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mardi 05 juin 2007

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Voici les sites qui parlent de Bargaining chips :

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La conséquence de la guerre des 6 jours a été la mise en place de deux paradigmes :
Le premier est que l'armée Israëlienne est invincible, annulé par la dernière aventure Libannaise.
Le deuxième est qu'Israël a toujours raison, qui désespère les nations arabes et éloigne d'année en année les processus de paix.

"Je me demande pourtant ce qui resterait à négocier en 2007 sans cette victoire, sans cette transformation de la volonté arabe de destruction d’Israël en exigence de restitution des territoires..."

Hmm, la colonisation de la Cisjordanie n'est pas vraiment un facteur qui puisse calmer à long terme les colères palestiniennes. A la vue de la façon dont le territoire est traité (un coup d'oeil :
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/0/0d/Settlements2006.jpg), ça ne facilite pas les possibilités de paix. Puisqu'on parle d'analyses publiées dans la presse, celle qu'on trouve dans The Economist est intéressante à ce niveau. Non seulement les Palestiniens n'ont pas fait une croix sur le territoire israélien, mais l'installation de colonies sur ce qui est censé être le leur donne encore plus d'amertume et de ressentiment. Bon courage pour la paix !

D'autre part, le fait d'avoir gagné ainsi de façon aussi écrasante a obligé la plupart des pays arabes à accepter l'existence d'Israël, bien obligés. Ce qui aurait pu conduire à de vraies négociations... Normalement.

Je crois que Hugues a mis le doigt sur un point important. Grâce à cette guerre, Israël avait des atouts en main pour négocier, mais parfois, le problème n'est pas de gagner une guerre, c'est de savoir l'arrêter. De savoir quand utiliser son avantage au maximum, et d'éviter de laisser la situation s'envenimer dans un cycle infernal attentats/répression...

Peut-être que l'erreur irréparable a été de ne pas utiliser ces "bargaining chips", mais de vouloir les garder. L'implantation des colonies, leur maintien et leur croissance au sein des territoires occupés, l'effet est manifestement bien pire que la guerre éclair de 67. Se relever d'un choc brusque est possible, mais quarante ans d'occupation et de grignotage du territoire revandiqué par les Palestinien engendre des haines sans fin.

All,
Je ne crois pas à la fatalité. Ceci dit, la situation intra-palestinienne actuelle n'est pas le meilleur des contextes. Mais les paradigmes, comme tu dis, sont faits pour être bouleversés.


Xerbias,
Je ne sais pas si "les Palestiniens" n'ont pas fait une croix sur le territoire israélien. Il y en a, évidemment. Symétriquement, il y a aussi des Israéliens qui n'ont pas fait une croix sur la Cisjordanie. Mais il faudra bien qu'ils avalent leur chapeaux à un moment ou un autre. Après tout, ils ne sont pas nécessairement plus irrémédiablement bornés que les Irlandais, non ? http://hugues.blogs.com/commvat/2007/05/pendant_ce_temp.html


Irène Delse,
Assez d'accord. Israël a surtout joué le pourissement sous Arafat puis sous Abbas avant que la situation ne dégénère. Mais les accords de Taba n'ont tout de même pas été fichus en l'air par les Israéliens. Ils étaient très très insuffisants, mais l'Etat palestinien existerait et il s'agissait manifestement d'une première phase : http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/proche-orient/taba-intro

les "accords", déclarations de taba ont subi le contrecoup des élections israeliennes avant tout...
et c'est vraiment dommage,
je ne pense pas que les palestiniens les aient rejetés...

«Je me demande pourtant ce qui resterait à négocier en 2007 sans cette victoire, sans cette transformation de la volonté arabe de destruction d’Israël en exigence de restitution des territoires...»

Là j'ai du mal à suivre: d'abord parce que la volonté de destruction d'Israël existe encore (à moins que les interprètes des journaux français aient mal traduit les discours des baronnets des extrêmes droites locale ayant le vent en poupe, mais j'en doute fort) ensuite parce que l'occupation des territoires palestiniens, la fondation de colonies de peuplement qui se comportent comme des parasites, pompant la force et ruinant le capital sympathie de l'état hébreux et le développement d'une famille politique dont les membres passent leur temps à se masturber devant des cartes fantasmées d'un Israël hypertrophié et nettoyé ethniquement, tout cela m'a surtout l'air d'avoir servi de carburateur à tous les tenants du jusqu'au boutisme qui affirmaient que l'existence des colonies ou la construction du mur étaient autant de preuves que l'état (donc le peuple, puisqu'il s'agit d'une démocratie) ne voulait pas d'un état palestinien et ne bougeraient que contraint et forcés par les armes.

Laurent Weppe,
Je le dis moi-même : il reste des Israéliens convaincus qu'il ne faut pas restituer les territoires mais ils sont loin de représenter la majorité de l'opinion, laquelle a largement entériné l'idée de la paix contre les territoires. Quant aux Palestiniens qui exigent la disparition pure et simple d'Israël, il y en a aussi, mais rappelons tout de même que la charte de l'OLP était déjà devenue "caduque" du temps d'Arafat.

Sauf que la capacité de nuisance et l'écho médiatique de ceux qui ont cherché à diffamé Charles Enderlin comme de ceux qui ont repris à leur comptes certains délires de la propagande tsariste est loin d'être proportionnelle à leur poids dans la population, de même que de chaque côté, ceux qui n'encadrent pas ces extrémistes ont quand même du mal à oser dire que leur "patriotisme" revendiqué tient du simulacre (est-ce si dur d'affirmer que les chefs du hamas ou de la ribambelle de partis d'extrême droite israéliens n'éprouvent aucune empathie envers ceux qu'ils prétendent défendre?).

Mais en fait, ce n'étais pas là le centre de mon propos: ce que je disais surtout, c'est que ces "Bargaining chips" me semblent avoir plus servi les intérêts (je refuse d'employer le terme de "cause) des extrémistes (anti-israéliens d'abord, puis israéliens par ricochet) que la longévité de l'état d'Israël.

Israel n'a pas le "droit" de perdre une guerre!

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