillet 2007 à 12:11
"du pragmatique cynique au latino iconoclaste, en passant par le partisan d’un retour aux fondamentaux de la gauche éternelle"
juste unez question : c'est qui pour vous le partisan d'un retour aux fondamentaux de la gauche éternelle ? Hoynes ? le VP ? baker ? J'ai du manqué la fin (c'est à dire ne la voir que 3 fois) mais il me semble que vous cherchez a tous prix à faire coller une fiction américaine certes divertissante à votre dogme.
Rédigé par : Simon | samedi 21 juillet 2007 à 10:47
Les jours de grève payés aux grévistes.
Travailler plus pour gagner plus.
Le chômage, c'est la faute aux fainéants.
Les sans-papiers volent le travail des Français.
Je ne sais pas où vous passez vos vacances, mais certainement dans un endroit où la chaleur ramollit le cerveau...
Non mais sérieusement, vous ne pensez pas que ça suffit la provoc' sarkozyste, après votre ami Bockel ?
Rédigé par : manu | lundi 23 juillet 2007 à 00:47
Simon,
Oui, je pensais à ce Baker qui, sans être un Fabius, se croit chargé de la mission de remettre le parti sur la bonne voie. Mais un peu d'humour, s'il te plaît.
Manu,
Je ne dis rien de tout ça, évidemment, tu le sais bien, mais si ça te fait plaisir, pourquoi pas... Ah si, pour le paiement des jours de grève des profs, pour le coup, il s'agit bien d'une pratique en vigueur jusqu'à l'application de l'arrêt Omont. J'avis mis un article en lien mais tu l'as loupé. Je te le donne à nouveau, en plus de l'arrêt proprement dit.
Mais en gros, jusqu'à la fameuse grève, le système de calcul des heures de service permettait d'être en grève sans que cela affecte les salaires :
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/a_suivre/&key=itm_20030728_160446_paiement_des_jours_de_greve_ou_e.txt
et
http://www.unsa-education.org/sien/orgsynd/drsyn05.htm
D'autres questions sur mes fantasmes réels ou supposés ?
Rédigé par : Hugues | lundi 23 juillet 2007 à 08:25
Excuse moi, je n'avais pas vu la pointe d'humour ...
Rédigé par : Simon | lundi 23 juillet 2007 à 10:20
Hugues,
ne vous faites pas plus ramolli que vous l'êtes.
Vous qui pratiquez l'humour avec dextérité, vous savez fort bien que je ne vous ai jamais accusé d'avoir tenu le reste des propos directement sarkozystes que je fais figurer dans mon commentaire. C'était une sorte de remise en perspective. Et je n'ai jamais parlé de fantasmes, mais de provocation.
En revanche, désolé de vous décevoir, mais j'avais bien pris le temps de jeter un oeil aux liens que vous faites figurer et je ne vois là rien qui vous autorise à déclarer, je vous cite texto, que "les mouvements [sociaux]sont pour la première fois non rémunérés". Vos références n'indiquent nullement, comme votre citation l'affirme avec une malhonnêteté intellectuelle certaine, que les jours de grève n'étaient pas prélevés.
Si je me permets de revenir sur ce point, c'est que, à titre personnel, j'ai toujours été prélevé de mes jours de grève quand j'étais prof. Vous comprendrez donc un léger agacement de lire des contre-vérités pareilles sur votre blog. Allez savoir, des gens risquent de vous croire.
L'administration m'a même retrouvé, au bout de deux ans, pour me réclamer un croupougnième de demi-journée, qu'elle avait oubliée et que, lassé, je leur ai accordé.
Dans le cas contraire où vous seriez dans le vrai, je me permettrai de vous envoyer la facture de ces jours de grève qui auraient dû m'être payés et qui, d'après mon banquier, ne le sont pas.
Rédigé par : manu | lundi 23 juillet 2007 à 12:09