L'identité nationale, ça part vraiment dans tous les sens. La preuve.
Deux coopératives laitières, représentant 80% de la production de camembert au lait cru, soit le seul type de camembert susceptible de recevoir une AOC, pasteuriseront désormais leurs fromages... Qu'une telle initiative soit prise sans provoquer les réactions indignées de nos douze candidats à la présidence de la République en dit long sur l'état de déliquescence de notre identité nationale. Le camembert au lait cru n’est-il pas, avec la baguette et le kil de rouge, l’un des principaux ferments (lactiques) de la culture tricolore ? Et le remplacement, sur les étals de nos crémiers, de cette icône du savoir-vivre gaulois par quelque ersatz insipide ne vaut-il pas que l’on se révolte ?
Apparemment non, puisque même José Bové, qui préfère de toute façon le roquefort aux pâtes molles de Normandie, est resté muet sur ce point. Et ni les Américains ni l’économie de marché n’étant directement responsables de la tragédie (encore que...), l’affaire lui semblait peut-être sans enjeu véritable. Du coup, les vrais coupables de cette agression anti-française, bien que connus des services de police, courent toujours. Leurs patronymes à consonance étrangère, Listeria Monocytogenes et Escherichia Coli, ne laissent cependant aucun doute quant à l'urgence d’un renforcement de nos défenses immunitaires.
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Charlie-Hebdo, poursuivi pour injures à la communauté musulmane, vient d’être relaxé. Le journal de Philippe Val avait choisi de publier, par solidarité avec ses confrères danois du Jylland-Posten et dans le cadre d’un combat permanent pour la liberté d’expression, une série de dessins à la qualité inégale, certes, mais assez peu susceptibles de provoquer la colère du Très-Haut (qui en a vu d’autres).
Ayant déjà développé ici-même mon point de vue sur cette affaire, je ne vois pas vraiment ce que je pourrais y ajouter. Sauf, peut-être, la satisfaction de voir la justice réaffirmer un principe dont nous refusions de douter : l’attachement de la France à sa tradition de tolérance pour la caricature et la critique des dogmes ― de tous les dogmes ― dans le cadre d’une société laïque et pluraliste.
Mais on me souffle dans l’oreillette que l’UOIF, élément majeur de l'organisme chargé par Nicolas Sarkozy de gérer les relations des Français musulmans avec le reste de la société, a décidé de faire appel de cette décision. Il faudra donc attendre encore un an pour obtenir la confirmation définitive de la relaxe, l’arrivée (toujours possible) à l’Elysée d’un homme ayant tendance à se mêler de ce qui ne le regarde pas étant assez peu encourageante dans ce contexte. Mais bon, un an, c’est long. N’en faisons pas tout de suite un fromage (au lait cru, évidemment).
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Ayant débuté ma carrière de plumitif dans un canard maritime (sic), je me flatte d’une certaine connaissance de la chose portuaire. Breton de Marseille, je m'enorgueillis par ailleurs d’une assez bonne compréhension des galéjades façon Canebière ― d'où le point de vue qui suit.
Il y a encore quelques années, le complexe Marseille-Fos était le premier port de France et le second en Europe, juste derrière Rotterdam. Mais son manque de fiabilité, comme son incapacité à mécaniser ses opérations de chargement-déchargement dans le contexte d’une augmentation des flux de conteneurs (en lieu et place des trafics vraquiers), allaient, au fil des ans, éroder cette position au profit d’autres « plateformes ».
Désormais, le PAM, comme on désigne affectueusement le port autonome du côté de la Joliette, n’est plus que le quatrième port européen (tous trafics confondus) et le vingtième pour les conteneurs. Ses crises interminables et le blocage fréquent et coûteux des navires en transit par des dockers qu’il ne serait pas illégitime de qualifier de jusqu’au-boutistes, ont progressivement éloignés les armateurs de ses quais au profit des darses de Gênes ou de Barcelone.
Je sais bien que ces considérations stimuleront les réactions-réflexes de ceux qui, n’y connaissant pas grand-chose, les liront comme le discours d'un antisyndicaliste primaire. Ils seront dans l’erreur, comme le démontre la dernière grève en date, opposant, en un amusant combat fratricide, la CGT du Port à celle de GDF.
Les dockers interdisent en effet, depuis le 14 mars, les entrée et sorties de navires pour exiger que les opérations de transbordement gazier ― opérations extrêmement délicates et soumises à la réglementation Seveso ― leur soient confiées. GDF, de son côté, préfère que ses propres équipes se chargent de cette mission pour des raisons de sécurité. Lorsque l’on sait que, en rythme annuel, ces opérations représentent à peine l’équivalent d’un gros poste de travail (soit un peu plus d’un millier d’heures), on comprend l’absurdité d’un combat bloquant les mouvements de plusieurs dizaines de cargos (à 50 000 dollars la journée en rade) et le sentiment d’impatience qui saisit les armateurs. Bah, ça doit encore être un truc identitaire...
©Commentaires & vaticinations
A ta place, je légenderais la jolie nimage (tout le monde n'a pas reconnu le gros plan sur les cendres de pipe dans la moustache de José Bové).
A part ça, billet intéressant mais pas désopilant ni fondamental. Si tu trouves que José Bové se défile en ne parlant pas du camembert au lait cru, ne crois-tu pas que de la même façon tu te défiles un peu en ne parlant pas du positionnement électoral de ta candidate préférée? Il me semble pourtant qu'il y aurait beaucoup à dire en ce moment (et dans un mois jour pour jour, il risque d'être trop tard...).
Rédigé par: Poil de lama | vendredi 23 mars 2007 à 14:18
En fait, il s'agit d'un fragment (grossi 100 000 fois) d'un cheveu de Coli. Nungesser et Coli : comprenne qui pourra ha ha ha !
Autrement, je prends ton commentaire comme un compliment signifiant que mes papiers sont traditionnellement fondamentaux et désopilants... Mais bon, on ne peut pas être excellent tout le temps.
Enfin, sur Ségo, j'ai décidé d'attendre encore un peu avant de poster la note définitive de soutien. Pour le moment, je suis plus dans l'hostilité à la concurrence.
Rédigé par: Hugues | vendredi 23 mars 2007 à 14:47
Oui, sauf que la CGT GDF ne pipe pas mot - en tous cas jusqu'à tout récemment. Mais les gros-bras de Marseille ne faisant pas exactement dans la dentelle, peut-être que les gens de GDF ont des doutes moins que métaphysiques... Mais voilà bien longtemps que Marseille fait honneur à sont patron Saint-Guédiguian !
p.s. le jeu de mots Nungesser& Coli est exécrable... ou alors je n'ai pas tout compris.
Rédigé par: cdc | vendredi 23 mars 2007 à 16:41
Ce titre "en vrac", c'est parce que la conteneurisation n'a pas fonctionné à Marseille ?
(humour marine marchande)
Rédigé par: Petit rigolo | vendredi 23 mars 2007 à 17:16
Tout le monde en rajoute dans l'identité nationale. Il semble que les états-majors aient repéré quelques voix friables dans l'électorat de Lepen, il s'agit donc de les récupérer et de ne surtout pas les laisser à sarkozy.
Quant à l'UOIF qui, non content d'attaquer charlie hebdo, se félicite d'avoir obtenu la peau du recteur de Lyon, on se demande toujours qui, mais qui, leur a permis de prendre cette importance?
La surrepérsentation de l'UOIF au sein du CFCM a tué de fait cette dernière instance, dont on entend plus parler. Aujourd'hui les micros se tendent vers l'UOIF.
Par ailleurs un certain sarkozy cultive sa relation avec eux, et on a compris que l'affaire du recteur était pilotée par me ministre des cultes.
Si on voulait ériger la religiosité affichée comme condition d'accès au pouvoir, on ne s'y prendrais pas autrement.
question: est-ce que le taux de frequentation des mosquées fait un musulman plus musulman qu'un autre?
Rédigé par: Martin P. | vendredi 23 mars 2007 à 17:59
Tiens, par curiosité, s'ils ne peuvent pas décharger à Marseille , où donc déchargent les containeurs ?
Sauf erreur de ma part, les routes pour franchir la chaine des Alpes avec des containers sont assez peu nombreuses hormis Marseille, Trieste et peut-être Sète via l'A75 et la RCEA
Rédigé par: Passant | vendredi 23 mars 2007 à 18:18
Cdc,
Comment ça exécrable ? Je suis sûr que Petit rigolo apprécie, lui...
Passant,
Les ports marchands peuvent desservir leur "hinterland", c'est à dire leur arrière-pays en technospeak, ou, s'ils ont un peu d'ambition, l'ensemble d'un continent via la route, le rail ou les voies fluviales. En loupant le tournant de la conteneurisation du fret, Marseille a tout loupé. Ca reste une plateforme important grâce aux hydrocarbures et au complexe pétrochimique de la zone. Mais ces trafics n'amènent ni les mêmes volumes, ni la même valeur ajoutée en termes de manutention, de transport, de stockage, de logistique, bref, d'emplois et de prospérité.
Paradoxalement, c'est parce que le port ne s'est pas imméditement équipé pour recevoir des conteneurs et accroître sa productivité afin de protéger les jobs sur les quais qu'il emploie désormais moins de dockers qu'Anvers -- un port dont la taille n'est pas très éloignée en termes de tonnages bruts...
Hé hé, ça fait bizarre de reparler de ces choses.
Mais quand on appuie sur le bouton, je ne m'arrête plus. En fait le conflit du moment (comme tant d'autres) porte sur la capacité d'intervention de personnels non-portuaires dans l'emprise du port, les dockers souhaitant conserver la maîtrise de ce qui se passe sur ce qu'ils considère être leur domaine.
Tous les ports ont connu cette situation mais la plupart en sont sortis. Marseille avait, a toujours en fait, le potentiel d'un très grand port et certainement celui d'être le premier port méditerranéen loin devant Gênes ou Barcelone. La ville est formidablement bien desservie par la route, le rail et un aéroport international, elle est moins excentrée que ses concurrentes espagnoles et italiennes et aurait même la possibilité, si le canal Rhin-Rhône était mis à grand gabarit, de reprendre des trafics destinés au sud de l'Europe mais arrivant par la Belgique ou la Hollande. C'est un gros gros gros gâchis.
Je ne suis plus trop au courant mais je sais qu'il y a de gros projets en cours à Fos sur un terminal à conteneurs à grande capacité. Mais même si les équipements suivent, les armateurs et les chargeurs veulent de la fiabilité. C'est la première de leur priorité, parfois devant les prix. C'est le même problème de fiabilité qui plombe le développement du ferroutage en France, alors que les Allemands et les Suisses l'utilisent beaucoup. Je sais bien que je ne suis pas censé dire ce genre de chose, en bon socialiste, mais c'est la terrible réalité.
Rédigé par: Hugues | vendredi 23 mars 2007 à 20:36
Pareillement, en bon écologiste, je ne devrais peut-être pas dire qu'à vue de nez, la géographie ne semble pas vouloir permettre la création d'un tracé fluvial Rhin-Rhône au (grand) gabarit souhaité par les transporteurs. Entre autres problèmes, il semblerait difficile de mettre toute l'eau requise pour noyer un canal d'une telle taille.
Rédigé par: Passant | vendredi 23 mars 2007 à 22:23
"Je ne suis plus trop au courant mais je sais qu'il y a de gros projets en cours à Fos sur un terminal à conteneurs à grande capacité."
Effectivement, c'est le projet Fos 2XL.
http://www.paca.equipement.gouv.fr/depart/infra_tr/infra/FOS%202XL.html
C'est pourquoi l'issue de ce conflit est importante pour la perennité du projet car si la CGT gagne là, elle ne va guère être incité à faire les concessions nécessaire sur les négociations en cours sur Fos 2Xl, dans laquelle elle traine les pieds, pour que le projet soit rentable et puisse servir de base à la reconquête da parts de marché.
En clair ce n'est pas tellement une question de rénumération ou de plan de carrière dont il s'agit.
Il faudra surtout pour les compagnies maritimes qui investissent dans le projet que le personnel réponde aux impératifs liés à l'activité portuaire moderne et ses rythmes spécifiques (ex. déchargement le plus rapide possible des porte-conteneurs) et non en fonction du cahier des charges de la CGT.
Bye
Olivier Stable
Rédigé par: Olivier Stable | vendredi 23 mars 2007 à 22:51
Sur les caricatures :
Provoquer au nom du principe est aussi stupide, selon moi, que censurer au nom d'un principe. La nature du principe n'y change rien, qu'il soit démocratique ou religieux. La coexistence pacifique nécessite parfois qu'on se montre raisonnable et qu'on mette de coté les attaques gratuites. Car hélas, il arrive que, faute de conciliation de principes qu'on a voulu contradictoires, on se voit obligé de mourir pour des principes.
Toreador
Rédigé par: Toréador | vendredi 23 mars 2007 à 23:40
Carricatures
Le respect est un devoir. L'irrespect est juridiquement protégé. Je suis heureux que la loi ait tranché dans ce sens. Pour autant, la bonne conscience du journaliste équivaut-elle à la souffrance d'une communauté l'insultée?
Rédigé par: Charles' | dimanche 25 mars 2007 à 12:19
"Pasteuriseront désormais leurs fromages"…
Ce n'est pas ce que j'ai compris à l'article.
Rédigé par: toto | dimanche 25 mars 2007 à 18:29
Toréador, Charles: et le bon pognon des 400.000 ventes de Charlie aux "amoureux de la liberté d'expression", c'est pour qui la bonne soussoupe ?
Et le coût de la protection policière des bureaux de Charlie, c'est pour qui la facture ?
Enocre une bonne leçon sur l'art et la manière de s'enrichir au détriment de l'intérêt public.
Rédigé par: Passant | lundi 26 mars 2007 à 01:00
Toto,
Les coopératives en question veulent obtenir l’AOC pour des fromages pasteurisés (ou « thermisés »). S’ils y parviennent, le camembert au lait cru deviendra un produit marginal et coûteux. Avoue que ce serait dommage, en ces temps de reprise en main des symboles de la République.
Toréador, Passant, Charles,
Je l’ai dit, je ne vais pas réécrire mon billet de l’autre fois sur ce thème, puisqu’il est visible ici : http://hugues.blogs.com/commvat/2006/02/les_dessins_de_.html
Mais, comme on dit en anglais, on ne peut pas être « a little bit pregnant », ce qui signifie qu’une porte doit être ouverte ou fermée. Si la liberté d’expression est modulable en fonction du point de vue de celui-ci ou de celui-là, autant la supprimer. La France n’interdit pas le blasphème, comme les tribunaux viennent de le rappeler. Et si les dessins étaient de mauvais goût, rappelons que la France n’interdit pas non plus le mauvais goût.
Donc, oui, les journaux doivent faire preuve d’intelligence, mais si un journal est con ou dessinateur idiot, et alors ? Les dessins danois et français publiés par Charlie- hebdo étaient inégaux en qualité (celui des vierges est rigolo et la couverture de Cabu excellente, mais le Mohamed en turban-bombe était con). Mais tout ça, on le voit, c’est une affaire de jugement individuel et les seuls moyens de sortir de ce niveau subjectif serait, soit d’interdire les dessins à caractère religieux, soit de faire valider les dessins en question par les clergés. Etes-vous favorables à ces options ? Moi pas.
Enfin, Passant, qu’il faille protéger un journal menacé par des fanatiques ne me semble pas scandaleux. Des fanatiques dont le projet était (comme l’analyse des réactions dans le monde arabe l’a prouvé) clairement politique et de l'ordre de la manipulation. Et si tu es convaincu que la démarche de Philippe Val visait à augmenter la diffusion de son journal, je crois que la conversation n’a plus de sens.
Rédigé par: Hugues | lundi 26 mars 2007 à 09:39
Dieu merci, l'ensemble des comportements qui régulent l'agressivité humaine ne sont pas régis par la loi. Le respect mutuel y pourvoit également.
Le jugement dont nous parlons a été prononcé en France. Mais le ambassades brûlent ailleurs qu'au Dannemark ou en France. C'est donc ailleurs que des gens sont morts. Il y a quelques chose de profondément malhonnête à ne plus considérer, soudain, la mondialisation de cette problématique interconfessionnelle (pour autant qu'on veuille faire des valeurs de la démocratie un dogme).
Dans cette affaire, il aura été rappelé que le droit à l'insulte, même partiel, existe, et la police française en assume le risque en faisant le planton devant le journal.
Nous restons des enfants gâtés.
Rédigé par: Charles' | lundi 26 mars 2007 à 10:24
Charles,
Faut-il donc adapter le contenu de nos journaux à la demande des brûleurs d'ambassades qui sévissent ailleurs dans le monde ? La mondialisation exige-t-elle une égalisation de la liberté d'expression en fonction des standards les plus bas ? Dans mon esprit, c'est le contraire.
Cette histoire danoise a été "construite", comme l'affaire Rushdie avant elle, par des mouvements ayant un projet politique assez transparent. Les autodafeurs de Rushdie ne l'avaient évidemment pas lu, comme les manifs antidanoises à Damas ou à Karachi étaient manipulées par des gens ayant concocté un portfolio ad-hoc comprenant, outre les fameux dessins, des photos récupérées ici et là (ce type imitant le cri du cochon dans une kermesse bretonne, hum)...
Ces gens-là, les vrais artisans du "choc des civilisations", ne sont pas des gens simples réagissant à des provocations venues du Nord. Ils fabriquent les provocations. Quels gages faut-il leur donner ? Et faut-il, au-delà des dessins, interdire nous mêmes la publication d'un Rushdie sans attendre les réactions négative des brûleurs d'ambassades, un peu comme cet opéra de Mozart autocensuré sans pression particulière ?
C'est ça, la question.
Rédigé par: Hugues | lundi 26 mars 2007 à 10:51
Quel est l’affreux gauchiste qui a osé proférer ces paroles antipatriotiques ? Si vous connaissez son nom, vous êtes priés de le dénoncer immédiatement au Ministère de l’identité nationale ou d’écrire directement à la « France présidente »…
« Honorer la nation, c'est bien. Mais il ne faut pas sombrer dans la névrose perpétuelle de l'identité. Peut-être que je suis libertaire, mais cela ne ressemble pas à l'idée que je me fais de la démocratie.
En tout cas, si je suis président de la République, je ne ferai pas de circulaires pour expliquer aux Français comment aimer la France. Je n'ai pas envie de recevoir d'ordre du président de la République sur la manière d'honorer la nation, d'en parler à mes enfants, et quel jour je dois accrocher mon drapeau à la fenêtre. La France est un pays où les relations à la nation sont affectueuses, pas obsessionnelles.
Tout cela donne le sentiment que les idées de Le Pen envahissent l'esprit des deux candidats. J'ai vraiment l'impression que l'un et l'autre ont un problème avec la question de l'immigration. Mais je ferais tout mon possible pour que la campagne électorale ne dérape pas sur les thèmes de l'immigration et de l'identité nationale. Je ne participerai pas à cette course-poursuite dont on sait où elle commence et dont on devrait savoir aussi où elle peut aller. »
Rédigé par: droopy | lundi 26 mars 2007 à 11:21
Hugues,
Il ne faut pas "adapter" ce qu'écrivent les journaux aux brûleurs d'ambassades, mais tenir compte, en écrivant, des conséqences de ses écrits, en particulier si le risque est grand pour d'autres et faible pour soi.
Dans les années 70, Libé publiait des annonces pédophiles au nom de la "liberté sexuelle" de l'enfant. La loi les en a empêché. Pourquoi, Hugues, pourquoi? Une liberté contre une autre? Quelle est l'"économie" qui préside à ces débats? Faut-il s'en tenir au principes depuis sa chambre, ou considérer la réalité?
Je ne plaide pas pour la judiciarisation de tout mais pour la prise de responsabilité individuelle.
Rédigé par: Charles' | vendredi 30 mars 2007 à 18:55