Les chiffres sont formels : Ségolène ne peut pas l'emporter. Fuck les chiffres !
J'ai toujours été nul en arithmétique. Aligner des colonnes de chiffres, les diviser, les multiplier, les soustraire les uns aux autres m'a toujours assommé. C'est amusant, d'ailleurs, cette aversion pour le calcul de la part d'un amateur d'économie (hum, là, passe encore, la science économique « à la française » préférant les concepts à la comptabilité) et de politique (le vrai paradis des calculateurs)...
Mais c’est ainsi. Et mon tonton Rudolf, le spécialiste de l’enseignement des maths à travers les âges, vous le confirmera : ce n’est même pas ma faute ! Non, c’est la faute à Bayrou... Enfin pas à ce Bayrou-là, mais à tous les Bayrou qui se sont succédés rue de Grenelle ces dernières décennies, réformant et restructurant sans fin la manière de faire entrer les bases des sciences dures dans les têtes molles des ultimes cohortes du baby-boom.
J’ai toujours été nul en arithmétique, donc, mais je crois me souvenir de m’être à peu près débrouillé avec les maths modernes, ces histoires d’ensembles et de sous-ensembles permettant d’agglomérer des choux et des patates, des carottes et des navets... D’ailleurs, j’ai de beaux restes (pas de navets, de maths modernes...), d’où ma capacité à faire la somme, puisque c’est la mode, des votes exogènes qui pourraient raisonnablement s’ajouter aux suffrages déjà récoltés (pour rester dans la métaphore légumineuse) par Ségolène au premier tour.
Car je ne vais tout de même pas m’entêter à être plus royaliste que Royal ! Et si la boss considère désormais qu’il est convenable de voir de quel bois se chauffe le co-responsable de mes carences matheuses à quelques jours du second tour, qui suis-je pour jouer les trouble-fête ? Rosissant d’aise devant la presse hier après-midi, François Bayrou laissait justement entendre qu’en dépit de ses préventions à l’égard d’un programme économique socialo-communiste susceptible de conduire la France à la disette et au scorbut, il restait ouvert à un débat de gens honnêtes avec Ségolène. Bon, il exigeait, pourquoi pas, tant qu’on y est, que ce débat soit organisé en direct à la télé et repris sur les principaux canaux mondiaux à une heure de grande écoute, mais l’idée du dialogue était là. Et les flèches décochées sans répit en direction de l’ami Sarkozy semblaient indiquer que cette ouverture ne serait pas, heureusement, multilatérale...
Mon ami Michel B., qui sait compter, lui, assure qu’un report bayrouiste de 60% minimum est indispensable à la victoire ; la recherche d’un terrain d’entente est donc à privilégier. Pas la reddition, évidemment, le vainqueur de la « petite finale » ne devant pas s’imaginer qu’il est encore dans la course pour la coupe, mais bien la discussion sur ce qui rassemble les deux versions de la mouvance Démocrate avec un D majuscule ― comme dans « Social ».
Ségolène Royal, qui, entre parenthèses, était carrément excellente hier soir sur France 2, a déjà fait la plus grande partie du chemin. D’accord pour un débat, d’accord pour une réévaluation d’éventuelles divergences sur ceci ou cela, d’accord, même, pour accueillir des centristes dans son futur gouvernement, elle peut considérer, à bon droit, que la balle est dans le camp du Béarnais. Un Béarnais dont les remarquables attributs auditifs sont certainement l’indice d’une grande capacité d’écoute.
Mais en bon terrien, François Bayrou devrait éviter de trop décoller du plancher des vaches en s’imaginant que ses six millions d’électeurs font de lui le passage obligé vers la victoire. Les choses étant ce qu’elles sont, qu’il s’agisse de l’avance théorique de Sarkozy et des menaces que fait peser ce dernier sur la réélection des parlementaires UDF, Number Three ne gardera pas longtemps la main. Sans un accord quelconque, le would be dynamiteur des frontières politiques hexagonales pourrait bien se retrouver nu et cru dans sa ferme (qui n’est pas du Poitou), à méditer sur un destin liquéfié en eau de boudin.
La question est donc plutôt de savoir ce que veulent, concrètement, les uns et les autres, élus ou électeurs, c'est à dire la victoire de Sarkozy ou celle de Ségolène Royal. Dans le premier cas, et ce petit rappel s’adresse à nos camarades de la gauche orthodoxe tentés par une journée de pêche à la ligne, c’est l’entrée à l’Elysée d’un conservateur franchouillard à l’ancienne, au côté duquel Chirac était un aimable altermondialiste. Dans le second, c’est la possibilité d’une expérience social-démocrate moderne, tentant de réconcilier dynamisme économique et justice sociale (pour faire court mais pour le « long », baladez-vous sur com-vat, ça me fera de la page vue). On peut donc raisonnablement imaginer que les Français ayant choisi Bayrou pour, précisément, en arriver à ce cas de figure n’auront pas besoin d’une consigne pour se déterminer et qu’ils débarqueront en masse sur les plages ségolistes le 6 juin mai prochain.
Les sondeurs, d’anciens forts en maths reconvertis dans la cuisine probabiliste redressée et corrigée des variations saisonnières, semblent en douter, agitant frénétiquement leurs petites TI programmables sur LCI. Mais pour nous, les nuls en arithmétique, ils pourraient tout aussi bien parler chinois. Ah, et vous ai-je déjà dit que Ségolène était excellente hier soir sur France 2 ?
© Commentaires & vaticinations
J'espère qu'ils se détermineront avant le 6 juin...
Rédigé par : Smith | jeudi 26 avril 2007 à 12:06
Aïe, c'est juste. Quelle idée vraiment ! Je suis même nul en calendrier. Mais ça me casse mon effet alors...
Rédigé par : Hugues | jeudi 26 avril 2007 à 12:09
Pour être franc, je trouve que tout ce que tu nous dis là relève de la méthode Coué (cela dit, y a pas de honte, il en faut toujours des doses massives pour gagner une élection). Mais je recommande aux amateurs d'additions de ne pas oublier une chose que Sarkozy, lui, ne négligera certainement pas: que parmi les renforts du second tour, il ne faut jamais oublier les voix qu'on peut piquer directement dans l'électorat de son adversaire. Je recommande donc à Ségo de ne pas oublier de faire du gringue aux électeurs de Sarkozy lui-même. Certes, ça l'obligera à dire beaucoup de conneries, mais c'est le métier qui veut ça et ce n'est certainement pas dans cet exercice qu'elle est la moins convaincante.
Ou pour le dire plus brutalement: dans ce second tour, je recommande à Ségo et ses petits amis d'y aller à fond dans la démagogie crasse et de remettre à nettement plus tard (après les législatives et les universités d'été) les clarifications nécessaires. Ca fait au moins cinq ans qu'elles sont urgentes, elles peuvent encore attendre un peu.
C'est un conseil absolument gratuit et désintéressé: si Ségo est élue (oui oui, c'est possible), ça ne me fera pas rire; et si Sarko est élu, ça ne me fera pas pleurer... tout de suite (ça prendra au moins deux jours).
Rédigé par : Poil de lama | jeudi 26 avril 2007 à 12:33
Peuchère...
Rédigé par : all | jeudi 26 avril 2007 à 13:00
Peuchère...
Rédigé par : all | jeudi 26 avril 2007 à 13:01
"La question est donc plutôt de savoir ce que veulent, concrètement, les uns et les autres, élus ou électeurs, c'est à dire la victoire de Sarkozy ou celle de Ségolène Royal."
Non.
Que vous le vouliez ou non, vous faites insulte à la culture de vos électeurs en résumant l'enjeu d'une élection présidentielle à une "victoire".
Contrairement à ce que vous avez l'air de penser, une présidentielle n'est pas un concours de beauté ou une finale de la Star'Ac : il s'agit de choisir de quel monarque élu la France devra s'accomoder contre son gré ces cinq prochaines années.
Que vous l'admettiez ou non, la politique a malheureusement une importance cruciale sur la vie de la plupart de vos concitoyens, importance qui dépasse très largement l'intérêt du PS ou la volonté de préserver son amour-propre indépendamment de ses choix et non-choix. Le PS a choisi, en faisant campagne à cette élection-là avec ce cheval-là et cette stratégie-là de laisser son grand adversaire pérorer sur ses terrains de prédilection, porter son discours par ses adversaires eux-mêmes, en un mot, aura tout fait pour favoriser la victoire de ce dernier, en espérant bénéficier du chantage exercé sur l'opinion.
Et des citoyens qui cèdent au chantage ne méritent plus de vivre en démocratie. Toute personnalisation de la politique, même sur la tête de Mme Royal, est un chantage.
Les électeurs ne sont point aussi sots qu'on se plait à le croire en s'adressant à eux sur un ton paternaliste : contraints de s'accommoder d'une classe politique qui les prend en otage, tout choix ou non choix devient une mesure des pours et des contres de chaque hypothèse.
Tout candidat devrait être en mesure d'énoncer par lui-même ce qu'il estime être les pours et les contres de sa candidature : chaque électeur le fait bien lui-même en son nom ! Dire concrètement à quoi ce candidat s'engage, à quoi il renonce, et cesser de se référer à des termes sensés désigner des idéologies fourre-tout (social-bordelocrature, modèle batavo-laqué, fassisme post-alter-mondiulman) et qui sont surtout des termes destinés à laisser chacun imaginer ce que bon lui semble sans trop préciser concrètement ce que cela signifie.
Et le reste n'est que littérature. Contrairement à ce que vous cherchez à insinuer, une élection n'est pas une oeuvre collective : c'est une agrégation arithmétique d'un ensemble de choix individuels, désormais, effectivement, limités.
Prenons, par exemple une question simple :
- Sur quelles lois votée par la précedente majorité Ségolène Royal s'engage-t-elle à construire un gouvernement qui amendera ces lois ?
Que valent les lois Perben, I, II, DADVSI, la loi sur l'école de Luc Ferry, les règlements Darcos, la LOLF, la T2A, L'homologation des machines à voter, la loi sur l'eau, le décret sur les OGMs, la loi d'orientation sur les retraites, la représentativité des syndicats, le CNE ?
Rédigé par : Gi | jeudi 26 avril 2007 à 13:22
Je confirme la clé de l'élection, l'équation simplifiée autour de laquelle tout va se jouer : si Ségolène attire 60% des voix de Bayrou, elle gagne. Sinon, elle perd.
Sur le plan arithmétique, on peut donc approuver son initiative de proposer un débat "public" et "transparent" à François Bayrou. En bonne miterrandienne, elle tire les leçons politiques du premier tour. Incontestablement, elle a pris la main et commence à grignoter quelques dixièmes de pourcent dans les sondages.
Sur le fond, l'alternative qui se dessine, c'est : à droite toute avec Sarko ou au centre-gauche avec le PS et le nouveau centre. Même ceux qui ont voté à gauche du PS doivent appréhender cette réalité des urnes. Et en attendant l'éventuel "grand soir", mieux vaut un gouvernement de centre-gauche qu'une politique de droite dure, non ?
Pour le Centre, il n'y a pas à mon avis d'autre alternative. Compte tenu du mode de scrutin aux législatives, la seule façon pour Bayrou, pour ses idées et pour ses électeurs, de peser sur la vie politique française d’ici 2012, sans revenir à la case départ de supplétif méprisé de l’UMP, est de s’allier au PS.
En l’absence d’alliance, le nouveau centre se présenterait aux législatives sous sa seule bannière pour tenter de constituer un groupe parlementaire. Si le rapport de forces du premier tour de l’élection présidentielle s’appliquait à chaque circonscription, l’UDF n’aurait, dans ce scrutin majoritaire à deux tours, aucun député…
Les premières projections font état pour l’UDF de la possibilité de se maintenir au second tour (avec au moins 12,5% des voix) dans 400 circonscriptions (afin de nouer des alliances locales avec la droite ou la gauche, au cas par cas ? et comment devraient alors se positionner à l’Assemblée ces députés de droite et de gauche ainsi élus avec les voix de l’UDF ?). Mais en l’absence d’alliance, le scrutin majoritaire étant ce qu’il est, et l’UMP et le PS restant dominants, le nouveau centre aurait environ 5 députés…
Cinq ans de traversée du désert et de ministère de la parole avec un groupuscule d’élus marginalisés et un retour en piste très aléatoire en 2012 (face à un Sarko sortant et un DSK à la tête d’une opposition gonflée à bloc par 5 ans de sarkozysme) ? Non, quand on y réfléchit bien, l’alliance avec le PS est pour l’aventure Bayrou, si elle continue, la seule fin possible de l’histoire.
Cela semble être le sens de cette élection : les 18% de Bayrou poussent à l’évidence à saisir l’opportunité de construire une vraie social-démocratie à la française, en modernisant notre modèle, en réformant dans le dialogue et le consensus, sans déchirer le tissu social.
Ce projet, qui constituerait le seul vrai changement issu de cette élection, peut aujourd'hui rassembler une majorité de Français ; la gauche seule ne le peut pas, on peut le regretter mais c'est comme ça. C’est surtout la meilleure solution pour la France aujourd’hui. L’espoir est donc là, et nulle part ailleurs. Plus que 10 jours…
Et comme tu le dis, Hugues, on peut rester raisonnablement optimiste, "les remarquables attributs auditifs" de François Bayrou étant assurément "l'indice d'une grande capacité d'écoute"...
Rédigé par : Michel B. | jeudi 26 avril 2007 à 14:12
Segolene, moderne ? social-democrate ??
quel est l'intrus ?
Segolene excellente hier soir ? les commentaires en effet élogieux de gens de gauche que j'ai entendus ne visait que sarkozy, en filigrane, ou plutot la caricature de sarko : " elle etait tres calme, tres bien, alors que lui va s'enerver "
ce n'est que du tout sauf sarko, en fait .
Rédigé par : mowglii | jeudi 26 avril 2007 à 14:37
"hum, là, passe encore, la science économique « à la française » préférant les concepts à la comptabilité"
Salaud !
Rédigé par : éconoclaste-sm | jeudi 26 avril 2007 à 14:46
@Michel B.: même si vous avez probablement raison sur votre analyse, je ne vois pas le PS en état de s'allier au PD sans explosion de ce premier. Et à mon avis l'inertie du PS est trop forte pour que cela arrive, surtout en 10 jours.%%%
Et qd bien même le PS arriverait à accepter cette alliance, je ne suis pas convaincu que l'égo de Bayrou lui permettrait de s'inféoder au PS, quelle que soit la qualité de ses attributs auditifs ;)
Rédigé par : Aiua | jeudi 26 avril 2007 à 14:51
Poil de lama,
Il faut vraiment que tu te détendes, voyons. C'est la fin de la campagne, nous sommes tous fatigués et au deuxième tour, il y a un candidat de droite (et en plus pas sympa) et une candidate de gauche (et en plus très sympa). Il ne doit pas être très difficile, lorsque l'on est, comme toi, de gauche, membre du PS et électeur accidentel de Bayrou de savoir quoi faire le 6 mai, non ?
All,
Figure toi que ça s'écrit "pécaire" (mais peu de gens le savent).
All,
Figure toi que ça s'écrit "pécaire" (mais peu de gens le savent).
Gi,
C'est peut-être faire injure à ma propre culture que de suggérer que mon seul problème est la "victoire". Je ne pensais pas vraiment qu'il s'agissait d'une compétition à caractère sportif lorsque l'ai parlé de petite finale ou de coupe : il s'agissait d'une figure de style, d'une analogie, quoi. Mais je m'arrête là : je ne veux pas faire insulte à ta culture.
Michel B.
Ben oui, c'est ça.
Mowglii,
Mowglii ? Avec deux "i" ? Allons-donc ! Autrement, oui, elle était excellente selon moi et je trouve justement qu'elle n'était absolument pas dans le Tout Sauf Sarko (que je réprouve), au contraire. Mais si tu lis, en filigrane dans son calme et sa sérénité, qu'elle s'en prend à Sarko l'agité, c'est que l'agitation d'icelui te perturbe plus qu'elle !
Econoclaste-SM,
Qui aime bien châtie bien. Mais ce travers n'est pas celui des Econoclastes : pour déposer un commentaire chez eux, il faut savoir effectuer une opération complexe ou l'on est cruellement rejeté. Moi-même, je prends une calculatrice ou j'appelle un joker pour le faire.
Aiua,
Homme de peu de foi.
Rédigé par : Hugues | jeudi 26 avril 2007 à 14:55
Qui t'a dit que c'était difficile? Je ne crois même pas avoir dit que c'était désagréable (cela dit, c'est vrai, je crois avoir voté Chirac il y a cinq ans avec plus de conviction).
Bon, je manifeste sans doute quelque mauvaise humeur vis-à-vis du PS, mais ai-je jamais fait autre chose depuis que nous nous connaissons? Le PS me sort par les trous de nez depuis l'affaire du Rainbow-Warrior (ça fait quoi? 22 ans?)... Ne me dis pas que tu ne l'avais jamais remarqué, ou je vais me sentir obligé d'en remettre une couche (d'habitude, ce serait avec plaisir, mais là, j'ai du boulot).
Rédigé par : Poil de lama | jeudi 26 avril 2007 à 15:21
Hugues, j'ai pas du etre clair; je ne parlais que des ommentaires sur elle . pas d'elle . Or on ne m'a pas dit sur ma gauche qu'elle avait detaillé des solutions, un programme, ni qu'elle avait plein de qualités requises en plus des competences . On m'a juste dit qu'elle etait "calme", et que sarko lui ne le serait pas. Si c'est pas là l'illustration de ce que 50 % des electeurs de SR sont avant tout dans le tout sauf sarko , je veux bien etre perturbé.
Rédigé par : mowglii | jeudi 26 avril 2007 à 15:39
Encore une widéo qui sort de nulle part mais qui devrait faire du bruit dans les jours à venir : http://www.dailymotion.com/machoolala/video/x1sxzw_la-france-dapres
Rédigé par : juju | jeudi 26 avril 2007 à 19:20
J'abonde, comme souvent en ces contrées gauchisantes :')
pourtant, oui je trouve que Royal était très bien sur FR2 hier, mais pourtant, celui qui fait la meilleure campagne pour Ségolène en ce moment c'est .. l'ami Nicolas... à voir comment il méprise les centristes, envoie les anciens UDF ironisés sur le François, rejette les manoeuvres d'appareil en privilégiant le dialogue avec des opportuno-centristes triés sur le volet, vraiment je ne vois pas ce qu'il va en tirer ...
en attendant Royal se débrouille super bien et j'en suis fort aise..
Rédigé par : Phix | jeudi 26 avril 2007 à 21:56
Qu'est-ce que je disais!
Nicolas Sarkozy sur FR2 : « hé bien choisissons une candidate qui n'a pas réponse à tout... »
moi ça me va ! (et j'ai à peine tronqué la réponse hein =D)
Rédigé par : Phix | jeudi 26 avril 2007 à 22:50
Sarkozy n'était pas à son aise ce soir .. Je me trompe ?
Rédigé par : jani-rah | vendredi 27 avril 2007 à 02:05
J'ai aussi Ségolène Royal marcher sur l'eau. Elle marchait si vite qu'elle volait (pourtant elle respectait bien les justes limitations de vitesse de la loi juste)
Portée par l'élan nouveau d'un peuple juste, elle a touché un RMIste, qui a souri et s'est levé. Ce RMIste s'est levé et désormais, il porte un drapeau.
J'ai aussi vu Ségolène entrer dans une école publique laïque et républicaine. A son départ, tous les enfants savaient lire et connaissaient la marseillaise par coeur.
J'entends dire qu'en Poitou on lui érige des chapelles. Et qu'on la nomme désormais Jeanne.
Rédigé par : Fan2 | vendredi 27 avril 2007 à 07:24
Il faut se hâter de rire des choses avant d'être obligé d'en pleurer... Donc, très provisoirement, j'avoue que cette phase de la campagne me fait bien marrer, tellement ça part dans tous les sens, tellement on a l'impression qu'il peut se passer n'importe quoi, jusques et y compris la défaite de Sarkozy (certes, il faut une bonne dose d'irréalisme pour envisager cette hypothèse, mais on y arrive quand même, donc très provisoirement la vie est belle).
Mais le plus réjouissant de tout, c'est de contempler le spectacle offert par le parti de la synthèse, au neuf dixièmes rempli d'éléphants et de militants qui ont toujours fait primer leur sens tactique sur leurs convictions à géométrie variable. Eh bien, tous ces braves gens, aile gauche, aile droite, patte gauche, patte droite, et le croupion, et le bréchet, alouette, alouette, aaah... Eh bien tout ce beau monde est com-plè-te-ment paumé, et d'autant plus qu'il sent qu'il peut encore gagner, mais sur des bases n'ayant rigoureusement rien à voir avec toutes les leçons péremptoires qui ont été données dans les derniers mois. Chers ex-camarades, bienvenue au club des paumés du PS: il y a vingt ans que je vous y attendais... Dépêchons-nous de boire un coup avant que vous et moi passions avec armes et bagages dans l'un des trois ou quatre groupuscules qui résulteront de l'éclatement de cette magnifique association de malfaiteurs et d'idéalistes que fut le Parti socialiste.
Allez, faites pas la gueule, marrez-vous un bon coup: ça détend, et dans les mois qui viennent nous allons tous nous nourrir exclusivement de couleuvres, quoi qu'il advienne... Donc c'est maintenant qu'il faut rigoler!
Rédigé par : Poil de lama | vendredi 27 avril 2007 à 10:02
Excellent article comme d'hab. J'aime beaucoup la phrase « Dans le premier cas, et ce petit rappel s’adresse à nos camarades de la gauche orthodoxe tentés par une journée de pêche à la ligne, c’est l’entrée à l’Elysée d’un conservateur franchouillard à l’ancienne, au côté duquel Chirac était un aimable altermondialiste.» :-)
Au fait "pecaire" s'écrie "pécaïre" pour se prononcer comme "ail".
Rédigé par : polluxe | vendredi 27 avril 2007 à 10:57
Bah, avec des marges d'erreur (au minimum) de 2 points en plus ou en moins sur ce genre de sondage, tout est possible... Et tant pis pour les déclinologues ;-)
Rédigé par : Irène | vendredi 27 avril 2007 à 12:07
Heureusement qu'il y a un débat et qu'il est à un autre niveau que la vidéo proposée par JuJu... Ridicule!!
Rédigé par : Marie | vendredi 27 avril 2007 à 12:27
Personnellement j'ai trouvé SR trés bien sur france 2, concréte, de gauche (caissiéres etc..), ferme, sure d'elle (elle est revenue sur ses soi disant bourde en montrant qu'in fine sarko l'a rejointe), détendue, ayant de l'humour, positive et dynamique.
Bref vraiment excellente. Je l'ai vue le lendemain elle a repris les mêmes mots. Je me suis finalement dit que sa premiére intervention sur F2 etait drolement préparée. Pour moi plus elle est elle même affranchie, meilleure elle est.
Rédigé par : prevalli | vendredi 27 avril 2007 à 14:16